24/08/06 (B 363-B) Somalie – Point de vue – Selon l’ancien Président somalien Abdikassim (issu du processus contesté d’Arta, mais gloire éphémère de Guelleh), les Ethiopiens sont accusés de manipuler le Gouvernement de transition d’Abdul i Yusuf et de rêver à un partage du pays …. (En anglais Sh.M.Network – info lecteur)

Ex-Somali president Abdikasim: Ethiopia dreams of splitting up Somalia
By Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 22, August. 06 ( Sh.M.Network) Former Somalian president Abdikasim Salad Hassan held a press conference at his headquarter today condemning Ethiopia for managing and controlling the Somali interim government led by president Abdul i Yusuf.

He praised the Islamists’ seizure over the capital Mogadishu.

“ The Union of Islamic Courts have been formed in the general interest of the Somali people and it exists because of them”, said Abdikasim, adding that the Islamists would save the Somali people.

Abdikasim blamed Ethiopia for violating IGAD decisions that called not to give safe heaven to the defeated Mogadshu warlords.

“The Somali government which was supposed to honestly serve the Somali population has chosen to be puppet of Ethiopia that desperately requires to disintegrate Somalia”, Abdikasim, former Somali president said.

This is the first time Abdikasim Salad Hassan has spoken about the issues of Somalia since the Union of Islamic Courts overpowered former tribal warlords.
He urged the Islamists to welcome the international community that is interested in the unity of Somalis, including the United States, Europeans and Arabs.

24/08/06 (B363-B) Point de vue – Somalie – Déployer une force internationale d’interposition, mais dans quel but ? (Editorial de Shabait.com -Asmara – publié par allAfrica.com) (En anglais – Info lecteur)

Somalia: Deploying Peacekeeping Mission in Somalia – for What Purpose?

Shabait.com (Asmara)
EDITORIAL
August 23, 2006
Posted to the web August 23, 2006

Asmara

After 15 years of civil war and political turmoil, mainly due to external interferences, positive political developments aiming at reconciliation are gaining momentum in Somalia , set in motion by the Somalis themselves.

It is true that these developments may not be welcome to some quarters who have their own agendas regarding the matter, but to other quarters who wish to see peace restored in Somalia , these are indeed positive and promising developments.

At present the Somali people, having learned their lesson from past experience, are cautiously moving towards unity and reconciliation on their own, as a result of which the world is witnessing positive developments. Yet, instead of encouraging this internal initiative, various attempts are being made to pave the way for external military intervention so as to obstruct the aforementioned developments. One of such attempts is the ridiculous proposition about the need of a peacekeeping mission in Somalia being advocated in the name of IGAD and the AU, the latter being an organization that had uttered not a word during the Somali people’s 16-year long plight.

Numerous incidents and concrete evidences verify the futility of the military interventions in different parts of the world, supposedly to keep peace, by the UN or other regional organizations. This being the reality, however, it is baffling to see the mission of peacekeeping forces developing from resolving conflicts between two nations to assuming the role of mediation in the internal conflicts and differences occurring in a number of countries. Regardless of the reasons given, such interferences are in fact against the charter and principles of the UN and African Union as well as national sovereignty.

What then is the real objective of the military intervention being sought to be launched in Somalia in the name of IGAD? Which countries are members of IGAD? Whose soldiers are going to Somalia in a peacekeeping mission representing IGAD? And for what purpose? The answers to these questions are unmistakably self-evident.

As is well known Ethiopia has always been averse to the idea of a united Somali nation. Hence, more than any other party, Ethiopia is bound feel uneasy about the new developments in Somalia moving in the direction of reconciliation. Thus, it should not be very surprising to see Ethiopia applying every political tool in its disposal to undermine positive developments in Somalia .

One such tool Ethiopia chose to employ is the IGAD organization. It is an undeniable fact that Ethiopia had been violating Somalia ‘s sovereignty for its own agenda by claiming to have been given a mandate by IGAD to assist in the Somali reconciliation process. And now, the new proposal to deploy a peacekeeping mission in Somalia in the name of IGAD will only amount to raising the number of Ethiopian soldiers in that country. The only task this so-called peacekeeping mission will accomplish is to implement the TPLF’s own agenda and nothing more. It cannot thus be too difficult to imagine the consequen ces of deploying a peacekeeping mission with the TPLF regime’s devious agenda.

Hence, all IGAD member nations should take measures before their identities are used as a cover up to secure Ethiopian interests. The only solution for the Somali people’s problem still remains supporting their aspirations to resolve their problems on their own and directing the new developments to this end. Deploying a so-called peacekeeping mission is most certainly not a solution.

22/01/06 (B334-B) POINT DE VUE / F ines pluies à Djibouti : le régime fait pourtant la fine bouche.

Ennuyeux comme la pluie
et bien à couvert de la pluie
en raison de sa corruption,
ce régime croit faire la pluie et le beau temps
en causant de la pluie et du beau temps.
Mais quand advient une vraie pluie salvatrice,
Le peuple qui n’est pas né de la dernière pluie
et qui sait qu’après la pluie le beau temps,
car petite pluie abat grand vent,
voit bien que ce régime prédateur veut se cacher dans l’eau,
car il prend eau de toutes parts comme un bateau qui coule.

Sagesse populaire insubmersible

Les fines pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du Territoire depuis vendredi après-midi contraindront-elles les prédateurs gouvernementaux à revoir leur stratégie ?

Comme en réponse aux appels désespérés du pouvoir djiboutien en faveur des sinistrés de la sécheresse, le ciel a daigné arroser quelque peu la brousse Djiboutienne particulièrement desséchée.

L’arrivée de ces pluies nourricières a réjoui les nomades sinistrés ; mais du côté des prédateurs les réactions restent mitigées.

Certains requins sont d’avis de décréter l’état de catastrophe naturelle (comme la Nouvelle-Orléans), autrement dit de brandir le spectre des inondations pour bénéficier de l’aide internationale qu’ils revendront ensuite, comme auparavant lorsqu’ils ont perçu des motos pompes à eau remises au Ministère de l’Intérieur et aussitôt revendues sur les marché des pays voisins.

D’autres, plus pragmatiques, font la fine bouche et continuent leur tapage médiatique sur la sécheresse du siècle officialisée par le PAM ;

Quoi qu’il en soit, le moral n’est plus au beau fixe et le temps se gâte…

Pour qui ?

Pour ceux qui n’ont pas encore publié un communiqué officiel saluant l’arrivée de la pluie ?

Peut-être qu’il ne sont pas au courant : « ventre affamé n’a point d’oreille ».

Pourtant un réel problème plane avec de nouvelles épidémies rendues inévitables par le débordement des eaux stagnantes dans la Capitale : choléra, dysenterie, paludisme, etc…

Dans ces conditions, le régime n’a plus besoin de tirer à balles réelles sur les habitants d’Arhiba ni sur ceux des quartiers populaires vivant dans les mêmes conditions d’insalubrité, dans les mêmes conditions de puanteur insupportable.

Le Services d’Hygiène et d’Epidémiologie ayant quasiment disparu et la gratuité des soins ayant été totalement supprimée, les risques de contagion et de propagation sont donc énormes dans une Capitale surpeuplée et laissée à l’abandon par des pouvoirs publics qui semblent vouloir s’en décharger sur un prétendu conseil régional, sans budget ni attributions.

Au secours ! La pluie risque de faire plus de victimes que la sécheresse, d’autant plus qu’on voit mal des donateurs répondre à un appel lancé par « l’hyène matinale » tristement célèbre pour ses détournements au HCR, qui ont défrayé la chronique onusienne.

Un infirmier diplômé d’Etat sans Etat.

23/01/03 (B181) « la démocratie tribale : une solution pour l’ avenir ? » (Point de vue qu’un correspondant soumet aux lecteurs)

Lorsqu’un peuple
prend conscience de sa liberté et de sa diversité et qu’il
apprécie sa diversité ethnique, religieuse et culturelle, l’union
en son sein signifie que tous les citoyens qui composent cette société
humaine sont tombés d’accord.

Or les règles de
conduite en société démocratique ne peuvent devenir consensuelles
et universelles que lorsqu’elles sortent des limites où règnent
les règles tribales et ethniques. L’universalité d’une
règle constitutionnelle signifie qu’elle sublime les frontières
tribales pour aller s’imposer aux citoyens et à chaque citoyen,
de la même façon et avec la même rigueur. Dès lors,
cette évolution entraîne que la loi ne doit en aucun cas traiter
différemment ceux qui sont membres de notre groupe tribal, nos proches
par rapport à nos autres compatriotes.

En conséquence,
les normes éthiques et juridiques selon lesquelles chaque citoyen entre
dans la Nation, espace plus large que la tribu, vont agrandir à leur
tour le nombre de personnes vis-à-vis desquelles chacun est tenu par
des obligations. La puissance publique nationale aura à garantir ces
obligations par la contrainte légale.
Or, nos obligations familiales, tribales, ethniques sont plus chargées
en sympathie que nos devoirs vis-à-vis d’un pays ou de toute l’humanité.

Cette tendance de l’évolution sociale peut conduire à deux
grands régimes différents :

Dans le cas où
l’évolution conduit tout droit à la démocratie tribale
dans laquelle le pouvoir de la République est distillé, partagé,
géré par entente implicite ou pas, entre groupes tribaux organisés
en partis politiques. Le progrès moral s’accompagne du germe de
l’appauvrissement et l’union ne se fera que sur le reflet de l’unanimité
faite autour de la gestion tribale du pouvoir politique par des partis ethniques.
Cette unanimité n’est cependant pas un indice de la fusion des
individus dans une société qui les transcenderait et s’imposerait
à eux. Elle est le résultat de confrontation des intérêts
particuliers des principaux animateurs des groupes tribaux. Ce cadre donne
à la valorisation de l’intérêt tribal un objectif
en soi qui stimule le militantisme tribal, les réunions tribales, l’intégration
tribale et prône la maxime selon laquelle : « Tu ne feras rien
qui porterait atteinte au bien être et aux intérêts des
autres membres de ton groupe tribal ».
Toutes les personnes qui admettent les principes de cette démocratie
tribale pour le pays, pour Djibouti doivent également accepter de conduire
la logique à son terme et d’en tirer les implications sur le statut
de l’opposition. Dans le schéma de la démocratie tribale
qui fonde chaque citoyen à revendiquer sa part de pouvoir économique,
politique et culturel au nom de son appartenance ethnique, une opposition
ne peut être conçue que sur les mêmes bases. On se retrouve
alors sur le champ du partage du pouvoir entre majorité et minorité
ethnique avec des risques de « somalisation ».

La démocratisation
et les libertés politiques dans cette direction aiguisent des conflits
tribaux qui seront tels que si l’on voulait les éviter, l’alternative
serait la dictature d’un chef de clan et de ses alliés. Dans la
démocratie tribale, au nom des intérêts de leurs groupes
tribaux, les opposants, se fondant sur le fait que pour eux les règles
abstraites qui gouvernent la société sont moins pertinentes,
vont refuser de respecter les règles du jeu démocratique. Ils
vont refuser la loi. Ils sont des hors la loi.
Pour le démocrate tribal le crime est rentable car l’opposant
se travestit « en hors la loi » et cette logique porte atteinte
à des équilibres politiques forcément fragiles dans un
pays qui sort peu à peu d’une guerre fratricide qui aurait pu
l’emporter vers l’abîme.

Alors last but no least, je vous laisse méditer sur ce point de vue.

23/02/2000 – Affaire BORREL: Dans un article paru dans La Nation « Point de vue », le journaliste affirme que les coupables exercent des hautes fonctions au sein de la Françafrique (Extrait de la Nation – Djibouti – Rubrique « Point de vue »)!

Les récents développements du dossier BORREL (ancien magistrat français décédé à Djibouti dans des circonstances mystérieuses) révélés par les médias français sous prétexte d’éléments nouveaux, surviennent en vérité dans un contexte politique de clivages gauche / droite.

Derrière l’affaire BORREL se profilent donc des enjeux purement électoraux. A preuve, celle-ci s’est brusquement médiatisée quelques jours après la nomination d’un nouveau patron à la tête de la DGSE.

Ainsi, cet énième scandale (les financements occultes de partis politiques, les ramifications d’Elf ou encore la francophonie) est ordinaire, dirait-on. Mais ce qui est moins est la volonté à la limite de l’acharnement de quelques pivots de la criminelle nébuleurs d’acteurs qui interviennent dans cette affaire.

(..)

Aujourd’hui à ce stade de la situation dans l’évolution de cette affaire qu’elle a volontairement déclenché, la France couvre pour raison d’Etat, les vrais coupables dans l’assassinat de M. BORREL qui continuent d’occuper en toute impunité de très hautes fonctions au sein de la Françafrique. (*)

(..)

En conclusion, la France gagnerait beaucoup à transcender ses querelles politiciennes, à réformer ses structures gouvernementales de coopération, de même qu’à changer sa politique africaine. Ce sont-là quelques exigences pour des relations justes et respectueuses et pour l’usage à bon escient des deniers de ses contribuables.

Car la corruption n’existe pas que dans les pays du Sud, mais également dans ceux pourtant développés. « Les corrupteurs d’hier sont devenus des corrompus, risquant de mettre ainsi en péril les fondements même de la démocratie ».

(*) Note de l’ARDHD :
‘Françafrique’ ou ‘France à fric’ : terme ironique utilisé par François-Xavier Verschave
dans un ouvrage publié sur la politique africaine de la France,
on peut effectivement regretter, que les noms des personnalités visées ne soient pas cités !