03/09/2017 (Brève 1061) Omar Gabasse nous fait part de la disparition d’Adoïta Oudoum Mohamed à Addis Abeba et il nous rappelle ses combats contre la dictature.

C’est une délicate mission qui m’incombe aujourd’hui. J’ai l’immense regret de vous annoncer le décès de M. Adoïta Oudoum Mohamed, survenu le 01 septembre (jour de l’AID) dans un hôpital à Addis Abeba.

Adoita Oudoum avait été un résistant de la première heure. Très jeune, à la fin des années 70, il avait rejoint le Mouvement populaire pour la Libération (MPL) puis il était devenu membre du Front démocratique pour la Libération de Djibouti (FDLD) avant de rejoindre le FRUD en 90, jusqu’en 1993.

Après ce fut l’exil forcé en Ethiopie pour ne pas courber l’échine devant l’injustice qui sévit toujours à Djibouti et éviter les arrestations et les tortures.

Il vivait à Addis Abeba depuis plus de 20 ans bénéficiant depuis 2001 du statut de réfugié.

Je présente mes sincères condoléances a toute sa famille, ses proches et ses amis.

Que la terre lui soit légère et qu’ALLAH l’accueille en son vaste paradis éternel.

INNA LILLAAHI WAA INNA ILLEYHI RAAJIIQUUN !

Omar Gabasse 
Coreprésentant des refugies Djiboutiens.

PS : l’équipe de l’ARDHD se joint à Gabasse pour adresser ses condoléances les plus sincères à la famille d’Adoïta Oudoum Mohamed.

07/07/2017 (Brève 1025) 1993-2017 Commémoration du 24ème anniversaire de l’Exode des Djiboutiens vers l’Ethiopie . (Omar Gabasse)

Aujourd’hui est un bien triste anniversaire.

24 ans après l’exode de populations Afar qui fuyaient la répression sanglante du dictateur impitoyable. Elles ont cherché refuge en Ethiopie et en Erythrée.

En juillet 1993, en réponse au mécontentement clairement exprimée par les populations Afar qui refusaient leur exclusion de la citoyenneté à part entière et qui dénonçaient les discriminations de tous ordres dont elles étaient victimes, ce sont des mercenaires à la solde du pouvoir politique Djiboutien , recrutés en Ethiopie et en Somalie, qui ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Au lieu d’avoir le courage d’affronter sur le terrain, les armes à la main, les combattants du FRUD, ces hordes sauvages de mercenaires, dont l’impunité était garantie, se sont attaqués aux populations civiles sans défense. Avec la plus extrême des cruautés.

Is ont pris comme cibles privilégiées, les femmes, les enfants et les vieillards en pilonnant largement les villages dans lesquels, il n’y avait pas de combattants, tels que Yoboki, Obock, Randa et tant d’autres en région Afar. Pour aller plus vite, ils ont lancé des milliers de bombes au phosphore.

Des images filmées de ces massacres ont été diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne (RTD) ; elles ont confirmé les méthodes odieuses qui ont abouti à la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et suscitant des réprobations unanimes au sein de la communauté internationale.

Pour fuir cette barbarie, on estime que plus de 80 000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins, fuyant les zones bombardées. Cette tragédie et le calvaire de ces familles sans défense a fait l’objet d’un dossier complet :  http://www.ardhd.org/refugie.asp

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afar ont obtenu le statut de réfugiés délivré par le HCR d’Addis Abeba. Elles vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

Parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie, plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans papier, ni aucune reconnaissance d’aucune sorte, que ce soit du Haut Commissariat aux Réfugiés, ou du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants Djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 24 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors qu’une partie des familles se sont disséminées de par le monde.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies Djiboutiens en Europe

 

29/06/2017 (Brève 1022) Un signe d’espoir pour les familles de réfugiés djiboutiens enregistrées auprès du HCR d’Addis Abeba (Omar Gabasse)

Une grande première qui a redonné espoir et courage aux familles de réfugiés qui vivent dans des conditions très difficiles à Addis Abeba, dans l’attente, depuis plus de 20 ans de solutions de relocalisation dans un pays d’accueil.

En effet, ils ont été invités par le HCR d’Addis et l’ARRA (organisme éthiopien pour les réfugiés) à participer à la journée mondiale des réfugiés du 20 juin. De nombreuses manifestations ont été organisées durant ce déplacement de trois jours à Gambela (située à 500 km d’Addis).

Mais surtout les organisations avaient tout prévu : transport par bus, hôtel et même argent de poche.

Inutile de préciser que ces familles oubliées ont retrouvé le moral à double titre : d’abord parce qu’elles étaient reconnues comme réfugiés et non comme citoyens de troisième niveau et ensuite parce que ces fêtes ont été l’occasion d’oublier la vie difficile qu’elles subissent quotidiennement en marge de la vie des citoyens éthiopiens.

Nous nous réjouissons pour elles.

Omar Gabsse
Co-représentant des réfugiés djiboutiens en Ethiopie

Réfugiés djiboutiens en Ethiopie

27/11/2013 (Brève 303) Qui sont les faux réfugiés? Nous avons le devoir de les dénoncer, car ils servent la dictature en profitant des facilités offertes de bonne foi par les pays d’accueil. (Par Omar Gabasse)

Qui sont ces faux réfugiés Djibioutiens qui vivent en Europe ?
 
Ce sont ceux qui applaudissent le dictateur Djiboutien Ismael Omar Guelleh lors de ses passages en Europe.

Bénéficiant de subventions prélevées sur les fonds publics, ils organisent des soirées musicales. Prudents, ils restent enfermés dans une salle et ils font bruyamment l’éloge du dictateur, surtout devant les caméras et les appareils de photos.
 
La question qui se pose serait de savoir les raisons pour lesquelles ils ont abandonné leur pays ? Et les arguments qu’ils ont développés pour justifier une demande d’asile politique, qui ne correspond pas à leur véritable situation ?
 
Ils ont tout simplement menti à l’immigration du pays qui les a accueilli généreusement et où ils vivent en se faisant passe pour des vrais réfugiés Djiboutiens ou le plus souvent pour des Somaliens de Mogadisho.

Une fois qu’ils ont obtenu le statut de réfugiés, ils reprennent contact avec l’Ambassadeur de Djibouti en poste pour lui faire savoir qu’ils sont disponibles. A titre d’exemple, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles leur verserait une indemnité mensuelle de l’ordre de 1.000 €. En échange, à peine informés de l’arrivée du dictateur en Europe, ils se précipitent aux différentes manifestations pour l’accueillir…
 
Où vivent ces faux réfugiés ?
 
En majorité ils ont atterri en Belgique.
 
Pouvons-nous rester les bras croisés face à des gens qui sont des menteurs, qui mangent à tous les râteliers (la dictature et le pays d’accueil) et qui espionnent pour le compte d’une dictature qui affame, emprisonne, torture et assassine notre peuple qui demande seulement la liberté, la démocratie et un avenir serein.
 
Nous avons le devoir de dénoncer ces faux réfugiés en Belgique et ailleus et d’informer les services de l’immigration respectifs des pays d’accueil sur la tromperie préméditée, dont ils ont été victimes.
 
Il est inadmissible qu’un dictateur puisse installer, en toute impunité, ses espions dans les pays européens et que nous nous nous taisions. Nous devons combattre le dictateur à l’extérieur. Notre combat doit-il commencer par la dénonciation des faux réfugiés ? Certainement..
 
Le dictateur est annoncé en France le 6 décembre. Des associations françaises et l’opposition organsent des manifestations pour dénoncer l’arrivée de ce sanguinaire (et de ses collègues).

Les espions fêterons certainement son arrivée dans une salle « chic » de Paris, Je demande à mes soeurs et à mes frères Djiboutiens de filmer ces voyous et de porter plainte parce que, entre Djiboutien tout le monde se connaît,

Vous pouvez facilement les identifier par leurs noms et prénoms.Il faut établir la liste et la présenter aux services nationaux de l’immigration. Espérons qu’ils soient convoqués ensuite pour justifier les raisons qui les poussent a saluer respectueusement le dictateur qu’ils prétendaient, la veille, avoir fui.

Réagissons ! Mes compatriotes, notre silence ne fera que renforcer le dictateur qui a annoncé, lors de sa dernière visite largement contestée en Belgique, qu il allait créer une association à Bruxelles, association qu’il financera pour s’assurer de recevoir des applaudissements d’opérette.

Alors que la majorité des Djiboutiens n’arrive pas à joindre les deux bouts. Dénonçons cette injustice.
 
Cela dit, je n’oublie pas qu’il y a des vrais réfugiés, qui avaient toutes les raisons valables de fuir leur pays. N’oublions pas non plus aussi les vrais réfugiés qui souffrent à Addis Abeba où ils (sur)vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Votre compatriote Omar Gabasse.

02/01/2013 (Brève 077) Lettre de condoléances à un proche de la victime d’Obock, assassiné de sang-froid par des forces de l’ordre sous les ordres du sous-ministre Djama Elmi Obsieh (Mouvement de soutien aux victimes civiles d’Obock)

Ma chère cousine Kadiga Hassan Haroun,

C’est en ces circonstances dramatiques vécues par notre famille, avec la mort du jeune Hafez, que je m’adresse à toi.

A titre personnel, je te présente toutes mes condoléances les plus attristées face à ce décès qui vient de nous toucher au plus profond et t’assure de tout mon soutien dans cette difficile épreuve. Qu’Allah l’accueille dans son paradis amin , Inna Lillaahi waa inna ileyhi raajiiqun
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Lorsqu’une famille est durement frappée par la mort d’un enfant, ce sont toutes les populations Afars qui sont en deuil.

Confronté à l’évènement dramatique qui s’est déroulé dimanche 30 décembre 2012 à Obock et qui vient une fois encore de frapper indirectement toutes les populations Afars et tout particulièrement la grande famille de l’enfant décédé, des autres enfants et de la femme âgée plus ou moins grièvement blessés, nous nous associons aux parents concernés et à leur famille dans la douleur et le grand chagrin qui les plonge dans le désarroi et souhaitons aux blessés un prompt et complet rétablissement.

Nous témoignons de toute notre grande affliction aux parents et aux familles des victimes dont les noms nous ont été communiqués ainsi qu’à ceux et celles qui sont encore sans nouvelle de l’un de leur enfant.

A notre connaissance, le jeune homme de 14 ans qui a été tué est
– Hafez Mohamed Hassan, de la famille Hassan Haroun.
les victimes blessées plus ou moins gravement sont les suivantes :
– Ahmed Mohamed Ali
– Ali Kanano Barqo
– Ali Omar
– Fatouma Ibrahim Moussa
– Hachim Hassan Mohamed
– Hasna Mohamed Ali
– Omar Mohamed Ali
– Ali Mohmed Ali
Collégiens et collégiennes dont la moyenne d’âge est inférieure à 15 ans

Une personne âgée de plus de 70 ans, Aicha Dini grièvement blessée et serait dans un état très critique.

A ceci viennent s’ajouter de nombreux blessés et « disparus » dont nous attendons des nouvelles.

Il n’y a pas de possibilité de répression de l’espoir et de la vérité dont les jeunes sont porteurs ; à moins de les étouffer soi-même dans le sang.

C’est ce que vient de tenter le sinistre Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Djama Elmi Okieh, devenu « ordonnateur de crimes » commis à l’encontre de la jeunesse d’Obock, dimanche 30 décembre 2012.

L’homme, formé en des temps pas si lointains à « l’Ecole stalinienne » et qui a l’aplomb de se recommander, à grand renfort de publicité, comme étant est l’un des membres fondateurs du Collectif des jeunes contre la violence juvénile… serait bien inspiré de revisiter sa copie en remplaçant le terme de « fondateur » par l’expression « violent exterminateur des jeunes » qui s’opposent à son dictat.

En effet, plus haut responsable présent sur les lieux de la manifestation qui était incontestablement à vocation pacifique, il n’a pas hésité à laisser tirer les « Forces spéciales » à balles réelles sur la jeunesse Afar qui manifestait, à l’origine sereinement, pour le respect de ses Droits ; décimant ainsi et sans état d’âme d’aucune sorte les rangs des jeunes manifestants et faisant des dizaines de victimes, dont des enfants âgés pour certains d’à peine une douzaine d’années.

Selon nos informations, certaines familles n’auraient toujours pas encore « récupéré » le corps de leur enfant.

Corps non pas évacuées dans l’urgence par lesdites « forces spéciales » pour tenter de faire soigner les blessés et sauver ceux qui pouvaient encore l’être mais plus vraisemblablement agissant sur ordre pour tenter de limiter artificiellement et officiellement le nombre de victimes de cette ignominie.

Rappelons que lors de précédentes manifestations,  nombreuses sont les familles qui recherchent encore de nos jours un père, une mère un enfant ; considérés depuis et officiellement comme des « disparus » et réduisant, ainsi et d’autant, le nombre des morts.

Quels crimes avaient bien pu commettre ces jeunes et cette vieille femme de 70 ans pour mériter de subir de tels actes que l’on se doit de qualifier de barbares ?

Cette jeunesse oubliée, comme l’est l’immense majorité des populations Afars depuis bien longtemps par un pouvoir central qui les exclut de plus en plus et d’année en année, a refusé de servir de faire-valoir politique dans une opération, une fois encore falsificatrice des vérités, devant les caméras des médias locaux.

Le but de cette opération médiatique était non point d’intérêt sportif comme on voudrait nous le laisser croire mais de réaliser un reportage de propagande – photographique et télévisuel – pour tenter de redorer le blason largement terni des occupants du Palais d’Haramous et de leurs complices dans la perspective des hypothétiques élections législatives de février.

Dans un pays où les caisses de l’Etat sont vides, où les interdits s’expriment en dehors des Droits et des lois, dans un pays où la Torture est banalisée dans ses prisons et ses commissariats, l’odieuse Tyrannie imposée par Haramous ne sait plus à quelle répression se vouer pour tenter d’imposer des images fallacieuses masquant toutes les vérités et se maintenir ainsi au pouvoir alors que « tout fout le camp » dans ce royaume devenu celui de toutes les mystifications.

Les rares chaouchs, avant dernier bastion de l’appareil répressif Guelleh-Haïd, ont toujours eu le sens de l’ordre pour leurs profits personnels avant celui de la légalité républicaine, le sens de l’état….de leurs finances avant le souci du citoyen et de son progrès économique, social et politique ; et point du tout le sens de l’honneur et de la dignité humaine.

Hormis les dernières ressources financières consacrées aux « Forces spéciales », qui protègent le Palais présidentiel d’Haramous et réalisent des opérations « coup de poing » telle que celle d’Obock, le versement des soldes aux chaouchs et autres avantages est remis en cause depuis des mois et largement hypothéquée car Haramous ne peut plus payer !!!!!!!

Se sachant au bord du gouffre social, économique et politique, totalement dépassé par les évènements dans un régime totalitaire où il a instauré inconsciemment la chienlit et celui de toutes les mascarades dont il n’est plus le maître exclusif, Ismaïl Omar Guelleh tente un dernier coup de poker en se risquant, une nouvelle fois, dans une opération de désinformation auprès des pays occidentaux présents, directement ou indirectement, à Djibouti pour artificiellement sauver la face et les contraindre à sauver son trône vermoulu par toutes les corruptions et les crimes cautionnés depuis bien trop longtemps.

Si les pays occidentaux n’y prennent pas garde et entrent une nouvelle fois dans son jeu, le Tyran djiboutien n’hésitera pas à impliquer officiellement l’Erythrée pour la désigner, témoignages falsifiés à la clé et dont il s’est fait une spécialité, comme étant le fomentateur privilégié de troubles et de supposées tentatives de déstabilisation du Nord du pays ; donc susceptibles de « porter atteinte » à l’intégrité du territoire national !!!!

A cela s’ajoute pour lui un mélange de besoin de violence primitive pour atteindre son but par tous les moyens en utilisant la « bêtise sectaire » de son entourage immédiat telle une forme de bras séculier de toutes ses actions nauséabondes, l’emploi de moyens et de technologies modernes, y compris aériens, pour anéantir l’ennemi Afar.

Pour créer l’unité des Issas, Ismaïl Omar Guelleh pense avoir le besoin d’un déchaînement commun contre les populations du Nord et de l’Ouest jetées ensuite dans l’exode ou l’exil avec la démesure émotionnelle d’un conflit entre ethnies au sein d’une société djiboutienne artificiellement déchirée par la seule volonté d’Haramous et de leurs complices.

A ceci s’ajoute l’indispensable irruption de la peur voire même de l’effroi de la mort dans l’esprit des hommes et des femmes Afars se remémorant les massacres d’Arriba, les bombardements au napalm de Yoboki et de tant d’autres villages du nord du pays ; populations sacrifiées ouvertement sur l’autel des intérêts occidentaux de l’époque concernée, soudainement aveugles, sourds et muets.

Il y a des ordres assimilables à de la barbarie et qui cachent les pires désordres d’un régime politique. Dans ce qu’elle a de plus abject, l’histoire va-t-elle se répéter alors que nul ne serait en droit d’affirmer ensuite : « Mais …Nous n’étions pas informés ! » ?

La passion de créer un autre Djibouti existe pourtant dans ce petit pays que l’on dit être du « bout du monde » et fonde le projet de réalisation de la grande majorité des populations de Djibouti, sans distinction d’appartenance ethnique ou tribale. La passion d’aimer fonde quant à elle le projet de communication entre les êtres alors que la passion de construire et de jouer fonde le projet de participation, ensemble sous un même drapeau.

Dissociés par IOG et ses complices, transformés artificiellement à leurs profits, ces trois projets renforcent l’unité répressive et sanguinaire du pouvoir qui risquerait d’aller chercher auprès de l’Occident des soutiens pour continuer son génocide anti Afars et contre les tribus minoritaires à Djibouti.

Sous Ismaïl Omar Guelleh et Kadra Mahamoud Haïd, Djibouti est devenu un chaos. Son désordre a jusqu’à présent toujours excédé et annihilé tout ce qu’on voudrait apporter de remède. Les pays occidentaux se doivent donc d’arrêter le mal avant qu’il n’explose et calmer le désordre avant qu’il n’embrase le pays en jetant dans les rues une population prise en otage et asservie depuis bien trop longtemps.

L’apprentissage de la démocratie est la meilleure revanche que puisse prendre la Liberté confrontée à la Tyrannie de l’abject et à l’obscurantisme sectaire.  

Mouvement de soutien aux victimes civiles d’Obock .
Omar Gabasse

02/07/2012 (Brèves 008) Alerte à Tadjourah. Omar Gabasse nous envoie les commentaires et les premiers documents photos et vidéo (de courte durée) … (Omar Gabasse)

Libération des jeunes par la force populaire aujourdhui lundi 2/07, vers 10h

Les jeunes qui avaient été incarcérés hier dimanche, ont été relâchés vers 10 h (local) ce lundi matin, à la suite de violents accrochages qui se sont déroulés dans et devant la prison .

Apprenant que la police voulait transférer vers Djibouti les 200 détenus, de nombreux jeunes et des parents ont pris d’assaut la prison !

Main dans la main, la population de Tadjourah a obtenu, par la force, la liberation de ses enfants.

La situation reste tendue.

Aucun représentant du gouvernement n’est venu pour tenter de débloquer la situation.

Selon mes contacts, le dictateur de Djibouti serait annoncé pour le 8 juillet, mais les jeunes sont déterminés à lui tenir tête et ils n’auraient pas l’intention de céder..

Les jeunes adressent tous leurs remerciements à tous ceux qui les soutiennent et particulier à Roger Picon dont les caricatures ont fait le tour de Tadjourah, ainsi qu’au Président de l’ARDHD, qui n’a pas hésité à actualiser le site (en sommeil depuis un mois) pour dénoncer ces actes de barbarie et l’injustice qui frappe les populations de Tadjourah

Informations recueillies par téléphone
Omar Gabasse

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28/10/2011 (B627) J’ai l’honneur d’annoncer aux lecteurs du site de l’ARDHD (qui est le site le plus lu de tous les sites francophones qui traitent de Djibouti) un grand événement.(Omar Gabasse) Article rectifié le 29/10

La cérémonie d’intronisation du nouveau Sultan Afar va se dérouler le 10 novembre 2011 à Ayssaita (Ethiopie), ancienne capitale de la région Afar. Le successeur du Sultan Ali Mira (décédé le 24 avril 2011 à Addis Abeba, après un règne de 63 ans) est son propre fils : Hanfareh Ali Mira, qui est âgé de 63 ans.

Les Afar le surnomment Niqin Hanfareh, « Hanfareh le chaud, le brave, le courageux, le juste ». Il a été Président du Front pour la libération de la région Afar, qui a contribué à l’éviction du dictateur Mengistu Hailé Mariam. Nommé ensuite Président de la région autonome Afar, puis ambassadeur de l’Éthiopie auprès du royaume de Koweït .

Ce n’est pas un inconnu de la politique éthiopienne.

Je n’oublierai jamais l’intervention qu’il a faite en faveur des réfugiés djiboutiens à Eli Daar, quand le préfet de cette région détournait les vivres octroyées par le HCR pour leur survie.

A l’époque, en 1995, le préfet et les policiers complices avaient été condamnés et les réfugiés avaient pu recevoir l’aide qui leur était destinée.

Mise en garde

Plusieurs sources m’informent des projets d’Ismaël Omar Guelleh qui chercherait à entrer en contact avec le nouveau Sultan.

Je recommande à notre nouveau Sultan de ne surtout pas tomber dans le piège. Ismael Omar Guelleh finance une milice qui multiplie les massacres dans la région Afar et il pratique une politique raciste à l’encontre du peuple Afar. Il ne faut jamais tendre la main à une personne qui pratique sans cesse un double jeu et qui ne respecte jamais aucun de ses engagements. Il faut se méfier de tout ce qui vient de lui, y compris des boissons ou des plats qu’il offrirait, car le poison peut se cacher parmi eux.

Au nom des réfugiés djiboutiens et en mon personnel, j’adresse tous mes vœux au nouveau Sultan en lui souhaitant la sagesse et un long règne. Je présente mes félicitations aux populations Afar et je dis à tous nos voisins quelques soient leurs origines ethniques, que nous sommes en paix avec eux, dans l’égalité et la justice. Le peuple Afar a le plus grand respect pour toutes les communautés voisines et il n’a qu’un seul souhait : vivre en harmonie avec elles, sans aucun conflit.

Très prochainement, je vous adresserai la biographie complète du nouveau Sultan.

Omar Gabasse

24/03/11 (B595) La lutte continue (Par Omar Gabasse)

L’Afar Pen est une production IOG et une réalisation de Chehem Watta et Aïcha Robleh. Il avait pour objectif principal de démontrer à l’opinion publique qu’IOG avait le soutien de la communauté Afar.

Mais cette initiative a pris un tournant inattendu !

Les Afar opprimés se sont succédés à la tribune pour dire NON à IOG.

Sous le couvert de l’anonymat,
une personne a dit clairement qu’une telle démarche ne pourrait avoir un sens que si elle s’effectuait au bénéfice de la paix, de la sécurité et de la justice. Toutes choses qui n’existent pas à Djibouti. Il a conclu en disant qu’il était impossible de progresser dans ces conditions.

Le dictateur sanguinaire s’est exprimé en Afar : quatre lignes pas plus ! Car il est incapable de parler l’Afar !

Sait-il même qu’ELABE parlait parfaitement l’Afar ?

Son serviteur Djama Ouled a chanté en Afar, car il parle couramment l’Afar. Hé oui ! Les Issas qui habitent au sud parlent l’Afar .

J’espère que l’opinion publique internationale a compris les motivations qui ont présidées à l’organisation et à la tenue de ce congrés : assurer le lancement de la campagne du dictateur et surtout rien d’autre !

Dommage que les oppositions politiques n’aient pas émis des commentaires, des réserves et des explicaitons sur ce sujet. Mais c’est vrai que c’était un non-évenement !

Je tiens à féliciter et à remercier les Afar courageux qui n’ont pas hésité à venir dire la verité lors de ce forum, en prenant d’énormes risques.

La lutte continue.

Omar Gabasse