31/12/2012 (Bréve 074) Aucune réaction, aucune excuse, aucun repenti de la part du secrétaire d’Etat aux Sports Djama Okieh, responsable directement ou indirectement de l’assassinat d’un jeune d’Obock par les forces armées qui l’accompagnaient. (ARDHD)

Un jeune lycéen de 15 ans a perdu la vie à Obock sous les balles d’un détachement de la gendarmerie (on cite le GIGN qui assurait la sécurité de ce sous-ministre).

Secrétaire d'Etat  djiboutien Djama Obsieh indirectement responsable de la mort d'un jeune lycéen de 15 ansFace à ce drame inexcusable, le sous-ministre aurait pu avoir des paroles publiques de compassion envers la famille et les proches de la victime, sans oublier les malheureux blessés qui ont été transportés à l’hôpital dans un état grave.

A l’heure actuelle et à notre connaissance, RIEN. Le sous-ministre, comme le Gouvernement et les Etats-major de la Police et/ou de la Gendarmerie ne réagissent pas. Ils opposent tout leur dédain aux populations civiles et en particulier à celles du Nord,

Dans un pays démocratique et civilisé, le procureur aurait déjà ouvert une enquête judiciaire. RIEN.

Et Guelleh voudrait faire croire à la communauté internationale qu’il a fait de grandes avancées dans les domaines de la justice, de la démocratie et du respect des Droits humains.

Espérons que les forces étrangères militaires et diplomatiques présentes à Djibouti (en particulier, France, USA, Japon, Union européenne) sont au courant et vont demander des comptes au régime et imposer la poursuite pénale des coupables. Mais il ne faut pas rêver !

30/12/2012 (Bréve 072) Flash Info : Meurtre à Obock d’un jeune lycéen de 15 ans. Violences policières et répresssion à balles réelles à Obock : un mort et au moins 8 blessés dont 5 dans un état grave. (Un correspondant et Cassim Ahmed Dini)

___________Un correspondant nous a adressé le message suivant :

Il y a eu une manifestation à Obock ville. La police et la gendarmerie ont tiré sur les manifestants à balles réelles. Il y a eu un mort : Hachim Hassan Mohamed, un jeune de 15 ans

Plusieurs blessés ont été admis à l’hôpital dont certains dans un état critique.

L’origine de la manifestation met en casue le secrétaire d’état aux sports Djama Okieh qui a décidé d’organiser une journée omnisport inter district à Obock. Les jeunes de la ville lui ont fait savoir, qu’ils n’avaient pas les moyens financiers pour accueillir tout le monde…

Ils ont manifesté pacifiquement hier pour lui dire non Le secrétaire d’état n’a rien voulu savoir et il est venu aujourd’hui pour accompagner les jeunes de Dikhil, de Ttadjourah et d’Arta afin d’organiser les compétitions inter district.

Aussitôt, il y a eu des accrochages entre la population d’Obock et les forces de Police et de Gendarmerie qui ont d’abord utilisé les grenades lacrymogènes, puis qui ont rapidement tiré avec des balles réelles.

Le jeune Hachim a succombé à ses blessures : il était âgé de 15 ans ….

Que Dieu accueille cet innocent dans son paradis éternel.

____________ Message de Cassim Ahmed Dini

MEURTRE A OBOCK

Une importante manifestation s’est déroulée cet après-midi dimanche 30 décembre 2012 à Obock.

Elle était organisée par des collégiens qui n’avaient qu’une seule revendication : que les pouvoirs publics dotent leur région d’infrastructures socio-éducatives dignes de ce nom et que ses écoliers et collégiens ne soient plus les parents pauvres des politiques sportives.

Le régime a demandé à ses troupes de charger ces manifestants pacifiques qui avaient le soutien des Indignés de Tadjourah. Bilan : le collégien Hafez Mohamed Hassan a été tué par balles et sa dépouille n’a toujours pas été restituée aux siens.

Plusieurs blessés par balles sont également à déplorer.

A l’heure où l’on ose parler de participation électorale, donc de compétition pacifique, ce meurtre gratuit devrait inciter certains à ne pas se voiler la face et à combattre ce régime criminel avec les armes appropriées.

Je présente mes condoléances à la famille du martyr, souhaite prompt rétablissement aux collégiens blessée et invite tous mes concitoyens à continuer leur légitime résistance contre cette injustice.

30/12/2012 (Bréve 073) Flash Info. Encore une vie gâchée : celle d’un jeune homme qui avait tout l’avenir devant lui et celle de sa famille qui ne pourra jamais comprendre les raisons pour lesquelles il a été tué cyniquement par les hordes armées au service de Guelleh. (ARDHD)

Tuer de sang-froid un jeune lycéen désarmé qui manifestait pacifiquement. Est-ce la seule chose que savent faire les Policiers et les Gendarmes de Djibouti ?

Ne pensent-ils pas au prix de la vie des enfants du pays ? Pourtant, la majorité d’entre eux sont aussi des pères de famille. Ne se sont-ils jamais posé cette question : si un policier ou un gendarme avait tué mon fils de sang-froid en ayant recours à des moyens de répression totalement disproportionnés, quels auraient été mes sentiments, quelle aurait été ma douleur ?

A Djibouti, quand on est Policier ou Gendarme, c’est facile de tuer et en terre Afar, c’est même recommandé. Les armes et les munitions sont à votre disposition, l’impunité est garantie. Mais la conscience personnelle des auteurs de ces meurtres, comment va-t-elle réagir ?

Messieurs les Gendarmes, Messieurs les Policiers. Cessez de participer à ces meurtres « en réunion ». Dites non à la violence. Le droit de manifester pacifiquement est un droit reconnu dans la constitution. Votre devoir est de maintenir l’ordre, certes, mais d’utiliser des moyens proportionnés et seulement en cas de débordement avéré.

Ce n’était pas le cas hier à Obock et pourtant vous avez tué un jeune et vous en avez blessé au moins huit autres. Dieu sait quelles séquelles ils en conserveront, d’autant plus que les hôpitaux ne disposent plus des ressources suffisantes pour être en mesure de soigner les blessures graves.

Dites non à la violence. Refusez les ordres qui mettent votre responsabilité pénale en jeu. Sinon, vous pourrez être poursuivi pour ces actes… même s’i vous les avez commis sur la base d’ordres émanant de votre hiérarchie.

Ni la loi nationale, ni la Loi internationale ne vous protégeront pas, puisque vous aviez le devoir de refuser d’effectuer des ordres qui sont transmis en violation du droit national et international.

Tuer de sang-froid un jeune désarmé de 15 ans constitue un crime qui est passible de la cour pénale.