17/12/2015 (Brève 1539) A l’approche du 28ème anniversaire du massacre d’Arhiba, reprise d’un article de 2015 d’Omar Gabasse

15/11/2019 (Brève 1526) Kado Houmed Kado a été torturé par les autorités djiboutiennes qui l’avaient arrêté (Communiqué Omar Gabasse)

03/09/2017 (Brève 1061) Omar Gabasse nous fait part de la disparition d’Adoïta Oudoum Mohamed à Addis Abeba et il nous rappelle ses combats contre la dictature.

C’est une délicate mission qui m’incombe aujourd’hui. J’ai l’immense regret de vous annoncer le décès de M. Adoïta Oudoum Mohamed, survenu le 01 septembre (jour de l’AID) dans un hôpital à Addis Abeba.

Adoita Oudoum avait été un résistant de la première heure. Très jeune, à la fin des années 70, il avait rejoint le Mouvement populaire pour la Libération (MPL) puis il était devenu membre du Front démocratique pour la Libération de Djibouti (FDLD) avant de rejoindre le FRUD en 90, jusqu’en 1993.

Après ce fut l’exil forcé en Ethiopie pour ne pas courber l’échine devant l’injustice qui sévit toujours à Djibouti et éviter les arrestations et les tortures.

Il vivait à Addis Abeba depuis plus de 20 ans bénéficiant depuis 2001 du statut de réfugié.

Je présente mes sincères condoléances a toute sa famille, ses proches et ses amis.

Que la terre lui soit légère et qu’ALLAH l’accueille en son vaste paradis éternel.

INNA LILLAAHI WAA INNA ILLEYHI RAAJIIQUUN !

Omar Gabasse 
Coreprésentant des refugies Djiboutiens.

PS : l’équipe de l’ARDHD se joint à Gabasse pour adresser ses condoléances les plus sincères à la famille d’Adoïta Oudoum Mohamed.

07/07/2017 (Brève 1025) 1993-2017 Commémoration du 24ème anniversaire de l’Exode des Djiboutiens vers l’Ethiopie . (Omar Gabasse)

Aujourd’hui est un bien triste anniversaire.

24 ans après l’exode de populations Afar qui fuyaient la répression sanglante du dictateur impitoyable. Elles ont cherché refuge en Ethiopie et en Erythrée.

En juillet 1993, en réponse au mécontentement clairement exprimée par les populations Afar qui refusaient leur exclusion de la citoyenneté à part entière et qui dénonçaient les discriminations de tous ordres dont elles étaient victimes, ce sont des mercenaires à la solde du pouvoir politique Djiboutien , recrutés en Ethiopie et en Somalie, qui ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Au lieu d’avoir le courage d’affronter sur le terrain, les armes à la main, les combattants du FRUD, ces hordes sauvages de mercenaires, dont l’impunité était garantie, se sont attaqués aux populations civiles sans défense. Avec la plus extrême des cruautés.

Is ont pris comme cibles privilégiées, les femmes, les enfants et les vieillards en pilonnant largement les villages dans lesquels, il n’y avait pas de combattants, tels que Yoboki, Obock, Randa et tant d’autres en région Afar. Pour aller plus vite, ils ont lancé des milliers de bombes au phosphore.

Des images filmées de ces massacres ont été diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne (RTD) ; elles ont confirmé les méthodes odieuses qui ont abouti à la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et suscitant des réprobations unanimes au sein de la communauté internationale.

Pour fuir cette barbarie, on estime que plus de 80 000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins, fuyant les zones bombardées. Cette tragédie et le calvaire de ces familles sans défense a fait l’objet d’un dossier complet :  http://www.ardhd.org/refugie.asp

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afar ont obtenu le statut de réfugiés délivré par le HCR d’Addis Abeba. Elles vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

Parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie, plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans papier, ni aucune reconnaissance d’aucune sorte, que ce soit du Haut Commissariat aux Réfugiés, ou du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants Djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 24 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors qu’une partie des familles se sont disséminées de par le monde.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies Djiboutiens en Europe

 

29/06/2017 (Brève 1022) Un signe d’espoir pour les familles de réfugiés djiboutiens enregistrées auprès du HCR d’Addis Abeba (Omar Gabasse)

Une grande première qui a redonné espoir et courage aux familles de réfugiés qui vivent dans des conditions très difficiles à Addis Abeba, dans l’attente, depuis plus de 20 ans de solutions de relocalisation dans un pays d’accueil.

En effet, ils ont été invités par le HCR d’Addis et l’ARRA (organisme éthiopien pour les réfugiés) à participer à la journée mondiale des réfugiés du 20 juin. De nombreuses manifestations ont été organisées durant ce déplacement de trois jours à Gambela (située à 500 km d’Addis).

Mais surtout les organisations avaient tout prévu : transport par bus, hôtel et même argent de poche.

Inutile de préciser que ces familles oubliées ont retrouvé le moral à double titre : d’abord parce qu’elles étaient reconnues comme réfugiés et non comme citoyens de troisième niveau et ensuite parce que ces fêtes ont été l’occasion d’oublier la vie difficile qu’elles subissent quotidiennement en marge de la vie des citoyens éthiopiens.

Nous nous réjouissons pour elles.

Omar Gabsse
Co-représentant des réfugiés djiboutiens en Ethiopie

Réfugiés djiboutiens en Ethiopie

27/11/2013 (Brève 303) Qui sont les faux réfugiés? Nous avons le devoir de les dénoncer, car ils servent la dictature en profitant des facilités offertes de bonne foi par les pays d’accueil. (Par Omar Gabasse)

Qui sont ces faux réfugiés Djibioutiens qui vivent en Europe ?
 
Ce sont ceux qui applaudissent le dictateur Djiboutien Ismael Omar Guelleh lors de ses passages en Europe.

Bénéficiant de subventions prélevées sur les fonds publics, ils organisent des soirées musicales. Prudents, ils restent enfermés dans une salle et ils font bruyamment l’éloge du dictateur, surtout devant les caméras et les appareils de photos.
 
La question qui se pose serait de savoir les raisons pour lesquelles ils ont abandonné leur pays ? Et les arguments qu’ils ont développés pour justifier une demande d’asile politique, qui ne correspond pas à leur véritable situation ?
 
Ils ont tout simplement menti à l’immigration du pays qui les a accueilli généreusement et où ils vivent en se faisant passe pour des vrais réfugiés Djiboutiens ou le plus souvent pour des Somaliens de Mogadisho.

Une fois qu’ils ont obtenu le statut de réfugiés, ils reprennent contact avec l’Ambassadeur de Djibouti en poste pour lui faire savoir qu’ils sont disponibles. A titre d’exemple, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles leur verserait une indemnité mensuelle de l’ordre de 1.000 €. En échange, à peine informés de l’arrivée du dictateur en Europe, ils se précipitent aux différentes manifestations pour l’accueillir…
 
Où vivent ces faux réfugiés ?
 
En majorité ils ont atterri en Belgique.
 
Pouvons-nous rester les bras croisés face à des gens qui sont des menteurs, qui mangent à tous les râteliers (la dictature et le pays d’accueil) et qui espionnent pour le compte d’une dictature qui affame, emprisonne, torture et assassine notre peuple qui demande seulement la liberté, la démocratie et un avenir serein.
 
Nous avons le devoir de dénoncer ces faux réfugiés en Belgique et ailleus et d’informer les services de l’immigration respectifs des pays d’accueil sur la tromperie préméditée, dont ils ont été victimes.
 
Il est inadmissible qu’un dictateur puisse installer, en toute impunité, ses espions dans les pays européens et que nous nous nous taisions. Nous devons combattre le dictateur à l’extérieur. Notre combat doit-il commencer par la dénonciation des faux réfugiés ? Certainement..
 
Le dictateur est annoncé en France le 6 décembre. Des associations françaises et l’opposition organsent des manifestations pour dénoncer l’arrivée de ce sanguinaire (et de ses collègues).

Les espions fêterons certainement son arrivée dans une salle « chic » de Paris, Je demande à mes soeurs et à mes frères Djiboutiens de filmer ces voyous et de porter plainte parce que, entre Djiboutien tout le monde se connaît,

Vous pouvez facilement les identifier par leurs noms et prénoms.Il faut établir la liste et la présenter aux services nationaux de l’immigration. Espérons qu’ils soient convoqués ensuite pour justifier les raisons qui les poussent a saluer respectueusement le dictateur qu’ils prétendaient, la veille, avoir fui.

Réagissons ! Mes compatriotes, notre silence ne fera que renforcer le dictateur qui a annoncé, lors de sa dernière visite largement contestée en Belgique, qu il allait créer une association à Bruxelles, association qu’il financera pour s’assurer de recevoir des applaudissements d’opérette.

Alors que la majorité des Djiboutiens n’arrive pas à joindre les deux bouts. Dénonçons cette injustice.
 
Cela dit, je n’oublie pas qu’il y a des vrais réfugiés, qui avaient toutes les raisons valables de fuir leur pays. N’oublions pas non plus aussi les vrais réfugiés qui souffrent à Addis Abeba où ils (sur)vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Votre compatriote Omar Gabasse.