21/03/09 (B491) A lire sur Point de Bascule (Canada) // …États-Unis – Des Somaliens-Américains partis s’entraîner au terrorisme en Somalie sont de retour en sol américain.

Lien avec l’article : http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1775

Lire sur Bivouac-ID la traduction d’extraits du reportage de CBS News :

Disparitions de jeunes de la mosquée somalienne de Minneapolis, 7 mars 2009

Un extrait : Le soir des élections américaines, pendant que la très large communauté somalienne de Minneapolis qui compte 70 000 personnes célébrait la victoire d’Obama, un groupe de jeunes hommes qui ont pourtant grandi aux Etats-Unis, disparaissaient sans prévenir, pour rejoindre les combats dans la guerre civile qui fait rage en Somalie. … l’un de ces jeunes disparus est devenu le premier citoyen américain à commettre un attentat suicide. Le 29 octobre dernier, l’américain Shirwa Ahmed, âgé de 27 ans, tuait 30 personnes en se faisant exploser près de Mogadiscio.

La Grande-Bretagne vit le même problème. Des réfugiés somaliens vont se faire exploser en Somalie, obligeant des familles à devenir elles-mêmes réfugiées… faisant tourner la roue orwellienne. Voir la vidéo : 60 musulmans britanniques mènent le djihad en Somalie

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Plusieurs somaliens-américains de retour au pays après une mission de terrorisme en Somalie

Plusieurs Somaliens-américain qui ont été recrutés pour rejoindre un groupe terroriste lié à Al-Qaida outremer sont rentrés aux États-Unis, selon une source familière avec l’enquête du FBI sur la question -, mais le FBI n’a toujours pas révélé publiquement s’il cherchera à procéder à des arrestations dans cette affaire.

« Certains hommes qui étaient portés disparus ne sont plus disparus », a dit la source. « Certains d’entre eux se sont fait exploser, certains sont revenus, et d’autres sont encore là-bas [en Somalie]. »

Depuis plusieurs mois, le FBI enquêtait sur au moins 20 somaliens-américains de la région de Minneapolis qui s’étaient rendus en Somalie, un pays déchiré par la guerre. Certains d’entre eux ont été entraînés et ont combattu aux côtés d’un groupe terroriste lié à Al-Qaïda connu sous le nom de al-Shabaab, selon des agents du contre-terrorisme.

À la question de savoir combien de ces hommes étaient maintenant rentrés aux États-Unis, la source a seulement dit que « plusieurs » d’entre eux étaient revenus. Les autorités fédérales croient que les hommes se sont rendus en Somalie pour se joindre à Al-Shabaab, un groupe qui livre la guerre au gouvernement somalien modéré depuis 2006.

12/10/08 (B469) Point de Bascule (Ca) avec SABCNews et Reuters / Somalie – Dhijad maritime : la piraterie rapporte des millions

Des pirates somaliens ont libéré un cargo japonais rempli de produits chimiques ainsi que son équipage après qu’une rançon de 1,6 millions $ ait été versée, a dit un fonctionnaire du gouvernement régional.

Le MT Irene a été saisi par des hommes armés le 21 août alors qu’il se rendait de la France à l’Inde à travers le golfe d’Aden.

Des Somaliens armés ont arraisonné au moins 30 navires cette année, et en ont attaqué beaucoup plus dans ce qui est la zone de navigation la plus achalandée et la plus dangereuse reliant l’Europe à l’Asie et au Moyen-Orient.

« Les pirates ont débarqué et le navire s’est éloigné. Ses 25 membres d’équipage sont sains et saufs », a déclaré sans élaborer Abdulqadir Muse Yusuf, ministre adjoint des pêches pour la région du Puntland en Somalie du nord.

$ 8 millions de rançon

Dans ce qui est l’incident le plus spectaculaire depuis des années, des Somaliens armés détiennent un navire ukrainien chargé de chars et d’autres armes.

Hier, un associé des pirates a dit qu’une rançon de 8 millions $ était en vue, ce qui permettra de libérer le bateau dans les prochains jours.

Le MV Faina est détenu depuis la fin du mois de septembre avec 20 membres d’équipage à bord. Sa cargaison comprend 33 tanks T-72 qui étaient en route pour le port de Mombasa au Kenya.

Cet incident a soulevé des craintes que les armes pourraient être utilisées pour déstabiliser la région. Selon le gouvernement kenyan, les 33 tanks militaires étaient destinés à l’armée du Kenya. Bien qu’il pourrait être difficile pour les pirates de décharger les tanks, ce sont les armes légères qui pourraient déstabiliser l’Afrique de l’Est. Les pirates réclamaient 20 millions $ de rançon.

Plus tôt cette semaine, le Conseil de sécurité des Nations Unies a de nouveau appelé à une opération navale conjointe contre les pirates, qui ont récolté des millions de dollars en rançons cette année et poussé les primes d’assurance à la hausse.

La Somalie est en proie à l’anarchie depuis que des seigneurs de la guerre ont renversé un dictateur en 1991.

04/07/08 (B454) Point de bascule / Somalie – Un insurgé islamiste canadien aurait été abattu

Un Canadien qui a tenu une position clé dans un groupe de rebelles somaliens aurait été tué lors d’un affrontement avec les forces africaines de maintien de la paix.

Abdullah Ali Afrah, qui était également connu sous le nom de Aspro ou Asparo, opérait une entreprise de transfert de fonds à Toronto avant de retourner dans sa patrie et de se joindre à ce qui est une version africaine des Talibans. […]

Les autorités canadiennes ont tenté de confirmer son décès, mais Ottawa n’a pas de présence officielle en Somalie. Les tentatives de contacter le téléphone portable de M. Afrah ont été vaines. M. Afrah, un citoyen canadien, était un conseiller principal auprès de l’Union des tribunaux islamiques, qui est parfois comparée aux Taliban en raison de ses liens avec Osama bin Laden et de ses campagnes armées en vue de transformer la Somalie en état fondamentaliste.

Après que le National Post ait révélé le rôle du Canada dans l’insurrection en Somalie en 2006, M. Afrah a dit au journal dans une intrevue téléphonique que si les gais et les lesbiennes peuvent faire ce qu’ils veulent à Toronto, les musulmans devraient être libres de vivre comme ils l’entendent en Somalie.

Il a également appelé le chef du groupe terroriste somalien hors-la-loi Al-Ittihad Al-Islam « un bon musulman » et déclaré que les Talibans en Afghanistan ne cherchaient qu’à « bénéficier de l’islam et des principes islamiques ». […]

Le Canada a la plus grande population ethnique somalienne en dehors de l’Afrique, et alors que la plupart évitent l’extrémisme, quelques-uns ont quitté Toronto et Ottawa pour se battre pour l’Union des tribunaux islamiques.

Les autorités somaliennes et éthiopiennes affirment avoir tué plusieurs combattants islamistes munis de documents tels que passeports, permis de conduire et même des passes de bus qui les identifiaient comme des Canadiens.

M. Afrah est né à Mogadishu et s’est établi au Canada dans les années 1980, où il s’est apparemment mérité le surnom Aspro en vendant de l’aspirine. Il a exploité un dépanneur et travaillé comme charpentier avant d’ouvrir la succursale canadienne de Al-Barakaat, une entreprise de transfert de fonds dont les bureaux somaliens ont été mis sur une liste noire pour cause de financement du terrorisme.

« Comme tout le monde, j’ai travaillé et essayé de faire une bonne vie. J’ai fait de mon mieux et lorsque mon projet de rester ici est arrivé à terme, je suis simplement retourné en Somalie », a-t-il dit dans l’entrevue.

Bien qu’il n’était pas connu comme un homme religieux à Toronto, après son retour à Mogadishu à la fin des années 1990, il est devenu le deuxième vice-président du Conseil de la Shura de l’Union des tribunaux islamiques dont le chef, le cheikh Hassan Dahir Aways, est sur la liste des terroristes du Canada et de l’ONU.

Un ancien rebelle somalien a déclaré au Post l’an dernier qu’il avait vu Aspro à un camp d’entraînement à Mogadishu tirant avec un fusil AK-47. Le témoin a déclaré que l’épouse de Aspro était avec lui.

La participation des Canadiens aux combats a été notée dans des rapports d’intelligence rédigés par Ottawa. Les autorités craignent que les insurgés vétérans reviennent au Canada, ce qui causerait des problèmes de sécurité semblables à ceux posés par les combattants volontaires formés en Afghanistan.