20/01/06 (B333-B) Communiqué de Djibwatch concernant les multiples atteintes à la liberté d’expression commises par le régime de Guelleh.

Djibwatch
Communiqué de DjibWatch
du 20 janvier 2006

sur la saisie de l’hebdomadaire
Le Renouveau.

Nous avons appris la saisie de l’édition du jeudi 19 janvier 2006 de l’hebdomadaire Le Renouveau (organe de presse du MRD, parti politique de l’opposition) et l’incarcération de neuf crieurs de presse au centre de détention administratif de Nagad.

D’après une dépêche de la LDDH et du MRD , les personnes ont été arrêtées vers 06h30 (heure locale), puis relâchées vers 13h00 (heure locale).

Le pouvoir en place à Djibouti n’a avancé aucune justification ni sur la saisie des exemplaires du Renouveau, ni sur l’incarcération des crieurs. Cette affaire apporte de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent l’arbitraire qui règne désormais en maître aboslu à Djibouti.

Malheureusement à Djibouti, personne n’est à l’abri des harcèlements du régime.

Nous sommes très inquiets des multiples dérives qui sont contraires aux Droits de l’Homme, que l’État de la République de Djibouti continue de pratiquer.

Nous demandons la cessation immédiate et définitive de ces pratiques néfastes, ravageuses et illégales et le retour à la Liberté d’expression et en particulier à la Liberté de la presse dans notre pays.

Djibwatch
http://www.djibwatch.org

 

20/01/06 (B333-B) LDDH : communiqué de la FIDH SUR LE 1er forum social mondial de Bamako


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 18 JANVIER 2005  

SUR LE
Communiqué de la FIDH
1er Forum social mondial
en Afrique – Bamako

Bamako, le 18 janvier 2006 – La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) participe aux côtés de ses organisations membres en Afrique au premier forum social mondial sur le continent africain. La FIDH se félicite de la tenue de ce forum, signe du dynamisme de la société civile d’un continent laissé pour compte de la mondialisation et qui n’en connaît souvent que les effets néfastes.

La FIDH considère que le combat pour un autre monde passe par la lutte pour le respect des droits humains et en particulier des droits économiques, sociaux et culturels. C’est pourquoi la FIDH est engagée contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’Homme qu’il s’agisse des individus, des Etats, des entreprises ou des institutions internationales.

La FIDH organise ou co-organise les activités suivantes au FSM de Bamako :

 

Accords de commerce et droits humains

Vendredi 20 janvier de 11.30 à 14.15

Espace thématique Luttes sociales – CRES – Cité universitaire – salle I3

Après la conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong, quel bilan peut-on dresser des conséquences des accords commerciaux sur la jouissance des droits humains? Comment rétablir la primauté du droit international des droits de l’Homme sur les accords de commerce? Quel avenir pour l’OMC face à la multiplication des accords régionaux et bilatéraux?

Intervenant s: Sophie Bessis (FIDH), Steve Ouma (Kenya), Henri Rouille d’Orfeuil

(Coordination Sud-France), AMDH (Association malienne des droits de l’Homme), Arnaud Zacharie (CNCD- Belgique)

Lutte contre l’impunité: Quelles alternatives en cas de déni de justice?

Vendredi 20 janvier de 14.30 à 20.15

Espace thématique Luttes sociales – CRES – cité universitaire 14.30 – 17.15 salle I.7 17.30-

20.15 salle I.2

La FIDH est engagée depuis des années dans la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves. Elle soutient les victimes des violations des droits de l’Homme dans leur quête de justice et de vérité notamment à travers les mécanismes de justice pénale internationale: compétence universelle et Cour pénale internationale (CPI). Cet atelier présentera les cas d’Hissène Habré au Tchad, Ely Ould Dah en Mauritanie, l’affaire du Beach au Congo Brazzaville. Les intervenants livreront également une analyse des situations portées devant la Cour pénale internationale, notamment celle de la République démocratique du Congo

Président de séanc e: Sidiki Kaba, président de la FIDH

Intervenant s: Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’Homme-France) Jacqueline

Moudeina (ATPDH-Tchad), Roger Bouka (OCDH-Congo-Brazzaville), Dismas Kitenge

(Groupe Lotus-RDC), Fatimata M’Baye (AMDH-Mauritanie), etc.

Exploitation des ressources naturelles et violations des droits de l’Homme: responsabilités des Etats et des entreprises

20 janvier: 17.15 – 20.30- espace thématique « destruction des écosystèmes », Musée national

21 janvier: 08.30 – 11.15 Espace thématique “Les alternatives”, Modibo Keïta – salle D4

Ces ateliers co-organisés avec la Coalition publiez ce que vous payez/ Secours catholique et le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM – Montréal) se pencheront sur la malédiction des ressources naturelles en Afrique. De nombreuses intervenants analyseront le lien entre l’exploitation des ressources pétrolières, minières et forestières, conflits et violations des droits humains sur le continent africain.

Les participants discuteront ensuite des responsabilités des Etats et des entreprises dans les violations des droits humains et sur les stratégies de la société civile pour responsabiliser les acteurs.

Intervenants: Massalbaye Tennebaye (Tchad), Aurélie Arnaud (CEDIM), Représentants de la communauté de Sadiola (Mali), Khalid Ikhiri (ANDDH-Niger), Michel Roy (Secours catholique), etc.

10/01/06 (B332-A) LDDH / ARDHD : soutien de l’appel des Associations pour la défense des droits de l’homme en AFRIQUE. Il est demandé à l’Union Africaine de choisir la justice au lieu de l’impunité, et à préconiser l’extradition d’Hissène HABRE en Belgique.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 9 JANVIER 2006
SUR L’APPEL URGENT
AUX ORGANISATIONS AFRICAINES
DES DROITS DE L’HOMME


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) soutient fermement cet Appel au nom de la lutte contre l’Impunité…

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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L’ARDHD soutient cet appel, sans aucune réserve.

Jean-Loup Schaal  

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L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH)

L’Association des Victimes des Crimes et Répressions Politiques au Tchad (AVCRP),

L’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (ATPDH),

La Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH),

La Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO),

La Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains

La Ligue des Droits de la personne dans la région des Grands Lacs,

Association pour le Développement Humain et Social en Mauritanie, G.E.R.D.D.E.S.- BURKINA,

Hurinet – Uganda : Human Rights Network,

National Society for Human Rights –Namibia (NSHR)

Avec le soutien de :

Human Rights Watch, et

Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme

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Appel urgent aux organisations africaines de défense des droits de l’homme

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Aux chefs d’Etat de l’Union Africaine

Nous, soussignés les ONG africaines, appelons l’Union Africaine à encourager le Sénégal afin qu’il accepte d’extrader l’ancien chef d’Etat  tchadien Hissène HABRE en Belgique, où il fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour comparaître des chefs de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de torture. Le Président du Sénégal, Abdoulaye WADE a mis le sujet à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Union africaine.

L’extradition d’Hissène HABRE en Belgique, qui est soutenue par le gouvernement tchadien, constituerait un acte décisif dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations massives des droits de l’Homme.

Monsieur HABRE est accusé d’atrocités commises à grande échelle. En effet, une Commission d’enquête du Ministère tchadien de la justice a reconnu que le régime de Monsieur HABRE était responsable de la mort de quelques 40.000 tchadiens et qu’il avait pratiqué la torture de façon systématique. Monsieur HABRE a persécuté, par périodes, différents groupes ethniques, notamment les Sara (1983-1986), les Arabes, les Hadjeraï (1987), et les Zaghawas (1989-90), assassinant et arrêtant en masse les membres de ces groupes. Les archives de la police politique de Monsieur HABRE, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), ont permis de révéler un décompte détaillé des victimes de la répression de Monsieur HABRE. Ces documents font ainsi état d’un total de 12.321 victimes, dont 1.208 personnes mortes en détention.

Certains se refusent à admettre qu’un ancien chef d’Etat africain réponde de ses crimes devant une instance européenne. Nous aurions bien évidemment souhaité que Monsieur HABRE puisse être jugé en Afrique. Mais le fait est que le Sénégal a refusé de poursuivre Hiss è ne HABRE lorsqu’il en a eu l’opportunité en 2000, que le Tchad n’a jamais sollicité l’extradition de l’ex-président Tchadien (et ne pourrait, en tout état de cause, lui garantir un procès équitable), et qu’aucun autre pays n’a formulé de demande d’extradition à son encontre. Par ailleurs, la création d’un Tribunal africain pour juger des crimes présumés commis par Monsieur HABRE serait trop éloignée, trop aléatoire et trop coûteuse.

A moins qu’un pays africain, doté d’un système judiciaire indépendant compétent pour connaître de ces faits, et respectant les normes internationales en matière de procès équitable, et qui mettrait au point un arrangement permettant le transfert intégral des résultats de l’instruction menée en Belgique pendant quatre ans demande rapidement l’extradition d’Hissène HABRE,  l’extradition de Monsieur HABRE vers la Belgique reste l’option la plus concrète, la plus réaliste et la plus opportune pour s’assurer qu’il répondra des charges retenues contre lui, et ce avec toutes les garanties d’un procès équitable.

Les victimes d’Hissène HABRE ont déjà attendu 15 années pour trouver une juridiction qui soit prête à les entendre, et beaucoup de survivants sont déjà décédés.

Par conséquent, nous appelons l’Union Africaine à choisir la justice au lieu de l’impunité, et à préconiser l’extradition d’Hissène HABRE en Belgique.

09/01/06 (B332-A) Toute l’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Adha.

L’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et à toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens, à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Adha. Elle espère que les rassemblements prévus dans la capitale, en particulier celui de l’UAD, se dérouleront dans les meilleures conditions possibles et que le pouvoir dictatorial ne cherchera pas à s’en servir pour des provocations et des répressions.

09/01/06 (B332-A) Reprise des activités de l’ARDHD, après quelques jours de vacances (bien méritées ?)

L’équipe de l’ARDHD a pris quelques jours de vacances ! Les lecteurs ont constaté qu’aucun nouvel article n’avait été publié pendant 3 jours entre le 5 et le 7 janvier 2006 et ils nous ont écrits. Nous tenons à les remercier pour leur assiduité et à les rassurer.

Cela tient à deux raisons :
1 –
l’équipe bénévole qui assure la permanence de la mise à jour du site a pris quelques vacances.

2 – l’actualité n’ayant pas été particulièrement intense durant ces trois jours, cela n’a pas nécessité d’intervention d’urgence, que nous aurions été en mesure de réaliser en cas d’alerte rouge.

Nous tenons à rassurer tous les lecteurs, car l’équipe a de nouveaux repris ses fonctions depuis dimanche et elle se prépare à continuer son action 7/7 et 24/24 au service de l’information des Djiboutiennes et des Djiboutiens et de la diffusion des messages concernant les crimes commis par le régime de Guelleh.

L’équipe bénévole rappelle que le site de l’ARDHD, totalement indépendant, est devenu au fil des années, une référence incontournable (mais pas la seule) sur la situation à Djibouti et elle présente tous ses voeux à ses lecteurs et à ses abonnés.

08/01/06 (B332-A) SURVIE – PARIS : hommage à François-Xavier Verschave.

16 janvier 2006



Lundi 16 janvier 2006 à 19h30, dans les locaux du Parti Communiste Français (salle des conférences), 2 place du Colonel Fabien, Paris 19ème, M° Colonel Fabien


Afin de mieux connaître et faire connaître l’oeuvre de François-Xavier Verschave, Espaces Marx et Survie organisent une rencontre avec ceux qui se sont engagés à ses côtés et poursuivent les travaux en faveur des biens publics mondiaux et du retour à la raison la politique africaine de la France.


19h30 : accueil


Projection du film « Françafrique » réalisé par Tismaymag, avec la participation de Tiken Jah Fakoly, François-Xavier Verschave et Odile Byidi


20 h : conférence-débat animée par Eric Le Lann


  Patrick Coulon, Espaces Marx


En quoi l’oeuvre de François-Xavier Verschave interpelle Espaces Marx, à quelques jours du Forum Social Mondial de Bamako ?


  Odile Biyidi, présidente de Survie


« D’abord ne pas nuire », les causes politiques de la misère et la dénonciation de la françafrique


  Benjamin Moutsila, délégué général de la Fédération des congolais de la diaspora (FCD)


L’apport de la dénonciation de la françafrique pour les démocrates africains


  Guillaume Fine, secrétaire général de Survie


Les paradis fiscaux et judiciaires, destructeurs de biens publics et vecteurs de grande criminalité.


  François Lille, membre de Survie, Biens publics à l’échelle mondiale (BPEM) et du Conseil scientifique d’Attac


La défense des biens publics à travers la revendication de biens publics mondiaux


Débats et prises de parole depuis la salle jusqu’à 22h




François-Xavier Vershave, artisan d’un monde nouveau



Admiré par nombre d’Africains, François-Xavier Vershave, décédé le 29 juin dernier, était peu connu dans notre pays. C’est pourtant une part de ce qu’est la France, de ce qu’est aujourd’hui son rôle dans le monde et de ce qu’il pourrait être, qui motivait son combat avec les associations Survie et Biens Publics à l’Echelle Mondiale.


 


Ses travaux sur le système de la Françafrique – ce volet occulte de la politique de la France en Afrique – et sur sa dérive mafieuse dans le cadre de la mondialisation, son constat des limites de la notion « d’aide au développement » et des perversions qu’elle peut couvrir, l’avaient amené à rechercher les voies d’autres rapports entre les peuples. Pour François-Xavier Vershave, l’urgence était  d’abord de ne pas nuire aux populations africaines et, dans l’intérêt du Nord comme dans celui du Sud, de  s’atteler à la construction de « biens publics à l’échelle mondiale », prolongement d’un combat séculaire mené aux échelles nationales.


 


Tout le combat de François-Xavier Vershave est en résonance avec les préoccupations qui devraient être au coeur du Forum Social Mondial qui se tient du 24 au 29 janvier 2006 simultanément dans plusieurs villes, dont celle de Bamako (Mali).


 


Espaces Marx et Survie

04/01/06 (B331-B) Concours pour désigner les femmes et les hommes de l’année. Prolongement de la phase 1 jusqu’au 14 janvier. Merci à chacun de participer en désignant les nominés dans chaque catégorie …

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont déjà répondu. En raison de l’interdiction de notre site par le régime liberticide de Guelleh, nous avons décidé de prolonger d’une semaine la phase N°1 et nous vous remercions de nous aider à départager les personnalités "nominées" pour la deuxième phase …

Merci de remplir le questionnaire avant le 14 janvier 2006

Mode d’emploi : Etape 1 – pour sélectionner les nominés : lien

04/01/06 (B331-B) Le FRUD a-t-il déclaré la Guerre au régime de Guelleh ? (Info transmise par un lecteur)

Lien avec la dépêche originale : http://www.tchad-info.net/articles/voir_art.php?idart=1886 (Tchad info)

02/01 :Djibouti: L’introuvable paix

Certains conflits en Afrique (Soudan), en Asie (Indonésie) et même en Europe (celui de l’Irlande, le plus sanglant du continent depuis la deuxième guerre mondiale) trouvent un dénouement porteur d’espoir en cette année 2005

A Djibouti, le régime ou plutôt le président de la république Ismaïl Omar Guelleh refuse la voie de la paix en violant le cessez le feu observé par toutes les parties depuis 2000 (par l’assassinat des deux membres du FRUD le 31 Mars 2005) et en foulant aux pieds l’accord de paix signé le 12 mai 2001.

L’alliance des républicains pour le développement (ARD) a dénoncé l’accord de paix le 25 Septembre 2005 par la voix de son président Ahmed Youssouf Houmed qui a succédé au regretté Ahmed Dini.

Le régime s’est refusé à toute application de cet accord et a même détourné certaines de ses clauses relatives à la décentralisation.

L’intransigeance du chef de l’état Djiboutien s’explique par la nature clanique du pouvoir qui n’incite pas à des concessions et par la présence de bases militaires françaises et américaines qui alimente son attitude radicale stigmatisée par une ONG dans un rapport classant les pays membres des NU suivant leur contribution à la paix. Le GRIP (groupe de recherche et d’information sur la paix) basé à Bruxelles a classé Djibouti au 150éme rang après l’Irak pour l’indice de contribution à la paix dans le monde ( voir Géo septembre 2005).

Hormis la figure omnipotente d’Ismaïl Omar Guelleh qui exsude la haine, la violence et la guerre, aucune autre voix n’est audible. La question de paix étant l’affaire de tous, on aurait aimé entendre des personnalités qui ont sacrifié les meilleurs moments de leur vie comme Omar Elmy, Adan Robleh, Jean Marie, Mohamed Adoïta, Ismael Ibrahim qui se trouvent embarqués dans le wagon arrière du pouvoir.

La dénonciation de l’accord par l’ARD (soutenu par les autres partis d’opposition), le renforcement du FRUD qui vient de tenir un séminaire dans le nord de Djibouti et le regain des activités sociales durement réprimées (faisant un tué le 25 Octobre 2005) et en train de sonner le glas de la paix civile et sociale.

Une seule poutre disent les chinois ne suffit pas à maintenir un immeuble.

Le pays est doté d’une structure fragile , quelques secousses peuvent provoquer des répercussions désastreuses.

Ni l’acquisition des MIG23 à la Biélorussie, ni l’achat de substances chimiques ne peuvent constituer un rempart infranchissable contre la volonté légitime à résister contre les injustices les plus criants.

SEMINAIRE DU FRUD DANS LE NORD DE DJIBOUTI
12, 13, 14 Septembre 2005

Une réunion importante du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie s’est déroulée du 12 au 14 Septembre 2005 dans le maquis situé au Nord du pays où militants, combattants et dirigeants ont pu discuter de l’état de leur organisation et de la situation politique de Djibouti.

Le séminaire fut l’occasion pour les participants de commémorer le 14ème anniversaire de la création du FRUD dont les plus anciens luttent depuis 30 ans et certains nouveaux ont à peine 18 ans. Ces résistants inscrivent leurs actions dans la continuité des luttes pour la démocratie menées à Djibouti, avant et surtout dans le cadre de FRUD depuis sa création en Août 1991.

Les participants n’ont pas manqué de souligner l’impasse totale dans laquelle se complait l’Etat djiboutien, le blocage politique auquel fait face le pays, et la situation de ni paix, ni guerre dont souffre la population.

Les combattants et militants se sont félicités :

-de la pertinence des résolutions des assises du 4 et 5 Mars 2002 et de la conférence de Bruxelles du 13 et 14 Juillet 2002 qui ont permis d’assurer la continuité historique de FRUD tant du point de vue de sa ligne politique que de sa structure organisationnelle .

-du renforcement de l’organisation après une période difficile par l’arrivée de plusieurs dizaines de jeunes et par l’adhésion d’une bonne partie de la population à sa ligne politique,

-des convergences des partis d’opposition légalisés réunis au sein de l’U.A.D avec le FRUD sur l’impossibilité de changement par les urnes à Djibouti

Ils ont condamné l’assassinat de deux membres du FRUD le 31 Mars 2005 par l’armée qui a reçu ordre de ne pas faire des prisonniers et qui continue les ratissages contre les civils et les combattants

Les participants au séminaire ont lancé un appel :

–A la population pour qu’elle prenne la mesure de la gravité de la situation que fait courir un Président irresponsable au pays et à la région en choisissant l’option de la guerre illustrée par le refus d’appliquer l’accord du 12 Mai 2001, par l’assassinat des membres du FRUD, par les offensives militaires, par les arrestations arbitraires des civils dans les zones de conflit.

–Aux militants et aux sympathisants du FRUD pour qu’ils renforcent leur organisation pour favoriser une véritable alternative à Djibouti

–Au rassemblement des forces démocratiques et à l’intensification des luttes multiformes contre la dictature de Guelleh.