19/02/2012 (B644) Communiqué de l’UMD pour signaler la libération du vice-président du PDD et l’impossibilité de tenir la manifestation au stade Gouled

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUES
(UMD)
(PDD, PND)

Djibouti, le 19 Février 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Union des Mouvements démocratiques (UMD) avait appelé à une mobilisation générale pour le 18 Février 2012 en face du stade Gouled.

Comme d’habitude le dictateur, qui ne tolère aucune forme d’expression libre, a envoyé la police, qui a procédé à des arrestations des manifestants arrivés sur le lieu, dont le le vice-président du PDD M. Hassan Mohamed Hassan et par la suite a bouclé cet endroit. Ils ont été libérés dans la nuit.

L‘UMD condamne ces arrestations arbitraires et réclame le droit de manifester, constitutionnellement reconnu aux partis politiques.

Mohamed Daoud Chehem
Président du PDD

Aden Robleh Awalleh
Président du PND

19/02/2012 (B644) Courrier des lecteurs : « Pouvez-vous m’expliquer l’opposition, car je comprends plus rien »

Bonjour à toute l’équipe de l’ARDHD

Je suis un lecteur assidu de votre site, grâce à la formule d’abonnement, car ici, c’est impossible de se connecter, à cause de la censure. Avec mes copains, on tient à vous féliciter pour ces 20 années de travail.

La question que je pose aujourd’hui est de savoir ce qui se passe au sein de l’opposition.

Robleh et Chehem Daoud nous avaient appelés à nous rendre au Stade Gouled qui était bouclé par les forces de gendarmerie.

L’ARD avait appelé ses partisans à manifester d’un autre côté de la ville.

Des sympathisants du MRD et de l’UDJ sillonnaient la ville en affirmant que les manifestations avaient été annulées. On se demande bien pourquoi ..? Sont-ils contents du régime ?

Qui croire ? Comment nous autres les malheureux djiboutiens, les jeunes sans emploi, nous allons nous sortir de ce régime, avec une telle opposition ?

Si vous avez la solution à l’ARDHD, il est urgent que vous nous la disiez. Merci à l’avance

19/02/2012 (B644) Interview de Mahdi Ibrahim God. Commémoration du18 février : L’ARD a relevé le défi !

Interview du vice-Président Mahdi Ibrahim (Par Réalité)

L’état-major du parti était là, au grand complet : du président à son conseiller politique, en passant par les vice-présidents et le secrétaire général.

Ses militants aussi, venus très nombreux, surtout des femmes et des jeunes, fer de lance de toute véritable lutte. La commémoration du 18 février a bel et bien eu lieu, grandiose, malgré les sabotages réactionnaires et les intimidations policières.

Arrivé tout spécialement de Londres pour y participer au côté de ses compagnons de lutte et au sein de la population djiboutienne, nous avons demandé au vice-président Mahdi Ibrahim ses impressions sur le déroulement de cette journée historique.

Réalité : bonsoir M. Mahdi Ibrahim, la commémoration du 18 février, à laquelle notre Parti a appelé sous votre plume, s’est déroulée cet après-midi à Djibouti. Alors, succès ou échec ?


Mahdi Ibrahim Ahmed God : pour notre Parti, le plus important tient en une seule phrase : l’ARD a relevé le défi ! Et ce n’est que le début. Peu de gens croyaient que nous pourrions mobiliser de si tôt.

Après la violente répression de l’année dernière, les centaines d’arrestations, les militaires et les blindés dans les rues durant des mois, un véritable climat de terreur s’est installé ici. De toute ma vie à Djibouti, je n’avais jamais vu mes compatriotes avoir aussi peur. A l’étranger, on n’a qu’une lointaine idée de cela.

Paradoxalement, il y a de quoi être très optimiste, car la violence de ce régime est proportionnelle à sa faiblesse : « quand l’ombre du pygmée s’étire, c’est que le soleil est près de se coucher » dit un proverbe africain.

Donc, notre commémoration a entièrement répondu à nos attentes et nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont pacifiquement manifesté aujourd’hui avec nous.

Réalité : justement, au-delà de la commémoration du passé, vous avez parlé d’attentes. Quelles étaient-elles ?

M.I.A.G : et quelles sont-elles, devriez-vous surtout ajouter ! En appelant à cette journée, il s’agissait bien sûr de rendre hommage au soulèvement du 18 février dernier et d’exprimer notre solidarité avec toutes les victimes de cette dictature.

Mais cette journée devait également marquer la reprise de la dynamique contestataire. Et, pour cela, il fallait défier la répression, ici, à Djibouti, en ce jour hautement symbolique. Pour combattre la peur et la peur d’échouer.

Expliquer que la Liberté ne s’obtient pas en un seul jour, que c’est un engagement de tous les instants et qu’il faut persévérer. Par respect pour tous les innombrables sacrifices consentis et par devoir pour les générations à venir. C’est une question de survie. Donc, la Lutte continue et nous sommes encore plus confiants dans notre Victoire !

Pour cela, nous travaillons sans relâche.

Réalité : concrètement, quelles stratégies de combat la Direction du Parti a-t-il définies, considérant la situation actuelle ?

M.I.A.G : nous avons établi un ambitieux programme de remobilisation de tous nos concitoyens. Ce ne sera pas très difficile car la triste comédie des dernières « élections régionales », boycottées à 90% et « remportées » par une clique dénommée RADD et dont la tête de liste à Djibouti-ville est un membre du comité central du RPP, a été perçue comme preuve supplémentaire de l’agonie de ce régime.

Donc, nous avons d’ores et déjà établi des contacts dans tous les quartiers de la Capitale et de nouvelles annexes de l’ARD y seront ouvertes.

Par ailleurs, une tournée dans tous les districts de l’Intérieur démarrera dès la semaine prochaine pour associer leurs populations à la contestation permanente et généralisée. Loin des palabres incessants, c’est à un véritable travail de terrain qu’il faut radicalement s’atteler, au plus près des réalités de nos concitoyens, au contact de leurs préoccupations.

Réalité : dernière question, si vous permettez : où en et la recomposition de l’opposition ?

M.I.A.G :
une remarque préliminaire, que je crois essentielle. Nous avons volontairement placé cette commémoration sous le signe de la modestie.

Pourquoi ?

Si ce régime tombait aujourd’hui, aucune opposition cohérente, unie et crédible ne serait prête et un parti responsable tel que le nôtre ne propose pas le chaos à ses concitoyens.

Ce n’est pas le pouvoir pour le pouvoir que nous recherchons, mais l’instauration d’une véritable Démocratie dans laquelle tous les Djiboutiens seront égaux en droits et en devoirs.

Donc la reconstruction de l’opposition, à l’initiative de l’ARD avance à grands pas car tel était le souhait majoritairement exprimé par le Peuple djiboutien.

Certes, ceux qui se complaisaient dans le statu quo ante peuvent émettre diverses formes de réticences, allant de l’inertie à la gesticulation. C’est regrettable, c’était prévisible. Mais l’Histoire est en marche et elle est irréversible : pour tous nous rassembler, la Lutte pour la Démocratie doit tous nous ressembler.

Ici comme à l’extérieur, nous avons déjà établi de fructueux contacts qui seront très rapidement concrétisés. C’est ensuite que nous entrerons dans la dernière phase du combat qui conduira inévitablement à l’effondrement de cette dictature bête et méchante.

L’appel que je lance enfin à tous mes compatriotes, c’est de dépasser les clivages politiques, les querelles politiciennes sur fond de citoyenneté à plusieurs étages et de se mobiliser dans l’unité pour sauver notre bien commun : la djiboutianité qui nous est déniée.

C’est notre Nation que nous devons tous ensemble protéger contre ce régime. Et pour cela, c’est ce régime que nous devons abattre.

Nous le devons ! Nous le pouvons !

18/02/2012 (B644) En dépit de l’interdiction décrétée unilatéralement, sur des motivations plus que discutables, par le Ministre de l’intérieur, les partis politiques réunis sous l’UMD appellent la population à manifester ce 18 février 2012 et ils informent par courrier, le Ministre, de leur décision

Télécharger la réponse de l’UMD en Pdf

______________________________ Texte

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUES
(UMD) (PDD, PND)

Djibouti, le 18 Fevrier 2012

A
Monsieur Ie Ministre de l’intérieur
Djibouti.

Objet: mobilisation generale pacifique.
Ref: votre lettre n0342IMI du16 Fevrier 2012

Monsieur le Ministre,

Dans votre lettre citee ci-dessus, vous justifiez votre opposition à la mobilisation générale du 18 Fevrier 2012 par le manque de comité d’organisation qui collaborerait avec la police pour assurer la sécurité.

Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que, dans ce pays, jamais
n’a existé un comité d’organisation qui collabore avec la police et jamais il n’y en aura, car c’est une methode révolue des pays de l’ex-bloc sovietique.

En consequence, nous maintenons la mobilisation generale prevue pour le 18 Février et nous vous assurons que nous allons renforcer nos services d’ordre.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute
considération.


Mohamed Daoud Chehem

Président du PDD

Aden Robleh Awaleh
Président du PND

18/02/2012 (B644) Le PDD nous signale l’arrestation de son Vice-Président Hassan Mohamed Hassan.

_____________________ Note de l’ARDHD

Jusqu’à 17h00 (Paris), nous n’avions reçu aucune information sur la situation à Djibouti. Les communications avaient-elles été coupées ?

Voici les informations encore parcellaires que nous recevons :

La manifestation de l’ARD a pu se dérouler dans le calme et nous attendons les compte-rendus et les photos qui seront mises en ligne dans la nuit ou demain matin.

La manifestation de l’UMD au stade Gouled a été empêchée par les forces de sécurité qui bloquaient les accès.

L’équipe du PDD nous informe que son vice-président Hassan Mohamed Hassan a été arrêté et qu’il est toujours détenu : des craintes de torture ont été exprimées. Nous attendons des informations complémentaires qui seront publiées elles aussi dans la nuit ou demain dimanche matin tôt.

17/02/2012 (B643) LDDH : SITUATION CATASTROPHIQUE SUR TOUS LES BORDS. Appel à tous les membres des forces de sécurité pour leur demander de contribuer à sauver la patrie et à s’interdire des actes répréhensibles et pénalement condamnables.


Le Président

TABLEAU DE BORD DU 16 FEVREIER 2012

SITUATION CATASTROPHIQUE
SUR TOUS LES BORDS.

Ismaël Omar Guelleh « DEGAGE »
le Peuple de la République de Djibouti a marre, marre de toi.

L’heure est grave, le dictateur sanguinaire de la République de Djibouti sait qu’il n’a plus pour longtemps, et il vient de renforcer sa Brigade de la mort en hommes, en armes, et en équipements sophistiqués afin de semer la panique avant sa fuite avec son épouse et ses enfants et ordonner un bain de sang sans précédent.

Nous défenseurs des droits de l’homme nous ne pouvons pas garder le silence sur ces crimes collectifs prévus et programmés dans le plus grand secret.

Officiers, Sous Officiers, Hommes de rang, à tous nos vaillants soldats, je vous demande de sauver notre Patrie, avant qu’il ne soit trop tard.

Officiers, Sous Officiers, Hommes de rang de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale, je vous demande de remplir uniquement votre importante mission de la Sécurité nationale sans prendre des ordres du dictateur impopulaire, qui est sur le point de se sauver. Surtout il ne faut pas vous engager dans des crimes de tortures et crimes pénalement répréhensibles.

La désobéissance miliaire et la désobéissance civile pour épargner la vie de vos compatriotes, sont une obligation et un devoir citoyen.

SITUATION CATASTROPHIQUE EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

En mai 1999, après l’usurpation du pouvoir par le neveu grâce à l’appui de son oncle l’ancien Chef de l’Etat, Chef des Armées le statut quo des répressions et autres sévices, les détournements des fonds publics et des biens sociaux, le musèlement de la Presse, la mainmise dans les Décisions Judicaires les privant, hélas, de leur totale indépendance.etc ; ont continuée allègrement avec le Parquet.

Toutefois, la situation n’a fait qu’empirer avec l’ancien flic des mœurs qui durant des années, depuis plus de trente ans, n’avait qu’une seule ambition, celui de se remplir les poches au dos des Djiboutiens(nes).

Détournements des Biens Publics ont été facilités et mises en application environ une année après les afflux massif en provenance de Diré Dawa à Dawanleh essentiellement

La République de Djibouti avait été envahie par la vague des réfugiés d’Ethiopie en 1978.

Il a immédiatement inséré dans des postes clés notamment dans les secteurs parapubliques comme l’EDD la Postes et Télécommunication de l’époque mais surtout et en grand nombre dans l’Armée Nationale, la Police. Nationale, la SDS qui aurait recruté en plus d’autres éléments en provenance d’Addis.

La Liste, des bradages des immeubles, villas, terrains, de toutes les propriétés de l’Etat et autres piraterie, est longue.

Des recherches seront établies cas par cas.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains avait dénoncé, depuis des années, les fréquentes manipulations de l’Administration de l’Etat et les rackettes des différents secteurs privés.

Une brève information ponctuelle et actuelle vous sera soumise par un membre de la LDDH dans les jours qui suivent.

Par conséquent.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle qu’il est du devoir, des victimes, des familles, des forces vives des personnalités politiques notamment l’UAD qui avait lancé le mot d’ordre de la mobilisation au nom d’Ismaël Guedi Hared de se recueillir et se commémorer sur le lieu du drame.

Faut-il rappeler que cette vaste manifestation de plus de cinquante mille militants pour la démocratie, la Justice et le changement a été le prélude du printemps arabe en République de Djibouti, printemps qui doit continuer jusqu’à la fuite du dictateur et sa clique.

NOEL ABDI Jean-Paul

16/02/2012 (B643) Des lecteurs nous signalent un message d’Houssein Andoleh, qui appelle au départ de Guelleh et qui recommande aux Djiboutiens de manifester massivement le 18 février, comme l’ont fait leurs soeurs et frères de Tunisie, d’Egypte et de Libye…


 

16/02/2012 (B643) Guelleh ajoute un nouveau type de procès à Djibouti pour compléter son arsenal répressif : le procès d’intention ! Voilà comment le Ministre de l’intérieur entend interdire toutes les manifestations à Djibouti, au motif qu’il imaginerait que les conditions d’encadrement de la manifestation ne sont pas satisfaisantes : quelle mauvaise foi !!! Et en totale contradiction avec la constitution et les droits fondamentaux et inaliénables du peuple.

Le PDD nous transmet trois courriers. Le premier est une réponse du ministre de l’intérieur, Hassan Darar Houffaneh, qui avait interdit, le 29 décembre 2011, une manifestation (*) programmée le 30 décembre, au motif, que les partis d’opposition n’assuraient pas la sécurité et que la date était trop proche de celle des élections. Il demandait de reporter la manifestation après les élections.

Par une nouvelle demande en date du 7 février 2012, les partis regroupés sous la bannière UMD sollicitent l’autorisation de manifester le 18 février (soit après les élections) et ils apportent des garanties sur l’organisation du service de sécurité de et d’encadrement de la manifestation (brassards, etc..).

Pourtant dans sa réponse du 16 février 2012, le même ministre de l’intérieur renouvelle l’interdiction de manifester au motif que les partis politiques concernés n’auraient pas donné assez d’assurance sur l’organisation de la sécurité ….

Télécharger les trois lettres en format PDF

(*) On croit rêver. Le droit de manifester est un droit constitutionnel. Les interdictions ne peuvent être opposées que pour des motifs très graves et justifiés. Ce qui n’est pas le cas. Donc IOG et ses ministres utilisent des motifs non valides pour tenter d’interdire au peuple de leur manifester son hostilité et surtout pour justifier le recours à la force publique brutale contre les manifestants. Facile ! Mais cela ne tient pas la route. C’est un procés d’intention

16/02/2012 (B643) La direction de l’ARD nous transmet la copie d’une note d’information destinée en priorité à ses membres. Elle sollicite une publication sur le site de l’ARDHD pour assurer une large diffusion auprès de la communauté djiboutienne.

Relations avec le CNDD


Réuni ce jour en séance hebdomadaire, le Bureau Politique de l’ARD a décidé que, dorénavant et afin d’instaurer l’indispensable cohérence organisationnelle, aucun responsable de notre parti ne doit participer à un quelconque événement organisé par le CNDD ni à s’afficher avec cette coalition en quelque lieu que ce soit, ni à engager une quelconque concertation avec quelque membre que ce soit de cette alliance.

Aucun contact !

Contacts avec les partis d’opposition à Djibouti

A sa demande, l’ARD s’est réunie avec ses alliés de l’UAD cet après-midi au domicile d’Ismael Guedi.

Etaient présents :

Pour l’UDJ : Ismael Guedi (président) et Ahmed Walieh (membre de la Direction)

Pour le MRD : Mohamed Ahmed Kassim (1er vice-président) et Souleiman Farah Lodon (2èmevice-président)

Pour l’ARD : Ahmed Youssouf, Adan Mohamed, Mahdi Ibrahim, Kassim Ali, Mohamed Ali et Cassim Ahmed.

Après avoir expliqué sa nouvelle démarche concernant le renforcement de l’opposition et invité l’UDJ à s’y joindre, notre parti a unanimement affirmé qu’il lui était dorénavant impossible d’œuvrer à l’intérieur comme à l’extérieur avec le MRD qui a contracté une nouvelle alliance.

Les deux dirigeants du MRD ont déclaré n’être pas au courant de cette initiative de leur président. Par contre, ils ont vainement tenté d’expliquer que les positions de leur président à l’extérieur n’engageaient nullement le MRD à Djibouti.

Enfin l’UDJ et le MRD ont informé l’ARD qu’ils avaient demandé à leurs militants respectifs de ne pas manifester le 18 février prochain.

La séance a été levée sur ce constat de totale divergence.

10/02/2012 (B642) ASSOCIATION DE DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA (ADDC) : soutien à la manifestation prévue le 18 février 2012 à Djibouti

Ottawa, le 09 février 2012

Après les manifestions du 18 février 2011 organisées simultanément à Djibouti, au Canada et en Europe et face à entêtement du régime à vouloir refuser systématiquement le changement et l’expression libre, l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC) se joint à l’opposition djiboutienne pour lancer un appel pressant à tous ceux qui s’inquiètent pour l’avenir du pays à se mobiliser et à manifester le 18 février 2012 dans la rue en un seul.

La relance de notre soulèvement pour un changement démocratique tant attendu par le peuple ne pourra hélas se faire sans la participation massive de la jeunesse djiboutienne qui n’est apparemment pas différente de celle de la Tunisie, de la Libye ou de l’Égypte qui ont tous tourné la page de la dictature dans leurs pays respectifs. Compte tenu de leurs rôles déterminants à ce stade de la lutte, l’ADDC invite principalement les jeunes étudiants ou chômeurs de tous les quartiers, de tous les districts et de toutes les couches sociales de Djibouti à hausser la voix d’une manière pacifique, car manifester et exprimer ses opinions font partie des droits les plus fondamentaux de tout être humain.

Rappelez-vous chers frères et sœurs que votre mobilisation, votre persévérance dans l’action et surtout votre capacité de tirer profit des leçons apprises sur les événements de l’année dernière pourront seules faire tomber Haramous et arrêter la descente aux enfers de Djibouti, notre bien commun, qui risque de disparaître si rien n’est fait.

Cependant, la bataille sera rude pour chasser ce régime et par la suite engager notre pays dans une transition politique et des réformes d’où le besoin de baliser impérativement le chemin à parcourir par des actions concrètes à réaliser durant les prochaines semaines ou les prochains mois de l’année 2012.

L’ADDC réaffirme encore une fois son entière solidarité à toutes les forces vives du changement démocratique pour lutter contre la pérennisation héréditaire de cette dictature sanguinaire qui se perpétue depuis 35 ans.

Résistez plus que 24 heures et Haramous va tomber….

Ahmed Aden
Président de l’Association
de la Diaspora Djiboutienne
au Canada (ADDC)