05/01/2012 (B637) LDDH : Lettre à Monsieur Salah DJAMA AMIR, directeur de la prison de Gabode


Le Président

Le 4 Janvier 2012

Lettre à Monsieur Salah DJAMA AMIR,
directeur de la prison de Gabode

A Monsieur Salah DJAMA AMIR.

Vive inquiétude sur les Tortures Morales après l’incarcération du Juge intègre
Mohamed Cheick SOULEIMAN Cheick MOUSSA.

Monsieur Salah DJAMA AMIR Directeur général de la Prison de GABODE,

Je vous présente mes meilleurs vœux pour la bonne collaboration dans les stricts intérêts des prisonniers politiques et autres prisonniers qui attendent inlassablement à être entendus par un juge du siège et apprendre leur jugement et ce depuis plusieurs années.

Je tiens à vous informer que les informations que j’ai obtenues sur l’isolement et les tortures morales à l’égard du Juge Intègre Mohamed Cheick SOULEIMAN Cheick MOUSSA, sont très inquiétants

Même la décision de Madame la Juge d’Instruction de la Cour Suprême, l’autorisant à être accompagné afin de retirer de l’argent afin de subvenir à sa famille dont il est en charge, aurait été bloquée par les services de la SDS qui sont en possession des clés de la cellule isolée.

Je ne peux que vous transmettre toutes nos préoccupations quant à la situation interminable des prisonniers politiques, d’opinion et autres détenus, sans oublier les prisonniers toujours abusivement et illégalement incarcérés en détention « provisoire » durant des années et des années, voir depuis 1999.

En tant que défenseur des droits de l’homme très crédible en République de Djibouti, « sauf aux yeux du dictateur Ismaël Omar Guelleh », j’ai l’obligation de réitérer, encore, ma demande écrite du 7 décembre 2011 à l’aimable attention du Ministre de la Justice et des Affaires ¨pénitentiaires, afin d’obtenir deux permis de communiqué permanent.

J’ai l’intention, lors de mes missions de visite, d’être accompagné et je propose le chargé des Affaires pénitentiaires du Conseil National des Défenseurs des Droits de l’Homme (CNDH) Monsieur Houssein AHMED FARAH.

Je suis à votre disposition et vous certifie que ne manquerais pas de vous transmettre nos observations orales, ainsi qu’une copie de nos rapports à l’attention des Organisations Internationales des Droits de l’Homme, à l’Organisation Mondiale contre les Tortures (OMCT) ainsi qu’aux autres Organisations internationales

NOEL ABDI Jean-Paul

31/12/2011 (B637) Communiqué de l’UMD à propos de la manifestation populaire du 30/12

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUE
(UMD)
(PDD ET PDD)

Djibouti , le 30 Décembre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Monsieur Ismail Omar Guelleh (IOG) qui s’ est toujours opposé à toute manifestation pacifique organisée par les partis d’ opposition , s’ est illustré , une nouvelle fois , à faire la démonstration de force en déployant dans la capitale les forces de l’ odre qui ont investi le lieu et ont bouclé tous les accés conduisant à la place prévue pour la manifestation du 30 décembre 2011
.

Ainsi , M. IOG bafoue-t-il les droits des citoyens sous les yeux des représentants des pays démocratiques .

Vers 16 heures , les manifestants venant de Balbala en traversant l’ oued d’ Ambouli à l’ ouest du pont ont été repoussés par d’ importante force de police .

Ils portaient des banderoles sur lesquelles étaient inscrites des slogans tels que :
« KIFAYA , stop aux arrestations , aux tortures , pour la proportionnelle intégrale , non à la dictature etc … ».

Environ 300 personnes d’ entre elles ont été arrêtées .

Malgré cette démonstration de force , le peuple djiboutien , inquiet pour leur avenir sous le régime d’ IOG est sortit massivement , il a pu se rassembler dans différentes places de la ville .

Pour mettre fin démocratiquement et pacifiquement à ce régime dictatorial , l’Union de Mouvements Démocratiques (UMD) va continuer à manifester jusqu’ à obtenir satisfaction de leurs revendications légitimes reprises ci-dessous :

  1. Création d’ une commission Nationale Indépendante (CENI) qui organisera les élections du stade initial jusqu’ à proclamation des résultats provisoires .
  2. Introduction de la proportionnelle intégrale .
  3. Remise d’ un exemplaire des procés verbaux des résultats à chacun des délégués des candidats en compétition .
  4. Accés des médias publics par les partis d’ opposition .
  5. Désignation des assesseurs par les partis en compétition et non par l’administration qui travaille selon le bon vouloir du régime .

Tous ces points sont nécessaires pour la transparence électorale .

L’ UMD informe ses militants , ses sympathisants et le peuple djiboutien en général que la date de la prochaine manifestation leur sera communiquée ultérieurement .

Aden Robleh Awaleh
Président du PND

Mohamed Daoud Chehem
Président

28/12/2011 (B636) LDDH : Après un bras de fer avec la Juge d’instruction Madame Rahima MOUSSA DAWALEH, Maïtre Zakaria a finalement obtenu la copie des dossiers de MM Hassan Robleh Dabar, Farah Abadid Hildid et du juge Mohamed Cheick Souleiman.


Le Président

BREVE INFORMATION DU 28 DECEMBRE 2011

Après un bras de fer avec la Juge d’instruction Madame Rahima MOUSSA DAWALEH,
Maïtre Zakaria a finalement obtenu la copie des dossiers de MM Hassan Robleh Dabar, Farah Abadid Hildid et aussi celui du juge Mohamed Cheick Souleiman, pour qui il s’est aussi constitué comme avocat.

Hier, 27 décembre à 12 heures 45 l’ensemble des dossiers aussi bien des deux défenseurs membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et journalistes de la Voix de Djibouti MM Houssein ROBLEH DABAR et Farah ABADID HILDID, que celui du juge Mohamed Cheick SOULEIMAN, ont été finalement remis à Maître ZAKARIA.

Il est difficile de comprendre les raisons de ce retard pour ne pas dire de cette tentative de paralyser le bon déroulement de la préparation de la défense.

Auparvant, confronté à cette obstruction inadmissible Maître ZAKARIA avait informé le Greffier, en notre présence, qu’il était dans l’obligation de lui écrire une lettre de protestation parce qu’il ne pouvait plus se constituer et défendre ses clients dans ces conditions inacceptables.

Immédiatement, le Greffier en Chef avait informé la Juge d’instruction Madame Rahima MOUSSA DAWALEH qui a finalement donné l’ordre de remettre à Maître ZAKARIA l’ensemble des dossiers.

Aujourd’hui 28 décembre 2011 à 10 heures, Maître ZAKARIA pourra accompagner et défendre les deux défenseurs des Droits de l’Homme.

Quant au juge intègre la date de sa convocation n’a pas encore été remise à Maître ZAKARIA qui s’est officiellement constitué pour assurer la défense du Juge Mohamed Cheik SOULEIMAN Cheick MOUSSA.

NOEL ABDI Jean-Paul

27/12/2011 (B636) LDDH : Djibouti est prise en otage depuis 1999 par les forces armées et des forces de répressions


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 27 DECEMBRE 2011

Djibouti est prise en otage depuis 1999 par les forces armées et des forces de répressions
____________________
Harcèlements, menaces et tortures constants
à l’encontre de
deux défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes.

Hier lundi 26 décembre 2011, MM. Houssein ROBLEH DABAR et Farah ABADID HILDID, tous deux défenseurs des droits de l’homme, membres de la LDDH, journalistes et hommes politiques de l’UAD, l’Union des Partis politiques de l’Opposition de la République de Djibouti, sont partis à la Cour Suprême pour signer la fiche du contrôle Judiciaire auprès du Greffier en chef de la dite Cour.

Ils furent introduits auprès de la Juge d’Instruction, la Conseillère de la Cour suprême Madame Rahima MOUSSA DAWALEH qui a donné ses dernières instructions et a dit qu’elle engagerait l’enquête de fond.

L’avocat Maître ZAKARIA attend que l’ensemble des documents lui soient remis par le Greffier en Chef pour pouvoir plaider en faveur des deux défenseurs de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) impliqués dans une affaire qui ne les concernent pas, mais aussi en faveur du juge intègre Monsieur Mohamed Cheick SOULEIMAN Cheick MOUSSA inculpé pour des faux motifs qui évoluent en géométrie variable.

Ce juge intègre Monsieur Mohamed Cheick SOULEIMAN avait eu le courage en février dernier de libérer plusieurs dizaines de prisonniers politiques et d’opinions arbitrairement inculpés après la vaste manifestation pacifique du printemps arabe en République de Djibouti contre les « préparations ordonnancées » du Coup d’Etat militaro-électoral programmé et exécuté le 8 avril 2011.

Faut-il rappeler que le Juge Mohamed Cheick SOULEIMAN encore abusivement incarcéré n’a pas bénéficié de l’assistance de deux avocats commis d’office par le Bâtonnier Maître Fadouma Mahamoud.

En effet, toutes ces inculpations collectives se sont illégalement et arbitrairement déroulées, après que certains jeunes auraient été torturés durant la garde à vue et incarcérés sous les ordres du procureur Maki devenu célèbre pour ses empressements dans l’accompagnement des répressions et les emprisonnements expéditifs et sans aucune preuve. J’ai l’ultime impression que ce jeune procureur de la République est pris par l’étau des conflits d’intérêts, le proche avenir nous dira si j’ai raison ou non.

Dès demain, mercredi 28 décembre 2011, nous saurons si Maître ZAKARIA pourra assister lors de l’interrogatoire de fond et plaider en toute liberté avec les Avocats Sans Frontières, en ayant eu le temps nécessaire et en possession de la totalité de toutes les pièces prévues par le Code de procédure pénale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Avocats Sans Frontières, aux Reporters Sans Frontières à l’Observatoire Internationale des Défenseurs des Droits, à l’Observatoire des Prisons, à la FIDH et au Conseil Supérieur des Magistrats Francophones d’exiger que ce procès soit rapidement instruit en présence de leur avocat Maître ZAKARIA et des Avocats Sans Frontières (ASF).

NOEL ABDI Jean-Paul

26/12/2011 (B636) Courrier des lecteurs. Sur les traces de Feu son père, le grand Ahmed Dini. (Illustration Roger Picon)

En se rendant sur le terrain, Kassim Ahmed Dini a fait ce qu’on attendait de tout opposant digne de ce nom. Car en allant à la rencontre du peuple de Djibouti, il a fait montre de sens réel des responsabilités, voila un geste de grande classe, un geste conforme à l’idéal de changement qu’aspirent les jeunes de notre pays.

Des jeunes en quête de nouvelle figure.

Il faut dire que les Djiboutiens sont fatigués de la vieille garde vieillissante, tous les ARA, IGH, SFL. Aussi par ce geste, Kassim a prouvé qu’il était capable de rassembler les diverses composantes de notre communauté.

Oui, il est l’homme de la situation; il vient de nous le prouver qu’il n’a pas peur d’affronter l’adversité et encore moins la dictature. Se faisant, il nous montre la route et donne un nouveau sens à notre combat. Et par cet acte courageux, il cloue le bec à tous les corbeaux malintentionnés qui lui reprochaient de ne point posséder le charisme de son père.

Car Kassim n’a pas à démontrer qu’il est le fils du défunt Ahmed Dini, il a juste à sillonner les rues de nos quartiers et l’ensemble du territoire en chauffant la foule comme il vient de le faire à Djibouti-ville.

Les djiboutiens du Canada ne s’y sont pas trompés, en le voyant comme le nouveau chef de file du visage changeant de l’opposition, et nous sommes sur que les jeunes restés au pays verront, eux-aussi de leur propres yeux que cet homme porte non seulement un projet pour notre pays, mais aussi de l’espoir que naitra le changement à venir. Pour nombre d’entre nous, il est d’ores et déjà un acteur incontournable de la politique d’aujourd’hui et de demain.

Nous lui rendant hommage ici, lui, et tous les compagnons de lutte que le dictateur malmène en ces moments difficiles de notre histoire. Nous les saluant tous en ces jours de fin d’années….

Pour les intéressés, un article (en somali) est paru dans www.somalidiaspora.com (qurbajoog.com)

20/12/2011 (B635) Infos lecteur : de nouvelles arrestations à Djibouti.

Un lecteur de l’étranger nous envoie ces informations que nous allons faire confirmer sur place :

J’apprends, par des sources fiables, l’arrestation hier soir, par la police politique, de deux personnes. Il s’agit de MM. Hassan Mohamed Hassan dit Dileytra Tourab Président du groupe musical Arhotabba et Said Helaf, artiste célèbre à Djibouti.

Le groupe Arhotabba souhaitait participer à la fête musicale Festhorn, qui s’est déroulée. La police les a empêchés de s’y associer et ils ont été arrêtés parce qu’ils protestaient contre cette interdiction arbitraire.

A l’heure actuelle, on ignore où ils sont détenus.

A se souvenir que Dileytra avait déjà été arrêté en février 2011, lors de la grande manifestation.

18/12/2011 (B635) Roger Picon innove ! Il nous propose une caricature d’actualité en trois langues / Celui qui a peur, imagine de nombreuses stratégies de secours. (traductions effectuées par nos correspondants)

1°) Version en Somali

2°) Version en Afar

3°) Traduction en Français

Kadra :
 »
Je suis interdite de séjour au SOMALILAND et tu envoies nos militaires en Somalie. Es-tu certain que l’on ne risque rien dans notre Palais…? »

IOG répond :
On a 3 généraux et 50 colonels pour nous protéger. S’il le faut je nommerai encore 5 généraux et 200 colonels. Si la situation s’aggrave, nous aurons notre avion qui est prêt à décoller…

16/12/2011 (B634) Petites nouvelles du front (par nos correspondants à Djibouti)

La réunion de l’UAD


Voici les points adoptés lors de la réunion de l’UAD :

1°) Journée nationale d’hommage à toutes les victimes djiboutiennes du régime.
Le 18 décembre 2011 a été décrété comme « JOURNEE NATIONALE DE TOUTES LES VICTIMES DJIBOUTIENNES » regroupant ainsi toutes les victimes de cette dictature quel soit les victimes du massacre d’Arhiba soit des victimes de tortures et de traitements inhumains soit les victimes d’assassinat ou des disparitions forcées des opposants et des leaders Djiboutiens depuis l’indépendance jusqu’à nos jours

Faire enregistrer les noms des victimes
Tous les Djiboutiens sont appelés à faire enregistrer toutes leurs proches qui ont été victimes sur la liste des victimes de ce régime dictatorial, qui est en cours d’élaboration. Il leur est demandé aussi de participer massivement à ce jour mémorial de commémoration des toutes les victimes djiboutiennes.

2°) Mission d’information de l’UAD
Une tournée de l’UAD dans toute la capitale a été décidée, afin de mobiliser la population à descendre dans la rue pour commémorer cette journée historique qui est un devoir de mémoire et de solidarité nationale. Tout le peuple djiboutien est appelé à célébrer et rendre hommage à toutes les victimes de ce régime moribond et particulièrement aux victimes du massacre d’Arhiba.

Ce vendredi, l’UAD organisera un meeting à LAYABLEY, ensuite dans les autres quartiers de la ville en suivant. Les bureaux politiques de l’UAD se réuniront chaque lundi à commencer du lundi dernier 12 décembre car la mobilisation sera continue.

S’y ajoute tous les quartiers de la capitale sont quadrillés par la police et la gendarmerie qui sont omniprésents partout même dans les rues et les artères de la ville et la population subi un état de siège.

Tout cet appareil répressif est là pour contenir et décourager tout mouvement de contestation ou de manifestation. Voila un peu la situation dure que confronte la population de la capitale en ces jours difficiles qui demandent du courage et de la détermination.

3°) prudence, pacifisme et vigilance restent les mots d’ordres pour continuer la lutte.

Autres informations nationales :

Le secteur de la santé publique va mal à Djibouti. Des malades meurent par manque de soins de base. Le choléra ravage des quartiers et bon nombre des gens y compris des enfants en bas-âge sont atteints et en danger de mort. L ’Etat n’arrive pas à stopper l’épidémeie et il est incapable de mettre en oeuvre des solutions efficaces et réelles en dépit des multiples alertes lancées par les organisations internationales comme l’UNICEF, l’OMS, le PNUD même les représentations diplomatiques qui ont pris des mesures contre ce fléau.

Les forces armées. Un malaise social taraude l’armée où de très nombreux cas de désertions sont observés selon des sources bien informées. Même l’envoi des troupes djiboutiennes en Somalie ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion nationale qui considère cela comme une mission suicide pour nos soldats. Ils ne connaissent même pas les véritables objectifs de leur mission au sein de l’AMISOM.

L’opposition a été claire, quand elle affirme que cette mission constitue une ingérence dans les affaires intérieures de l’Etat et du peuple somaliens souverains.

Nouvelles rafles de citoyens djiboutiens. Une rafle a été poursuivie durant ces 2 derniers jours dans un quartier de Balbala où des pères et des mères (le chiffre provisoire évalue à 200 personnes) ont été arrêtés et jetés dans la prison de Gabode après avoir été détenus dans les arrondissements et les commissariats, sans oublier le centre Nagad. Il semble que le motif soit reltatif à l’électricité.

Parmi les personnes arrêtées, on cite le célèbre artiste national, auteur de l’hymne national Mr Abdi Robleh dit Quarchileh.

Sont-ce des motifs suffisants pour arrêter tous les habitants d’un quartier ?

L’info continue, la lutte continue et la victoire est proche.

Un militant de base de l’UAD.