29/05/11 (B606) Communiqué de presse du PND, sous la signature de son Président fondateur (Aden Robleh), qui nous a été transmis par un correspondant. Nous pensons, sans en avoir la certitude à l’heure de le publier, que ce communiqué est authentique.

COMMUNIQUE DE PRESSE

PARTI – NATIONAL – DEMOCRATIQUE – Représentation Europe –

Le Parti National Démocratique vient de faire l’objet d’un clônage, pratique bien connue du régime djiboutien. Elle a été utilisée dans le passé contre plusieurs partis d’opposition dont le PND et consiste à remplacer les membres dirigeants d’un parti par des militants du parti au pouvoir, le RPP lors d’un « Congrés extraordinaire » organisé par ce dernier.

Nous condamnons sans réserve cet acte antidémocratique que nous considérons comme nul et non avenu.

Veuillez trouver ci-dessous deux documents du Président du PND relatant ces évènements ainsi que les crimes et actes de torture utilisés par le régime actuel contre les militants du PND et de l’opposition djiboutienne :

____________________ 1°) Une supercherie grotesque

Le dictateur Ismaïl Omar Guelleh, vient de commettre à la face du peupledjiboutien et du monde une mise en scène invraisemblable.

Il a réuni dans un grand hôtel de la place quelques dizaines de membres de son parti – le rassemblement populaire pour le progrès (RPP) – avec la mission de se transformer en « congrès extraordinaire du parti National Démocratique ».

L’objectif était d’imposer un autre président au Parti National Démocratique.

C’est un jeune choisi par le régime ; ce garçon remplit deux conditions chères au dictateur : tribalisme et délinquance.

1°) Il se trouve qu’il appartient à mon sous-clan tribal ;

2°) c’est un délinquant puisqu’il a imité ma signature et usurpé mon chéquier, ce qui lui a permis de tirer de mon compte bancaire une somme de neuf cent mille francs djibouti. Il a commis ce vol grave en 2005 alors qu’il était mon chauffeur personnel.

C’est en ce moment-la que je l’avais congédié tout en portant une plainte devant la justice.

Il a été emprisonné quelques mois mais son affaire est jusqu’à aujourd’hui en appel.

Ces dernières années il était chauffeur de bus. Ce garçon n’est pas un adhérent du PND. Je l’avais recruté comme chauffeur personnel par solidarité compte tenu de la misère dans laquelle vivait sa famille notamment la longue maladie qui a emporté son père, il y a de cela plusieurs années.

En portant son choix sur ce garçon, le dictateur pense illusoirement que le parti pourrait tomber dans les mains de quelqu’un qui appartient à mon sous-clan.

Au grand dam du dictateur je dis solennellement que le PND n’est pas un parti fondé sur le clanisme tribal. C’est un parti qui a pour but de regrouper toutes les communautés qui appartiennent à cette terre depuis des millénaires. La très grande audience du PND qui fait tant trembler le dictateur trouve son essence dans ces bases.

Le dictateur doit savoir que l’on ne peut tuer le Parti National Démocratique.

Même au cas où il parviendrait à m’assassiner comme il le projette la doctrine du PND me survivra. Les gens que vous avez réuni à Sheraton hôtel ne comprenaient qu’une seule personne ayant appartenu au PND ; il s’agit de M. Dabaleh qui assumait le titre de vice-président avant de quitter ce parti il y a 9 mois.

J’ai eu le coeur serré lorsque cet homme m’a parlé du dilemme auquel il était confronté. Il était venu me voir chez moi un soir et il m’avait dit ceci que je rapporte textuellement :

« M. le président, je vous respecte très « fortement, et j’ai une grande estime et considération pour le PND ; je ne peux pas « poursuivre le chemin avec vous car je suis terriblement menacé par le régime ; des gens « très proches du régime sont venus me voir et m’ont dit : vous « devez choisir entre deux solutions :

– ou vous restez au PND et dans ce cas vous serez licencié de votre travail et vous risquez d’être jeté en « prison ;


ou vous le quittez en rejoignant le régime, auquel cas vous « serez immédiatement nommé chef de service tout en obtenant une bonne somme « d’argent.

M. Dabaleh a ajouté en tremblant : tout le monde n’est pas courageux comme vous ; ils ont tellement peur de vous qu’ils peuvent vous assassiner, ce régime est vraiment sanguinaire comme vous avez dit».

Fin de citation.

Je lui ai répondu : "sans rancune, je comprends votre situation".

Le RPP ne peut désigner le Président du Parti National Démocratique et sa direction. Le PND, un des deux premiers partis avec le PRD à être légalisés, demeure libre et indépendant. Il n’est pas l’allié de l’alliance au pouvoir. Le PND est ancré dans l’opposition.

Le Parti National Démocratique (PND) compte des dizaines de milliers d’adhérents et de sympathisants. En tant que Président fondateur je demande à tous les adhérents de poursuivre le combat pour la démocratie. Je vous demande de considérer les mascarades et les mises en scène du régime dictatorial comme nul et non avenu.

Militantes et militants continuez votre combat avec votre volonté et courage légendaires. Souvenons-nous que les 84 militantes et militants torturés atrocement sous les ordres directs du dictateur et son épouse n’ont jamais accepté de se plier.

Le combat continue, Incha’allah.
Djibouti le 28 mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

_____________________________ 2°) Actes de tortures

Je suis placé en résidence surveillée. Cette mesure est appliquée à mes résidences – la principale située à la cité de l’aviation (capitale) et celle, secondaire, sise à mon jardin d’Ambouli.

Vingt policiers et gendarmes se relaient toutes les vingt-quatre heures aux environs de ces deux résidences sans pénétrer dans celles-ci. Ils observent de loin toutes les personnes qui y entrent sans les en dissuader. Ils attendent que les visiteurs sortent des résidences et les suivent jusqu’à deux cent mètres environ pour les arrêter avec des mitraillettes et les menottent pour les embarquer dans des véhicules.

La surveillance dont il s’agit a commencé six mois avant le scrutin présidentiel du 8 avril 2011. Aucun document de quelque nature que ce soit ne fait état de cette situation restrictive de ma liberté de citoyen et d’homme politique. Je suis, en fait, placé en résidence surveillée qui ne dit pas son nom.

Les arrestations ne visent ni moi-même, ni mon épouse et nos enfants, ni nos frères et soeurs. Lorsque je rentre et sors de mes résidences ces policiers et gendarmes habillés en civil se dissimulent derrière des pâtés de maisons ou des arbres, certainement pour ne pas que je les identifie.

Il apparaît que l’alliance au pouvoir se soient senti « désemparée » par la position très critique qu’avait adoptée le Parti National Démocratique (PND) pendant la campagne électorale présidentielle.

Jusqu’à ce jour 84 personnes ont été arrêtées et emprisonnées durant un temps variant entre 15 et 30 jours. L’ensemble de ces 84 personnes sont des adhérents du PND, une grande partie étant membres des instances dirigeantes (Conseil National, sections, commissions, etc..).

Toutes ces personnes, sans exception, doivent répondre à deux questions :
pourquoi adhérez-vous au PND ? A quel clan tribal appartenez-vous ?

Après ces questions ils subissent les tortures de ce genre :

– déshabillement du prisonnier,
– chaîne métallique liant la main et le pied gauches,
– brutalités extrêmes (coud de pieds, coups de poing, coups de gourdin, etc..etc..) n’épargnant aucune partie du corps,
– serviette arrosée d’eau couvrant la figure en vue d’étouffer,
– nourriture journalière :150 grammes de pain et un peu de thé contenu dans une petite boîte métallique.

Ce calvaire dure trois jours consécutifs et commence dès l’arrivée en cellule du prisonnier. Il reprend une semaine après si le détenu n’accède pas aux injonctions des tortionnaires.

Les injonctions consistent à faire admettre qu’il quittera le PND en condamnant vigoureusement la position du président de ce parti et en promettant de rejoindre le RPP.

Le détenu doit signer une papier dans ce sens. En s’engageant de la sorte il aura également une grosse somme d’argent et un « travail bien rémunéré ». Personne n’a signé un tel papier.

Chacun a réaffirmé son soutien au président du PND, parti menant le combat pour la démocratie.

Les 84 membres du PND qui sont passés par ce traitement ont refusé les injonctions des tortionnaires. La grande majorité d’entre deux sont libérés à présent mais les arrestations continuent parmi d’autres adhérents du PND.

Malheureusement une dizaine de ces martyrs sont décédés à la suite des graves blessures subies (côtes cassées, reins bloqués, poumons et mâchoires traumatisés etc..) et ce après retour dans leurs foyers.

Cela se passe en République de Djibouti. La dénonciation du dictateur sanguinaire se vérifie clairement.

Les victimes de ces terribles tortures connaissent l’identité des tortionnaires. Les plus en vue dans ce mécanisme sont deux colonels, deux commandants, trois capitaines et une quinzaine de sous officiers et de soldats de rang.

Je ne peux pas ne pas faire connaître ces crimes au peuple djiboutien et aux organisations internationales des droits de l’homme. Il s’agit réellement de crimes contre l’humanité qui se définit comme suit : « Un crime contre l’humanité est une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un « groupe d’individus inspirée par des motifs politiques ou ethniques »

Du côté des exécutants des tortures les langues se délient ; certains d’entre eux semblent saisis d’un certain remord : ils font état, mais avec discrétion, trois préoccupations :

a) pourquoi le couple présidentiel nourrit-il une haine aussi tenace à l’égard du PND ?

b) pourquoi tous ceux qui sont arrêtés et torturés appartiennent-ils à certains clans ?

c) pourquoi refuser aux citoyens la liberté d’aller où ils veulent ?

Je ne peux pas donner ici la liste de noms des personnes victimes de ces tortures car je ne doute pas qu’ils risqueront de se faire assassiner. Le Parti National Démocratique adressera ladite liste à la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme sise à Genève, en Suisse. Il saisira également le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI). Le PND demandera à ces instances de mener une enquête en République de Djibouti pour prendre connaissance de ces crimes et lancer des sanctions à l’encontre des auteurs et commanditaires.

Le Parti National Démocratique ne stoppera cette procédure que si les dirigeants de ce pays présentent des excuses en bonne et due forme au Parti National Démocratique et mettent fin aux attaques éhontées et illégales dont ce parti fait l’objet, mais aussi en indemnisant les personnes victimes des crimes en question pour le préjudice physique et moral subi !

Djibouti, le 28 Mai 2011

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

19/04/11 (B600) Communiqué du PND, sous la signature de sa représentante pour l’Europe, que nous publions à sa demande et dans le cadre de la liberté d’expression et de la diversité de l’information.

___________________________ Note de l’ARDHD

Nous rappelons que M Aden Robleh Awalleh, Président du PND, s’était rallié au règime de Guelleh et qu’il avait été "élu" (pour ne pas dire "désigné") député à l’Assemblée nationale, où il a voté tous les textes proposés par le Gouvernement, jusqu’au mois d’avril 2010.

Ce jour là, à la différence d’une grande majorité de ses collègues, il n’a pas voté les amendements constitutionnels, en particulier, celui qui a permis à IOG de briguer un troisième mandat.

Son parti a organisé une manifestation de contestation en début 2011, dans les rues de Djibouti
et il s’est allié au PDD pour former une seconde coalition d’opposition : l’UMD. L’UMD et l’UAD ont fait un bout de chemin ensemble et ils ont appelé à manifester le 18 février dans les rues de la capitale. Cette manifestation avait été la plus importante dans la ville … et ils ont appelé les électeurs au boycott du scrutin.

Quelques jours avant le vote, le PND, comme le PDD (qui n’ont pas présenté de candidats à l’élection présidentielle) ont finalement choisi de reconnaître la validité du scrutin en appelant à voter pour le candidat "faire-valoir", opposé à Guelleh. Lequel n’a pas exprimé, jusqu’à ce jour, la moindre réserve quant aux conditions de vote et de dépouillement des bulletins.

Il nous a semblé important de rappeler ce contexte

_______________________________ Communiqué
(Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, Président de la République française)
.
Monsieur le Président de la République française,

Les félicitations que vous avez adressés au Président de la République de Djibouti à la suite de sa réélection autoproclamée le 8 avril dernier me révulsent et m’effraient.

Alors que notre pays est sur la voie d’un possible conflit interne, soutenir la dictature sanguinaire au pouvoir aujourd’hui à Djibouti n’est pas à l’honneur de la France.

Notre peuple fait face aux difficultés les plus extrêmes dans sa vie quotidienne : des produits alimentaires de plus en plus chers ; un accès à l’eau potable et à l’électricité qui se limite à certaines périodes de la semaine ; un accès aux soins médicaux se réduisant de jour en jour par manque de médecins qualifiés se surajoutant à une tarification excessive des consultations médicales.

Un chômage persistant touchant au moins 60% de la population (chiffres officiels de 2002), une jeunesse amenée à émigrer afin d’assurer sa survie, une corruption généralisée associée à des critères de sélection familiaux répandue à tous les niveaux de l’administration, etc. sont le lot perpétuel des jeunes à la recherche d’un emploi dans le pays.

Une population qui, par ailleurs, n’a aucune possibilité de s’exprimer sur sa terrible situation sauf à faire face à des tirs rééls de la part des forces de sécurité présidentielles, comme l’a montré le mouvement populaire du 18 février dernier.

Tel est le bilan du régime en place.

Je vous prie de bien vouloir noter que le Parti National Démocratique (PND), que je représente en Europe, ne reconnait pas ce simulacre d’élection qui a eu lieu le 8 avril dernier par lequel le régime au pouvoir à Djibouti tente de se redonner une image de démocrate qui, selon nous, ne se justifie pas au vu des éléments précisés plus haut.

Si notre participation aux opérations électorales de cette année avait notre faveur en novembre dernier, elle n’a pas pu se concrétiser du fait du refus du pouvoir en place d’ accepter la mise en place d’une Commission Nationale électorale (CENI)indépendante du pouvoir respectant les 5 conditions suivantes. Ces bases de la transparence électorale formaient, pour nous, un minimum acceptable permettant de participer honnêtement et sincèrement au scrutin du 8 avril dernier :

1°) Mise en place d’une commission nationale électorale indépendante ainsi que ses représentants au niveau local, dont les attributions sont les suivantes :

  • gérer les listes électorales en les validant et en distribuant les cartes électorales à ceux et celles qui y sont inscrits,
  • s’assurer que chaque bureau de vote ait un nombre de votants déterminé,
  • désigner les présidents des bureaux de vote,
  • désigner les observateurs locaux,
  • proclamer les résultats après avoir collecté les urnes et effectué le décompte,

2°) Mise en place d’un bulletin de vote unique portant les photos des candidats et les logos de leurs partis ;

3°) Election du président de la CENI par les membres de la CENI ;

4°) Mise en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le vote multiple ;

5°) Création d’une dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités de la CENI.

Ne pouvant que constater que le régime ne voulait organiser des élections qu’à ses propres conditions, sans prendre en compte les demandes légitimes et réalisables de notre parti nous avons été contraints de ne pas participer à cette élection autoproclamée et auto-organisée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Fait à Paris, le 18 avril 2011

signé : Saida Barreh
Représentante du Parti National Démocratique en Europe
PND.europe@yahoo.fr

24/11/10 (B579) Les organisateurs du Forum de l’opposition de Londres nous transmettent le message d’Aden Robleh Awalleh, que la représentante du PND pour l’Europe a lu devant les participations.

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

Enfin une bonne nouvelle ! C’est si rare ! Les rats quittent le navire !

Aden Robleh sonne le glas pour Guelleh !

Après 7 à 8 années consacrées au service exclusif de la dictature, qui asservit le peuple, Aden Robleh annonce son retour dans l’opposition. Comme il est un politicien habile, stratége et surtout hyper opportuniste, les observateurs attentifs ne vont pas manquer de signaler que son retour au sein de l’opposition ne saurait avoir d’autre signification que le constat de la fin de Guelleh !

Aden Robleh est d’abord un visionnaire, qui sait anticiper les grands mouvements populaires et les profondes mutations sociologiques. Donc c’est que les choses vont mal pour mal, très mal pour Guelleh. Si ce n’était pas le cas, Robleh continuerait à le servir avec fidélité.

Nous saluons d’un grand coup de chapeau respectueux, le programme de gouvernement, complet, qui a été lu au Forum de Londres. Cinq points seulement ! Mais cinq points qui vont marquer à jamais l’avenir de Djibouti et propulser le PND à la première place sur l’échiquier politique djiboutien.

Jamais aucun parti d’opposition africain n’avait osé s’aventurer aussi loin dans les propositions concrètes pour réaliser l’ouverture démocratique … enfin pas souvent, car d’autres avant lui, avaient, mais timidement, émis des suggestions de même nature pour tenter d’assurer la transparence des consultations ! (souvent en vain …)

Nous laissons aux lecteurs le plaisir de découvrir par eux-même les propositions d’un homme politique de premier plan, pour redresser le pays, son économie, ses institutions et le fonctionnement des services publics.

Nous nous réjouissons spécialement pour les vendeurs d’encre indélébile qui vont faire fortune.

Le PND, son chef ou sa représentante toucheront-il une commission sur ce marché du siècle ? Nous n’avons aucune information à ce sujet.

___________________ 2 – Message d’Aden Robleh

Mesdames et messieurs,

Je vous salue.

Je vous apporte également les salutations du Président du PND, ADEN ROBLEH AWALEH.

Je vous lis ici le message du Président du PND qui s’excuse de ne pouvoir participer à ce forum de l’opposition :

« Le PND fait partie de l’opposition djiboutienne.

Depuis 8 mois le PND dénonce vigoureusement, de manière claire et nette la dictature implacable que M. GUELLEH a instaurée depuis qu’il est à la tête de notre pays, en 1999.

« Nous devons faire tout ce qui est possible pour l’en empêcher.

« Notre priorité doit être l’élection présidentielle de 2011. Selon le PND l’opposition djiboutienne doit s’unir et présenter un candidat unique.

« Pour revenir à la tête du pays M. Guelleh compte sur une seule possibilité : que l’opposition boycotte l’élection.. Nous ne devons pas lui donner cette possibilité. C’est dire que nous devons participer à cette élection sinon notre peuple complètement mobilisé contre lui sera blessé mortellement.

« Je suis convaincu que les fraudes électorales seront réduites au minimum. Il y a sur place une ONG fortement décidée à s’impliquer dans cette élection. Nos partis travaillent avec elle étroitement. Je vous adresse un document en cinq points que le PND a remis à cette ONG et selon les dernières nouvelles le document a été remis par cette ONG au dictateur.

« Il est nécessaire que l’ensemble des mouvements d’opposition publient un document signé par tous ces mouvements y compris bien entendu le PND.

« On peut s’unir sous cette bannière : Opposition unie contre la dictature (OUCD)

« LES BASES DE LA TRANSPARENCE ELECTORALE

« 1°) Mise en place d’une commission nationale électorale indépendante ainsi que ses représentants au niveau local

« 2°) Mettre en place un bulletin de vote unique portant les photos des candidats et les logos de leurs partis ;

« 3°) Le président de la CENI est élu par les membres de la CENI ;

« 4°) Mise en place d’une encre véritablement indélébile pour éviter le vote multiple ;

« 5°) Dotation pour couvrir les charges afférentes aux activités de la CENI. »

signé : ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du Parti National Démocratique (PND).

Je me présente :

SAIDA BARREH FOUREH,
représentante du PND en France et en Europe

Je vous remercie de votre attention.

02/12/09 (B527) Le Journal du PND « La République ». Aden Robleh se déclare candidat à la Présidentielle et se prononce plutôt en faveur d’une non-modification de la constitution et il conseille à IOG de quitter le pouvoir à son terme prévu par la Constitution. Candidat de circonstance pour donner un semblant de légitimité aux prochaines élections présidentielles ? (Le numéro complet est disponible en téléchargement)

Un lecteur, que nous remercions, nous a adressé le fac-similé du numéro spécial ‘Congrés’ de la République, daté du 26 novembre 2009, qui est l’organe de communication du PND. Nous mettons quelques commentaires après l’article.
____________________________



Télécharger le numéro complet en PDF (4Mo)

Ce numéro reprend les déclarations d’Aden Robleh, qui prend parti en faveur d’un statu quo constitutionnel. C’est à dire qu’il penche pour une non-révision de la constitution qui permettrait à Guelleh de se représenter pour un troisième mandat.

En même temps, Aden Robleh confirme qu’il sera candidat pour les élections présidentielles, s’il a le soutien des membres de son parti.

Il précise que le 17ème congrés du PND se tiendra le 13 décembre et non le 13 septembre, comme cela est habituel, date qui avait été reculée en raison du ramadan.

Enfin dans un article plutôt favorable à Borreh, le PND critique le traitement judiciare de cette affaire qui n’est pas conforme avec les lois en vigueur dans le pays.

________________________ Notes de l’ARDHD

Robleh servira-t-il de candidat d’opérette pour tenter de faire croire que les élections sont démocratiques à Djibouti ? En effet, le PND qui disposait autrefois d’une assise forte au sein de la population, aurait perdu énormément de son audience, en raison des retournements de veste opportunistes de son Président.

Aujourd’hui le PND s’inscrit dans la majorité, aux côtés du RPP et des autres partis lèche-bottes, qui soutiennent les crimes et la dictature.

Son Président partage la gamelle remplie par Guelleh.

Sa candidature contre Guelleh est molle.

Nous pensons plutôt qu’il agit en concertation avec IOG, afin de tenter de crédibiliser les prochaines élections présidentielles où il n’a pratiquement aucune chance (à l’heure actuelle …). Mais les choses peuvent changer d’ici 2011

24/11/09 (B526) Extraits du communiqué du PND (Aden Robleh) qui ont été retranscrits par un lecteur

________________________ Note de l’ARDHD
Il ne nous appartient pas de commenter le communiqué d’Aden Robleh, cependant nous ne nous pouvons pas manquer de nous étonner face au choix de certains mots, comme celui de population autochtone …. qui pourrait être particulièrement humiliant pour les populations djiboutiennes, car il rappelle la colonisation. Lapsus significatif ? Passons … !

_______________________ Communiqué du PND

DJIBOUTI, le 14 Novembre 2009

COMMUNIQUE

A tous les membres du Parti National Démocratique (PND)

Militantes,
Militants,

Le Conseil National a fixé la célébration de ce 17ème anniversaire de notre parti au 13 décembre 2009 ;

La célébration de ce 17ème anniversaire aurait dû normalement avoir lieu le 13 septembre dernier ; le Report s’est imposé qu’en raison du mois béni ramadam.

Parallèlement à cette célébration un congrès extraordinaire se tiendra.

A l’ordre du jour figureront deux points :

1. La position de notre parti dans l’éventualité où le Président de la République. Monsieur Ismaël Omar Guelleh, demanderait la modification de la constitution en vue de briguer un troisième mandat comme le laisse entendre son parti, le Rassemblement Populaire pour le Progrès(RPP)

2. permettre ou non au Président du PND d’âtre candidat à la prochaine élection présidentielle de 2011.

Notre partie est l’héritier du mouvement du mouvement artisan de la libération nationale ; il est également à l’avant-garde du combat pour la démocratie.

Compte tenu de la mise en place dans notre pays d’une situation traumatisante pour les populations autochtones l’avenir de notre chère patrie. Elles se dérouleront dans le jardin du Président du PND, à Ambouli, à partir de 14 h30).

Dans ces conditions, je demande à toutes et à tous d’être présents en très grands nombre.

Nos décisions figureront en lettre d’or dans les annales de notre parti.

Le Président du PND
ADEN ROBLEH AWALEH

24/09/99 (LIB 0) COMMUNIQUE DU PND

1-un procès concernant 31 militants du PND, y compris Amir Adawé, journaliste djiboutien disparu depuis 3 mois et demi, est prévu le 13 octobre 1999:

31 militants du PND seront traduits devant la cour d’appel de Djibouti, le 13 octobre prochain. Parmi ces militants il y a mes soeurs Kadija et Zinab mais aussi AMIR ADAWEH (qui ne sera pas là parce que en prison en Éthiopie)

Voici l’affaire : il y a un an le PND avait organisé un meeting devant le siège central à Enguela. En ce moment-là la police avait condamné ces 31 militants à 8 mois d’emprisonnement avec sursis chacun.

Ajourd’hui on dit que le procureur de la république avait fait appel contre ce jugement.

Le régime veut faire subir à ces militants de la prison ferme. Ce procès se déroulera le même jour que le procès de Moumin Bahdon Farah et de AHMED BOULALEH (Gabayo) et 15 militaires djiboutiens.

2-Informations sur le journaliste disparu, Amir Adawé: M. AMIR ADAWEH est membre du Bureau Politique du Parti National Démocratique (PND). Il était chargé par le Parti de diriger l’organe d’information du PND c’est-à-dire le journal « La République ». Il est rédacteur en Chef de ce journal.

Le journal ne paraît pas depuis que AMIR ADAWEH est en prison en Éthiopie, c’est-à-dire depuis trois mois et demi.

M. AMIR Adaweh était traumatisé par le Hold-up électoral du 9 avril dernier(élection présidentielle).

Il redoutait que le régime l’arrête car il avait déjà été condamné à plusieurs reprises à des emprisonnements en suris mais aussi à des fortes amendes. La preuve c’est qu’aujourd’hui M. AMIR ADAWEH doit comparaître en appel avec 31 autres militants du PND.

Le procès aura lieu le 13 octobre prochain. Nous avons à Djibouti un régime véritablement tyrannique qui condamne les combattants de la liberté sous des prétextes fallacieux.

Aujourd’hui 3 leaders de l’opposition djiboutienne sont condamnés pour « avoir démoralisé l’armée par des informations publiées dans deux journaux de l’opposition : « Le Temps » et le « Renouveau »

Les trois personnes actuellement en prison sont :

MOUSSA AHMED IDRISS (arrêté le 23 septembre 1999), directeur du journal « Le Temps » et président de l’Opposition Djiboutienne Unie mais aussi ancien candidat unique de l’opposition à l’élection présidentielle du 9 avril prochain. ;

ALI MEÏDAL WAÏS, ancien chef d’état major de l’armée djiboutienne et codirecteur du journal « Le Temps » ;

DAHER AHMED FARAH, président du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) et directeur du journal « Le Renouveau ».

M. AMIR ADAWEH était parti en Éthiopie pour deux mois de vacance car il semblait fatigué moralement et physiquement. Le journal « La République » ne paraît plus depuis le départ de AMIR la raison étant qu’il était le maillon essentiel en ce qui concerne la production de ce journal. Il semble que M. AMIR Adaweh a saisi les autorités éthiopiennes d’une demande d’asile politique.

saida barreh
Représentante du PND en Europe, Paris Tel: 01 56 08 12 48
E-Mail: flc1@club-internet.fr

01/07/03 (B204) Le site WEB du PND est de nouveau actif.

Après une longue
période d’interruption du service, nous avons constaté que le
site WEB du PND était de nouveau consultable.

Nous avons remarqué
aussi que Mme Saïda Barreh-Falcou, dont la lettre de démission
avait été saluée à l’époque, par tous ceux
qui n’acceptaient pas le ralliement d’Aden Robleh à la majorité
présidentielle, figurait de nouveau sur la page d’accueil, avec son
titre de représentante pour la France et pour l’Europe. Fin d’une séparation
? ou ?

Lien
: http://www.pnd-djibouti.org/