03/02/08 (B484) Afrique en Ligne avec PANA / La démocratie avance à petits pas en Afrique et encore personne ne peut garantir que les deux signataires de la nouvelle charte de la démocratie, soient honnêtes et qu’ils l’appliquent véritablement …. Il est possible que les non-signataires soient les plus honnêtes ?

____________________________ Afrique en Ligne avec Pana

Charte africaine de la démocratie: Seuls deux pays de l’UA ont ratifié

Seuls deux pays membres de l’Union africaine (UA), à savoir l’Ethiopie et la Mauritanie, ont ratifié la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance alors que 26 autres n’ont ni signé, ni ratifié ce document, a appris la PÄNA mardi à Addis-Abeba de source officielle.

Parmi les pays signataires, 25 tardent encore à le ratifier cette Charte, adoptée janvier 2007 à Addis-Abeba, qui devait entrer en vigueur 30 jours après le dépôt du 15ème instrument ratifié.

Elle se révèle d’une importance significative, en raison de la propension des problèmes liés à la démocratie, aux élections et à la gouvernance en général, notamment les coups d’Etat, les changements anticonstitutionnels à la direction des Etats, les violations des droits et libertés individuels des citoyens, la gestion antidémocratique des élections et de leurs résultats, ainsi que la gestion opaque des biens publics.

L’UA aura constamment du mal à venir à bout des questions de sécurité, notamment celles relatives aux coups d’Etat et aux conflits internes aussi longtemps que les leaders africains ne daigneront pas adhérer aux instruments juridiques qu’ils ont eux-mêmes adoptés, à l’image de l’état dans lequel les chefs d’Etat et de gouvernement ont abandonné.

Cette Charte reprend les déclarations et décisions déjà adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement, à savoir, «enraciner la culture de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance aux niveaux national et continental».

Par ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement vont se pencher ce mardi sur le rapport relatif à l’état des traités OUA/UA qui présente une situation très peu favorable de la mise en oeuvre des décisions prises par les pays membres de l’Union.

Depuis la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) devenue Union africaine, les leaders africains ont adopté 35 traités dont 21 sont entrés en vigueur.

Deux de ces traités, à savoir la Constitution de l’Association des Organisations africaines de promotion du commerce et la Charte africaine du transport maritime, sont provisoirement entrés en vigueur.

Les autres sont à différents stades de signature, de ratification et d’adhésion.

Par Ousseynou Guèye,
Envoyé spécial de la PANA

15/10/08 (B469-B) PANA 15-10-2008 : L’ONU va quitter les zone de conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie (Info lectrice)

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a déclaré que son organisation « ne peut pas faire grand chose » à cause des restrictions imposées par l’Ethiopie alors que les opérations de maintien de la paix des Nations unies dans la région frontalière disputée entre l’Ethiopie et l’Erythrée touchent à leur fin.

L’ONU n’a pas renouvelé son mandat de maintien de la paix dans la région, en dépit de la poursuite du conflit.

En juillet, l’Ethiopie avait imposé aux unités de maintien de paix de l’ONU des restrictions qui, selon les Nations unies, sapent l’intervention des soldats de maintien de la paix dans la région.

Dans un bref communiqué rendu public au siège de l’ONU, le Secrétaire général, Ban Ki-moon déclare avoir écrit son rapport final sur la situation entre l’Erythrée et l’Ethiopie et que les unités de maintien de la paix seront redéployées.

« Le mandant est arrivé à terme et toutes les questions administratives liées à la fin du mandat ont été bouclées », indique le communiqué.

Le renforcement de la sécurité de la région frontalière fait suite à la décision rendue par la Commission du tracé de la frontière entre l’Erythrée et l’Ethiopie en 2002 octroyant la ville de Badme à l’Erythrée.

La décision a entraîné le déclenchement de la violence entre les deux pays.

29/08/08 (B463) PANA / Economie: Hausse du taux d’inflation en Somalie.

L’escalade du conflit en Somalie a créé une crise économique à l’origine d’une hyperinflation de 165% et stimulée essentiellement par une impression excessive de la monnaie locale pour financer en partie la guerre, constate l’ONU ce vendredi.

Les factions en conflit en Somalie se sont lancées dans une impression excessive du shilling local, qui a récemment inondé le marché local et entraîné une énorme dépréciation de la monnaie (165% en janvier).

La crise humanitaire en Somalie a atteint un seuil alarmant et est actuellement considérée comme l’une des pires dans le monde, étant donné que les violentes confrontations sur le terrain entre les forces éthiopiennes et les insurgés locaux ont abouti à un départ en masse du personnel humanitaire.

Les seigneurs de guerre somaliens, prélevant des taxes illégales dans les aéroports et les ports du pays pour collecter des fonds destinés à financer l’insurrection permanente, se battent dans une guerre de survie contre le gouvernement intérimaire soutenu par des troupes éthiopiennes et une force de l’Union africaine réduite au minimum.

« L’escalade du conflit, l’insécurité civile, l’instabilité en Somalie ravivent aujourd’hui la crise économique qui commence à avoir un impact croissant et de plus en plus large sur la population », a déploré Cindy Holleman, conseiller technique en chef de l’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire pour la Somalie à la FAO (FSAU), une division de l’ONU chargée de surveiller la situation alimentaire sur place.

Les Nations unies estiment que le nombre de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire d’urgence en Somalie a augmenté de 77 pour cent au cours des six derniers mois, passant de 1,83 million à 3,25 millions, à cause des combats persistants dans différentes parties du pays.

Cette année, la crise est considérée comme la pire jamais connue depuis la chute du gouvernement de Siad Barre au début des années 1990.

L’ONU indique que le nombre d’enfants ayant absolument besoin d’une aide alimentaire a augmenté, avec un enfant sur six qui est maintenant confronté à la faim.

Les combats, qui se sont intensifiés ces derniers mois, passant de la simple fusillade à l’usage d’explosifs mortels, ont entraîné l’interruption des activités économiques, du commerce et du transport en Somalie.

Le coordonnateur résident et coordonnateur humanitaire des Nations unies pour la Somalie, Mark Bowden, a jugé que l’usage d’explosifs était une tendance inquiétante pour la Somalie, qui nécessite l’attention urgente de la communauté internationale.

« Nous sommes préoccupés par l’usage excessif de la force. Les travailleurs humanitaires souffrent, mais c’est le peuple de Somalie qui souffre le plus.

L’usage d’engins explosifs (bombes) est un problème plus sérieux auquel la communauté internationale doit faire face », a-t-il dit.

27/10/07 (B419) PANA / Meles Zenawi défend la présence de ses troupes en Somalie

Christophe Casalegno

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) – Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi a réaffirmé, mardi, que ses troupes ne quitteront la Somalie qu’après amélioration des conditions sur le terrain, pour permettre au Gouvernement fédéral de transition (TFG) de se débrouiller seul.

« Ce n’est pas notre pays. Nous n’éprouvons ni le besoin ni le désir de rester ici. Mais nous ne pensons pas devoir quitter la Somalie pour l’instant », a déclaré M. Meles devant le Parlement éthiopien en répondant à certains députés de l’opposition exigeant le retrait des forces éthiopiennes de la Somalie.

M. Meles a soutenu que si les forces éthiopiennes quittent la Somalie maintenant, les éléments terroristes se réinstalleront et s’étendront à travers toute la Corne de l’Afrique. Il a indiqué qu’un retrait soudain des forces éthiopiennes avant que les casques blancs de l’Union africaine (UA) ou toute autre force de maintien de la paix soit prête pour les remplacer, entraînerait le chaos et des souffrances pour la population somalienne.

« Se retirer maintenant signifierait que nos sacrifices ont été vains. Même après avoir fini notre travail, nous ne pouvons dire au peuple somalien ‘d’aller au diable’, car demain nous en subirons les conséquences. Il n’y a personne en qui nous ayons confiance. Nous ne resterons pas en Somalie pour toujours, mais nous partirons quand les conditions seront réunies. Le peuple somalien ne doit pas être abandonné », a-t-il déclaré.

La communauté internationale, a expliqué M. Meles, soutient la position éthiopienne concernant la présence de ses troupes en Somalie.

Il a ajouté que seuls les groupes terroristes et le gouvernement érythréen ne soutenaient pas cette position car leur objectif était de déstabiliser la Somalie et de menacer la sécurité de l’Ethiopie. « Depuis que nous sommes entrés en Somalie, nous avons rétabli la paix. Nous avons rempli notre contrat et nous partirons quand les conditions seront favorables », a insisté M. Meles.

Concernant la situation intérieure du pays, M. Meles a accusé certains membres de l’Assemblée d’être comme un cheval de Troie pour le Front de libération Ororomo (OLF, interdit) qui attaque clandestinement les populations et les postes gouvernementaux dans le sud-est de l’Ethiopie. « Les partis d’opposition dans cette Assemblée sont des chevaux de Troie de l’OLF », a soutenu M. Meles, qui a averti que son gouvernement les tenait à l’œil et que des poursuites seront engagées contre eux « quand suffisamment de preuves seront réunies sur leurs activités.

« Certains députés sont des membres de l’OLF et se trouvent ici. Quand nous aurons suffisamment de preuves dont nous serons sûrs de la véracité, nous les remettrons au tribunal », a-t-il affirmé. Il a qualifié les éléments et les partisans de l’OLF de garçons de courses du gouvernement érythréen collaborant étroitement avec les groupes terroristes somaliens.

Selon M. Meles, le gouvernement éthiopien a tenté de parler aux responsables du mouvement rebelle, en vain. « Nous avons tenté la voie pacifique mais cela n’a pas marché. Maintenant le peuple Oromo pourchasse les éléments de l’OLF afin de rétablir la paix et le développement dans sa région », a-t-il ajouté.