07/04/2016 (Brève 725) Parti socialiste / Djibouti : le Parti socialiste s’inquiète des conditions du prochain scrutin présidentiel (Par Maurice BRAUD)

Le 8 avril 2016 en République de Djibouti aura lieu le premier tour d’une élection présidentielle, dont l’organisation semble largement biaisée en faveur du candidat sortant Ismaël Omar Guelleh.

Le Parti socialiste exprime sa vive préoccupation quant à l’issue de ce scrutin. Celui-ci succède à un cycle autoritaire de suppression en 2010 de la limite du nombre de mandats présidentiels, de négation de la victoire de l’opposition lors des législatives de 2013, de refus d’appliquer l’accord-cadre de décembre 2014 signé avec l’opposition et de répression systématique contre les cadres de cette opposition rassemblée dans l’Union pour le salut national.

Le Parti socialiste appelle les organisations internationales, particulièrement l’Union africaine, à adopter une position ferme contre les conditions de la tenue de ce scrutin et à agir ensemble pour préparer de véritables élections.

09/06/2015 (Brève 464) Parti socialiste français : communiqué du 8 juin 2015 pour dénoncer les nouvelles arrestations à Djibouti et pour demander l’application des accords de décembre 2014

Télécharger le communiqué (PDF) : http://www.ardhd.org/ps/djibouti_08-06-2015.pdf

Le Parti socialiste dénonce des arrestations arbitraires à Djibouti

Alors qu’à son arrivée à l’aéroport de Djibouti, le 6 juin, la chanteuse djiboutienne renommée Nima Djama Miguil, exilée et engagée pour la démocratie dans son pays d’origine, était accueillie chaleureusement par un comité de femmes et de jeunes de la l’opposition coalisée dans l’Union pour le salut national (USN), douze personnes ont été arrêtées et incarcérées pour avoir chanté des refrains prônant la démocratie et le combat pacifique.

Seule, une mineure de douze ans a depuis été libérée.

Le Parti socialiste dénonce ce déni de la liberté d’expression. Il appelle à la libération immédiate de ces femmes et de ces jeunes par le pouvoir.

A cette occasion, il souligne la nécessité de respecter les engagements pris le 30 décembre 2014 par les autorités djiboutiennes à travers l’accord-cadre sur le dialogue politique, qui prévoyait la mise en œuvre immédiate de réformes démocratiques.