05/06/11 (B607) Point de vue. Les djiboutiens en ont marre (By HASSAN ADAN NOUR)

ALI BABA est-il toujours là ?

Suite à un séjour de 3 mois à Djibouti, avant et après l’élection présidentielle, voici mes constatations.

Les Djiboutiens en ont marre de l’obscurité.

Ils en ont marre de ces milliards qui passent par-dessus leurs têtes.

Ils en ont marre de cette communication mensongère sur la situation réelle de la société des ténèbres et la responsabilité de la famille GUELLEH-HAID.

Ils en ont marre de ces mange mil qui se nourrissent des commissions des marchés

Ils en ont marre de cette insécurité dans les quartiers.

Ils en ont marre de la forte augmentation des prix des denrées de première nécessité.

Ils en ont marre de la création des institutions coûteuses pour reclasser les courtisans.

Il y a douze ans Guelleh avait juré sur le coran, pour dire, je dirigerais mon pays avec honnêteté, sincérité, impartialité.

Douze ans plus tard le régime Guelleh-Haid a enraciné au plus profond de la conscience populaire la foi dans l’inégalité, la conviction que seule la faveur décide, que pour avoir ce que l’on veut il faut non le mérité, mais le « décrocher ».

Recommandation, interventions, démarches, pressions, pistons », sont devenues pour nombre Djiboutiens, la loi « démocratique du clan Guelleh-Haid. De là est né, le sentiment d’une louche compagnonnage de services mendiés et de services rendus, qui fait de l’intrigue en violation du droit, la base des relations publiques.

Le Djibouti est devenu un immense total de petits comités de patronage, qui en s’obligeant les uns et les autres, créent deux catégories de citoyens : Ceux à qui ont dit oui, même quand ils ont tort, ceux à qui ont dit systématiquement non, même quand ils ont raison.

Cette dérive s’est faite corrélativement à la captation du pouvoir par le clan Guelleh-Haid et non par une tribu quelconque. Tous les Djiboutiens souffrent peu importe leur appartenance clanique.

Sans l’aval du clan Guelleh-Haid, rien n’est possible. La fortune réunie du clan Guelleh-Haid dépasse celle de BEN ALI-TRABELSI

Au fait qui est le premier ministre, le ministre des finances, le ministre des affaires étrangères, le ministre des ministres ? Eh oui c’est DJAMA HAID ! Il est dans toutes les transactions financières, blanchissements, actions dans beaucoup de domaines, comme la location de 500 véhicules avec son homme de terrain MAHAMOUD MARRIL. Le contrat très juteux des puces des cellulaires, le cable Djibouti Somalie, avec son homme de confiance, un ressortissant somalilandais nommé Mahamed Said.
Ancien camionneur de la route Hargeissa-Djibouti, qui a obtenu la citoyenneté Djiboutienne en 1990 et octroyée par Guelleh lorsqu’il était, Chef de Cabinet de Gouled.

Le clan Guelleh-Haid s’est jeté sur les ressources publiques pour se faire une base économique et d’une jouissance à l’image de leurs limites.

Un pouvoir économique et financier s’est constitué en dehors des sites légitimes de l’exercice du pouvoir, de l’administration et de l’assemblée représentative, avec une importance accrue accordée au clan Guelleh-Haid, au cabinet présidentiel à celui de la fille du président et de son épouse qui est devenue Madame la présidente, soutenue dans sa tâche, (magouilles, licenciements, nominations, emprisonnements, libérations des malfrats). Le clan Guelleh-Haid est aujourd’hui le seul pôle d’exercice du pouvoir et de l’autorité, doté des ressources matérielles.

La course à l’enrichissement s’est engagée pour le clan Guelleh-Haid, et ils n’ont pas eu l’intelligence de nouer une alliance avec les capitaines d’industrie, et autres acteurs du monde des affaires déjà établis, capable de créer une base économique par des ressources issus non pas de rente, mais de capacité productive.

La seule chose que le clan Guelleh-Haid a su faire et bien faire, c’est d’utiliser l’argent public à d’autres fins et construire leur rêve : d’énormes bâtisses borgnes et hideux, des terrains immenses, rien ne leur échappe, à l’image de leurs limites.

Peu importe d’où vient l’argent pour eux, c’est de l’argent. : Islamistes, Maffia Russes et Caucasienne, les Cartels de la drogue du monde blanchissent leur argent sale dans des banques complices. Douze banques pour une population de 800.000 habitants, dont une majorité n’a pas les ressources pour y avoir accès!

À Djibouti le climat a changé, ses dépressions quotidiennes et ses tourmentes cycliques ont instauré un temps lourd et instable dans une insécurité sociale, (chômage, pauvreté dans les villes et les campagnes qui s’installent comme un métier inévitable).

Dans cette période de troubles, où tout s’accélère et se complexifie dans la confusion, s’adapter ne suffit plus pour survivre. Ali BABA a renvoyé certains des quarante voleurs uniquement pour en former des nouveaux et prétendre que ce sont eux et non lui les responsables de la misère du peuple.

Regardons et soyons objectif, que possédait le clan Guelleh-Haid, avant l’indépendance ? Pas grand-chose, mais aujourd’hui, la moitié de la République de Djibouti leur appartient. Une valeur estimée par certains entre 300 milliards et 400 milliards de francs Djibouti.

La misère, la pauvreté, l’humiliation, la torture, l’emprisonnement, sont le lot quotidien des Djiboutiens.

Pour quand le réveil ??????

03/06/11 (B607) Point de vue (Lecteur) Le Vrai Africain Contre la dictature sanguinaire d’IOG

I ) La République en Uniforme

Un domaine, le seul domaine qu’IOG couve telle une mère et qu’il s’emploie à écarter de la gestion, tous ses collaborateurs civils, c’est sans énigme, la sécurité. L’ancien chef de sécurité y règne en maître absolu et il y officie, comme du temps passé où il était encore chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon. Il travaille directement avec les responsables des forces armées, de la garde républicaine, de la gendarmerie, de la SDS et de la police. Les autorités civiles qu’il a nommé à la tête de ce secteur chôment et broient du noir.

Le principe de la subordination des chefs militaires aux autorités civiles, il n’en a cure. Les responsables de ce corps en uniformes, des parvenus de bas étage, sont contents de traiter sous l’effet de disgrâces de leurs géniteurs.

Déformation professionnelle ou excès de plaire à ces hommes en uniforme ?

Peu importe la raison, mais les conséquences sont désastreuses pour le pays.

– Les patrons de ces corps en uniformes sont les nouveaux riches qui affichent dans ce pays pauvre des signes révoltants que jamais les plus grands propriétaires ( Ibrahim Abdi Kahin, Djama Djilal etc…) ne se sont jamais permis. En moins de quelques années à la tête de la garde républicaine, ces farbrications de Yacin Yabeh veulent rattraper Fathi en construisant chacun une douzaine de villas duplex. Les finances ne leurs résistent pas et ils ont en permanence des liquidités énormes qu’ils utilisent aussi parfois pour assouvir des penchants pervers …

– L’absence d’une politique cohérente dans ce secteur avec la multiplication des corps nouveaux indépendants les uns par rapport aux autre mais œuvrant pour les mêmes objectifs. A côté des forces armées, de la gendarmerie et de la police, il a été crée la garde républicaine, la force antiterroriste qui dépend du directeur de la sécurité, les garde-côtes du ministre de transport et enfin les gardiens des prisons du ministre de la justice. Trop de corps avec des membres trop bien payés comparés à la moyenne des fonctionnaires qui font tourner l’administration. Ils pèsent lourdement sur le budget.

Cette prolifération des corps qui concourent pour le même objectif mais avec des commandements différents qui se haïssent les uns et les autres, risque de créer l’effet contraire de la sécurité, c’est-à-dire l’insécurité.

Il est temps de siffler la fin de la république en uniforme pour le triomphe d’un ordre républicain débarrassé de cette multitude de petits seigneurs.

II) Œuvre incomplet : « Qabiyo » en somali

Après un peu moins de deux semaines après la création du premiers gouvernement du 3ème mandat d’IOG , la majorité silencieuse livre ses remarques aux internautes. Ces commentaires de boulevards, avenues, rues, ruelles et mabraze djiboutiens.

L’idée dominant est la déception. L’œuvre d’IOG laisse un arrière goût de travail mal accompli et qui mérite indiscutablement des corrections pour les mettre en harmonie avec les ambitions affichées. Les raisons invoquées sont les suivantes :

L’opinion nationale lui décerne la palme du licenciement pour son score le plus élevé de notre histoire des remaniements ministériels djiboutiens.

IOG a imité le 1er ministre éthiopien Meles Zenawi qui s’est débarrassé de tous les grands ténors politiques qui pouvaient lui faire de l’ombre et après avoir chassé ou humilié les grands leaders de l’opposition dans sa construction monarchique. L’opinion prête à IOG les mêmes intentions et elle redoute le début d’une régence.

Les djiboutiens et les djiboutiennes ne croient pas à sa promesse « d’ultime mandat » car il en a tout donné pour revenir à la façon “Ali Abdallah Saleh“.

Pour preuve, l’opinion note que cette équipe que certains l’appelle “SNA“ ou “TIJI“ pour illustrer ironiquement le manque d’expérience n’est pas suffisamment outillée pour relever les défis que la nation doit relever pour réussir. IOG n’a pas gagné la qualité gouvernementale exigée par les circonstances mais il a réussi son pari de réunion des personnes dociles facilement malléables pour contribuer la construction de son royaume personnel et sans partage.

Le peuple accorde peu de crédit à ce gouvernant, qui a maintenu deux ministres (justice/Ali Adnan et emploi/Ali Hassan Bahdon) accusés respectivement par la cour des comptes et l’inspection de l’Etat de détournement de 1 milliard de Fdj, c’est à dire 2 milliards au total. Ils sont accusés par la cour des comptes et l’inspection, je répète, de détournement de deniers publics qui leur ont permis la construction d’une douzaine de villas pour Ali Farah Assoweh et de satisfaire des besoins domestiques pour Ali Hassan Bahdon.

L’opinion est convaincue que cette décision éloigne IOG de ses prétendus exigences de probité, d’intégrité, de transparence et d’éthique qu’il a affirmé du bout des lèvres pour endormir et tromper ces naïfs djiboutiens qui se contentent de très peu. Pire encore, IOG a placé ces deux membres protégés de la puissante dernière dame, à la tête de deux grandes réformes qu’il avait annoncées (justice et réformes administratives).

Deux personnalités pleines de souillures et n’inspirant aucune crédibilité auprès des corps concernés pour mener honteusement sur l’autel des “Massaleha al beyt “ comme disent les arabes ou le salut du ménage en langue de Molière.

Les entrants ont été aussi enquêtés. Beaucoup d’entres eux gravitent autour de la fille, conseillère de son papa président et d’autres on été aperçus dans ces réunions “fumées“ des associations dont la puissante UNFD. La députée, parente d’IOG, Mme Degmo Mohamed Issack en détient les secrets.

D’aucun n’a réalisé un travail d’envergure national dans leurs domaines respectifs permettant de parier sur leur qualité d’homme. Mais l’ennui ce que cinq d’autres eux ont laissé de sales dossiers chez leurs anciens employeurs. A croire que défaillance et docilité font bon ménage et c’est bien la maxime qui aurait guidé les choix d’IOG.

Le ministre de l’Etat, ministre des finances a été licencié du port pour détournement des marchandises saisies par le PAID et destinées à la vente aux enchères. Il est associé à la société “Mega Bureau“ avec la dernière dame.

Parmi les 3 ministres diplômés en histoire, deux d’entres eux sont passés à l’éducation où ils n’ont laissé que de très mauvais souvenirs. Le troisième qui détient la santé, lui purgeait une mise à l’écart de ses fonctions administratives pour détournement d’un fond d’étude allouée à la CNSS par la banque mondiale (Est-ce la manière à IOG de redonner de la confiance aux bailleurs de fonds, en tout cas un homme prévenu en vaut deux ?).

Le jeune secrétaire d’Etat aux sports ne s’entendait pas avec la ministre de tutelle de l’époque qui éprouvait des difficultés à dompter les ardeurs non coordonnées du cubain.

Et enfin, pour ne pas oublier les malheureux partants tombés sous les balles orientées de djib24, ils peuvent se reposer en paix car ils bénéficient de la sympathie accordée aux perdants et ils sont jugés comme des hommes et des femmes qui ont apporté à IOG leurs technicités et leurs habilités politiques pour faire durer son régime ( Bien sûr cela dépend , vos amis vous traitent en amis fidèles à IOG pour la construction du pays et vos adversaires vous étiquettent en amis du diable ayant contribué à la montée de ce montre d’IOG et lâchés après usage mais dans les deux camps, la pitié est palpable).

19/05/11 (B604) Point de vue / Djibouti24 ou le nouveau relais du pouvoir ! (Lecteur)

Ce média nous informe mal en matière de politique et d’économie, quand il ne nous désinforme pas.

Je vais prendre trois exemples car ils sont hautement représentatifs de son positionnement (il s’agit d’article diffusé sur leur site).

– la réalite et la souffrance que vivent les djiboutiens du Nord au Sud qui aspirent à un changement,
– les parties de l’opposition et leurs sacrifices quotidiens analysés par Djibouti24
– l’emprisonnement des détenus politiques et civils ou la question des droits de l’homme à Djibouti,

1- la réalité et la souffrance que vivent les djiboutiens du Nord au Sud qui aspirent à un changement

Comme un certain nombre de compatriotes, par les temps qui courent, je lis les informations de ce fameux site qu’est Djibouti24 mais en plus je lis d’un oeil plutôt critique étant expatrié et vivant en Suède. J’ai lu souvent la presse écrite et je consulte les différents sites (ardhd, ard-djibouti,mrd-djibouti,uguta) pour savoir de l’état actuel du pays et les aspirations démocratiques de mes compatriotes d’où la révolution Khamsin. J’ai remarqué que ce fameux site (djibouti24) expose souvent ses aspirations c’est à dire celles de ses administrateurs et non celles du peuple. Ils ont qualifie une partie de la population djiboutienne "de population flottante" (voir article sur les manifestations de l’UAD : Apocalypse now ? paru le 14/02/2011).

Le ne sais pas au nom de quoi la population serait qualifiée de flottante mais ce qui est certain, c’est qu’ils essayent de semer la zizanie au sein même du peuple vaillant djiboutien. Dans ce même article les aspirations au changement du peuple sont décrit comme suit:
– Pour la population du Nord : elle s’équipe de TNT, explosifs et autres armes
– Pour celle du Sud : ce sont les machettes

Cela ne vous rappelle pas quelque chose? oui bien sur et tout le monde l’a bien compris.
Avec constance, depuis un an, Guelleh ne perd jamais une occasion de surfer sur la vague de l’insécurité et il y trouve un bon relais avec Djibouti24 ce qui lui permet d’occulter les véritables attentes de la population. A croire Djibouti24, le changement des ministres est la première étape des changements attendus par le peuple (Djibouti24 : le changement des ministres est la première étape des changements attendus par le peuple et promis par le président Guelleh paru le 12/05/2011 Twitter).

C’est aberrant d’écrire cela. Le peuple djiboutien n’a-t-il pas exigé, haut et fort, le départ de Guelleh. A vous de juger ce que reflète réellement Djibouti24.

Également sur twitter le 12 mai, ils accueillent favorablement ce remaniement mais le plus grave c’est qu’ils prétendent parler au nom de la population djiboutienne (Accueil favorable de la population djiboutienne après l’annonce du nouveau gouvernement paru sur Twitter).

2- Les parties de l’opposition et leurs sacrifices quotidiens vu par Djibouti24

Depuis l’arrivée de Guelleh au pouvoir grâce au coup d’état électoral de 1999 ; l’utilisation subliminale du tribalisme est devenue la figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. En réalité, notre pays s’enfonce inexorablement depuis 11 ans dans une grave crise économique, sociale et politique. Djibouti est devenu un foyer d’abjections et de miasmes sur fond d’exacerbation d’un tribalisme d’Etat. Le tribalisme d’Etat comme doctrine et comme stratégie pour la pérennisation du pouvoir, mais surtout pour diviser l’opposition c’est ainsi que Djibouti24, cheval de relais de Guelleh a publié sur leur site un article qui assimile l’union pour l’alternance démocratique à une union pour l’alternance Tribale (Face à l’opposition tribale, les Djiboutiens ne sont pas dupes! paru 17/02/2011). Diviser pour mieux régner est la devise de cet axe du mal qu’est Djibouti24-Guelleh.

Si on recherche la formule "diviser pour mieux régner" par exemple on trouve : " une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question" (Source Wikipedia). Je crois que tous le monde a bien compris le pourquoi de la division.

Djibouti24 a diffusé des informations malgré leur manque évident de vraisemblance, dû à leur caractère trop sensationnel pour être crédible sans vérifications approfondies. En diffusant ces informations, ils ont diffamé et sali des personnalités de l’opposition. Et ils l’ont fait à plusieurs reprises, pendant plusieurs semaines.

3- les emprisonnements des détenus politiques et civiles ou la question des droits de l’homme à Djibouti

C’est un sujet qui n’intéresse même pas Djibouti24. Consultez les archives depuis février 2011 jusqu’à l’heure ou j’écris cette article. Pas un mot ni sur les prisonniers politiques enfermés dans les prisons de Guelleh ni meme les composantes de la population quelque soient leurs origines qui sont emprisonnées pour le seul motif d’avoir dit non au couple infernal Guelleh-Odette, non à la misère, non au chômage galopant, non à la discrimination, non à la présidence à vie, non à la monarchie Guellodiene.

Ce site peut-il représenter dignement la population sans dénoncer hautement les dérives de ce régime qui a emprisonné ses enfants, ses fonctionnaires, ses étudiants, ses enseignants et demain ses mères et ses grands pères. La réponse est NON, ce silence signifie beaucoup de chose alors qu’il (Djibouti24) ne répète sans cesse qu’ils sont censurés via Djibouti au nom de quelle cause ?

Ils n’ont pas de dignité humaine, tout simplement parce qu’ilsne pensent qu’au virement de l’argent du peuple sur leurs comptes et à leurs bottes de khats.

Pour conclure

Cette complicité médiatique qui soutient cette dictature est à la limite criminelle.

L’histoire nous a clairement enseigné les rouages de ces atrocités et il serait criminel de ne pas dénoncer ces affronts faits au grand jour à la démocratie et aux droits humains.

Dans une étude que je suis en train de finaliser sur les médias djiboutiens, il ressort que 87% des nouvelles sont consacrées aux activités du parti au pouvoir et aux activités gouvernementales. Une petite précision : par exemple sur le journal La Nation depuis 1999 on voit très souvent sur la première page soit le nom, soit la photo de Guelleh : à vous de juger.

PetitDaf
Jeune opposant djiboutien

07/05/11 (B603) Point de vue (Lecteur) Le monde a changé en 2011 et Djibouti a commencé le 18 février 2011.

Beaucoup de débats entre djiboutiens se tiennent au pays et à travers le monde et bon nombre d’entre nous se posent des questions sur comment faire tomber ce mur d’oppressions

Pourquoi un changement est-il nécessaire ?

Un homme qui séme la mort et la désolation au nord du pays depuis plus de 34 ans, maintenant à travers tout le pays et qui emprisonne et torture pour délit d’opinion ,propage un tribalisme primaire, qui bannit des partis d’opposition et des activistes,s’accapare des biens du peuple et et j’en passe car le drame de la population est incalculable.

Maitre de la pensée unique, ce dictateur n’accepte aucune critique, aucune contradiction ou aucun questionnement ; c’est pourquoi il s’entoure que des flatteurs sans scrupules ayant comme seule objective de s’assurer une aisance matérielle.

Laurent Gbagbo a declaré qu’il ne pouvait pas abdiquer lorsqu’il a perdu les élections en Cote d’Ivoire, ces tyrans africains se définissent comme des monarques, que le pays est leur propriété et les habitants sont leurs sujets.

Bon nombre de politiciens de bonne foi ont essayé pacifiquement d’entamer un changement, ce dictateur les a assassinés, emprisonnés, et certains sont contraint à l’exil.

Le FRUD a signé des accords de réconciliation, il les a jamais réspectés .

Ce sanguinaire mérite t-il de rester à la tête d’un pays ?

La réponse est NON ,il faut le dégager comme les tunisiens , et les égyptiens l’ont fait.

Comment réaliser un changement ?

Quelle autre avenue pourrait-on explorer qui n’a pas été jusqu’à maintenant ?

Le monde a changé en 2011 et Djibouti a commencé le 18 février 2011.

Nous ne sommes pas si différent de nos voisins yéménites qui étaient rongés par le tribalisme et la consommation de khat.

Ils ont pu en fin de compte surmonter leur division pour réclamer la chute de SALEH au prix du sang.

Si le peuple ne se soulève pas à Djibouti comme à Sanaa ou à Damas, ce dictateur restera jusqu’à que son fils prenne la relève. Ce menteur professionnel avait déjà promis de ne pas changer la constitution en 1999.

Alors il est temps que les plus abusés et les plus démunis se sacrifient et défient les kalachnikovs et les blindés des miliciens.

L’armée djiboutienne avait cessé d’être républicaine à l’indépendance sinon elle aurait pas éxecuté d’innocents djiboutiens partout au pays et n’aurait pas laissé ce dictateur violé notre constitution.

Les quelques opposants ou activistes courageux peuvent être maitrisés par une résidence surveillée ou la prison ou même une balle perdue car le régime dira même que cette balle venait du côté des opposants.

Les leaders politiques ont pour mission de dénoncer cette dictature, sensibiliser la population des bienfaits d’un changement, de proposer une manière plus juste et démocratique de gouverner mais pas se sacrifier physiquement car les conditions securitaires n’existent pas . Les révolutions sont toujours exécutées par la masse, et l’élite la planifie .

Cependant on souhaiterait que ces même opposants surtout ceux qui sont à l’extérieur d’être plus UNI pour la cause qui est la chute de ce tyran. Vous devez être plus actifs et agressifs dans cette lutte. Les disputes ou controverses entre l’opposition fait l’affaire de ce mafioso qui se frotte les mains temps que vous restez divisés. Le peuple a besoin de guide donc montrez du leadership.

Le mur de la peur doit tomber car aucune liberté s’acquiere sans sacrifices et ce dictateur qui est un genre Laurent Gbagbo mais moins intélligent, ne cédera que par la force.

Le président francais vient de le féliciter pour sa réelection et surtout pour avoir changer la constitution.

Les occidents jouent toujours double jeu , ils ferments les yeux sur des oppréssions comme à Bahreïn et à Djibouti et dans d’autres pays ils prêchent la démocratie comme en Cote-Ivoire mais c’est la population qui impose le changement.

C’est lorsque ce chef milicien va tirer sur la population que les medias étrangers vont s’intéresser à Djibouti et questionner leurs dirigeants qui payent pour la stabilité de Djibouti , alors déstabilise le . Et celui là même qui le félice aujourd’hui va lui de demander de quitter le pouvoir parce qu’il ne répond plus aux aspirations du peuple djiboutien.

Il faut comprendre que ni l’Ethiopie ni la France , et ni les USA ont le luxe d’une instabilité à Djibouti .

Alors  » AIDE TOI ET LE CIEL T’AIDERA « 

En conclusion , la population djiboutienne est-elle prête pour des sacrifices ? ou sommes nous un peuple de jouisseurs et de fatalistes? Chaque dirigeant est à l’image de son peuple , à vous de le démentir .

Mohamed Abdillahi
Canada

07/05/11 (B603) Réaction d’un lecteur à l’article en anglais repris sur le site Safaripost.net, le 01/05/11 (B602). Cet article confirmait la préparation d’une fête à Ottawa, le 7 mai, à la Gloire de Guelleh, sur fond de magouilles financières et de préférences claniques !!! (Cette réaction est signé par notre lecteur et publié sous sa responsabilité).

Cet article se faisait donc, l’écho des dessous de l’affaire de la fête
prévue le 7 mai à Ottawa, en l’honneur de IOG.

Au-delà des divergences toujours
prévisibles parmi la « canaille » d’origine djiboutienne d’Ottawa, je voudrais
attirer l’attention sur ce que j’appellerai les obsessions de Mohamed A.,
que je pense être l’animateur du site Safaripost.

Il se mèle beaucoup de nos affaires depuis qu’il aurait d’abord débarqué à Djibouti avant de venir
s’installer au Canada.

Selons mes sources il aurait « atterri » en provenance de son « no man’s land natal » que je situe entre Eel-Gaal et Aichaa-Bodhleey, pas loin d’un lieu célèbre puisque c’est
le lieu de naissance de feu Hassan Gouled).

Mister A. se poserait-il en « officier d’état civil » en délivrant des certificats de citoyenneté à des personnes qui sont pourtant bien nées à Djibouti ?

Prenons un exemple : il prétend sur ce site, que la chanteuse djiboutienne Deka Ahmed Handoulé serait originaire du Somaliland.

Vraiment, il est fort ! même très fort ! S’ilest vrai que le mari de Deka, Aydarousse est né à Borama (mais de père
djiboutien !) et de mère d’origine yéménite, il n’en reste pas moinq que Deka Gueydh, est une djiboutienne « pur jus », c’est qui n’est pas le cas de notre homme.

Ni Omar In…, ni Ramadan G… ne sont nés à Djibouti. Ce sont éthiopiens naturalisés
djiboutiens.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Pour moi, en aucun cas, je ne me permettrai de dire que c’est un crime d’être né dans un autre pays. Mais il ne faut inverser les rôles et dire simplement les choses telles qu’elles sont !

Je rétablis simplement la vérité.

Quant à la dispute pour service rendu à IOG, je laisserai à notre plumitif le soin de nous la baragouiner et en anglais une seconde langue, qu’il maitrise, comme chacun le sait ici, de façon approximative. Mais cela n’est pas un crime non plus !.

Je voudrais juste lui rappeler que Djiboutien ne veut pas dire Issa, puisque tel pourrait être
l’exercice acrobatique auquel il se livre avec son langage codé.

Pour IOG, tout le monde a un prix. Le price tag de ces amuseurs et autres laudateurs, c’est quelques milliers de dollars, c’est leur prix
et ils ne valent pas plus que ça ! IOG connaît son monde. On ne vole pas
facilement un voleur de sa trempe.

Maintenant, revenons aux obsessions de ce Monsieur A. Il cible particulièrement les lampistes et autres subordonnés avec un tel zèle que l’on ne peut s’empêcher de le trouver suspect ! Est-ce une manoeuvre pour ne pas attirer les soupçons sur lui ? Possible puisqu’il n’a jamais rien à critiquer quand il s’agit de « membres de son clan », ceux-là même qui servent loyalement IOG.

C’est ainsi qu’il ne se passe pas un jour sans qu’il ne
critique des subalternes sans ne jamais s’en prendre à ceux de son clan qui sont
au cœur du pouvoir.

Aucun mots sur les détourneurs de deniers publics : IOG, Djama Ali Guelleh, et consorts, etc.
Rien sur les commanditaires Mamassan des tortures. Mais de Zooms appuyés sur les
exécutants d’IOG.
Rien sur les patrons mais des zooms les subalternes non issa.

N’est-on pas en droit de se demander pourquoi, Mister A. ne critiquepas dans son site racoleur, toute cette mangeocratie issue à 80% d’un seul clan, les M ..?

J’enfonce une porte ouverte, mais ce clan est trop visible à Djibouti pour passer inaperçu. Je ne crois pas que le petit gars de la route caravanière de Giriaad est
aveugle ni borgne ni même daltonien. Il est TRIBALISTE !

Est-il atteint de cécité volontaire ? il voit le lampiste «Hachi
A…» au lieu de voir le clan Guelleh (+ de 300 mangeocrates) et parmi eux Hassan
Madobe, Zakaria, le colonnel Berger, etc.

Au lieu de s’interroger sur ce beau monde, il
voit Hachi partout. D’après lui, c’est Hachi qui aurait envoyé de l’argent à Ottawa, c’est lui qui aurait aussi, du même coup, fait capoter la révolution khamsin, en amenant du Somaliland des cars entiers d’électeurs.

Fort ! Très fort !

Selon sa logique, si on est pauvre et malheureux à Djibouti, ce serait de la faute des Said Barkat, des Hachi, des Abourahman Hassan. Si la révolution Khamsin a échoué, c’est à cause de ces somalilandais.

Si la Asho ne vient pas jusqu’aux cousins du régime comme A. qui se terre à Ottawa, ce serait la faute de Deka, Aydarousse, etc.

Fort. Très fort!

Par Ali Assowe
Ottawa

04/05/11 (B602) Point de vue OTTAWA : Vous festoyez avec les deniers publics (M H / MRD – Contribution proposée par un lecteur)

Depuis le hold-up électoral du 8 avril dernier qui a vu le président GUELLEH rempiler pour un 3eme mandat au pouvoir la démocratie Djiboutienne est en berne et le peuple djiboutien en deuil.

En optant pour l’usage de la force et en agissant dans un cadre non constitutitionnel, l’actuel autocrate djiboutien a verrouillé le pays en étouffant tout espoir de changement dans l’œuf. Depuis ce triste jour les Djiboutiens sont pris en otage et vivent dans un état de siège imposé de facto par le régime en place.

Les Djiboutiens ont peut être perdu une bataille contre le régime de GUELLEH mais surtout pas la guerre pour libérer le pays de son joug dictatorial et récupérer leur indépendance et leur liberté confisquées. Le peuple djiboutien est désormais face à ces deux choix : Soit mourir pour leur liberté et leur dignité soit accepter de demeurer asservi sous les bottes de cette dictature sans nom. Ils ne tergiverseront pas pour choisir le premier car ils ne badineront avec leur liberté. Il y va de leur vie même.

C’est malheureux voire honteux mais voila que certains de nos compatriotes Djiboutiens osent parader sur cette terre de liberté qu’est le Canada pour applaudir ce régime despotique de GUELLEH.l

Bénéficiant de quelques miettes vénales, ces obligés du régime Djiboutien comptent organiser une soirée pour célébrer et légitimer le hold-up électoral qui a permis à GUELLEH de tuer les dernières chances de la démocratie Djiboutienne. Cette soirée de la honte pour un régime de le honte se fera aux dépens des deniers du peuple djiboutien. Ainsi ces sbires du régime festoieront sans la moindre gène morale avec l’argent puisé dans la tirelire des deniers publics.

Et dieu sait si à cette heure même la majorité du ménage djiboutien a du mal à joindre les bouts du doigt pour manger à leur faim. A l’heure où nous mettons sous presse la capitale du pays vit des délestages de courant quotidiens, l’eau potable devient non seulement rare mais le pays risque d’en manquer cruellement dans les années à venir. La société Djiboutienne connait une inflation de tribalisme sans précédent.

La corruption est devenue monnaie courante.

Les Djiboutiens n’ont jamais connu le droit de vote. Bref le pays est en convulsions et le responsable de tous ces maux n’est d’autre que le régime en place. Et voila que certains de nos compatriotes osent le cautionner en paradant sans vergogne avec les deniers publics.

Nous demandons à nos compatriotes de prendre de la hauteur et d’être conséquents avec eux-mêmes afin de ne pas céder à l’inconscient.

De grâce ayons de la retenue vis-à-vis du cynisme et de l’immoral ! Mettons-nous ensemble du bon coté de l’histoire et ressemblons nos forces et intelligences pour nous libérer de ce régime qui ne cesse de hypothéquer l’avenir de notre pays sur l’autel du divisionnisme

Mohamed Houssein
Bureau du MRD / Amérique du Nord

08/04/11 (B598) Point de vue : quand l’UMD se moque du peuple (Lecteur)

A première vue, le communiqué de l’UMD qui appelle les militants et les sympathisants des deux partis qui la composent (PND et PDD), à voter pour le pseudo-candidat Mohamed Warsama pourrait sembler bien énigmatique.

On ne peut s’empêcher de se demander comment l’UMD a pu adopter une telle position sans se contredire ? Alors qu’elle-même s’est retirée de cette élection au prétexte du manque de transparence dans son déroulement.

Les explications avancées par l’UMD et Numma sont des plus farfelues :

– la coalition se déclare subitement en cohérence avec les thèmes de campagne du candidat Warsama qui n’aurait cessé de défendre des idées proches de celles de l’opposition. C’est l’argument qui est développé pour expliquer le soutien de dernière minute de l’UMD à Mohamed Warsam et l’appel lancé à tous les djiboutiens pour qu’ils allient voter … pour lui. Les signataires de cet appel essayent de nous persuader que le discours qu’ils prêtent à Mohamed Warsama l’emporte sur tout le reste ???

– Quant à Numma, il prétend mieux faire en affirmant : «nous appelons le peuple djiboutien à un soutien républicain », sans même se demander si le soutien ou le front républicain a un sens dans un contexte comme celui qui prévaut, où les résultats d’une élection seront truquées.

Il faut rechercher ailleurs l’explication ! Elle réside probablement dans l’intrigue qui se joue entre Ismail Omar Guelleh et Aden Robleh Awaleh.

A l’origine ARA aurait été invité confidentiellement par IOG à se démarquer et à se présenter contre lui en 2011.

Cette manœuvre obéirait à un double objectif. Il fallait d’abord éviter à tout prix qu’IOG ne soit le seul candidat à sa propre succession comme ce fut le cas en 2005 et ensuite ramener au bercail Abdourahman Boreh.

Le choix de Guelleh s’est donc délibérément porté sur un Odahgob pour récupérer un autre Odahgob beaucoup plus puissant.

Ce plan s’est heurté au refus de Boreh qui aurait répondu à Aden Robleh : « chat échaudé craint l’eau froide ».

Face à cet échec, IOG a été contraint de ressortir un autre candidat dont la fidélité à sa personne ne faisait l’objet d’aucun doute possible et il fallait qu’il soit issu de l’ethnie Odahgob.

En bons soldats, Aden Robleh, tout comme Warsama, recevront leurs récompenses de la part d’IOG au lendemain du 8 avril.

Et le rôle de PDD dans tout ça me direz-vous?

Soit Mohamed Daoud a compris le jeu et il s’attend à récolter des miettes soit il n’a rien compris et il s’est fait complètement berner.

08/04/11 (B598) Point de vue : que la France cesse de s’impliquer pour sauver Guelleh et qu’elle adopte une neutralité de circonstance. (Lecteur)

On se souvient qu’en 1992, la France de François Mitterand n’avait pas hésité à voler au secours de la dictature tribale d’Hassan Gouled par le biais d’une pseudo-interposition sur le terrain entre les forces du régime (composées en partie de mercenaires fraichement recrutés) et les résistants du Frud.

Depuis 1999, l’ex-puissance coloniale a soutenu le régime d’Ismail Omar Guelleh, l’élu de la fraude qui incarne la dictature la plus féroce de l’Afrique.

Et pourtant nul autre pays que la France ne connait mieux les réalités de notre pays. Le peuple djiboutien, qui n’a jamais cessé de désapprouver la dictature en place depuis 34 ans, est engagé dans une longue épreuve de force qui prendra une nouvelle tournure à partir de ce vendredi 8 avril.

Les combats pour la démocratie, et la justice vont s’intensifier sur tous les fronts sous toutes ses formes.

Nous ne solliciterons aucune puissance étrangère pour agir à notre place, mais nous demandons à la France (qui a tant participé par le passé à la consolidation de la dictature, à la réussite de la politique de marginalisation ethnique et à la souffrance du peuple djiboutien) de faire un effort pour garder la stricte neutralité dans ce combat ultime que le peuple djiboutien va livrer à la dictature d’Ismail Omar Guelleh.

Que nous a proposé IOG ? Selon lui nous n’aurions qu’une alternative : le chaos à la somalienne sans lui ou sa présidence à vie ?

Il a omis une troisième hypothèse … !

Vive la démocratie !
Vive le peuple djiboutien !