18/05/09 (B499) Soutenir les pires dictatures de l’Afrique de l’est ? Un gros cadeau de l’UE aux pires dictateurs de l’Est africain. // (Organisation de la Presse Africaine) La Commission Européenne consacre 54 millions d’euros à une aide humanitaire essentielle dans cinq pays de la Grande Corne de l’Afrique

La Commission Européenne consacre 54 millions d’euros à une aide humanitaire essentielle dans cinq pays de la Grande Corne de l’Afrique

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 18 mai 2009/African Press Organization (APO)/ —

Se fondant sur cinq décisions financières nouvelles, la Commission européenne octroie une enveloppe totale de 54 millions d’euros à l’aide humanitaire en faveur des populations vulnérables de Somalie, d’Éthiopie, d’Érythrée, du Kenya et de l’Ouganda. Les fonds sont acheminés par l’intermédiaire du service d’aide humanitaire de la Commission, sous la responsabilité directe de Louis Michel, membre de la Commission.

«La Grande Corne de l’Afrique est en proie à de multiples périls humanitaires,» a déclaré Louis Michel. «Dans cette région ravagée par des conditions climatiques extrêmes, desconflits incessants et une grande pauvreté, des millions de personnes sontactuellement au bord du gouffre. Notre aide est cruciale pour sauver des vies etfaire reculer la misère. Les décisions complémentaires que nous venons d’adoptersont le reflet de notre approche globale dans la région, qui vise à relever cesdéfis humanitaires complexes de manière cohérente etefficace».

Somalie: 13 millions d’euros

Depuis plus devingtans, la Somalie fait face à une accumulation dévastatrice deconflits, de sécheresses, d’inondations et de maladies. L’acheminement de l’aidehumanitaire y est, en outre, rendu de plus en plus difficile par les attaquesperpétrées contre les travailleurs humanitaires et leur cortège de morts, de blessés et d’enlèvements en grand nombre.

Ainsi qu’il a étérécemment annoncé lors de la conférence internationale des donateurs sur lasécurité en Somalie (23 avril2009), la Commission a adopté un «planglobal» humanitaire de 13millions d’euros. Ces fonds iront à l’aide auxvictimes de l’insécurité permanente et des aléas climatiques, l’accent étant missur la santé et la nutrition, l’approvisionnement en eau et en équipementssanitaires, l’alimentation et la sécurité alimentaire des personnes déplacées àl’intérieur du pays et des communautés en situation de vulnérabilité chronique.

Érythrée: 3 millions d’euros

Une enveloppe de 3millions d’euros est allouée en vue de répondre aux besoins les plus pressantsdes populations les plus vulnérables en Érythrée. Le pays a été touché par desannées de sécheresse chronique, de désertification, de dégradation desinfrastructures et d’insécurité permanente à la frontière avec l’Éthiopie. Cettedécision permettra de venir en aide à 500000 personnes, en mettantl’accent sur les questions de santé, de nutrition, d’eau, d’assainissement, deprotection et de moyens de subsistance.

Éthiopie: 6 millions d’euros

85% desÉthiopiens vivent en zone rurale, l’agriculture constituant leur principalesource de revenus. La production alimentaire y est fortement aléatoire en raisond’une pluviosité faible et irrégulière. Déjà frappée par de fréquentessécheresses, l’Éthiopie est aussi victime d’inondations, d’épidémies et deconflits internes, à l’origine de besoins humanitairesconsidérables.

La Commissionfournit une aide financière à des actions ayant trait à la santé, àl’alimentation, à l’eau et à l’assainissement et destinées aux populations lesplus vulnérables en Éthiopie, notamment les réfugiés et les personnes déplacéesà l’intérieur de ses frontières.

Aide alimentaire (décision régionale en faveur de l’Éthiopie, de la Somalie, du Kenya et de l’Ouganda): 22 millions d’euros

Cette décisions’attache particulièrement à combattre l’insécurité nutritionnelle au moyend’une aide alimentaire et d’un soutien à court terme aux moyens d’existence enfaveur des communautés de la Grande Corne de l’Afrique les plus durementtouchées. Elle appuiera également les mesures de redressement rapide prises aulendemain des catastrophes, comme la fourniture de moyens de productionagricole.

Lutte contrela sécheresse (décision régionale en faveur de la Somalie, de l’Éthiopie, du Kenya et de l’Ouganda) : 10 millions d’euros

La forte croissance de la population aexercé de graves pressions sur lesraresressources naturellesde laGrande Corne de l’Afrique. Le changement climatique s’y manifeste, qui plus est,par une pluviométrie en constante diminution dans la région. Fondée sur unestratégie de réduction du risque de catastrophe, cette nouvelle décisioncontribuera à renforcer les capacités d’adaptation des communautés pastoralesvivant dans les zones arides en leur fournissant de l’eau, une aide aux moyensde subsistance, des services sanitaires et un soutien à la santéanimale.

Contexte

Tous les projets humanitaires financés par la Commission sont mis en œuvre par des organisationsd’aide non gouvernementales, des agences spécialisées des Nations unies et lemouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. ECHO dispose debureaux d’assistance dans la plupart des pays concernés. Ses experts sur leterrain suivent l’évolution de la situation humanitaire et contribuentactivement à la coordination des opérations de secours au niveau local. Ilssurveillent aussi l’usage qui est fait des aides financières de laCommission.

05/02/09 (B484-B) OPA / Somalie / La FIDH demande une enquête sur les agissements de l’AMISOM.

Le 2 février 2009, un convoi de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) a été frappé par un engin explosif sur une route dans le sud de Mogadiscio. En représailles, les soldats de l’Amisom auraient ouvert le feu sur des bus situés à proximité, tuant plus d’une quinzaine de civils selon plusieurs sources concordantes y compris les autorités somaliennes. Le porte-parole de l’Amisom, Bahuko Baridgye, a démenti cette fusillade.

Depuis le retrait des forces éthiopiennes de Somalie, les soldats de l’Amisom sont de plus en plus la cible des insurgés islamistes, notamment des El Shabab, non signataires de l’accord de paix de Djibouti (août 2008), qui ont demandé mardi l’intensification de la guerre sainte contre les troupes africaines. L’Amisom, sous mandat du Conseil de sécurité des Nations unies au terme de la résolution 1744 votée le 20 février 2007, est déployée depuis mars 2007 en Somalie et est constituée de 3400 hommes, loin des 8000 initialement prévus, et reste mal équipée et sous-financée.

La FIDH condamne toute attaque des insurgés contre les soldats de l’Amisom, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits de l’Homme et les civils et appelle les autorités somaliennes à poursuivre et juger les auteurs de ces attaques.

La FIDH appelle les insurgés à intégrer le processus de paix en cours en Somalie.

La FIDH demande au Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine de diligenter dans les plus brefs délais une enquête sur les évènements du 2 février 2009 et, le cas échéant, de prendre des sanctions contre les soldats de l’Amisom mis en cause. La FIDH demande au Conseil de sécurité des Nations unies de soutenir la mise en place de cette enquête.

La FIDH appelle le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union africaine à renforcer la capacité de l’Amisom en moyens humains et matériels pour lui permettre de remplir effectivement son mandat, conformément à la résolution 1831 (2008) du Conseil de sécurité demandant un renforcement de l’Amisom, et de former ses troupes au respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

18/10/08 (B470) Organisation de la presse africaine avec une source ONU / Somalie / Poursuite des combats à Mogadishu.

Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU 17 octobre 2008

Les civils continuent de faire les frais de la poursuite des combats à Mogadishu.

Selon le HCR, environ 5 500 personnes ont fui la ville au cours de la semaine et plus de 61 000, depuis le 21 septembre.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et ses partenaires continuent de fournir de l’eau potable à plus de 100 000 personnes déplacées.

Ils ont également apporté des tentes d’école et du matériel pour 20 salles de classe, permettant ainsi l’accès à l’éducation pour 1 000 enfants supplémentaires.

Le Programme alimentaire mondial distribuera de la nourriture dans les centres de santé pour femmes et enfants et les programmes de soutien social de la région de Bakool, où le taux de malnutrition s’élève à 25,5%, l’un des plus élevés de Somalie.

02/10/08 (B467-B) Organisation de la presse africaine / Somalie / Piraterie / Déclaration du ministre français des Affaires Etrangères

MOGADISCIO, Somalie, 1er octobre 2008/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Point de presse du 30 septembre 2008

(…) (La piraterie au large de la Somalie ne semble pas avoir que des mauvais côtés puisqu’ils sont en train de dévoiler un trafic d’armes de grande ampleur. Quelle est votre réaction, êtes-vous inquiet de ces armes qui, selon toute vraisemblance allaient au sud-Soudan ? Est-ce qu’il est normal qu’il n’y ait aucune inspection ?

Que l’on puisse en toute impunité débarquer un tel chargement à Mombassa – apparemment cela se fait trois fois par an – et que comptez vous faire pour lutter contre ce fléau ?)

Il faudrait d’abord être certain de la destination finale de la cargaison que vous évoquez.

C’est exactement pour cela que l’on mobilise la communauté internationale, à l’initiative de la France et notamment du ministre et du ministère, pour avoir une réponse internationale à la question du contrôle maritime de cette immense zone.

C’est la raison pour laquelle nous avons fait voter les résolutions du Conseil de sécurité 1814 et 1816. Pour répondre à la première urgence de soutien humanitaire aux populations somaliennes nous avons pris l’initiative de l’opération Alcyon reprise ensuite par rotation par les Danois, les Hollandais et actuellement par les Canadiens pour la protection des bateaux du PAM. Par une initiative conjointe avec les Espagnols, nous avons fait accepter un état-major de coordination européen, et nous réfléchissons à une option militaire maritime pour un déploiement européen.

Nous sommes enfin proposition de résolution au Conseil de sécurité allant plus loin puisque cette résolution a pour vocation d’appeler la communauté internationale à se mobiliser contre la piraterie maritime. Ce texte serait une base juridique et politique pour une implication plus grande de l’ensemble des pays de la communauté internationale dans l’envoi de bateaux et des moyens de contrôle.

C’est le sens de notre participation à la Task force 150 qui a pour vocation d’agir contre le terrorisme mais peut aussi de facto avoir un rôle contre la piraterie maritime.

Nous sommes donc pleinement mobilisés et pensons qu’il faut renforcer les moyens. S’il y a un sujet, parmi d’autres, sur lequel la France est à l’initiative à la fois au niveau national, européen et onusien, c’est celui-là. Et c’est pour cela que nous essayons de mobiliser la communauté internationale. Nous avons le sentiment que la prise de conscience progresse.

C’est un sujet qui était jusqu’à présent négligé. Je crois que depuis quelques mois, notamment à l’initiative de la France, du président de la République, du ministère et du ministre, il y a une vraie mobilisation sur le sujet.

(Un cargo rempli d’armes pourra être arraisonné et systématiquement contrôlé, le jour où il y aura une force de l’ONU ?)

Je ne peux pas vous dire exactement quelles seront les modalités opérationnelles et quelle sera à chaque fois la nature de cette mobilisation internationale.

N’oubliez pas la capacité dissuasive que peuvent représenter les deux opérations françaises menées par le ministère de la défense sous l’autorité du président de la République lors des deux prises d’otages récentes sur des bateaux. (…)

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs