01/10/14 (Brève 433) ALERTE POUR OBOCK, encerclée par des militaires. Info lecteur.

Selon des sources crédibles sur place,

 j’apprends que la ville d’Obock est quadrillée par des militaires en uniforme ; la population vit dans la peur. Sur chacune des voies d’accès, de chaque côté de la ville, les militaires ont dressé des barages et ils pratiquelent des fouilles et des interrogatoires systématiques de tous ceux qui passent.

La population est traumatisée et elle ne comprend pas ces agissements.

J’alerte l’ARDHD  sur cette situation d’occupation  d’une ville par des milices en uniforme et je vais vous envoyer des informations mises à jour dès que j’aurais pu établir le contact avec d’autres témoins sur place de la situation

20/01/2013 (Brève 096) Poéme qui nous est envoyé par un lecteur sous la signature AHA, à la mémoire d’Hafez, ce jeune lycéen innocent tombé à Obock le 30 décembre 2012, sous les balles tirées de sang-froid, par les hommes du GIGN commandés par le bourreau Abdi Omar Guedi, agissant sur ordre du sous-ministre Djama Elmi Obsieh (Sous-ministre à la jeunesse et aux sports !!!!)

« Nous sommes tous des Hafez »

Hafez, mon Fils, à treize ans, tu es tombé
Sous les balles assassines de l’arbitraire
Treize ans, c’est l’âge de ma fille aînée
Ma douleur est celle de ton papa privé de sa chair

Hafez, mon Fils, à treize ans, tu es tombé,
Pour dire non à la bêtise de l’humain perdu
Pour nous montrer le chemin perdu
Pour nous rappeler courage et volonté

Hafez, mon Fils, à treize ans, tu es tombé
Pour leur acte inhumain tes tyrans seront jugés
Grâce à ta détermination, le peuple résigné se réveillera
Unité, égalité, paix, fraternité, liberté, il se rappellera

Hafez, mon Fils, à treize ans tu es tombé
Hafez, tu deviendras notre martyr éternel
Hafez, nos enfants porteront ton nom et ta destinée
Hafez, Dieu t’accueillera dans son paradis éternel

Amin

Par AHA

10/01/2013 (Brève 088) Communiqué, daté du 31 décembre 2012, de l’ACSAO à propos de la tuerie d’Obock (le retard dans la publication est lié à un problème de transmission)

*Communiqué de l’ACSAO sur la tuerie d’Obock*

La communauté afar d’Ottawa est meurtrie dans sa chair suite à la fusillade
survenue dimanche après-midi dans la ville d’Obock qui a couté la vie au jeune collégien Hafiz Mohamed et blessé plusieurs autres.

Dans un contexte de bâillonnement de la population djiboutienne et vu la chape de plomb qui écrase depuis deux décennies la ville martyr de Cayyu, cette énième tuerie, comme d’autres dont la plus meurtrière est la tuerie d’Arhiba du 18 Décembre 1991, orchestrée par le gouvernement ou par un groupe extrémiste au sommet de l’État, prouve que l’impunité est garantie à tout élément en uniforme qui tue un civil afar fut-il un enfant.

La jeunesse obockoise qui voulait exprimer son mécontentement contre des décisions gouvernementales de manière démocratique et pacifique a été réprimé dans le sang par des éléments de la GIGN. Quand la violence étatique est érigée en machine à tuer, il est légitime de se demander pourquoi cette méthode est toujours privilégiée quand il s’agit des Afars.

La communauté Afar d’Ottawa :

– Condamne avec fermeté cet acte ignoble et lâche – Exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les auteurs de la mort du jeune Hafiz
– Apporte son soutien aux jeunes manifestants d’Obock et à la jeunesse djiboutienne en général.
– Adresse ses sincères condoléances à la famille du défunt ainsi que toute la population d’Obock. Que Dieu accueille le jeune martyr dans son Paradis Éternel.

06/01/2013 (Brève 085) Picon ouvre l’année 2013 avec ses nouvelles productions Il apporte un hommage renforcé aux jeunes qui ont soit perdu la vie sous les balles du GIGN ou à ceux qui sont toujours à l’hôpital dans un état grave et que le régime refuse d’évacuer vers la capitale. Il enfonce le clou contre les responsables et en particulier le sous-ministre des sports, qui a autorisé le feu avec l’accord (tacite ?) d’Haramous ?

Les responsables de la tuerie de jeunes lycéens à Obock djibouti
Dénoncer les crimes commis par le régime djiboutien
Le régime djiboutien : un régime d'inspiration stalinienne
Meurtres à Obock

03/01/2013 (Brève 079) Guelleh a fini par s »‘auto- » éxécuter ! Et l’ARDHD pense qu’elle pourrait avoir contribué à le convaincre de le faire …. ! (ARDHD)

Près de 72 heures après le drame d’Obock où un jeune lycéen a perdu la vie sous les balles tirées probablement avec l’accord sinon l’ordre du sous-ministre « des sports organisés contre la jeunesse » Djama Elmi Obsieh et nos appels à une réaction au minimum de compassion de la part du Gouvernement et surtout l’ouverture d’une information judiciaire, Guelleh s’est enfin exécuté !

Certes, il le fait du bout des lèvres et il oublie les 8 victimes dont certaines seraient dans un état grave et probablement soignées avec les moyens du bord, dans un hôpital où de nombreux médicaments et accessoires manquent cruellement.

Comment éteindre le feu

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Pour nous, il est déjà important, que l’Etat reconnaisse que des faits de nature « criminelle » ont été commis sous ses ordres par ses serviteurs les plus zélés.

Quand à l’ouverture d’une enquête judiciaire, il ne faut rien attendre à Djibouti.

Les vrais coupables ne seront jamais identifiés.

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Djama Elmi Obsieh sous ministre en charge d'organiser des sports contre la jeunesseL’enquête préalable du procureur pourrait se terminer :

soit, par un non-lieu précisant que les gendarmes étaient légitimes à se défendre face à des lycéens mineurs, enragés, agressifs, menaçants et lourdement armés de cahiers, règles en plastique et stylos-feutres,
– soit, par la condamnation à une peine symbolique ou qui ne sera jamais purgée d’un lampiste de base … qui recevra une compensation pécuniaire en échange de son acceptation de la sanction.

Mais les véritables commanditaires du meurtre, à savoir d’abord le sous-ministre Djama Elmi Obsieh et les officiers commandant le détachement qui a ouvert le feu, ne seront même pas entendus.

03/01/2013 (Brève 080) Un lecteur nous adresse des photos de la manifestation du 29 décembre 2012 à Obock

Sur ces photos, les internautes pourront mesurer la détermination d’une bande organisée de jeunes lourdement armés de banderolles, face à un petit détachement de pauvres gendarmes, totalement désarmés et sans protection personnelle.

Cessons l’humour !

Mais,
qui pourrait imaginer en visualisant ces photos que ces jeunes représentaient un danger pour l’ordre public et une menace pour la stabilité du régime et de la république, justifiant l’utilisation massive de tirs à balles réelles, dans un dernier sursaut désespéré pour défendre le pays.

Personne ne pourrait l’imaginer. Il s’agit bien d’un meurtre avec préméditation et des blessures volontaires. La justice pénale doit instruire l’affaire et punir les coupables.

Mais au fait où est la justice pénale qui instruit contre les dignitaires du Pharaon. Nous avons eu beau chercher, impossible de la trouver.

La seule justice pénale que nous ayons rencontrée facilement est celle qui condamne les innocents à Djibouti et qui accuse les opposants des pires crimes qu’ils n’ont jamais commis.

C’est comme cela sous le régime dictatorial et sanguinaire de Guelleh

Manifestation pacifique de jeunes lycéens à Obock -Djiboiuti
Manifestation le 29 décembre des lycéens à Obock - Djibouti Manifestation jeunes lycéens à Obock - Djibouti
Les forces djiboutiennes tirent à balles réelles sur les lycéens désarmés

03/01/2013 (Brève 081) L’action disproportionnée des forces de l’ordre : de nouvelles victimes, dont un bébé … (Correspondant)

Nous apprenons avec la plus grande tristesse, qu’un bébé agé de quelques mois a succombé à l’hôpital d’Obock, d’un problème respiratoire aigu, lié à la respiration des gaz lacrymogènes.

Avant les tirs à balles réelles, ces gaz avaient été utilisés à dose massive contre les jeunes lycéens et ils ont contaminés toute la ville, d’où l’inhalation par ce bébé qui n’a pas pu être maintenu en vie. De son nom Kassim, il était le fils d’Abdallah Misixiq.

Nous adressons toutes nos condoléances à cette famille, qui est dans la peine, à cause de cette dictature qui asservit la population et qui lui tire dessus.

On signale aussi qu’une personne âgée Dini Mohamed Dini est dans un état critique.

03/01/2013 (Brève 082) LDDH : le 30 décembre 2012, les jeunes de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté contre l’organisation d’une fête politico-électorale du régime.


Le Président
COMMUNIQUE DU 3 JANVIER 2013

COMMUNIQUE DU 02/01/2013

Le 30 décembre 2012, les jeunes de la ville d’Obock ont pacifiquement manifesté contre l’organisation d’une fête politico-électorale du régime.

N’acceptant pas cette manifestation pacifique de la jeunesse d’Obock, le régime dictatorial a aussitôt mis en marche la machine répressive.

Force est d’observer que, face à des jeunes manifestants pacifiques, les forces de l’ordre du régime ont tiré à balles réelles sur la foule, tuant un collégien de 14 ans du nom de Hafez Mohamed Hassan et blessant gravement d’autres personnes dont un se trouve actuellement dans le coma.

Par conséquent, la LDDH:

  • Condamne avec la plus grande fermeté l’usage aveugle de la force à l’encontre de jeunes nanifestants pacifiques,
  • Dénonce ce crime inadmissible.
  • Demande que toute la lumière soit faite sur ce crime commis par les forces de l’ordre.
  • Condamne les violations répétées des droits humains par le régime en place.
  • Interpelle la communauté nationale et internationale d’user de leur pouvoir pour faire respecter les droits de l’Homme à Djibouti.

ZAKARIA ABDILLAHI,
Président par intérim de la LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Siège provisoire: Rue de Bruxelles, Djibouti tel 21 35 97 49