10/01/2013 (Brève 088) Communiqué, daté du 31 décembre 2012, de l’ACSAO à propos de la tuerie d’Obock (le retard dans la publication est lié à un problème de transmission)

*Communiqué de l’ACSAO sur la tuerie d’Obock*

La communauté afar d’Ottawa est meurtrie dans sa chair suite à la fusillade
survenue dimanche après-midi dans la ville d’Obock qui a couté la vie au jeune collégien Hafiz Mohamed et blessé plusieurs autres.

Dans un contexte de bâillonnement de la population djiboutienne et vu la chape de plomb qui écrase depuis deux décennies la ville martyr de Cayyu, cette énième tuerie, comme d’autres dont la plus meurtrière est la tuerie d’Arhiba du 18 Décembre 1991, orchestrée par le gouvernement ou par un groupe extrémiste au sommet de l’État, prouve que l’impunité est garantie à tout élément en uniforme qui tue un civil afar fut-il un enfant.

La jeunesse obockoise qui voulait exprimer son mécontentement contre des décisions gouvernementales de manière démocratique et pacifique a été réprimé dans le sang par des éléments de la GIGN. Quand la violence étatique est érigée en machine à tuer, il est légitime de se demander pourquoi cette méthode est toujours privilégiée quand il s’agit des Afars.

La communauté Afar d’Ottawa :

– Condamne avec fermeté cet acte ignoble et lâche – Exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les auteurs de la mort du jeune Hafiz
– Apporte son soutien aux jeunes manifestants d’Obock et à la jeunesse djiboutienne en général.
– Adresse ses sincères condoléances à la famille du défunt ainsi que toute la population d’Obock. Que Dieu accueille le jeune martyr dans son Paradis Éternel.

06/01/2013 (Brève 085) Picon ouvre l’année 2013 avec ses nouvelles productions Il apporte un hommage renforcé aux jeunes qui ont soit perdu la vie sous les balles du GIGN ou à ceux qui sont toujours à l’hôpital dans un état grave et que le régime refuse d’évacuer vers la capitale. Il enfonce le clou contre les responsables et en particulier le sous-ministre des sports, qui a autorisé le feu avec l’accord (tacite ?) d’Haramous ?

Les responsables de la tuerie de jeunes lycéens à Obock djibouti
Dénoncer les crimes commis par le régime djiboutien
Le régime djiboutien : un régime d'inspiration stalinienne
Meurtres à Obock

03/01/2013 (Brève 083) Communiqué conjoint de la FIDH et de la LDDH, pour dénoncer la mort d’un jeune lycéen à Obock, tombé sous les balles réelles tirées par les forces de l’ordre.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

Communiqué de presse conjoint

Djibouti : les forces de l’ordre tuent un jeune manifestant de 14 ans

Djibouti, Paris, Nairobi, le 3 janvier 2013 – Les forces de l’ordre djiboutiennes ont tiré à balles réelles sur des jeunes manifestants pacifiques, le 30 décembre 2012 dans la ville d’Obock. Le bilan est d’un mort, un adolescent de 14 ans, et de nombreux blessés graves. Nos organisations appellent la communauté internationale à condamner ce nouvel acte de violence commis par des agents de l’État contre la population civile.

Le 30 décembre 2012, des jeunes, essentiellement des écoliers et des lycéens, de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté à l’occasion d’une journée omnisports organisée par le Secrétaire d’Etat aux sports pour dénoncer le manque d’infrastructures sportives dans la région. En réaction, les forces de l’ordre ont ouvert le feu, tuant Hafez Mohamed Hassan, un collégien de 14 ans et blessant, plus ou moins grièvement, d’autres manifestants, notamment : Ahmed Mohamed Ali, Ali Kanano Barqo, Ali Omar, Fatouma Ibrahim Moussa, Hachim Hassan Mohamed, Hasna Mohamed Ali, Omar Mohamed Ali, Ali Mohmed Ali.  Mme Aicha Dini, une personnes âgée d’au moins 70 ans a, elle aussi, été grièvement blessée et serait actuellement dans un état très critique.

« Ce nouvel usage disproportionné de la force par des agents de l’État est odieux et impardonnable. Quand un pouvoir s’en prend à des enfants, cela démontre à quel point il méprise les droits humains » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

La FIDH et la LDDH condamnent cette répression aveugle à l’encontre de jeunes manifestants pacifiques et demandent qu’une enquête indépendante soit menée pour que toute la lumière soit faite sur les graves violations des droits de l’Homme et que leurs auteurs soient traduits en justice et dûment sanctionnés.

Nos organisations appellent la communauté internationale et en premier lieu les organes de l’Union africaine et des Nations unies à se saisir des violations récurrentes des droits de l’Homme à Djibouti et d’exiger expressément du pouvoir en place de respecter les droits de l’Homme conformément à ses engagements internationaux.

Contact presse:
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris) – Email : presse@fidh.org

03/01/2013 (Brève 079) Guelleh a fini par s »‘auto- » éxécuter ! Et l’ARDHD pense qu’elle pourrait avoir contribué à le convaincre de le faire …. ! (ARDHD)

Près de 72 heures après le drame d’Obock où un jeune lycéen a perdu la vie sous les balles tirées probablement avec l’accord sinon l’ordre du sous-ministre « des sports organisés contre la jeunesse » Djama Elmi Obsieh et nos appels à une réaction au minimum de compassion de la part du Gouvernement et surtout l’ouverture d’une information judiciaire, Guelleh s’est enfin exécuté !

Certes, il le fait du bout des lèvres et il oublie les 8 victimes dont certaines seraient dans un état grave et probablement soignées avec les moyens du bord, dans un hôpital où de nombreux médicaments et accessoires manquent cruellement.

Comment éteindre le feu

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Pour nous, il est déjà important, que l’Etat reconnaisse que des faits de nature « criminelle » ont été commis sous ses ordres par ses serviteurs les plus zélés.

Quand à l’ouverture d’une enquête judiciaire, il ne faut rien attendre à Djibouti.

Les vrais coupables ne seront jamais identifiés.

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Djama Elmi Obsieh sous ministre en charge d'organiser des sports contre la jeunesseL’enquête préalable du procureur pourrait se terminer :

soit, par un non-lieu précisant que les gendarmes étaient légitimes à se défendre face à des lycéens mineurs, enragés, agressifs, menaçants et lourdement armés de cahiers, règles en plastique et stylos-feutres,
– soit, par la condamnation à une peine symbolique ou qui ne sera jamais purgée d’un lampiste de base … qui recevra une compensation pécuniaire en échange de son acceptation de la sanction.

Mais les véritables commanditaires du meurtre, à savoir d’abord le sous-ministre Djama Elmi Obsieh et les officiers commandant le détachement qui a ouvert le feu, ne seront même pas entendus.

03/01/2013 (Brève 080) Un lecteur nous adresse des photos de la manifestation du 29 décembre 2012 à Obock

Sur ces photos, les internautes pourront mesurer la détermination d’une bande organisée de jeunes lourdement armés de banderolles, face à un petit détachement de pauvres gendarmes, totalement désarmés et sans protection personnelle.

Cessons l’humour !

Mais,
qui pourrait imaginer en visualisant ces photos que ces jeunes représentaient un danger pour l’ordre public et une menace pour la stabilité du régime et de la république, justifiant l’utilisation massive de tirs à balles réelles, dans un dernier sursaut désespéré pour défendre le pays.

Personne ne pourrait l’imaginer. Il s’agit bien d’un meurtre avec préméditation et des blessures volontaires. La justice pénale doit instruire l’affaire et punir les coupables.

Mais au fait où est la justice pénale qui instruit contre les dignitaires du Pharaon. Nous avons eu beau chercher, impossible de la trouver.

La seule justice pénale que nous ayons rencontrée facilement est celle qui condamne les innocents à Djibouti et qui accuse les opposants des pires crimes qu’ils n’ont jamais commis.

C’est comme cela sous le régime dictatorial et sanguinaire de Guelleh

Manifestation pacifique de jeunes lycéens à Obock -Djiboiuti
Manifestation le 29 décembre des lycéens à Obock - Djibouti Manifestation jeunes lycéens à Obock - Djibouti
Les forces djiboutiennes tirent à balles réelles sur les lycéens désarmés

03/01/2013 (Brève 081) L’action disproportionnée des forces de l’ordre : de nouvelles victimes, dont un bébé … (Correspondant)

Nous apprenons avec la plus grande tristesse, qu’un bébé agé de quelques mois a succombé à l’hôpital d’Obock, d’un problème respiratoire aigu, lié à la respiration des gaz lacrymogènes.

Avant les tirs à balles réelles, ces gaz avaient été utilisés à dose massive contre les jeunes lycéens et ils ont contaminés toute la ville, d’où l’inhalation par ce bébé qui n’a pas pu être maintenu en vie. De son nom Kassim, il était le fils d’Abdallah Misixiq.

Nous adressons toutes nos condoléances à cette famille, qui est dans la peine, à cause de cette dictature qui asservit la population et qui lui tire dessus.

On signale aussi qu’une personne âgée Dini Mohamed Dini est dans un état critique.

03/01/2013 (Brève 082) LDDH : le 30 décembre 2012, les jeunes de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté contre l’organisation d’une fête politico-électorale du régime.


Le Président
COMMUNIQUE DU 3 JANVIER 2013

COMMUNIQUE DU 02/01/2013

Le 30 décembre 2012, les jeunes de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté contre l’organisation d’une fête politico-électorale du régime.

N’acceptant pas cette manifestation pacifique de la jeunesse d’Obock, le régime dictatorial a aussitôt mis en marche la machine répressive.

Force est d’observer que, face à des jeunes manifestants pacifiques, les forces de l’ordre du régime ont tiré à balles réelles sur la foule, tuant un collégien de 14 ans du nom de Hafez Mohamed Hassan et blessant gravement d’autres personnes dont un se trouve actuellement dans le coma.

Par conséquent, la LDDH:

  • Condamne avec la plus grande fermeté l’usage aveugle de la force à l’encontre de jeunes nanifestants pacifiques,
  • Dénonce ce crime inadmissible.
  • Demande que toute la lumière soit faite sur ce crime commis par les forces de l’ordre.
  • Condamne les violations répétées des droits humains par le régime en place.
  • Interpelle la communauté nationale et internationale d’user de leur pouvoir pour faire respecter les droits de l’Homme à Djibouti.

ZAKARIA ABDILLAHI,
Président par intérim de la LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Siège provisoire: Rue de Bruxelles, Djibouti tel 21 35 97 49

02/01/2013 (Brève 077) Lettre de condoléances à un proche de la victime d’Obock, assassiné de sang-froid par des forces de l’ordre sous les ordres du sous-ministre Djama Elmi Obsieh (Mouvement de soutien aux victimes civiles d’Obock)

Ma chère cousine Kadiga Hassan Haroun,

C’est en ces circonstances dramatiques vécues par notre famille, avec la mort du jeune Hafez, que je m’adresse à toi.

A titre personnel, je te présente toutes mes condoléances les plus attristées face à ce décès qui vient de nous toucher au plus profond et t’assure de tout mon soutien dans cette difficile épreuve. Qu’Allah l’accueille dans son paradis amin , Inna Lillaahi waa inna ileyhi raajiiqun
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Lorsqu’une famille est durement frappée par la mort d’un enfant, ce sont toutes les populations Afars qui sont en deuil.

Confronté à l’évènement dramatique qui s’est déroulé dimanche 30 décembre 2012 à Obock et qui vient une fois encore de frapper indirectement toutes les populations Afars et tout particulièrement la grande famille de l’enfant décédé, des autres enfants et de la femme âgée plus ou moins grièvement blessés, nous nous associons aux parents concernés et à leur famille dans la douleur et le grand chagrin qui les plonge dans le désarroi et souhaitons aux blessés un prompt et complet rétablissement.

Nous témoignons de toute notre grande affliction aux parents et aux familles des victimes dont les noms nous ont été communiqués ainsi qu’à ceux et celles qui sont encore sans nouvelle de l’un de leur enfant.

A notre connaissance, le jeune homme de 14 ans qui a été tué est
– Hafez Mohamed Hassan, de la famille Hassan Haroun.
les victimes blessées plus ou moins gravement sont les suivantes :
– Ahmed Mohamed Ali
– Ali Kanano Barqo
– Ali Omar
– Fatouma Ibrahim Moussa
– Hachim Hassan Mohamed
– Hasna Mohamed Ali
– Omar Mohamed Ali
– Ali Mohmed Ali
Collégiens et collégiennes dont la moyenne d’âge est inférieure à 15 ans

Une personne âgée de plus de 70 ans, Aicha Dini grièvement blessée et serait dans un état très critique.

A ceci viennent s’ajouter de nombreux blessés et « disparus » dont nous attendons des nouvelles.

Il n’y a pas de possibilité de répression de l’espoir et de la vérité dont les jeunes sont porteurs ; à moins de les étouffer soi-même dans le sang.

C’est ce que vient de tenter le sinistre Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Djama Elmi Okieh, devenu « ordonnateur de crimes » commis à l’encontre de la jeunesse d’Obock, dimanche 30 décembre 2012.

L’homme, formé en des temps pas si lointains à « l’Ecole stalinienne » et qui a l’aplomb de se recommander, à grand renfort de publicité, comme étant est l’un des membres fondateurs du Collectif des jeunes contre la violence juvénile… serait bien inspiré de revisiter sa copie en remplaçant le terme de « fondateur » par l’expression « violent exterminateur des jeunes » qui s’opposent à son dictat.

En effet, plus haut responsable présent sur les lieux de la manifestation qui était incontestablement à vocation pacifique, il n’a pas hésité à laisser tirer les « Forces spéciales » à balles réelles sur la jeunesse Afar qui manifestait, à l’origine sereinement, pour le respect de ses Droits ; décimant ainsi et sans état d’âme d’aucune sorte les rangs des jeunes manifestants et faisant des dizaines de victimes, dont des enfants âgés pour certains d’à peine une douzaine d’années.

Selon nos informations, certaines familles n’auraient toujours pas encore « récupéré » le corps de leur enfant.

Corps non pas évacuées dans l’urgence par lesdites « forces spéciales » pour tenter de faire soigner les blessés et sauver ceux qui pouvaient encore l’être mais plus vraisemblablement agissant sur ordre pour tenter de limiter artificiellement et officiellement le nombre de victimes de cette ignominie.

Rappelons que lors de précédentes manifestations,  nombreuses sont les familles qui recherchent encore de nos jours un père, une mère un enfant ; considérés depuis et officiellement comme des « disparus » et réduisant, ainsi et d’autant, le nombre des morts.

Quels crimes avaient bien pu commettre ces jeunes et cette vieille femme de 70 ans pour mériter de subir de tels actes que l’on se doit de qualifier de barbares ?

Cette jeunesse oubliée, comme l’est l’immense majorité des populations Afars depuis bien longtemps par un pouvoir central qui les exclut de plus en plus et d’année en année, a refusé de servir de faire-valoir politique dans une opération, une fois encore falsificatrice des vérités, devant les caméras des médias locaux.

Le but de cette opération médiatique était non point d’intérêt sportif comme on voudrait nous le laisser croire mais de réaliser un reportage de propagande – photographique et télévisuel – pour tenter de redorer le blason largement terni des occupants du Palais d’Haramous et de leurs complices dans la perspective des hypothétiques élections législatives de février.

Dans un pays où les caisses de l’Etat sont vides, où les interdits s’expriment en dehors des Droits et des lois, dans un pays où la Torture est banalisée dans ses prisons et ses commissariats, l’odieuse Tyrannie imposée par Haramous ne sait plus à quelle répression se vouer pour tenter d’imposer des images fallacieuses masquant toutes les vérités et se maintenir ainsi au pouvoir alors que « tout fout le camp » dans ce royaume devenu celui de toutes les mystifications.

Les rares chaouchs, avant dernier bastion de l’appareil répressif Guelleh-Haïd, ont toujours eu le sens de l’ordre pour leurs profits personnels avant celui de la légalité républicaine, le sens de l’état….de leurs finances avant le souci du citoyen et de son progrès économique, social et politique ; et point du tout le sens de l’honneur et de la dignité humaine.

Hormis les dernières ressources financières consacrées aux « Forces spéciales », qui protègent le Palais présidentiel d’Haramous et réalisent des opérations « coup de poing » telle que celle d’Obock, le versement des soldes aux chaouchs et autres avantages est remis en cause depuis des mois et largement hypothéquée car Haramous ne peut plus payer !!!!!!!

Se sachant au bord du gouffre social, économique et politique, totalement dépassé par les évènements dans un régime totalitaire où il a instauré inconsciemment la chienlit et celui de toutes les mascarades dont il n’est plus le maître exclusif, Ismaïl Omar Guelleh tente un dernier coup de poker en se risquant, une nouvelle fois, dans une opération de désinformation auprès des pays occidentaux présents, directement ou indirectement, à Djibouti pour artificiellement sauver la face et les contraindre à sauver son trône vermoulu par toutes les corruptions et les crimes cautionnés depuis bien trop longtemps.

Si les pays occidentaux n’y prennent pas garde et entrent une nouvelle fois dans son jeu, le Tyran djiboutien n’hésitera pas à impliquer officiellement l’Erythrée pour la désigner, témoignages falsifiés à la clé et dont il s’est fait une spécialité, comme étant le fomentateur privilégié de troubles et de supposées tentatives de déstabilisation du Nord du pays ; donc susceptibles de « porter atteinte » à l’intégrité du territoire national !!!!

A cela s’ajoute pour lui un mélange de besoin de violence primitive pour atteindre son but par tous les moyens en utilisant la « bêtise sectaire » de son entourage immédiat telle une forme de bras séculier de toutes ses actions nauséabondes, l’emploi de moyens et de technologies modernes, y compris aériens, pour anéantir l’ennemi Afar.

Pour créer l’unité des Issas, Ismaïl Omar Guelleh pense avoir le besoin d’un déchaînement commun contre les populations du Nord et de l’Ouest jetées ensuite dans l’exode ou l’exil avec la démesure émotionnelle d’un conflit entre ethnies au sein d’une société djiboutienne artificiellement déchirée par la seule volonté d’Haramous et de leurs complices.

A ceci s’ajoute l’indispensable irruption de la peur voire même de l’effroi de la mort dans l’esprit des hommes et des femmes Afars se remémorant les massacres d’Arriba, les bombardements au napalm de Yoboki et de tant d’autres villages du nord du pays ; populations sacrifiées ouvertement sur l’autel des intérêts occidentaux de l’époque concernée, soudainement aveugles, sourds et muets.

Il y a des ordres assimilables à de la barbarie et qui cachent les pires désordres d’un régime politique. Dans ce qu’elle a de plus abject, l’histoire va-t-elle se répéter alors que nul ne serait en droit d’affirmer ensuite : « Mais …Nous n’étions pas informés ! » ?

La passion de créer un autre Djibouti existe pourtant dans ce petit pays que l’on dit être du « bout du monde » et fonde le projet de réalisation de la grande majorité des populations de Djibouti, sans distinction d’appartenance ethnique ou tribale. La passion d’aimer fonde quant à elle le projet de communication entre les êtres alors que la passion de construire et de jouer fonde le projet de participation, ensemble sous un même drapeau.

Dissociés par IOG et ses complices, transformés artificiellement à leurs profits, ces trois projets renforcent l’unité répressive et sanguinaire du pouvoir qui risquerait d’aller chercher auprès de l’Occident des soutiens pour continuer son génocide anti Afars et contre les tribus minoritaires à Djibouti.

Sous Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd, Djibouti est devenu un chaos. Son désordre a jusqu’à présent toujours excédé et annihilé tout ce qu’on voudrait apporter de remède. Les pays occidentaux se doivent donc d’arrêter le mal avant qu’il n’explose et calmer le désordre avant qu’il n’embrase le pays en jetant dans les rues une population prise en otage et asservie depuis bien trop longtemps.

L’apprentissage de la démocratie est la meilleure revanche que puisse prendre la Liberté confrontée à la Tyrannie de l’abject et à l’obscurantisme sectaire.  

Mouvement de soutien aux victimes civiles d’Obock .
Omar Gabasse