29/11/2018 (Brève 1232) Nouvel Obs : Plainte de Sherpa pour des biens immobiliers acquis en France par la famille d’IOG

10/06/07 (B399) Nouvel Obs : chronologie de l’affaire Borrel (Petit rappel qui sera utile pour les internautes qui reprennent l’affaire en cours de route …)

Voici les
principales étapes de l’enquête sur la mort du juge Borrel
:

1995
18 octobre : Bernard Borrel, magistrat français
détaché comme conseiller du ministre de la Justice djiboutien,
retire à la banque l’équivalent de 32.800 euros qu’il laisse
à son domicile. Une lettre donne des instructions à sa femme
Elisabeth pour le paiement de quelques dettes.
19 octobre : Le cadavre du juge, à demi carbonisé,
est découvert à 80 km de Djibouti-ville.
2 novembre : L’enquête djiboutienne conclut au
suicide.
décembre : Une instruction est ouverte à
Toulouse pour « recherches des causes de la mort ».

1996
6 février :
Les faits sont requalifiés en
assassinat.
15 février : Selon l’autopsie, le corps a été
brûlé après la mort.

1997
8 juillet : Une étude médico-légale
française affirme que le rapport d’autopsie djiboutien est « truffé
d’erreurs et de contradictions ».
octobre : Le dossier est transféré à
Paris.

1999
décembre : Un ex-membre de la garde présidentielle
djiboutienne, Mohamed Saleh Alhoumekani, exilé en Belgique, affirme
avoir entendu, le jour de la mort du juge, cinq hommes déclarer
à l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh,
directeur de cabinet de son prédécesseur, que le « juge
fouineur est mort » et qu' »il n’y a pas de trace ».

2002
juin : Deuxième exhumation du corps et expertises
toxicologiques françaises qui jugent en novembre le suicide « peu
plausible ».
19 novembre : Plainte d’Elisabeth Borrel pour « subornation
de témoin » après les révélations d’Ali
Iftin, un ancien officier djiboutien réfugié à Bruxelles
qui affirme que Hassan Saïd, chef des services secrets djiboutiens,
l’a obligé à mentir.

2004
20 octobre :
Huit ans après avoir conclu à
un suicide, la justice de Djibouti nomme un juge d’instruction qui réclame
la communication du dossier français. Refus le 8 février
2005.

2005
7 février :
Mme Borrel porte plainte pour pressions
sur la justice, critiquant des interventions du Quai d’Orsay.
17 mai : Le président Guelleh, de passage à
Paris, est vainement convoqué comme témoin.

2006
28 juin :
L’avocat de Mme Borrel annonce la découverte
d’empreintes génétiques sur le short du juge.
1er octobre : Mandats d’arrêt contre le procureur
et le chef des services secrets de Djibouti, Djama Souleiman et Hassan
Saïd, pour « subornation de témoins ».
19 octobre : Mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh
et Hamouda Hassan Adouani, possibles exécutants de l’assassinat.

2007

14 février : Le président
Guelleh, en visite en France, est encore convoqué en vain.
19-20 avril : Perquisitions au Quai d’Orsay et au ministère
de la Justice faisant suite à la plainte de Mme Borrel du 7 février
2005.
2 mai : Les juges tentent une perquisition à l’Elysée
mais les gendarmes leur en interdisent l’accès.
6 mai : Le Journal du Dimanche publie le récit
des juges lors du refus de perquisition à l’Elysée.
13 mai : Christian George, 37 ans, un ressortissant français
affirmant détenir des informations sur la mort du juge Bernard
Borrel en 1995 à Djibouti, a été récemment
incarcéré dans la capitale africaine par les autorités
judiciaires djiboutiennes, annonce un membre de sa famille. Il serait
accusé d’espionnage par les autorités djiboutiennes.
15 mai : Le procureur général de la République
de Djibouti, Djama Souleiman Ali, nie qu’un ressortissant français
actuellement incarcéré dans ce pays africain ait affirmé
détenir des informations sur la mort en 1995 à Djibouti
du juge français Bernard Borrel.
3 juin : L’affaire Borrel est passée au crible
sur Canal+ dans l’émission « Lundi investigation », qui
relate les pressions pour accréditer la thèse du suicide
du juge. « A l’époque, il fallait accréditer la thèse
du suicide pour ne pas gêner les relations entre la France et Djbouti
qui étaient déjà bien malades, donc tout le monde
a épousé cette thèse, y compris les militaires »,
explique Louis Vernay, ex-officier du 2ème Bureau (services de
renseignements) à Djibouti.
9 juin : Le ministère de la Justice s’est secrètement
engagé, dès 2004, à remettre l’enquête sur
le juge Borrel aux autorités de Djibouti. Le procureur Laurent
Le Mesle, à l’époque directeur de cabinet du garde des Sceaux,
affirme « qu’il n’a jamais exercé de pression sur la justice ».

05/04/07 (B389) Nouvel Obs : Somalie / Mogadiscio, nouveau front des djihadistes… (Info lectrice)

Les
troupes éthiopiennes gagneront probablement la bataille de Mogadiscio,
mais celle-ci signe l’échec de leur intervention en Somalie.

Fin décembre 2006, les « anciens » des clans dominants
de la capitale avaient obtenu des milices des tribunaux islamiques qu’elles
s’inclinent face au blitzkrieg éthiopien pour épargner Mogadiscio.
Les miliciens s’étaient alors fondus dans la population. Addis-Abeba,
triomphant, annonçait son retrait «dans les deux semaines»
et l’implantation générale du gouvernement fédéral
transitoire, avec l’appui d’une force d’intervention de l’Union africaine.

Sans légitimité – hormis celle que la communauté internationale
lui accorde – et incapable d’administrer et de maintenir un semblant d’ordre,
que seuls les tribunaux avaient réussi à établir, le
gouvernement a pourtant ostracisé les chefs modérés des
tribunaux et surtout leur clan d’origine, dominant à Mogadiscio.

Il a ainsi fini par coaliser contre lui, autour des milices islamiques, celles
des clans et des anciens seigneurs de guerre, unies par le nationalisme somalien
dont l’Ethiopie est l’ennemi séculaire. Pour sauver le gouvernement
assailli, les troupes éthiopiennes ont dû mener l’assaut, d’autant
que le premier contingent de la force africaine, composé de 1 200 Ougandais,
restait l’arme au pied.

Résultat : en engageant ses forces l’armée éthiopienne
a commis à Mogadiscio le pire massacre de civils depuis quinze ans.
Aujourd’hui, la haine des «infidèles» – l’Ethiopie étant
perçue comme chrétienne – règne à Mogadiscio et
gagne bien au-delà.

«Les Ethiopiens, note un observateur, ont prétendu combattre
un monstre islamique» pour « vendre » leur intervention
à leur allié américain, alors qu’elle n’avait qu’un but
: priver leur opposition intérieure, plus ou moins armée, d’une
base arrière en Somalie. «Ils ont fini par créer ce monstre»:
après l’Afghanistan et l’Irak, l’extrémisme islamiste a maintenant
un boulevard pour ouvrir un troisième front en Somalie.

René
Lefort
Le Nouvel Observateur

03/03/07 (B385-A) NouvelObs : Les voitures des touristes retrouvées.

Les
véhicules dans lesquels voyageaient les cinq Européens enlevés
dans ont été retrouvés détruits. L’Ethiopie accuse
l’Erythrée, qui dément.

Les véhicules dans lesquels voyageaient cinq Européens, enlevés
dans le nord-est de l’Ethiopie, ont été retrouvés détruits,
a affirmé à l’AFP samedi 3 mars le voyagiste, organisateur de
leur expédition, Tony Hickey, qui n’a pas fait état de corps
retrouvés.

« Les deux véhicules des Britanniques ont été retrouvés
détruits à Hamed Ela où ils ont été enlevés.
Un autre 4×4 dans lequel voyageaient des officiels du gouvernement de la région
Afar (nord-est) a aussi été retrouvé détruit »,
a déclaré Tony Hickey, qui travaille pour l’agence de voyage
Ethiopian Quadrants.

« Ce sont des Afars et des chauffeurs qui m’ont donné cette information.
Ils disent que les voitures ont été détruites par des
roquettes de RPG-7. Les ravisseurs ne voulaient sans doute pas être
suivis », a-t-il expliqué à Addis-Abeba.

Tony Hickey n’a pas parlé de corps retrouvés dans ou à
proximité des voitures, assurant que tous les passagers des véhicules
avaient été enlevés.

L’Erythrée accusée

Selon la police éthiopienne citée par l’agence éthiopienne
de presse ENA (officielle), l’enlèvement a eu lieu à environ
une cinquantaine de kilomètres de la frontière érythréenne.

La découverte des véhicules n’a pas été
confirmée dans l’immédiat par les autorités éthiopiennes.

Des recherches se poursuivaient samedi pour retrouver les personnes kidnappées.

Selon le ministère britannique des Affaires étrangères,
qui a dépêché samedi en Ethiopie une équipe pour
aider à retrouver le groupe, les cinq Européens portés
disparus travaillent pour l’ambassade du Royaume-Uni à Addis-Abeba
ou sont des proches de membres du personnel de l’ambassade.

Le président de la région éthiopienne Afar (nord-est),
Ismail Ali Sero, a accusé samedi « des soldats érythréens »
d’avoir enlevé les cinq Européens et plusieurs Ethiopiens. L’Erythrée
a démenti catégoriquement ces accusations.

Escortes policières pour les groupes de touristes

Plusieurs groupes de rebelles ont été signalés
dans la région Afar située aux confins de l’Ethiopie, de l’Erythrée
et de Djibouti. Le gouvernement d’Addis-Abeba a imposé des escortes
policières aux groupes de touristes souhaitant se rendre dans cette
région désertique et volcanique, appréciée pour
sa beauté.

La tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée, à la suite de leur
conflit frontalier (1998-2000), rend également cette zone très
sensible. (AFP)

10/01/07 (B377) NouvelObs (/AP) Les Etats-Unis de retour en Somalie, avec des objectifs plus limités.

De
retour en Somalie, les Etats-Unis gardent un très mauvais souvenir
de leur intervention manquée dans ce pays d’Afrique de l’Est, qui s’était
soldée en 1993 par la mort de 18 GI’s. Leurs objectifs apparaissent
cette fois plus limités.

L’aviation
américaine a bombardé lundi et mardi des objectifs dans le sud
de la Somalie, visant des combattants islamistes soupçonnés
d’avoir participé aux attentats contre les ambassades des Etats-Unis
au Kenya et en Tanzanie (225 morts) en 1998.

Les Etats-Unis étaient intervenus en
Somalie il y a 14 ans dans le cadre d’une vaste opération humanitaire
sous l’égide des Nations unies, pour aider des milliers de civils en
proie à la famine, dans un pays déchiré par les affrontements
entre clans. Les premiers soldats américains sont arrivés en
décembre 1992.

Leur mission, assurer le maintien de la paix
et s’opposer à un des principaux chefs de guerre locaux, tournera vite
au cauchemar -dépeint dans le film « La Chute du Faucon Noir ».
En octobre 1993, des miliciens abattent un hélicoptère Blackhawk:
18 soldats américains meurent dans le crash et l’opération de
secours engagée après l’attaque. Les images des cadavres américains,
traînés par les miliciens, feront le tour du monde.

Bill Clinton, alors à la Maison Blanche,
promet de ne jamais plus déployer de troupes si les intérêts
américains ne sont pas clairement mis en jeu. Les derniers soldats
américains quittent la Somalie en mars 1994, un an avant le départ
des Casques bleus de l’ONUSOM.

Pendant longtemps, les Etats-Unis suivront
de loin la situation en Somalie. Les attentats du 11 septembre 2001 changent
la donne et Washington s’intéresse de nouveau à cette partie
du monde, redoutant que la Somalie ne se transforme en base arrière
du mouvement terroriste Al-Qaïda.

Des Marines sont déployés en
2002 à Djibouti, tandis qu’une Force conjointe d’environ 1.800 hommes
est chargée de tâches de renseignement et de formation pour les
militaires des pays voisins -notamment les garde-côtes au Yémen
et au Kénya. La CIA a parallèlement poursuivi ses activités
de renseignement, traquant en particulier le cerveau présumé
des attentats de 1998, le Comorien Fazul Abdullah Mohammed.

D’après le secrétaire général
de la présidence somalienne Abdirizak Hassan, cet homme de 32 ans a
été tué lundi lors d’un raid américain dans le
sud de la Somalie -information non confirmée à Washington.

Au cours des dernières semaines, le
Conseil des tribunaux islamiques qui contrôlait une grande partie de
la Somalie depuis l’été a été renversé
avec l’aide des forces éthiopiennes, intervenues après des mois
de consultations avec les principaux responsables militaires et diplomatiques
américains. Des bâtiments américains ont également
été déployés au large de la Somalie, pour empêcher
la fuite ou l’infiltration de combattants islamistes et militants étrangers.

Les Etats-Unis demandent à présent
la mise en place d’une force de maintien de la paix pour soutenir le gouvernement
de transition, internationalement reconnu, du président somalien Abdullahi
Youssouf. Cette force serait d’abord composée de soldats africains,
puis de casques bleus, a déclaré mardi le haut représentant
de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana.

Le secrétaire général
des Nations unies Ban Ki-moon s’est de son côté déclaré
« préoccupé » des risques d' »escalade » en
Somalie après les bombardements américains en Somalie, « en
dépit des motifs de cette action militaire ». AP

20/10/05 (B320) Le Nouvel Obs : Mme Borrel s’exprime sur l’affaire de son mari et sur le procès du 18 octobre (Transmis par un lecteur)

MORT DU JUGE BORREL

« A aucun moment l’Etat ne désarme »

NOUVELOBS.COM | 17.10.05 | 15:49

par Elisabeth Borrel,
veuve du magistrat
Bernard Borrel

Officiellement, où en est l’enquête ? De quoi les autorités français vous ont-elles mise au courant ?

– Dans un premier temps, alors que nous ne remettions pas encore en cause la thèse du suicide, j’avais reçu un télégramme diplomatique de l’ambassadeur de France m’indiquant qu’une autopsie serait pratiquée. Or, a priori, cette autopsie n’a pas été pratiquée et le corps a été transféré dans un hôpital militaire où un médecin légiste de l’armée a procédé à un examen du corps ainsi qu’à des radiographies. Le problème, c’est que le dossier médical a immédiatement disparu et n’a toujours pas été retrouvé.

Depuis, je me heurte à un mur, tout comme le juge d’instruction. Pendant longtemps, l’Etat français a maintenu cette version officielle du suicide jusqu’à ce qu’en février 1995, je me constitue partie civile et demande une autopsie. Celle-ci mettra un an à être faite et le rapport ne sera rendu encore qu’un an après, en février 1997.

Aujourd’hui, officiellement, le juge d’instruction et le parquet ont reconnu qu’il s’agissait d’un assassinat.

On sait en effet que le corps de mon mari présentait un coup au crâne et une fracture du bras et que deux liquides inflammables différents ont été utilisés pour le brûler, ce qui est incompatible avec l’hypothèse d’un suicide. Le mobile quant à lui reste inconnu en raison d’un manque d’expertises et de moyens d’investigation.

Qu’espérez vous obtenir des pièces dont vous demandez la déclassification ?

– Certaines pièces ont déjà été déclassifiées, mais le problème c’est que, même ça, on dirait une mise en scène. Par exemple, nous n’avons reçu que des pièces concernant les années du gouvernement Jospin mais rien datant de 1995-1996. Ou encore, lorsque les services secrets parlent d’une personne, ils se trompent de prénom et citent le père décédé. De même, concernant le dossier médical de mon mari qui aurait disparu, il doit bien se trouver quelque part ! Si ce n’était le cas, la DST aurait dû ouvrir une enquête.

Tout ceci ressemble tout de même bien à de la désinformation complète. Les services secrets tremblent de mettre en cause l’Etat djiboutien.

Bernard est mort en octobre 1995, en pleine course à la présidence djiboutienne, et alors qu’il travaillait sur l’attentat du Café de Paris. Mais pour les services secrets, c’est comme si rien ne s’était passé.

Dans un communiqué, le Syndicat de la Magistrature dénonce « des pressions et des manipulations ». De quel type de pressions s’agit-il et par qui ont-elles été exercées ?

– Ces pressions ont été claires et parfois même publiques. Par exemple quand le quai d’Orsay a annoncé qu’il avait l’intention de transmettre le dossier de mon mari à Djibouti pour qu’un procureur, mis en cause dans cette affaire, puisse y avoir accès, c’est une pression ! Officiellement, ils ne l’ont pas fait, en tous cas je l’espère, mais on n’en sait rien.

Des pressions ont également été exercées à l’encontre d’un témoin en Belgique qui, en janvier 2000, a affirmé avoir assisté à une réunion au cours de laquelle un homme a rendu compte de l’assassinat de mon mari à Ismaïl Omar Guelleh.

Des juges d’instructions ont aussi refusé que je les accompagne à Djibouti pour la reconstitution alors que normalement toutes les parties doivent être présentes.

J’ai eu accès à une cassette vidéo de cette reconstitution et j’ai vu des personnes ayant un comportement indigne de la magistrature et insupportable pour les familles. Il a fallu également se battre avec Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie pour obtenir la déclassification de certaines pièces.

Aujourd’hui, je n’ai officiellement aucun contact avec qui que ce soit et seul un syndicat de la magistrature nous a soutenus. Ce qui est désespérant, c’est qu’on a vraiment l’impression qu’à aucun moment, l’Etat ne désarme et ne se montre beau joueur. Une procédure en diffamation a ainsi été engagée contre le responsable d’un site de l’opposition djiboutienne qui nous avait soutenus.

L’audience tombera le jour même du 10e anniversaire de la mort de mon mari.

C’est cette volonté de nuire qui est grave!

Dans sa biographie, monsieur Villepin explique qu’il veut redonner confiance en l’Etat français et ses institutions. Moi, cela fait dix ans que je me bats contre elles et pour rétablir la confiance il faudrait une prise en charge réelle de cette affaire.

Propos recueillis par Jérôme Hourdeaux
(le lundi 17 octobre 2005

20/10/05 (B320) Le Nouvel Obs : La veuve du juge Borrel reçue ce mercredi après-midi par la juge d’instruction

AP | 19.10.05 | 10:57
PARIS (AP) — Elisabeth Borrel, la veuve du juge retrouvé mort il y a dix ans à Djibouti, sera reçue ce mercredi à 16h30 au palais de justice de Paris par la juge d’instruction Sophie Clément, en charge de l’enquête sur le décès de Bernard Borrel, a-t-on appris auprès de l’avocat de la famille, Me Olivier Morice.

Lors d’une conférence de presse mercredi matin, Elisabeth Borrel et son avocat ont dénoncé le manque de moyens accordés, selon eux, à la juge d’instruction et ils ont fait part de leur intention de demander la déclassification de nouveaux documents.

Bernard Borrel a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre 1995 face à l’Ile du Diable à Djibouti. Elisabeth Borrel soutient que son mari a été assassiné et accuse le président Ismaïl Omar Guelleh d’être le commanditaire du crime.

Cette version est fermement contestée par Djibouti, où des premières investigations entreprises après la découverte du corps du magistrat ont conclu à son suicide. Une thèse appuyée par les premiers juges d’instruction français, mais mise à mal par de nouvelles expertises médico-lé les qui concluent au meurtre de M. Borrel. AP

13/10/05 (B319) Le Nouvel Observateur : Revirement à Versailles ! Djama pose un lapin à la Justice française.

_____________________________ Note de l’ARDHD
Comme l’on pouvait s’y attendre, ni Djama Souleiman, ni Hassan Saïd ne se rendront aux convocations de la Justice française. Grands habitués des « lapins judiciaires », ils pratiquent la politique de la chaise vide, ce qui conforte chacun dans le fait qu’ils ont des choses à se reprocher et que Guelleh en a peut-être plus qu’eux.

Certains affirment même que c’est l’une des raisons pour lesquelles il aurait tant de mal à s’endormir le soir ?
___________________________________________________________

Science fiction ou prémonition ?

Dialogue futuriste ?



Hassan :
alors on se décide à entrer pour rencontrer la Juge ?

Djama :
si tu y tiens vraiment, mais tu connais

les risques. Je ne te les ai pas cachés ..!

Hassan :
c’est vrai ! Mais IOG nous l’a demandé

et on touchera une grosse indemnité …

Djama : Cela évitera la crise diplomatique avec Paris et en servant de fusibles, on protègera IOG, qui a promis de tout faire pour nous éviter la taule …

Hassan : Tu y crois vraiment ?

Dès le 12 septembre 2005, nous avions anticipé la situation d’aujourd’hui à notre façon humouristique ..

Un mois après, ce n’est plus de la science fiction : c’est la triste réalité.



Lien : http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20051012.OBS1994.html



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Le procureur de Djibouti absent à Versailles





NOUVELOBS.COM | 13.10.05 | 17:47



Le procureur de la République de Djibouti, mis en cause dans l’affaire Borrel, ne s’est pas présenté jeudi chez un juge d’instruction de Versailles.

Revirement de dernière minute dans l’affaire Borrel. Djama Souleiman, procureur de la République de Djibouti et le chef des services secrets djiboutiens Hassan Saïd ne se sont pas présenté jeudi 13 octobre chez un juge d’instruction de Versailles.

Les deux hommes devaient être entendus sur une éventuelle subornation de témoins dans l’affaire du décès, en 1995, du juge français Bernard Borrel, selon une source judiciaire.

Déjà fin septembre 2004, le procureur de la République de Djibouti ne s’était pas présenté au palais de justice de Versailles. Il était convoqué au titre de témoin assisté. L’audition du chef des services secrets djiboutiens faisait suite à une décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles du 7 janvier.



Aspergé d’essence



La plainte instruite à Versailles a été déposée en novembre 2002 par Elisabeth Borrel, veuve du juge Borrel, dont le corps avait été découvert le 19 octobre 1995 à 80 kilomètres de Djibouti, aspergé d’essence et à moitié brûlé.

Elisabeth Borrel suspecte le magistrat djiboutien d’avoir fait obstruction à l’enquête menée en France sur les circonstances du décès de son mari.