28/11/10 (B580) Bruno Mercier nous adresse un article qui concerne à la fois son intervention dans le film de France III, qui a été tronquée et les développements concernant ce qu’il appelle la mafia française.

Je tiens à faire une mise au point sur à mon intervention dans le film diffusé sur FR3 « La Légende du Juge Borrel ».

Lors de l’enregistrement de ce film en mars 2010, j’ai fait des déclarations bien plus importantes que celles diffusées et j’ai cité et impliqué des personnes nominativement. Je rappelle que j’ai été employé en 2000 par la DPSD à rechercher des informations au sein d’une cellule mafieuse française installée au Cambodge. J’ai vécu et travaillé avec eux, et lorsque j’ai ramené les informations sur leurs trafics internationaux, j’ai été menacé par les cadres militaires qui m’avaient demandé cette mission.

En 2007, j’ai découvert que les mafieux du Cambodge avaient de fortes connexions avec les personnes connues dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Certains des français étaient d’ailleurs aussi bien à Djibouti qu’au Cambodge. En fait ce sont les mêmes que l’on trouve dans les deux pays.

Je suis à 100% d’accord lorsque l’on cite une « mafia française ». Ce qui veut dire des ramifications des bras de la pieuvre bien au-delà de Djibouti. Il faut donc comprendre cet assassinat dans un « contexte international » alors que pour l’instant Djibouti est le centre de tout. C’est avoir une vision limitée de cette affaire et dans ce cas, personne ne peut la comprendre.

Dans les méthodes employées par cette mafia, l’assassinat est le dernier recours si une personne peut porter atteinte à l’organisation mafieuse. Le chantage est SYSTEMATIQUE pour piéger une cible afin de la forcer à coopérer.

Je suis d’accord avec le Sergent Ariko lorsqu’il écrit « On peut supposer que les coupables ont voulu compromettre Borrel dans leurs sales affaires pour le neutraliser.

Mais Borrel a refusé leur chantage ». Je pense comme lui, il y a un chantage, mais qu’un dossier a été monté contre le Juge Borrel, sans toutefois le dévier de son devoir d’où l’assassinat.

J’ai eu connaissance de manipulations montées contre des expatriés pour comprendre que le Juge Borrel n’a pu que subir un chantage à partir d’un faux dossier le compromettant. Mais les dossiers sont si bien montés avec des policiers corrompus, qu’il n’est pas possible de s’en défendre.

Je répondrai sans détour aux questions que l’on me posera et je dirai ouvertement ce que j’avais déclaré lors de l’enregistrement du film, le samedi 18 décembre de 15:00h à 18:00h LIBRAIRIE PNP – 15 AVENUE FOCH – 93360 NEUILLY-PLAISANCE.

Si mes déclarations avaient été diffusées dans le film, jamais il n’aurait pu prendre l’orientation que l’on a pu lui donner. L’enquête aurait pris une direction très préjudiciable pour les autorités politiques françaises de l’époque.

Ce que je peux écrire d’ores et déjà, c’est que l’épouse d’un ex-gendarme pourrait détenir des pièces liées à l’affaire du Juge Borrel.

La justice est au courant de l’existence de ces pièces depuis 2005, et si elle pouvait les récupérer, nous ferions un grand pas vers la recherche de la vérité dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Je dirai de quelles pièces il s’agit le 18 décembre.

En attendant et pour le moment, les mafieux doivent se sentir protégés par la tournure des évènements.

11/07/10 (B560) Le salon Beige (Blog) Un livre sur la mafia empêché de vente en France

Bruno Mercier, un ancien militaire qui a travaillé pour les services de renseignement, et qui vient de publier La mafia française, ses méthodes, ses réseaux, nous écrit :

« Suite à la sortie de mon livre « La mafia française, ses méthodes, ses réseaux », mon éditeur Actania Presse a été menacé, le diffuseur DILISCO a été sommé de retirer le livre de la vente, j’ai été menacé à deux reprises physiquement, deux blogs que j’avais ouvert ont été fermés brutalement, AMAZON n’arrive plus à vendre en ligne le livre.

Dans ce livre je cite des trafics internationaux, drogue, armement, de la pédophilie, blanchiment d’argent, des assassinats au Cambodge et à Djibouti (juge Borrel dont je suis témoin), des manipulations de journalistes dont à Canal Plus, des chantages dont TOTAL BIRMANIE.

Je cite à des niveaux d’implications différents ou en tant que victime: MARCHIANI, Le policier MINIANNA (affaire Borrel), ROMANI (affaire Borrel), d’autres policiers et militaires, DE VILLEPIN, des mafieux.

Le doyen des juges d’instruction de Carcassone a été saisi pour faire retirer ce livre de la vente ! Le livre s’est vendu à près de 4.000 exemplaires, et maintenant ? Est-ce que l’on attend que les pressions évoluent en agressions ou pire ? Est-ce qu’il n’est plus possible en France de s’exprimer, de dire la vérité ? La pensée unique nous commande-t-elle ? »

14/06/10 (B556) Bruno Mercier, l’auteur de « La mafia française, ses méthodes, ses réseaux » nous a rendu visite et il a accepté de répondre aux questions de l’ARDHD


Bruno Mercier
La Mafia française, ses méthodes,
ses réseaux

Edition

Actania Actualité
est en vente sur le site de la Fnac – « Lien »
Blog de l’auteur :
http://mafia.francaise.over-blog.com

ARDHD: Monsieur Mercier, nous vous remercions d’avoir accepté notre invitation pour nous présenter votre livre et peut-être nous en dire un peu plus … sur ce que vous avez découvert.

Comme vous le savez, notre Association a pour mission la Défense des Droits de l’Homme à Djibouti et nous n’avons aucune compétence en dehors de ce thème et de cette zone géographique : la Corne de l’Afrique.

C’est dans ce cadre que nous suivons l’évolution de l’enquête sur le meurtre Bernard Borrel et nous sommes intéressés par vos informations à ce sujet.

Si vous le voulez bien, nous aimerions pour commencer que vous puissiez nous parler des liens de cette mafia avec Djibouti et avec certaines personnalités qui y résident ou qui s’y rendent fréquemment….

ARDHD : D’abord, pourquoi avez-vous écrit et publié ce livre ? Beaucoup d’observateurs s’interrogent sur vos motivations …

Bruno Mercier : Cela fait dix ans que j’essaie de dénoncer les activités de cette mafia. qui n’a plus aucune limite pour renforcer son pouvoir et qui manipule à outrance, par tous les moyens, des personnes honnêtes, des responsables d’entreprise ou même des fonctionnaires français en poste à l’étranger.

ARDHD : Comment avez-vous découvert l’existence de cette mafia. En général ce mode de fonctionnement est très discret .. Comment y avez-vous eu accès ?

BM : Quand j’étais encore militaire et en activité, j’ai participé, durant mes congés, à un voyage associatif en Asie du Sud-est. Informée, la Direction Protection Sécurité Défense m’avait demandé de me rapprocher de certains Français que j’avais rencontrés. Elle souhaitait avoir plus d’informations sur les activités d’une société de droit cambodgien tenue par plusieurs de ces français, Triangle Holding.

ARDHD : Qu’avez-vous découvert une fois arrivé au Cambodge ?

BM : Alors que cette société prétendait agir pour la protection les enfants, j’ai découvert qu’elle faisait exactement l’inverse. Ces Français employaient une dizaine de policiers pour constituer des dossiers sur des pédophiles occidentaux, afin de les faire chanter ensuite et de les enroler ainsi dans un vaste réseau pédophile en Europe.

J’ai partagé un repas avec le directeur de Triangle et un ancien policier, au cours duquel il a été question « de monter » un chantage contre TOTAL Birmanie. Les chantages pouvaient toucher n’importe qui à partir du moment où il y avait de l’argent à récupérer.

ARDHD : Mais qui visaient ces chantages ?

BM : Différentes personnes. Par exemple des journalistes français pour mieux maîtriser la communication. Triangle Holding était organisée comme une véritable agence de renseignement et elle surveillait les faits et gestes des responsables politiques cambodgiens, dont l’actuel Premier Ministre Hun Sen.

Parallèlement, ces mafieux correspondent avec des officiers de la DST à qui ils envoien des faux dossiers sur des expatriés ou des musulmans, en alertant, par exemple, sur le fait qu’ils prépareraient des attentats visant la France.

ARDHD : La pédophilie est-elle l’activité principale de cette mafia ?

BM : La pédophilie n’est pas l’essentiel : elle ne sert qu’à faire diversion pour camoufler d’autres activités bien plus lucratives comme le trafic de drogues, d’armements, de fausses monnaies ou le blanchiment d’argent. Elle sert aussi à faire vivre la base de cette mafia.

Les activités pédophiles peuvent aller, comme cela a été le cas au Cambodge, de films sur des enfants qui se font violer jusqu’à ceux qui se sont tuer dans des souffrances atroces.

ARDHD : Connaissez-vous des ressortissants étrangers, victimes des agissements de cette mafia ?

BM : Je peux vous donner à titre d’exemple, mais il n’est pas le seul, le cas de cet américain, dirigeant de TIME WARNER. La mafia l’avait fait approcher par une prostituée cambodgienne jusqu’à ce qu’il leur soit soumis.

Dix ans après les faits, la mafia a pu piéger d’autres dizaines d’américains. Une fondation US a d’ailleurs remis un prix d’un million de dollars à une ONG cambodgienne créée par la mafia qui a ses bureaux à Marseille. Ce n’est là qu’un exemple du résultat des manœuvres contre ce dirigeant de TIME WARNER.

ARDHD : En nous rapprochant de nos domaines d’observation. Voyez-vous des connexions avec cette mafia et l’assassinat du juge Borrel ?

BM : Il y a des protagonistes communs au Cambodge et à Djibouti. Je citerai, entre autres,

Calabro
qui est un malfaiteur ayant fui Djibouti pour le Cambodge à la même époque que celle de l’assassinat du Juge,

Romani dont l’un des associés venant de l’île de la Réunion se retrouva égorgé au Cambodge,

l’ex-Préfet MARCHIANI qui a été cité sur un procès verbal de police comme étant le patron de ce réseau de mafieux et qui avait au milieu des années 1990 une société d’import-export à Djibouti.
– le policier Minianna que je retrouve au Cambodge après son séjour à Djibouti durant lequele il avait conclu au suicide du juge.

Ce n’est pas suffisant, certes, pour affirmer que ces personnes sont des mafieux ou des acteurs de l’assassinat.

Mais il faut savoir que les mafieux touchent à tous les trafics.

J’avais été mis dans la confidence du départ de conteneurs maritimes vers la Corne d’Afrique. On peut toujours se poser des questions légitimes sur les liens entre le Cambaodge et Djibouti.

Dans mon livre, j’expliquer que les connexions entre toutes ces personnes sont fortes et qu’elles remontent à plusieurs années.

ARDHD : La mafia est-elle prinicpalement Corse ?

BM : En aucune façon, puisque des Corses comme Paul Virgitti, Charles Ariotti et bien d’autres ont été les victimes de cette mafia ou qu’ils ont fait l’objet de manœuvres de sa part. Je reçois d’ailleurs en ce moment même beaucoup de soutien de la part de Corses.

ARDHD : Pourquoi, selon vous, la Justice française n’arrive pas à établir la vérité sur l’assassinat du Juge Borrel ?

BM : Ce sont des gens honnêtes qui sont les cibles de cette mafia et qui se font manipuler par elle. Ce que j’en sais, à partir de mon expérience du Cambodge, c’est que les mafieux se font souvent passer pour des agents des services de renseignement français.

Ils sont tellement persuasifs, que des personnes de bonne foi peuvent réellement croire servir la France en suivant les ordres de ces usurpateurs. Lorsque cela est nécessaire, les mafieux se font aussi passer pour des Franc-maçons pour s’acheter une honorabilité.

Tout leur système repose sur la manipulation des témoins qui vont devenir des complices sans s’en apercevoir. Et puis, il y a les compromissions et les chantages organisés envers des fonctionnaires français. L’ambassadeur de France au Cambodge en a été la victime. Le même scénario est plausible à Djibouti.

ARDHD : Nous avons suivi les développements judiciaires avec ARJOWIGGINS et avec le couple J… dont le mari nous avait téléphoné pour démentir vos affirmations. Où en êtes-vous ?

BM : les différentes plaintes devant la justice devraient parvenir à leur fin très prochainement. Afin de pas interférer avec une procédure en cours, vous comprendez que je sois tenu à un devoir de réserve. Pour ce qui est des J…, c’est maintenant un couple à la dérive. Le gendarme a dû quitter l’institution militaire. Bien qu’il s’en défende, je maintiens qu’il détient des pièces compromettantes liées à l’assassinat du juge Borrel.

Ce que l’on peut craindre c’est qu’ils soient victimes d’un accident avant que la justice ne puisse récupérer ces documents et ces supports informatiques.

ARDHD : Pourquoi être sorti de votre silence près de dix ans après votre séjour au Cambodge et près de quinze ans après la mort du juge ?

BM : En fait, je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises, en ma qualité de militaire puis de civil. A mon retour du Cambodge, j’ai fait mon compte-rendu à la DPSD et j’ai été menacé au cas où je révélerais quelque chose aux justices française et américaine.

Ce que j’ai néanmoins tenté de faire mais sans résultat. Je n’y ai gagné que des menaces et trois agressions. Il y a cinq ans, ce sont des enquêteurs du service des affaires criminelles de l’Inspection de la Gendarmerie qui m’ont posé toute une série de questions en qualité de témoin dans le cadre d’une procédure officielle.

Par mes réponses, j’ai donné sans le savoir à l’époque des informations sur l’affaire Borrel. Ce n’était qu’en 2007, que j’ai découvert par un journaliste les détails cette affaire dont je n’avais que vaguement entendu parler.

J’ai compris alors qu’en 2000, j’avais mis les pieds dans un réseau mafieux international. Et je suis allé apporter spontanément mon témoignage à la Juge Sophie Clément. Depuis, j’ai encore trouvé des éléments qui pourraient être utiles pour l’instruction.

ARDHD : Monsieur Mercier, un grand merci pour toutes ces réponse et pour votre sincérité. Nous recommandons votre ouvrage à nos lecteurs : « La Mafia française, ses méthodes, ses réseaux »

02/10/09 (B518) Affaire Burno Mercier. Texte de la plainte déposée par cet ancien militaire en mai 2009 auprès de l’Inspection générale de la Police judiciaire, à l’encontre des policiers du Commissariat de Meaux.

Bruno Mercier
23, bis rue du surmelin
75015 Paris
06.19.18.78.90

Inspection Générale de la Police Judiciaire
3-5 Rue Cambacérès
75008 Paris

Le 06 mai 2009

Objet : Dépôt de plainte

Pièces jointes :
– Convocation en justice
– Convocation à témoin
– Procès verbal du 03 mai 2007

Je porte à votre connaissance le comportement anormal du Capitaine de Police du commissariat de Meaux et de sa collègue la Lieutenant de Police Nathalie Lefèvre. Comportement qui m’amène à comparaître pour vol simple et abus de confiance.

Le comportement et la façon dont l’enquête a été menée et qui fait suite à une plainte du Groupe Arjowiggins Security me paraissent anormal pour les raisons suivantes :
– Lorsque que j’étais en garde à vue, la lieutenant de Police a refusé de prendre des passeports biométriques que j’avais spontanément apporté. Ces « INLAYS » m’avaient été confiés pour les présenter à l’attaché de Police de l’Ambassade de France à Bangkok, dans le cadre d’un plan de gestion de crise que je montais avec les autorités françaises.
– Je n’ai jamais été entendu sur la plainte que j’ai déposé contre x, pour avoir déposé à mon insu une feuille de papier euros dans ma voiture.
– Les témoignages qui m’ont valu d’être suspecté de délits n’ont jamais été vérifiés alors que je peux prouver qu’ils sont faux. Il suffisait de me demander mon avis sur les faits relatés pour que je puisse prouver le contraire. Je m’apprête à déposer une plainte pour faux témoignages.
– Le Capitaine de Police a refusé d’aborder l’implication éventuelle d’un Gendarme et de son épouse, alors que je les avais cité dans ma plainte comme pouvant être associés à la manoeuvre qui visait certainement à me faire accuser de vol (feuille de papier euro dans ma voiture).
– Le Capitaine de Police m’a traité de fou à plusieurs reprises, ce qui m’a valu par la suite d’être présenté à un psychiatre. Lequel a rapidement conclu que j’étais normal.

Ces faits seraient discutables si je ne vous apportais pas les éléments suivants : j’ai été utilisé par les services de l’Etat dans l’infiltration d’un réseau mafieux lors de ma carrière de militaire.

En effet, j’ai été employé par la DPSD en 2000 pour renseigner des activités d’un réseau de mafieux en Asie du Sud-est.

J’ai été entendu à ce titre en 2004/2005 par l’Inspection des Affaires Criminelles de la Gendarmerie Nationale et j’ai dénoncé le rôle joué par des fonctionnaires de l’Etat dans le déroulement de trafics, dont une commercialisation de cassettes pédophiles avec meurtres.

J’ai aussi dénoncé les pressions qui étaient exercées sur d’autres fonctionnaires.

Alors que je détiens des témoignages qui attestent que le Gendarme J… du Groupement de Gendarmerie III/5 fait parti de ce réseau depuis 2001, le Capitaine de Police du commissariat de Meaux n’a pas voulu aborder ce sujet. Pire, alors que je voulais citer les noms des officiers de Gendarmerie qui m’avaient entendu, le Capitaine s’est mis au garde à vous pour tourner en dérision mes propos.

Pour terminer, j’ai été cité comme témoin auprès du juge Sophie Clément sur l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel. Selon Madame Borrel, la Juge Sophie Clément aurait demandé
l’instruction dans laquelle j’ai été entendu et qui a été envoyée au Parquet de Paris, et qui peut comporter les informations utiles à cette affaire.

Je sais pour en avoir fait parti, que ce réseau sait manipuler en avançant de faux prétextes un policier. J’ai donné des exemples concrets lors de mes auditions auprès de la Gendarmerie.

Je ne mets pas en cause l’intégrité des policiers qui m’ont entendu, mais je n’exclus pas qu’ils aient pu être influencés.

C’est dans ce contexte que je me vois dans l’obligation et le regret de saisir votre Inspection.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments distingués.

02/10/09 (B518) Bruno Mercier : un ancien militaire des renseignements qui pourrait poursuivre ses investigations sur les réseaux mafieux et trouver des corrélations avec l’affaire Borrel.

Il y a quelques mois, nous avons publié une information sur un ancien militaire (lien) qui semblait avoir « maille à partir » avec des mafieux mais aussi avec la justice. Selon les informations disponibles l’attitude de la Justice dans son affiare ne serait pas aussi « claire » qu’elle devrait l’être, de l’avis même du Parquet.

Rappelons que Bruno Mercier est un ancien militaire qui a travaillé pour les services de renseignement. Il a eu pour mission de rechercher des informations sur les activités d’un réseau mafieux en Asie du Sud-est. Il a été entendu en 2006 par l’Inspection de la Gendarmerie au sujet des trafics du dit réseau.

C’est aussi un témoin spontané dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel.

L’Asie du Sud-est et Djibouti ont-ils des liens ?

Y trouve-t-on les mêmes protagonistes que dans l’affaire Borrel ?

Sur ce point Bruno Mercier ne communique guère mais beaucoup d’éléments le laisseraient supposer.

L’affaire qui le concerne actuellement est des plus « anecdotiques ».

Rappel des faits.

Il est accusé de vol et d’abus de confiance alors qu’il occupait en 2007 les fonctions d’Officier de Sécurité, habilité par l’Etat, dans une usine de fabrication de billets de banque en France : Arjowiggins (NDLR : il y a très peu d’usines habilitées à la fabrication de billets de banque en Europe). Selon lui, on aurait monté de toutes pièces une affaire de malversation à son encontre, afin de pouvoir le licencier à moindre frais et surtout de se débarasser de lui. Les investigations qu’il aurait conduit dans l’entreprise auraient dérangé des personnes qui profiteraient de certaines faiblesses du système de sécurité …

Le parquet aurait reconnu que l’enquête des policiers de Meaux auraient été mené, disons avec une certaine légerétè

Lors de l’audience du 22 septembre devant le tribunal correctionnel, les magistrats n’ont pas abordé l’un des points qui parait essentiel aux yeux de Brunon Mercier. Ce sont les multiples appels téléphoniques qu’un gendarme mobile de Clermont-Ferrand aurait pu avoir passé à ses ex-employeurs afin de le présenter comme un malfaiteur.

A l’époque, la direction d’Arjowiggins se serait refusée à apporter son soutien à son cadre pour étayer sa plainte, en témoigant sur la nature des appels téléphoniques reçus …..

La hasard fait-il bien les choses ?

Depuis les faits, ce gendarme, soupçonné par Bruno Mercier de dénonciations calmonieuses à son encontre, aurait été radié de la Gendarmerie Nationale et il habiterait à Hérépian. Curieux ? Hérépian est un tout petit village, mais surtout c’est là que le « corbeau de l’Hérault » a été arrêté (envoi de courrier avec des balles à plusieurs personnalités politique dont Nicolas Sarkozy) .

L’ancien gendarme, connu pour ses idées politiques proches de l’extrême droite et d’un parti royaliste, avait été placé en garde à vue dans cette affaire de menaces par courrier, mais il avait été relâché ensuite, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui..

Hasard ?

Le plus étonnant serait le fait que cet ancien gendarme aurait pu avoir connaissance, dès 2000, des activités du réseau mafieux, au même moment que M. Mercier le découvrait !

Selon des témoignages probants, l’épouse de ce gendarme aurait pu avoir été contacté par ce réseau en 2001 ! Elle taravaillerait comme correspondante au « midi libre » …et dit-on aussi pour un cabinet de détectives privés.

M. Mercier avait pris le soin de dénoncer les appels téléphoniques émis par ce gendarme lorsque les policiers de Meaux l’avaient interrogé, mais ces derniers avaient refusé de prendre en compte ce point, pourtant capital.

Le gendarme et son épouse n’auraient jamais été entendus sur cette affaire.

Alors légitimement on peut s’interroger sur le fait qu’ils pourraient bénéficier de protections supérieures ?

Et aussi, quels liens avec l’affaire Borrel ?

Nous devrions le savoir bientôt, car M. Mercier n’a pas l’intention de se laisser salir sans réagir. Il a laissé entendre qu’il pourrait poursuivre ses investigations personnelles.

Si la tournure du procès de M. Mercier tourne à l’imbroglio judiciaire, comme il le suppose, la jugement ne devrait pas l’empêcher de se rendre dans un proche avenir en Asie du Sud-est et dans la Corne d’Afrique.

Retour aux événnements survenus en 1995 ?

02/10/09 (B518) L’Express / Chez Arjowiggins, enquête sur l’affaire du papier-monnaie (Cf aussi notre article précédent)

Par François Koch,

Un des leaders mondiaux, Arjowiggins, poursuit un ex-cadre de sa sécurité. Vol de feuilles de billets ou règlement de comptes ? Récit d’un imbroglio judiciaire.< Voleur ! Mythomane ! Paranoïaque ! » Le 22 septembre, dans l’étrange salle d’audience cylindrique du tribunal correctionnel de Meaux résonnent de fielleux noms d’oiseaux. La cible : Bruno Mercier, accusé de vol et d’abus de confiance. Malgré les apparences, l’histoire n’est pas banale. Mercier, responsable sûreté de l’usine de Crèvecoeur d’Arjowiggins Security, à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne), est accusé d’avoir subtilisé trois feuilles de papier fiduciaire prêtes pour l’impression de 60 billets de 20 euros chacune. Pour les secrets qu’il contient, le butin représenterait une énorme valeur pour des faussaires !< « Mercier a disjoncté, trop flatté de fréquenter les cadres dirigeants du n° 2 mondial du papier, fort de 8 000 salariés, déclare Me Bruno Mathieu, pour Arjowiggins Security. Cet ancien militaire vaut mieux que son scénario rocambolesque et fantasque, digne d’un roman d’espionnage. » L’adjudant-chef Mercier, qui s’est reconverti dans le privé après vingt-quatre années comme sous-officier parachutiste, a lui-même porté plainte contre X : ce responsable habilité « sécurité confidentiel défense » affirme avoir trouvé une feuille de billets de 20 euros sous le tapis de sol de son automobile. Une manoeuvre, soutient-il, destinée à l’évincer de l’entreprise. Il est d’ailleurs licencié quelques semaines plus tard, en mai 2007, pour faute grave, donc sans indemnités, et il a saisi les prud’hommes.< « Arjowiggins a voulu se débarrasser à peu de frais d’un responsable sécurité jugé un peu trop scrupuleux, accuse son avocat, Jean-Marc Fédida. Mercier reprochait à sa direction notamment de ne pas incinérer les chutes de papier-monnaie, mais de les jeter dans une benne à ordures, en violation des règles de la Banque centrale européenne. »

Réplique du papetier : Mercier voit des complots partout. Il avait même chargé un privé de faire des recherches sur un salarié soupçonné de recevoir des pots-de-vin de la part de clients. En vain. « J’ai fait faire cette enquête à la demande du directeur général », se défend l’intéressé. « L’adjudant-chef Mercier est payé pour ça, explose Fédida. Il est même habilité par la DST ! »< L’ancien para a-t-il donc volé les trois feuilles de billets de 20 euros ? Il en avait dans son bureau et a été vu quittant l’entreprise avec un carton, accuse Arjowiggins. « C’est vrai, mais j’ai détruit ces papiers au sein de l’entreprise », rétorque Mercier.< Le parquet critique… le parquet< « Je ne requiers pas sur la culpabilité, il faudrait un complément d’information, déclare la représentante du procureur de la République, à la surprise générale. Je bats ma coulpe : il faudrait vérifier la traçabilité des feuilles de papier-monnaie, leur destruction, auditionner des salariés d’Arjowiggins et organiser des confrontations. » Un véritable coup de théâtre judiciaire !

Le ministère public critique l’enquête préliminaire dirigée par… le ministère public, puisque, dans cette affaire, le parquet n’a pas confié l’affaire à un juge d’instruction. Un vrai cas d’école pour les opposants à la suppression des magistrats instructeurs, chère à Nicolas Sarkozy.< Cette autocritique du parquet offre en tout cas un boulevard à Jean-Marc Fédida pour étriller l’enquête, qualifiée de fiasco. La feuille de papier-monnaie découverte dans le véhicule de Mercier n’a, par exemple, singulièrement pas été conservée par la justice ! « Je demande un supplément d’information ou une relaxe », conclut Fédida. Décision du tribunal correctionnel de Meaux le 20 octobre 2009.

02/10/09 (B518) Affaire Bruno Mercier. Complément adressé par l’intéressé sur la plainte d’une certaine Mme J… (Déclarations de l’intéressé, publiée à sa demande)

________________________ Note de l’ARDHD
L’intéressé nous envoie le message suivant avec la copie de la lettre de convocation à un entretien préalable qui lui a été remise en 2006 par le DRH d’Arjowigins, son employeur. Il nous prie de le publier.
_________________________________________________

1°) Message

« Vous trouverez la copie de la lettre de convocation à un entretien préalable qu’i m’avait été remise par mon employeur le 9 février 2006.

Concernant Madame J…. j’avais déclaré à l’inspection de la Gendarmerie (sans n’avoir encore eu la connaissance de l’affaire Borrel) que cette dame pourrait éventuellement détenir des disquettes compromettantes pour plusieurs occidentaux, dont celle du Commissaire M……

Sur ces disquettes, qui auraient été subtilisées, il y avait les preuves d’implication d’occidentaux dans des affaires récentes. Grâce à ces informaitons, les mafieux faisaient-ils chanter certaines personnes ???

Je ne connaissais pas à l’époque le rôle joué par ce commissaire M… dans l’affaire Borrel.

Selon les informations que j’ai obtenues, Madame J…. pourrait avoir été cooptée par un réseau en 2001. Aurait-elle pu avoir négocié, si c’est le cas, son « entrée » avec les disquettes dont elle aurait placé une copie en lieu sécurisé ?

Madame J…. pourrait être le maillon faible d’un réseau qui part du Cambodge et qui se prolonge dans plusieurs pays dont Djibouti.

Madame J… aurait-elle pu avoir connaissance des raisons pour lesquelles le Juge Borrel a été assassiné ? »

___________________________________

2°) Fac-similé de la lettre de convocation à un entretien préalable

09/06/09 (B502) Un ancien militaire français tente d’échapper aux mailles d’une hydre à caractéristique mafieuse, qui pourrait avoir aussi des ramifications à Djibouti ? (Lecteur)

Nous venons d’apprendre qu’un ancien militaire, qui avait travaillé pour les services de renseignements français, à été entendu dernièrement en qualité de témoin par la Juge Sophie Clément, dans le cadre de l’instruction pour l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Cet ancien militaire aurait eu pour mission, il y a quelques années, d’infiltrer un réseau mafieux à l’étranger.

Il a servi à Djibouti et il est l’un des rares français à avoir été décoré de la médaille de la vaillance Djiboutienne pour ses interventions lorsque l’armée éthiopienne a reflué d’Erythrée en passant par Djibouti.

Il était présent au moment de l’attentat du café de Paris et il aurait donné des détails sur l’organisation mafieuse qui pourrait avoir des liens avec l’assassinat du juge Borrel. Trafics de toutes natures, chantages, tels seraient les procédés qu’il a dénoncés.

Il précise que cette organisation aurait aussi dans ses cibles plusieurs américains et plusieurs organisations américaines et qu’elle utiliserait des méthodes d’infiltration et de chantage…

Après avoir quitté l’armée, il aurait été employé dans le Groupe Arjowiggins, spécialisé dans la fabrication des billets de banque.

C’est alors, qu’il aurait subi des harcèlements incessants organisés et réalisés par un Gendarme Mobile de Clermont-Ferrand que nous appellerons Patrice J… . Ces attaques répétés par téléphone, le plus souvent, avaient pour objectif de décrédibiliser cet ancien militaire auprès de la direction du Groupe où il était employé. Les arguments utilisés tournaient autour d’accusations de pédophilie, d’escroquerie et sont même montés d’un cran, lorsque le Gendarme de Clermont-Ferrand a assuré que cet ancien militaire était en réalité un malfaiteur qui préparait un braquage.

Ce n’est certainement pas une coïncidence car notre ancien militaire avait pour mission de mettre en place les procédures de prévention contre les actes de malveillance internes et les détournements de papier et « de chutes ». Chacun comprendra qu’il est essentiel de protéger un centre de fabrication de billets de banque qui assure la production de la monnaie pour plus de cent pays, dont ceux de Djibouti.

Les organisations mafieuses et les faussaires, s’il en existe, sont certainement intéressés par ces papiers. On peut supposer qu’elles n’appréciaient pas le fait que quelqu’un veuille sécuriser la production et les rebuts … !

Selon les dires de notre ancien militaire, le Gendarme de Clermont-Ferrand semble avoir une très bonne connaissance des réseaux mafieux. Pourrait-il agir sur leurs instructions ? Rien ne permet de le penser … à ce moment.

(A suivre)