28/07/05 (B308) Discours du Représentant du PNUD à Djibouti (LDDH).

__________________Note de la LDDH

Comme vous pouvez le constater, le Président de la Chambre internationale du
Commerce et de l’Industrie de Djibouti, qui a pourtant honoré de sa présence
au Palais du Peuple le 26 Juillet 05.

Il est difficile de comprendre pourquoi son nom n’a pas été cité ni par le Représentant du PNUD, ni par le
Ministre des Affaires Etrangères, encore moins par le Professeur Sachs.

Sa
photo à la télé (RTD émission en somalie) l’honorable Président Said Omar
n’était pas visible (pourtant il était là du début à la fin). Absence
remarquée des Représentants des Synicats « Non-Maison »  

________________________ Discours de S.E. SUNIL SAIGAL

Programme des Nations Unies pour le développement

DISCOURS DE SE. SUNIL SAIGAL
REPRESENTANT RESIDENT DU PNUD
ET
COORDINATEUR RESIDENT
DES ACTIVITES OPERATIONNELLES

DU SYSTEME DES NATIONS UNIES

EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Mesdames, Messieurs les ministres,

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
internationale, M.
Mahamoud Ali Youssouf;
Monsieur le Conseiller Spécial du Secrétaire Général pour les OMD et
directeur du
Projet Objectifs du Millénaire,
Prof. Jeffrey Sachs,

Mesdames, Messieurs les représentants des corps diplomatiques et
organisations
internationales et régionales;
Mesdames, Messieurs les représentants du secteur privé, de la société civile
et
représentants de l’administration djiboutienne,
Honorables participants,

Permettez-moi, tout d’abord, de saluer l’initiative de ce jour d’un
lancement à la fois global et national des rapports sur les Objectifs du
Millénaire pour le Développement.
Comme vous le savez sans doute, les dirigeants du monde ont convenu d’un
ensemble d’objectifs mesurables et limités dans le temps pour combattre la
pauvreté, la faim, la maladie, l’analphabétisme, la dégradation de
l’environnement et la discrimination envers les femmes et créer un
partenariat mondial pour le développement.

Ce contrat mondial, connu sous le
vocable d’Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a été
approuvé par tous les membres des Nations Unies. Il définit une série de
cibles quantifiables, assorties de délais, qu’il s’agisse de réduire de
moitié l’extrême pauvreté ou de mettre fin à la propagation du sida d’ici à
2015.
Les OMD apportent aux pays en développement une focalisation plus claire et
des cibles précises pour les réformes de politiques qu’il entreprennent afin
de jouer leur rôle dans le pacte mondial du Millénaire, notamment pour faire
des priorités de la réduction de la pauvreté, de la promotion de la
gouvernance démocratique, de la primauté du droit, et de la lutte contre la
corruption.

Dans les pays donateurs, où il n’y a que quelques années encore le
développement n’occupait pas un rang très élevé dans l’ordre des priorités,
l’agenda des OMD est inscrit aujourd’hui fermement au coeur des grandes
politiques établies. C’est là en partie le résultat de nouvelles activités
de campagnes qui ont contribué à faire des OMD non pas une déclaration comme
les autres issue d’une réunion des Nations Unies comme les autres, mais tout
le cadre du développement de la décennie à venir.

Fort de cet engagement global des Nations, le Secrétaire Général des
Nations Unies, M. Kofi Annan, avait commandité en 2002 le Projet Objectifs
du
Millénaire ayant pour mission d’élaborer un plan d’action concret qui
permettrait à la planète d’inverser le fléau de la pauvreté, de la faim et
de la maladie.

Conduit par le
professeur Sachs, que nous avons l’honneur et le plaisir de compter
aujourd’hui parmi nous accompagné d’une partie de son équipe, le Projet
Objectifs du Millénaire a
présenté ses recommandations finales au Secrétaire Général en janvier 2005
dans un rapport intitulé Investir dans le développement: un plan pratique
pour réaliser les
Objectifs du Millénaire pour le Développement.

La campagne du Millénaire des Nations Unies et le Projet Objectifs du
Millénaire des Nations Unies, dont le PNUD est l’hôte, a joué un rôle
important pour faire progresser l’agenda des OMD, et le travail se poursuit.
L’année 2005 présente aux dirigeants du monde une occasion unique d’agir de
manière décisive lors du Sommet des Nations Unies consacré à l’examen de la
Déclaration du Millénaire et des OMD pour assurer la réalisation des 0MB
d’ici 2015, notamment pour appuyer les efforts déployés à cette fin au
niveau des pays.

Ceci m’amène à l’échelle locale des 0MB. Le rapport national de Djibouti
lancé ce jour s’intègre précisément dans cet effort global de mesurer le
chemin accompli et les défis à relever dans la réalisation de chacun des
huits objectifs. Ce deuxième rapport national est le résultat d’un travail
collectif entre les structures du gouvernement, le Système des Nations
Unies, la Société Civile et les autres partenaires au Développement.

Ce rapport a permis de faire une évaluation exhaustive et sans complaisances
des contraintes et obstacles rencontrés par Djibouti au niveau de la
réalisation des OMD.
En dépit d’énormes difficultés qui ont caractérisé la vie socio-économique
du pays, la situation prévalant actuellement reflète des améliorations
substantielles notamment au niveau de l’éducation, de la promotion de la
femme, ainsi qu’en faveur de l’environnement.

Les orientations politiques, économiques et sociales définies dans le DSRP constituent un cadre favorable
pour les OMD dans la mesure où une attention particulière sera apportée à
l’établissement de politiques publiques à même d’assurer une redistribution
équitable des richesses.
Parmi les importantes contraintes, parfois rédhibitoires, auxquelles
Djibouti fait face, figurent au premier plan l’accroissement de la pauvreté
extrême à Djibouti qui est passée de 9,6% en 1996 à 42,1% en 2002.

De plus,
l’incidence de cette pauvreté est plus criante dans les districts de
l’intérieur que dans la capitale. C’est pourquoi le processus de
décentralisation et de développement local entamé par la République de
Djibouti apparaît comme une priorité qui mérite le soutien et l’appui solide
des partenaires au développement.

La faiblesse de la production statistique constitue également une contrainte
de taille.

En effet, sans indicateurs fiables et courants, il est très
difficile de mesurer les progrès accomplis dans le cadre des programmes de
développement, d’avoir une vision nette des acquis et du devenir de la
Nation et par conséquent d’être en mesure de prendre des décisions justes et
efficaces.
C’est à ce titre et au vu des enjeux à la fois globaux et locaux que
constituent la réalisation des OMD que je me réjouis de l’engagement du
gouvernement de Djibouti dans la restructuration du Système statistique
national en cours qui sera plus que nécessaire pour le suivi des OMD à Djibouti.

J’y vois pour ma part le signe d’un réel engagement de la République de
Djibouti, de même qu’un gage vers la réalisation des Objectifs du Millénaire
à Djibouti d’ici 2015.
Avant de conclure, je ne manquerais pas de rappeler que le Système des
Nations Unies se tient et se tiendra comme toujours aux cotés du
gouvernement djiboutien pour l’accompagner dans ses efforts de développement
et de lutte contre la pauvreté.

Je vous remercie de votre attention.

Téléphone : (253) 35 33 71 – (253) 35 33 72 – (253) 35 43 54
Facsimile: (253) 35 05 87
E-mail : registry.dj@undp.org
B.P.: 2001 Djibouti
Boulevard Maréchal Joffre
Plateau du Serpent
République de Djibouti

16/07/05 (B307) Le programme signé entre le PNUD et la République de Djibouti « Programme de Renforcement des Capacités Nationales pour une Bonne Gouvernance » vient à échéance en décembre 2005. Guelleh sera-t-il dans l’obligation d’organiser des élections régionales pour se conformer aux engagements qu’il a pris ? (Info lecteur)

Texte disponible (en .DOC) :
Programme
de Renforcement des Capacités Nationales pour une
Bonne Gouvernance
,