25/03/2000 – AHMED DINI rentre à DJIBOUTI le 28 mars 2000

PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
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LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE
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B.P : 10204
Tel : 34 21 94
Adresse internet : awaleh@intnet.dj
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DJIBOUTI
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Jeudi 23 Mars 2000

COMMUNIQUE

Le Conseil National et le Bureau Politique du Parti National Démocratique (P.N.D) invitent les militants du parti à se mobiliser massivement pour accueillir chaleureusement AHMED DINI AHMED, Président du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie.

Le frère AHMED DINI sera de retour au pays le mardi 28 mars 2000 dans la matinée.

Cet accueil se fera sous les auspices de l’Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U) dont le PND est partie intégrante.

Le Président du PND

ADEN ROBLEH AWALEH

16/03/2000 – Discours d’Aden ROBLEH, Président du PND, pour la fête du mouton

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Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du Parti National Démocratique (PND),
à l’occasion de la fête de l’AÏD AL ADHA (fête du mouton)

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Jeudi 16 Mars 2000
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Militantes, Militants,
Chers frères et sœurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer la grande fête de l’Aïd Al Adha. Prions Dieu d’exaucer nos vœux. Nos vœux les plus chers, pour nous autres membres du PND, c’est de voir notre pays vivre dans la concorde nationale et la paix. Il semble que dans ce but un accord ait été conclu entre le FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE (FRUD) et le pouvoir en place, accord intervenu, en France, le 7 février 2000. C’est un événement qui mérite d’être salué. Bien entendu nous nous en réjouissons. Il s’agit d’un acte de sagesse. La question qui se pose est de savoir si le pouvoir en place a signé cet accord avec toute la sincérité requise. L’avenir le dira. Notre souhait le plus cher est de voir l’application de cet accord aller à son terme.

La vérité est qu’aucun accord ne peut sortir notre pays de la situation catastrophique où il se trouve que si ledit accord repose sur le système démocratique. Pour nous les membres du PND il n’y a pas de salut pour la personne humaine en dehors de la démocratie. Tout accord qui ne prend pas en compte cette vérité est voué à l’échec.

Le PND est un parti très jaloux de sa liberté d’action. Aucune pression de quelque nature que ce soit n’a de prise sur lui. Notre parti a toujours brandi haut et fort ses convictions. Il est connu aussi par nos concitoyens comme un parti doté d’une grande capacité d’analyse. Il n’est pas inutile de rappeler ici les pertinences de ses analyses à propos d’un certain nombre d’événements.

1) à propos de l’accord dit d’ABA’A

Nous avions dit à l’époque que la partie qui avait signé cet accord avec le pouvoir en place avait le choix entre deux solutions : soit se fusionner avec le parti au pouvoir et dans ce cas l’accord n’était ni plus ni moins qu’un tremplin pour assouvir les basses ambitions de quelques transfuges du FRUD, soit elle créera un parti politique d’opposition qui veillera scrupuleusement sur l’application des termes de l’accord (qui n’était pas mauvais en soi), et dans cette hypothèse, avions-nous dit, la démocratie en sortira grandie. On sait aujourd’hui la triste fin qu’a connu l’accord d’ABA’A

2) à propos de la négociation avec AHMED DINI AHMED

Le PND est le premier parti à avoir proposé le dialogue avec AHMED DINI alors que le pouvoir en place considérait ce dernier comme un  » terroriste  » ou  » l’ennemi numéro un « . Nous avions dit qu’AHMED DINI représentait la direction légitime du FRUD. Nous avions demandé également la libération de tous les prisonniers politiques.

3) à propos du conflit Ethio-Erythréen

Nous avions condamné la rupture des relations diplomatiques avec l’Erythrée. Nous nous réjouissons que cette erreur soit corrigée. Nous pensons que notre pays doit observer une stricte neutralité dans les conflits régionaux tout en nouant avec les pays de la région des relations économiques et commerciales intenses.

4) à propos de la Somalie

Nous écrivions :
 » …Tout se passe comme si nous étions obligés de renier notre identité ethnique. Il est impensable que les médias d’Etat présentent les somaliens comme de simples voisins … Les djiboutiens ont une dette à honorer à l’égard de la République de Somalie. Il faut savoir que sans elle notre pays ne serait pas indépendant. Ils n’ont ménagé aucun effort pour que notre peuple recouvre sa dignité « . Fin de citation. Nous nous réjouissons que les médias d’Etat soient revenus à de meilleurs sentiments à l’endroit de nos frères de sang somaliens.

J’ai rappelé ici quelques unes de nos analyses mais vous savez que beaucoup de nos réflexions et analyses se sont révélées incontournables.

L’accord qui vient d’être signé ne produira les effets escomptés que si l’instauration de la démocratie est effective.

LES BASES DU SYSTEME DEMOCRATIQUE

Il y a la nécessité absolue pour notre pays de mettre en place des institutions fondées sur le système démocratique, seule voie susceptible de lui permettre d’atteindre la concorde nationale, la stabilité politique et sociale ainsi que le développement économique.

Le système démocratique implique, pour fonctionner, l’existence d’un certain nombre de principes fondamentaux, à savoir :

1) le multipartisme non limitatif sans lequel il ne peut y avoir de pluralisme des opinions ;
2) la mise sur pied d’un mécanisme garantissant des élections libres et honnêtes ;
3) la décentralisation qui est un moyen permettant aux citoyens de participer pleinement à la gestion des affaires publiques ;
4) la libre formation d’associations à caractère professionnel, social ou culturel ;
5) l’existence de médias libres et indépendants.
6) L’existence d’institutions judiciaires indépendantes

Ces principes ne doivent pas être assimilés à un simple discours comme c’est le cas actuellement. Ils doivent être acceptés par tous les partis politiques comme un serment.

La concrétisation de ces principes ne doivent pas être différée. Leur application immédiate permettra de décrisper la situation et créer une atmosphère politique saine qui sera non seulement appréciée à l’intérieur du pays mais aussi à l’extérieur. Il est primordial qu’un jeu démocratique s’instaure immédiatement après la signature de l’accord de fraternité qui vient d’être signé. Plus l’application de l’accord sera différée plus la dynamique de réconciliation risque d’être cassée.

Il faut donc :

1) mettre en place le multipartisme intégral (par le biais d’une modification de la constitution) ;

2) procéder à la mise sur pied du mécanisme électoral qui consiste à la création d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les pouvoirs de celle-ci étant :
a) de vérifier la liste électorale établie par le ministère de l’intérieur,
b) de distribuer les cartes électorales,
c) de nommer les présidents des bureaux de vote,
d) de superviser le déroulement des élections,
e) d’effectuer le décompte des résultats,
f) de proclamer les résultats.

3) élaborer et adopter un code électoral fondé sur des critères objectifs et précisant les règles du jeu électoral. Ce code électoral doit notamment permettre une représentation équitable des différents secteurs de l’opinion ;

4) procéder à l’organisation d’élections législatives anticipées ( en procédant à la dissolution de l’Assemblée Nationale par le biais d’une modification de la constitution) ainsi que des élections régionales et municipales.

5) signature par tous les partis politiques d’une  » charte politique d’honneur « les engageant à accepter les règles du jeu démocratique et de résoudre les
éventuels conflits politiques par le dialogue.

Je termine mon allocution par une note moins heureuse. Je vous informe que notre frère AMIR ADAWEH et ses compagnons ne sont toujours pas libérés pour l’Ethiopie. Nous ne comprenons pas pourquoi ces djiboutiens sont détenus dans des conditions effroyables et ce depuis neuf mois. Ils n’ont fait de mal à personne. L’Ethiopie avait pourtant déclaré se réjouir de l’accord de réconciliation intervenu à Paris entre le FRUD et le gouvernement djiboutien, accord qui a abouti à la libération de la grande majorité des détenus politiques djiboutiens. Ce qui est extraordinaire et incompréhensible c’est que le pouvoir en place à Djibouti ne puisse pas se préoccuper du sort de ces compatriotes. Je rappelle que les geôliers ethiopiens ont gravement blessé par balle et de sang froid notre frère AMIR.

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

29/01/2000 – Répression sanglante à Ali Sabieh: 1 enfant de 13 ans tué par balle et 3 personnes blessées

PARTI NATIONAL DÉMOCRATIQUE
République de DJIBOUTI
Représentation en France et en Europe

COMMUNIQUE DE PRESSE du 31 Janvier 2000

ALI-SABIEH(RÉPUBLIQUE de Djibouti):
UNE MANIFESTATION PACIFIQUE EST RÉPRIMÉE DANS LE SANG :
LA GENDARMERIE LOCALE TIRE A BALLES RÉELLES
SUR LA FOULE : 1 ENFANT DE 13 ANS TUE, 3 BLESSÉS-

LE PARTI NATIONAL DÉMOCRATIQUE CONDAMNE CET ACTE CRIMINEL ET DEMANDE L’OUVERTURE D’UNE INFORMATION JUDICIAIRE CONTRE LES AUTEURS DE CET ACTE BARBARE

Ali-Sabieh est une importante ville de l’intérieur. Elle est située au sud du pays.

Le 29 janvier 2000 à 15 h, heure locale. La gendarmerie a procédé à une rafle au sein de la population sous prétexte de rechercher des vendeurs
de kath clandestins (le kath est une plante euphorisante que consomment toutes les populations de la Corne de l’Afrique). La vente de cette
plante est légale à République de Djibouti comme dans le reste des pays de la Corne de l’Afrique plus le Yémen voisin.

La population d’Ali-Sabieh s’est mobilisée pour s’opposer à la saisie du kath appartenant à des commerçants de la ville. Environ deux mille
personnes ont manifesté devant la gendarmerie locale. Les gendarmes se sont saisies de leurs armes  » kalachnikoff  » et l’un d’eux a carrément
tiré sur la population sur ordre du chef de la gendarmerie du nom de OMAR FARAH. Un des manifestants est atteint en plein front et meurt sur place. Trois autres personnes sont blessées assez gravement. La
personne décédée est un enfant de 13 ans qui s’appelle ABDOURAHMAN HASSAN ISMAÏL

après cette fusillade, des milliers d’habitants de la ville se sont dirigés vers les bâtiments administratifs et les ont inondés de pierres.
Certains sont montés sur les toits des bâtiments pour se saisir du drapeau national et le déchirer en criant  » ce n’est plus notre drapeau ».

La ville d’Ali-Sabieh est considérée comme le fief de M. ADEN ROBLEH AWALEH, le Président du Parti National Démocratique (PND).
Lors de la dernière élection présidentielle, c’est l’opposition qui avait devancé le candidat du pouvoir malgré les fraudes massives. Lors des élections
législatives de décembre 1997 c’est la liste du Parti National Démocratique (PND) de M. ADEN ROBLEH AWLEH qui avait, en réalité, remporté ces élections mais le parti au pouvoir avait tout simplement  » confisqué  » la victoire en arguant qu’il avait gagné avec
une avance de 200 électeurs, des électeurs fantômes en somme puisqu’ils provenaient d’un bureau de vote qui n’avait jamais existé.

Ce n’est pas la première fois que la ville d’Ali-Sabieh subit la loi des kalachnikoffs. Plusieurs lycéens avaient déjà été tués il y a de cela
quelques années.

Le peuple de Djibouti est dans le désarroi le plus absolu. Il ne comprend pas que le régime en place puisse utiliser des armes de guerre contre sa
propre population.

Signé SAÏDA BARREH
représentante du PND en France et en Europe
Tel: 0156081248
courriel: flc1@club-internet.fr

08/01/2000 – Discours de M Aden ROBLEH AWALEH, président du PND, à l’occasion de la fête de l’Aïd-El-Fitr.

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Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH,

Président du Parti National Démocratique (PND),

à l’occasion de la fête du Ramadan
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Militants, militantes,
Chers frères et sœurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer la fin du mois béni du Ramadan, c’est-à-dire l’Aïd-El-Fitr. Comme vous le savez, c’est une des grandes occasions qui permettent aux militants de notre parti de se retrouver afin de faire le point sur l’état de notre pays et de nous livrer à une large et profonde réflexion sur notre action. Prions Dieu, le Tout Puissant d’exaucer nos vœux.

Nos voeux les plus chers c’est de voir notre chère patrie vivre dans la paix et la concorde. Nous, membres du Parti National Démocratique, sommes profondément convaincus que ce but ne peut être atteint que si notre pays choisit la voie de la démocratie. Nous avons raison, il s’agit là d’une vérité incontournable. La démocratie est l’unique voie permettant à une nation de connaître une paix durable et un développement harmonieux.

Malheureusement, ceux qui dirigent notre pays depuis son accession à la souveraineté fuient la démocratie comme la peste et cela contrairement aux autres pays africains. Depuis la dernière élection présidentielle notre pays est carrément revenu au système de parti unique en stoppant net la timide ouverture politique qui a vu le jour en 1992. Aucun parti politique d’opposition n’est reconnu aujourd’hui. De même, tout syndicat et toute association indépendants sont bannis. La constitution de 1992 qui avait consacré l’ouverture politique dont je viens de parler est tout simplement foulé aux pieds. Il faut dire les choses telles qu’elle sont : nos dirigeants sont les seuls au monde à croire dur comme fer que le pluralisme politique est une  » aberration  » qu’il faut condamner de manière sans appel. Nous sommes le seul pays africain où l’opposition n’est pas représentée au parlement. Nous sommes le seul pays au monde qui ne connaît pas la décentralisation. En un mot notre pays vit réellement hors du temps. Nous subissons depuis notre indépendance tous les maux inhérents à ce système diabolique que l’on appelle le parti unique. Ces maux sont :

– des élections préfabriquées ;
– les emprisonnements arbitraires et les procès politiques ;
– l’existence d’une véritable police politique dont le rôle est de  » mâter  » les opposants ;
– existence d’une justice aux ordres de l’exécutif ;

– division du peuple en communautés antagonistes ;
– utilisation des services administratifs comme moyens de pression contre les opposants ;
– licenciement pour cause d’opposition qu’il s’agisse de l’administration publique ou du secteur privé ;
– le clientélisme ;
– la corruption généralisée ;
– le détournements des deniers publics.
– Les passe-droit ;
– le mensonge, la dissimulation ;
– l’incompétence, la démotivation des cadres honnêtes

– la disparition de toute notion d’intérêt général.

Où est la bonne gouvernance dans ces conditions ?

Le système de parti unique est, par définition, un système qui exclut la participation du peuple aux affaires du pays, tout en bannissant, par ailleurs, toute forme de contre-pouvoir. Parti unique, syndicat unique, radio-télévision unique, journal unique, tels sont ses fondements. Le pouvoir se concentre tout en haut de la pyramide : il s’identifie en la personne de celui qui fait office de chef d’État. Ce dernier n’a confiance qu’à sa tribu. C’est ainsi que l’Administration, la police, L’Armée, les médias, les établissements publics et certains secteurs économiques essentiels, demeurent sous le contrôle de sa tribu. C’est ce qui se passe exactement chez nous.

Ce système est adulé par des personnes ayant un trait de caractère mental et psychologique particulier ; ce sont des personnes qui compensent les complexes inhérents à leur nature par le pouvoir. Certaines d’entre elles aiment être craintes. Pour d’autres, il leur permet d’assouvir leur besoin matériel insatiable. D’autres enfin, tirent du pouvoir la considération dont elles pensent ne pas trouver ailleurs qu’au pouvoir.

Ces personnes ne supportent aucune contradiction. Le parlement, la justice ne sont que des faire-valoir.

Dans le système de parti unique le pouvoir de celui qui fait office de Chef d’État. est sans limite. Il ne s’interdit aucune action, même celles qui apparaissent les plus invraisemblables. Toutes les caprices sont permises. Chez nous, le régime d’ISMAÏL OMAR a surprit plus Dun djiboutien en mettant en circulation des billets de banque à l’effigie de son oncle HASSAN GOULED APTIDON faisant ainsi fi de l’esprit très républicain des habitants de ce pays. L’initiative la plus malheureuse du régime de M. ISMAÏL OMAR GUELLEH, est d’avoir signé un accord militaire de défense liant notre pays et l’Éthiopie. Voici le texte de cet accord.. Il s’agit de la version anglaise étant donné que nous n’avons pas encore la version française :

TEXTE DE L’ACCORD
DE COOPÉRATION MILITAIRE DJIBOUTO-ETHIOPIEN

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Protocol on Milatary Co-operation between
The Federal Democratic Republic of Ethiopia
And
The Government of the Republic of Djibouti

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The government of the Federal Democratic Republic of Ethiopia and the Government of the Republic of Djibouti (hereinafter refered to as the Contracting Parties)

Reaffirming their faith in the purposes and principles of the Charter of the United Nations and being determined to foster African Unity in the spirit of the Charter of the Organization of African Unity.

Recognizing the long-standing and friendly relations between two countries.

Desirous to further strengthening the close and fraternal ties of friendship between them on the basis of sovereign equlity and murual interest.

Bearing in mind the importance of maintaining and lengthenind lasting peace and stability in the Horn of Africa.

Rased on their common interest to promote the urgent need of cooperation in the military field.

Mindful of the Agreement between the Transitional Government of Ethiopia and the Government of Djibouti on Friendship and Cooperation signed on November 6, 1991.

Have agreed to conclude military cooperation based on the Principe of sovereign equality as follows :

Article 1 : The contracting Parties agree to consult each other and coopererate on the military and defense matters aimed at to further strengthening the overall friendly relations existing between their two countries.

Article 2 : The Contracting Parties undertake, upon request by either side, to provide in the form of the aid or on commercial basis, assitance to each other in the following logistical fields :
– maintenance, supply of spare parts and equipment for their air forces,
– supply of spare parts like pneumatic, batteries of troups

Article 8 : The Contracting Parties agree to constantly review progress made on the implementation of the present Protocol with a views to attaining their desire to conclude mutual defense agreement in the forescable future.

Article 9 : This Protocol shall come into force upon signature and shall be valid for an indefinite duration and may be terminated by either side at anytime by giving a 6 month notice.

Done in the city of Addis Abada this 2nd day of December, 1999 in the English and French languages both texts being equally authentic.

For the Government
of the Republic of Djibouti

For the Government of the Federal
Democratic Republic of Ethiopia

Personnellement, je suis le moins surpris par cette nouvelle donne. Ne suis-je pas le seul et le premier à avoir fait état des relations coupables existant entre M. ISMAÏL OMAR et les dirigeants éthiopiens ? Souvenez-vous, c’était au mois d’octobre 1999, au moment où M. ISMAÏL OMAR se propulsait candidat à la présidence de la république. A dire vrai, je n’avais jamais pensé, au fond de moi-même, qu’ISMAÏL OMAR GUELLEH oserait franchir un pas aussi nvraisemblable. Je suis donc terrassé autant que vous par cette nouvelle.

Militants, militantes,
Chers frères et Soeurs,

Il ne faut pas prendre cette nouvelle à la légère. C’est une affaire très très dangereuse pour notre pays. Il s’agit d’un accord visant à mettre un terme à notre souveraineté si chèrement acquise. C’est un engagement qui poussera notre pays dans le conflit Ethio-Erythréen.

Qu’est-ce qui a poussé M. ISMAÏL OMAR à commettre un acte d’une telle énormité ? C’est la question qui vient à l’esprit de toute personne sensée.

Selon moi, c’est l’amour incompressible de M. ISMAÏL OMAR pour le pouvoir qui justifie cet accord de défense. Il veut assurer la longévité de son pouvoir sous la protection de L’Armée éthiopienne. Il pense ainsi conjurer tout soulèvement populaire national dont le prélude lui semble les combattants du FRUD. Il veut régner plusieurs dizaines d’années, autrement dit il ne veut pas passer le reste de sa vie ailleurs qu’au pouvoir. C’est ce que raconte ses proches. M. ISMAÏL OMAR n’a plus confiance à la base militaire française. Il sait que le temps est révolu où la France assurait le rôle de garde prétorienne des dictateurs africains.

Il va sans dire qu’en agissant de la sorte M. ISMAÏL OMAR fait passer ses intérêts personnels avant l’intérêt national. Il doit savoir qu’il risque de rendre possible la réalisation du rêve millénaire de la caste Tigréo-Amharique qui règne sans partage sur l’Éthiopie depuis la nuit des temps. Ce rêve, tout le monde le sait, consistait à mettre la main sur un port de la mer rouge. Le roitelet Haîlé Sélassié n’avait ménagé aucun effort pour s’emparer de notre pays. Se rendant compte de la vanité de ses efforts il n’avait pas trouvé mieux que de se faire le chantre du colonialisme français à Djibouti. Échec là aussi car notre pays est devenu indépendant en 1977, grâce à la lutte glorieuse de notre peuple. Haîlé Sélassié avait réussi tout de même à retarder l’échéance de l’indépendance qui n’a pu intervenir que dix-sept ans après les indépendances africaines. Aujourd’hui c’est le Tigréen Melassé Zenawi qui repasse à l’attaque. Personnellement, je n’ai pas de doute que ce dernier essuiera le même échec que son prédécesseur. Mélassé doit savoir que le sort du peuple djiboutien ne dépend pas d’une ou de quelques personnes. Rien ne vaut mieux pour son pays que de rechercher une amitié sincère et loyale avec notre peuple plutôt que de nourrir une chimérique mainmise sur notre pays. L’erreur monumentale qu’avait commise Haîlé Sélassié en 1958 avec l’Erythrée devrait servir de leçon.

Ce qui est troublant ce n’est pas le rêve des Tigréo-Amharique (on ne peut empêcher quelqu’un de rêver) mais le fait que des gens censés être des nôtres puissent faire le lit de ces convoitises. Il me semble que les gens qui font le jeu de l’Éthiopie ont la mémoire courte. Comment oublient-ils la tragédie de la ville d’Aîcha’a où L’Armée d’Haîlé Sélassié avait massacré 900 personnes dont des enfants et des femmes sans défense et pour le seul motif qu’elles appartenaient à l’ethnie somali-Issa, autrement dit nos frères de sang ? Ces pauvres gens étaient exécutés froidement dans les mosquées, devant et dans leurs maisons et leurs épiceries. Un vrai génocide ! C’était en 1962. J’étais jeune à l’époque ; je me souviens que j’étais saisi d’un malaise si profond à tel point que j’avais perdu le sommeil durant plusieurs jours. Cet épisode tragique m’a marqué pour la vie. De tels actes on peut les pardonner mais on ne peut les oublier ! Ce que je viens de raconter fait partie de notre histoire. Un peuple sans Histoire est un peuple sans âme.

On ne peut pas dire que le pouvoir tigréen qui dirige actuellement l’Éthiopie cultive l’amitié du peuple djiboutien. Comment expliquer que tous les exilés politiques djiboutiens qui cherchent refuge dans ce pays soient illico extradés vers Djibouti (Kadhami et ses compagnons) ou jetés en prison comme AMIR ADAWEH et cinq autres djiboutiens ? Il semble que AMIR ADAWEH soit gravement malade à la suite d’une blessure par balle tirée sur lui froidement et à bout portant par ses geôliers. Aucune visite ne lui est permise y compris ses propres parents.

L’idée que les djiboutiens se font de l’Éthiopie est loin d’être reluisante. l’Éthiopie est considérée comme un pays où la vie humaine n’a aucune valeur. La notion des droits humains est quasiment inconnue. Depuis toujours, toute forme de contestation est considérée comme un crime. Les prisons éthiopiennes ne sont que des trous d’où on n’a aucune chance d’en sortir sauf si on est riche ou célèbre. Le prisonnier n’a pratiquement pas de dossier. 90 % des habitants vivent dans une misère sans nom. Des maladies telle que la lèpre aujourd’hui disparues du reste de la planète y font encore des ravages. Comparé à l’Éthiopie, Djibouti apparaît comme un pays très avancé. C’est cette Ethiopie qui rêve d’emmener la République de Djibouti dans son giron. Avant d’inviter d’autres peuples les Tigréo-Amharique devraient se soucier du bien-être de leurs propres concitoyens. La nature du pouvoir Tigréo-Amharique est connue. Il n’est un secret pour personne que ce clan a toujours exercé une domination de type coloniale sur les autres groupes ethniques de l’Éthiopie

Tous les patriotes djiboutiens dignes de ce nom doivent combattre cet accord militaire avec la dernière énergie. Les premiers à le rejeter doivent être ceux qui sont censés assumer le rôle de la représentation nationale, je veux parler des membres de l’Assemblée Nationale. Si ces derniers ne se prononce pas contre cet accord il faut qu’ils sachent qu’ils rendront des comptes devant l’Histoire et devant la Nation Djiboutienne. Notre pays doit demeurer un pays neutre à l’instar de l’Autriche et de la Suisse. Nous ne devons conclure aucun accord politico-militaire avec les pays qui nous entourent à savoir l’Éthiopie, la Somalie ou l’Erythrée. Notre coopération avec nos voisins doit être fondée sur la devise suivante : commerce et économie OUI, accord politique NON !

Cet accord doit être non seulement dénoncé à l’intérieur de notre pays mais aussi auprès des instances suivantes : la Ligue Arabe, l’OUA et les grandes puissances. Nous devons expliquer l’attachement profond de notre peuple à une neutralité sans faille et ce compte tenu de la spécificité géographique, politique et ethnique de notre pays.

L’Opposition Djiboutienne Unifiée appellera à un des grands rassemblements de protestation. Un de ces rassemblements aura lieu à la grande place se trouvant devant le nouveau stade. Ce lieu est hautement symbolique car c’est là que notre drapeau a été hissé, le 27 Juin 1977, à minuit. Le Parti National Démocratique mobilisera ses militants et militantes comme il n’en a jamais fait car il s’agit de sauver la patrie.

Nous lançons un vibrant appel à toutes les composantes de la Nation, qu’elles soient somalis, afars ou arabes pour rendre caduque cet accord inacceptable. Personne ne doit accepter cet accord y compris ceux et celles qui avaient apporté leur soutien à ISMAÏL OMAR pour d’autres raisons. Il faut savoir que cet accord n’est ni plus ni moins qu’un acte de trahison.

Que pense la France de l’accord militaire en question. Il s’agit là d’une question pertinente. Comme on le sait, la France maintient dans notre pays la plus grande base militaire qui soit située en dehors de son sol. Y a-t-il de la place pour deux caïmans dans un marigo ? A mon avis elle ne doit pas être indifférente à une telle situation. Elle doit donc réagir car son sentiment est attendue par beaucoup de djiboutiens. Pour les djiboutiens, la base militaire française ne pose aucun problème étant donné que ce pays est membre permanent du Conseil de Sécurité et qu’il est étranger aux querelles  » domestiques  » de la région. La France s’était engagée de garantir la sécurité extérieure de Djibouti. Il n’est pas besoin d’être un expert politique pour comprendre que la souveraineté de Djibouti sera mise à mal par la venue de L’Armée éthiopienne sur son sol. Il ne peut y avoir un accord politico-militaire équitable entre ce vaste pays de soixante millions d’habitants qu’est l’Éthiopie et le petit Djibouti d’à peine six cent mille âmes. De plus, cet accord extrêmement lourd de conséquences est conclu sans le consentement du peuple djiboutien. La France se doit de tirer les conséquences.

Je voudrais dire un mot sur le projet somalien de M. ISMAÏL OMAR.

Beaucoup de bruits ont été faits sur ce projet qui consiste, selon M. ISMAÏL OMAR, à  » aider les somaliens à sortir de la tragédie qui les étreignent « .

Je dois dire, qu’à première vue, ce projet m’avait séduit. Hélas, je me suis, très vite, rendu compte que les promoteurs de ce projet n’avaient d’autre but que de se servir de cette cause comme une opération publicitaire. Le régime djiboutien n’a pas mis toute la sincérité requise dans ce projet. Comment gagner la confiance des somaliens alors que notre pays ne dénonce pas l’occupation d’une portion du territoire somalien par l’Éthiopie ? Peut-on gagner la confiance des somaliens en signant un accord de défense militaire avec l’Éthiopie qu’ils considèrent comme leur ennemi de toujours ? Comme par hasard, les médias d’Etat ont passé sous silence les liens de sang qui nous unissent au peuple somalien. Tout se passe comme si nous étions obligés de renier notre identité ethnique. Il est impensable que les médias d’Etat présentent les somaliens comme de simples voisins alors qu’ils se creusent les méninges pour inventer de pseudo relations historiques et culturelles avec l’Éthiopie

Les djiboutiens ont une dette à honorer à l’égard de la République de Somalie. Il faut savoir que sans elle notre pays ne serait pas indépendant. Ils n’ont ménagé aucun effort pour que notre peuple recouvre sa dignité.

Militantes, militants,

chers frères et sœurs,

Notre parti est un grand parti. Personne ne doit ignorer cette vérité. Notre combat est juste et noble. Il ne cessera que lorsque la démocratie deviendra une réalité dans notre pays. Un patriote digne de ce nom ne peut ne pas réagir lorsque son pays est en perdition. Sauver son pays c’est se sauver soi-même.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Fait à Djibouti, le 8 Janvier 2000.

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

22/12/1999 – Mme Saïda Barreh, représentante du PND en France et en Europe, écrit à l’Ambassadeur d’Éthiopie à Paris pour obtenir des nouvelles de M Adamir Adaweh, journaliste djiboutien, incarcéré dans des conditions effroyables à Harare (Éthiopie) et pour réclamer qu’un droit de visite soit accordé à ses parents

Madame Saida Barreh Fourreh Paris, le 22 décembre 1999

159, rue Blomet
75015 PARIS

Tel: 01 56 08 12 48

Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Ethiopie
35, Avenue Charles Floquet
75007 PARIS

Fax: 01 43 06 52 14

Objet: Demandes concernant M.AMIR ADAWE

Votre Excellence,

Je suis la représentante du Parti National Démocratique (P.N.D.).
Je me suis déjà rendu il y a quelques mois à votre ambassade.
J’y ai rencontré le Consul et lui ai dit que M. AMIR ADAWE est en prison à HARAR, en Ethiopie, à la demande de M.Guelleh.Il m’a répondu qu’il va se renseigner sur la situation de M.AMIR ADAWE et qu’il me rappelerait.Je n’ai pas eu de réponse depuis.

Je viens d’apprendre que M.AMIR ADAWE est entre la Vie et la Mort.Il est , pour votre information, journaliste-rédacteur en chef du journal « La République », l’organe du Parti PND.
M.AMIR ADAWE n’a rien fait à l’Ethiopie, il est parti en vacances il y a 6 mois, puis a été arrété sans aucune raison.
J’ai diffusé cette nouvelle dans le monde et également que la situation de M.AMIR ADAWE est innacceptable et inhumaine:
votre pays l’a mis dans un trou,à Harar, depuis 6 mois. Personne ne l’a revu, y compris ses parents qui se sont rendu 5 fois en Ethiopie pour le voir mais sans résultat.

Si M.AMIR ADAWE décède à la prison de Harar, ce sera de la responsabilité de votre pays.
Pour ma part, AMIR ADAWE me tient au coeur et il est une personnalité connue.

Je vous demande:
-Dès aujourd’hui, d’accorder aux parents de M.AMIR ADAWE l’autorisation de voir leur fils;
-La libération immédiate et sans condition de M.AMIR ADAWE parce qu’il n’a rien fait à l’Ethiopie;
De bien vouloir acceder à mes demandes et de répondre à ma lettre.

Veuillez croire, Monsieur l’Ambassadeur, en mes salutations distinguées.

Saida Barreh Fourreh
Représentante du Parti National Démocratique

en Europe et en France

10/12/1999 – ALERTE: L’ETHIOPIE TORTURE UN JOURNALISTE DJIBOUTIEN – AMIR ADAWE -, SUR ORDRE DU PRESIDENT GUELLEH.

–Urgent–

Je viens d’etre informé par le Président du PND,M.Aden Robleh, que le journaliste djiboutien AMIR ADAWE, détenu à Harar (Ethiopie) depuis 5 mois, sur instruction du regime dictatorial de Djibouti, est dans une situation très grave:I

07/12/1999 – Communiqué d’Aden Robleh, Président du PND, pour démentir la tentative d’usurpation du nom du parti qu’il a fondé

PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE

LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE

B.P : 10204
Tel : 34 21 94
Adresse électronique : awaleh@intnet.dj

DJIBOUTI

Communiqué

Avant de quitter le pouvoir, Nelson Mandela avait jugé nécessaire de prodiguer un conseil à son dauphin Tabo Mbeki. Ce conseil était stipulé comme suit :  » pense à ne jamais t’entourer de courtisans « .

Le conseil que l’illustre Mandela a légué à son successeur constitue en réalité l’axiome qui doit guider toute personne appelée à prendre en main la destinée d’un pays ou d’une nation.

Malheureusement, notre pays tourne le dos à cette vérité. Il demeure le royaume de la courtisanerie. Les responsables des départements ministériels rivalisent dans ce domaine. Toutes leurs actions visent à  » plaire au chef suprême « . Aveuglés qu’ils sont par cette obsession, ils ne peuvent s’empêcher de commettre des bourdes à l’endroit de leur  » chef bien-aimé « .

Le courtisan n’a pas d’existence propre. Il n’existe que par et pour le chef : c’est la loi de la courtisanerie.

Il va sans dire qu’un pays soumis à une telle loi ira droit au gouffre .

Parmi la cohorte de courtisans qui peuplent les couloirs du pouvoir chez nous, il y a un être du nom de Rifki Ba… ma… kha…ra… ma, un nom dont la résonance semble étrange à nous autres habitants de cette partie du monde, un nom qui semble provenir des confins de l’Himalaya. Cet être assume pourtant un ministère clef de notre pays. Il est porte parole du gouvernement, ministre des postes et télécommunications et responsable des communications (médias d’Etat).

Apparemment, M. Rifki Bamakharama n’a pas le sens de la modestie. Il est convaincu que rien ne lui est interdit dans ce pays. C’est ainsi qu’il ne s’est pas gêné de s’attaquer au héros de l’indépendance que je suis en me déniant le droit de diriger le P.N.D dont je suis le président fondateur. En somme, il m’enlève le droit de m’exprimer dans mon propre pays. Un monde à l’envers : il n’y a qu’à Djibouti que l’on peut assister à une telle situation Il a ordonné aux médias de l’Etat ( télévision, radio, journal  » La Nation « ) de diffuser une nouvelle incongrue à savoir que le président du Parti National Démocratique (PND) ne s’appelle plus M. Aden Robleh Awaleh mais Mahdi Ahmed Abdillahi, un pantin du régime en place. M. BAMAKHRAMA ignore sans doute que la radio et la télévision djiboutiennes sont perçues par le peuple djiboutien comme les sœurs jumelles de la tristement célèbre  » radio des mille collines  » du Rwanda dont le rôle a été de semer la haine et la zizanie.

En apprenant ce communiqué, ma réaction n’a nullement été celle de la révolte et du mépris. Pour être sincère, ce communiqué a fait naître en moi un profond sentiment de pitié à l’endroit du régime en place. Je me suis demandé ce qui pousse ce régime à ériger le mensonge et la dissimulation en système de gouvernement.

Le régime doit se rendre à l’évidence. Il doit savoir les incontournables données suivantes :

1) que le PND comme le PRD ( l’autre parti que le régime tente de démanteler) font partie des quatre partis politiques reconnus par une loi référendaire corollaire de la constitution du 04 septembre 1992 ;

2) qu’il n’appartient pas au régime en place quel qu’il soit de désigner les dirigeants des quatre partis constitutionnellement reconnus ;

3) que je suis le président-fondateur du PND et que je suis bien présent en chair et en os. Aucune pression, aucune intimidation de quelque nature qu’elle soit ne peut m’empêcher de m’exprimer dans mon pays. Seule la mort peut me faire taire ! En vieux combattant de la liberté la mort ne m’effraie même pas. Je rappelle que j’ai déjà été victime d’une tentative d’assassinat, en 1977, à quatre jours de la proclamation de l’indépendance, tentative qui m’avait coûté un rein et la moitié des intestins.

4) que le fait de refuser toute forme d’opposition constitue non seulement une violation flagrante de la constitution du 04 septembre 1992 mais empêche également le pays d’atteindre la concorde nationale et le développement.

Les djiboutiens ne sont pas dupes ; ils sont loin d’être des mineurs ; ils savent qui est qui dans ce pays. Aucun djiboutien ne croit au mensonge qu’entretient le régime au sujet du PND. Il en est de même pour les ambassades et organisations internationales accréditées dans notre pays. Les mises en scènes du RPP, parti au pouvoir, ne trompent ni l’opinion nationale ni l’opinion internationale. C’est dire que le guignol MAHDI AHMED n’est qu’une marionnette du régime en place. Sa tentative d’usurper le nom du PND est vouée à l’échec.

Le régime poursuit de sa vindicte les avocats et les médias internationaux dans le seul but de les amener à cautionner ses avanies. C’est de la peine perdue.

Le PND est dans l’opposition et fait partie intégrante de l’Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U).

Fait à Djibouti, le 6 décembre 1999

Le président du P.N.D
Aden Robleh Awaleh

01/11/1999 – Réponse d’une « vraie » djiboutienne à un « vrai » djiboutien.

Réponse à Monsieur le « vrai » djiboutien Samatar Mighil:

Si Djibouti c’est pour tous les djiboutiens, pourquoi mademoiselle Idile Aden Robleh qui était une des première de sa classe, la seule à obtenir une récompense francophone (« le mot d’or »), pourquoi elle n’a pas droit à une bourse djiboutienne ??.

C’est bien la preuve que Djibouti n’est pas à tous les djiboutiens.

Je témoigne que le peuple de Djibouti souffre de tous les cotés: éducation, santé et hopitaux, arrestations arbitraires, travail sans salaire, pays sans électricité et sans eau.

La population djiboutienne est entre de mauvaises mains: tortures, violences, menaces, prison sans aucune raisons, condamnation sans raisons et sans défense.

Je suis une vraie djiboutienne mais aujourd’hui je ne suis pas fière de mon pays et j’ai profondémment honte d’etre djiboutienne.

On vous a envoyé, monsieur Mighil, pour insulter le journal « La Liberté » et monsieur Jean Loup Schaal qui n’est pas un homme de l’ombre mais un homme de droit, de l’humanité, intelligent.

C’est vous qui etes jaloux du site de M.Schaal, brillant et gentleman.

Il écrit sur son site ce qui est vrai et la France n’est pas jalouse de Djibouti. Au contraire c’est vous qui faites à genoux auprès du FMI. Dans ce cas là vous devez vous occuper, au moins, comment on peut conduire le pays.

Personnellement, je défends M.Schaal et le journal « La Liberté »; pour nous les djiboutiens c’est une aide massive.Je remercie mille fois M.Schaal et ses amis francais qui nous aident, sans hypocrisie et de tout coeur.

J’ai espoir qu’à l’avenir, Djibouti sera pour tous les djiboutiens, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. salut Monsieur le « vrai » djiboutien.

Saida Barreh

Représentante du PND en Europe