12/02/11 (B591) Le Journal de la Flibuste – Le superpétrolier grec capturé au large d’Oman fait route vers la Somalie – L’Inde craint une hausse de la piraterie – Un bateau de pêche sud-coréen libéré après quatre mois de captivité en Somalie – Un pétrolier italien de 105’000 tonnes a été capturé par des pirates somaliens dans l’océan Indien – un navire italien capturé dans l’océan indien – les armateurs menacent de détourner le trafic mondial – Condamnation d’un pirate somalien à cinq ans de prison pour piraterie maritime (7 articles)

________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Le superpétrolier grec capturé au large d’Oman fait route vers la Somalie

Le superpétrolier grec Irene SL, chargé de brut au moment de sa capture mercredi au large d’Oman, faisait route jeudi vers le littoral de la Somalie, mais aucun contact n’a été établi avec le navire, a annoncé une porte-parole de la force multinationale Combined Maritime Forces.

« (Jeudi) à 04H00 GMT, il était à 150 miles nautiques (227 km) au sud-est des côtes omanaises, faisant route pour le littoral somalien », a déclaré la porte-parole de la Combined Maritime Forces (CMF), basée à Bahreïn.

« Il n’y a pas eu encore de contact avec le navire », capturé par des pirates à 370 km à l’est d’Oman, a-t-elle ajouté.

Interrogée sur une possible opération de secours, elle a répondu: « Nous considérons toutes les options. Mais pour le moment, la situation est en train d’être examinée ».

Un responsable de la compagnie grecque Enesel, qui gère l’Irene SL, avait indiqué mercredi que le pétrolier transportait « quelque 270.000 tonnes » de brut koweïtien, ce qui équivaut à plus de 1,9 million de barils.

La force navale de l’Union européenne avait annoncé que l’Irene SL, un pétrolier de 319.247 tonnes, « battant pavillon grec et appartenant à un armateur grec », avait été capturé alors qu’il se rendait de Foujairah, aux Emirats arabes unis, vers le canal de Suez.

Vingt-cinq membres d’équipage étaient à bord: 7 Grecs, 1 Géorgien et 17 Philippins.

_________________________ 6 – TF1

L’Inde craint une hausse de la piraterie

L’Inde a mis en garde jeudi contre une menace croissante des faits de piraterie au large de ses côtes du sud-ouest, après la récente arrestation de 28 Somaliens dans les eaux indiennes soupçonnés de lancer des attaques contre des navires.

_________________________ 5 – Chine Informations

Un bateau de pêche sud-coréen libéré après quatre mois de captivité en Somalie

Un bateau de pêche sud-coréen, ayant à son bord 43 marins, a été libéré mercredi après avoir été détourné en Somalie il y a quatre mois, a indiqué le ministère sud-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué de presse.

Le Keummi 305, un navire de pêche de 241 tonnes, avait à son bord deux Coréens, deux Chinois et 39 autres marins kenyans lorsqu’il a été enlevé par des pirates somaliens le 19 octobre l’année dernière au large de l’île kenyane de Lama.

« Le bateau est de retour actuellement vers la haute mer de la côte somalienne après avoir été libéré aux alentours de 03h00 heure locale (dans l’après-midi, heure coréenne), a indiqué le ministère.

Sur demande du gouvernement sud-coréen, un navire de guerre de l’Union européenne avance vers le Keummi 305 pour assurer la sécurité des marins, a indiqué le ministère.

« A ce que je sache, aucune rançon n’a été versée aux pirates pour la libération du navire, et c’est pourquoi la façon dont il a été libéré doit faire l’objet d’une enquête », a rapporté l’agence de presse Yonhap en citant une source gouvernementale à Séoul.

_________________________ 4 – TSR Info (Ch)

Un pétrolier italien de 105’000 tonnes a été capturé par des pirates somaliens dans l’océan Indien

Un pétrolier italien de 105’000 tonnes a été capturé mardi à l’aube par des pirates dans l’océan Indien. Le « Savina Caylyn » a été attaqué par 5 hommes dans une petite embarcation à mi-chemin entre la Somalie et l’Inde, a précisé la marine italienne.

Les pirates ont tiré plusieurs rafales de fusils d’assaut.

Les 22 membres d’équipage, 5 Italiens et 17 Indiens, n’ont pas été blessés. Le navire est en route pour la Somalie.


___________________________ 3 – Pipelette.com

Piraterie : un navire italien capturé dans l’océan indien

Un pétrolier battant pavillon italien vient de faire les frais des pirates au large des côtes somaliennes. Le navire de 105.000 tonnes qui comptait à son bord un équipage composé de 5 italiens et 17 indiens a été victime d’un acte de piraterie qui n’a toutefois pas fait de victimes.

Les faits se sont déroulés le mardi 8 février 2011 à 4h30 UTC à environ 900 Km des côtes indiennes et 1600 Km des côtes somaliennes. Le pétrolier Savina Caylyn a été attaqué par un groupe de 5 pirates à bord d’une vedette.

Les pirates avaient ouvert le feu sur le navire à l’aide de lance-roquettes et de fusils d’assaut. Le commandant du navire avait tenté de résister en utilisant des canons à eaux mais a été obligé de se rendre face à la puissance de feu dont disposaient les assaillants.

La compagnie napolitaine, Fratelli D’Amato est l’armateur du pétrolier capturé, joint par l’Agence France Presse, il a affirmé qu’il essayait lui-même de vérifier les faits et n’était pas en mesures d’infirmer ou de confirmer les informations. Le porte parole du contingent européen Atalante, escadrille mise en place par l’Union Européenne dans le but d’endiguer ce fléau dans le Golf d’Aden, a confirmé cette capture en précisant que l’attaque a eu lieu à 600 milles nautiques à l’est d’une île du Yémen portant le nom de Socotra, toujours selon ce porte-parole, le navire se dirigerait vers la Somalie.

La marine italienne soupçonne la présence dans les parages d’un navire mère servant de base arrière aux pirates, elle justifie ses propos par la grande distance qui sépare le lieu de l’attaque des côtes. La frégate italienne Zéfiro a été immédiatement dépêchée sur les lieux, mais il faudra au minimum deux jours à ce navire pour atteindre les lieux de l’attaque.

Encore un navire qui fait les frais de la piraterie dans cette région. Ce navire vient s’ajouter à la longue liste de 30 navires détenus à l’heure actuelle par les pirates ; navires qui comptent à leur bord 700 membres d’équipage. C’est dire que ce phénomène est d’une brulante actualité.

Depuis de nombreuses années, la région du Golf d’Aden puis l’Océan Indien sont devenus le repaire des pirates, les attaques, qui au début se déroulaient près des côtes, ont lieu maintenant bien loin, au large. 2010 a été une période tristement faste pour la piraterie dans cette région du Globe.

Ainsi ont été perpétrés 286 actes de piraterie, détournés 67 navires et 1130 membres d’équipages ont été pris en otage. L’activité des pirates consiste à capturer des navires, s’accaparer de la cargaison, puis exiger des rançons pour le navire et l’équipage. Les armateurs qui bien souvent n’ont pas d’autres choix sont obligés de verser ces lourdes rançons ; faisant de la piraterie, une activité d’une rentabilité exceptionnelle dans cette région du globe où sévit une misère à nulle autre pareille.

Face à ces agissements, des mesures ont été prises, l’Union européenne a constitué une force spéciale nommée « Atalante » dont le but est de sillonner la mer pour traquer ces pirates, l’OTAN s’est impliquée en déployant une force nommée « Ocean Shield », les États Unis ont quant à eux lancé une opération nommée « Task Force 151 » et d’autres nations telles que le Japon, la Russie et la Chine ont déployé des navires de combat dans le but d’éradiquer le fléau.

Mais le problème principal reste l’instabilité de la Somalie d’où proviennent tous ces pirates, aucune solution durable ne pourra être trouvée tant que la misère et l’instabilité subsisteront dans ce pays

__________ 2 – CyberPress (Ca) La Presse affaires avec AFP

Piraterie: les armateurs menacent de détourner le trafic mondial

La lettre des armateurs a été envoyée au lendemain de l’annonce à Londres par les Nations unies d’un plan d’action global pour combattre la piraterie maritime. Sur notre photo, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Les quatre principales associations de transport maritime, représentant 90% de la flotte marchande mondiale, ont demandé lundi aux autorités de renforcer leur action contre la piraterie «inacceptable» qui sévit au large des côtes somaliennes, en menaçant sinon de détourner le trafic.

Quelque 700 marins sont actuellement détenus en otages par des pirates qui réclament rançon à bord de 30 navires le long des côtes somaliennes, ont indiqué les quatre principales organisations de transport maritimes privées du monde, qualifiant la situation «d’inacceptable» pour le secteur, dans une lettre ouverte datée du 4 février, rendue publique lundi par l’Union des armateurs grecs.

«Si les actions nécessaires ne sont pas prises par la communauté internationale, l’industrie du transport maritime envisagera toutes les options possibles, dont celle d’utiliser des itinéraires différents, ce qui aurait un impact spectaculaire sur le commerce mondial, en particulier sur le transport pétrolier» indique la lettre.

«Au cours des semaines récentes, nous avons appris que la torture de marins par des pirates somaliens était devenue chose courante», (…) des «crimes» qui «ne peuvent être tolérés» ajoute le texte.

Les quatre associations signataires -BIMCO, la Chambre internationale du commerce maritime, Intercargo et Intertanko- estiment le coût annuel de la piraterie entre 7 et 12 milliards de dollars pour l’économie mondiale.

Ce chiffre provient d’une étude réalisée par l’institut londonien Chatham House, rendue publique la semaine dernière.

La lettre des armateurs a été envoyée au lendemain de l’annonce à Londres par les Nations unies d’un plan d’action global pour combattre la piraterie maritime.

Ce jour-là, l’Organisation maritime internationale (OMI), agence spécialisée de l’ONU, avait fait un bilan indiquant que la piraterie maritime a atteint en 2010 des niveaux records avec 1130 marins pris en otage le long des côtes somaliennes. Sur les 12 derniers mois, 286 actes de piraterie se sont déroulés dans la zone, et 67 navires ont été pris en otage.

Le plan d’action entend accroître la pression politique pour faire libérer les otages, renforcer la protection des navires, promouvoir la coordination entre États, prêter main forte aux États riverains pour leur permettre d’arrêter et juger les pirates, et aider la Somalie à mettre en oeuvre une surveillance efficace des côtes.

Mais l’OMI reconnaissait que «résoudre les problèmes politiques de la Somalie et créer les conditions d’une stabilité du pays peut prendre du temps».

____________________ 1 – AuFait (Maroc)

Condamnation d’un pirate somalien à cinq ans de prison pour piraterie maritime

Un pirate somalien a été condamné, lundi, par un tribunal d’Aden (sud du Yémen) à cinq ans de prison pour piraterie maritime tandis que six autres somaliens poursuivis pour le détournement d’un bateau yéménite ont été acquittés, a indiqué une source judiciaire.

Le pirate somalien Mohamed Ali Saleh Issa a été reconnu coupable d’avoir détourné, en novembre 2009, au large du Hadramout, dans le Golfe d’Aden, le bateau « Al-Hodhod », dont il s’est ensuite servi, avec d’autres pirates, pour attaquer des navires dans le Golfe d’Aden, a précisé la même source.

Le tribunal a cependant acquitté six autres personnes, soupçonnées d’être impliquées dans le détournement d' »Al-Hodhod », mais qui se sont avérées être de simples réfugiés somaliens.

Les somaliens ont été arrêtés, en avril 2010, par les gardes-côtes yéménites alors qu’ils naviguaient à bord du bateau « Al-Hodhod ». Le procès s’est ouvert le 2 mai dernier.

Lors d’une conférence de presse tenue, récemment à Addis-Abeba, le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, a plaidé en faveur d’une lutte plus déterminée contre la piraterie au large des côtes de la Somalie, jugeant qu’il faut faire beaucoup plus pour éradiquer la menace.

« Nous travaillerons de concert avec les partenaires des Nations unies et le Conseil de sécurité de l’ONU sur les voies et moyens d’y faire face », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de l’ONU a précisé qu’il étudiait une série de propositions ayant pour but de renforcer la lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie.

En 2010, les pirates somaliens ont attaqué plus 49 navires dans l’Océan indien et le golfe d’Aden et pris en otage plus de 1.000 marins. Certains pirates somaliens ont été arrêtés et traduits en justice.

04/02/11 (B590) Le Journal de la Flibuste – L’UA approuve la création d’une force spéciale pour lutter contre la piraterie – La Force navale de l’UE appelle à une coopération plus étroite avec les pays d’Afrique dans la lutte contre la piraterie – Le « Prince des mercenaires » débarque – Vers une force de sécurité maritime africaine pour combattre la piraterie et la pêche illégale (Lamamra) – L’armateur du MV Blida rassure : « l’équipage est en bonne santé » (5 articles)

_____________________ 5 – Afrique en Ligne avec PANA

Océan indien: L’UA approuve la création d’une force spéciale pour lutter contre la piraterie

Les dirigeants africains ont approuvé la formation d’une force en attente pour l’Océan indien, afin de renforcer la lutte contre la piraterie le long des côtes somaliennes, qui menace actuellement la circulation des compagnies internationales de transport maritime dans ces eaux internationales.

La 16ème session de l’Assemblée de l’UA qui s’est achevée lundi dans la capitale éthiopienne, a approuvé les progrès réalisés concernant la création de la Force africaine en attente (FAA), mais a demandé aux ministres africains de la Défense d’étudier de toute urgence la possibilité de mettre sur pied une force de lutte contre la piraterie.

Les concepteurs de la FAA n’avaient pas pris en compte la menace que la piraterie pose à la stabilité de l’Afrique, mais des efforts ont été initiés récemment pour créer une unité navale de la FAA actuellement en stage préparatoire avant un déploiement effectif.

Le sommet a donné instruction à la Commission de l’UA pour ‘prendre toutes les mesures nécessaires’ en vue d’une mise en application efficace et dans les délais de la déclaration.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, estime que la situation en Somalie exige une ‘action plus ferme’ qui inclut le déploiement d’unités armées supplémentaires, une force aérienne, une force maritime et une équipe de renseignements pour faire face à cette crise.

Toutefois, il n’y a aucune information immédiatement disponible sur les éléments constitutifs de cette nouvelle force en attente approuvée par les dirigeants africains, suite à la présentation d’un rapport par le Comité technique spécialisé réunissant les ministres africains de la Défense.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a plaidé en faveur d’une lutte plus déterminée contre la piraterie au large des côtes de la Somalie.

S’exprimant durant le sommet de l’UA, Ban Ki-Moon a jugé qu’il faut faire beaucoup plus pour éradiquer la menace, avant de promettre : ‘nous travaillerons de concert avec les partenaires des Nations unies et le Conseil de sécurité de l’ONU sur les voies et moyens d’y faire face’.

Le patron de l’ONU a ensuite fait savoir qu’il étudiait une série de propositions sur comment renforcer la lutte contre la piraterie au large des côtes de la Somalie, après avoir reçu un rapport sur la question de son émissaire spécial, Jack Lang.

L’émissaire de l’ONU a recommandé la création d’un tribunal spécial pour juger les pirates présumés, après qu’un tribunal kényan a statué que son pays n’avait aucune capacité juridique sur les crimes internationaux commis ailleurs.

_____________________ 4 – CasaFree (Maroc)

La Force navale de l’UE appelle à une coopération plus étroite avec les pays d’Afrique dans la lutte contre la piraterie

La force anti-piraterie de l’Union européenne a déclaré qu’elle chercherait à accentuer sa coopération avec les pays de l’Afrique de l’est et du sud bordant l’océan Indien, où les pirates somaliens trouvent maintenant refuge en raison des mesures de sécurité renforcées sur le pourtour du golfe d’Aden qui les ont forcés à trouver de nouveaux territoires.

Jimmie Adamsson, officier chargé des affaires publiques de la Force navale de l’UE (EU NAVFOR), a indiqué mardi que les pays les plus touchés par la piraterie étaient le Kenya, la Tanzanie et le Mozambique, ainsi que l’Afrique du Sud du fait qu’elle est le moteur économique de la région et qu’elle y assure la majorité de l’import-export par voie maritime.

« Nous souhaitons vivement développer une plus grande coopération avec les pays africains ayant des côtes sur l’océan Indien. Mais c’est une tâche difficile, très difficile même, du fait que certains des pays concernés ne disposent pas de capacité navale adéquate », a confié M. Adamsson mardi soir aux journalistes à Nairobi.

Les pirates somaliens ont migré vers le sud de l’océan Indien et vers le golfe d’Oman, en raison de l’importante présence de navires de guerre internationaux qui patrouillent dans le golfe d’Aden.

_____________________ 3 – Courrier international

Le « Prince des mercenaires » débarque

Le nom d’Erik Prince soulève de nouveau la polémique pour des affaires de mercenariat. Des fuites dans la presse américaine font état de sa présence en Somalie où il entraînerait une armée privée de 2000 hommes dans le but de combattre les terroristes islamiques et les pirates qui sévissent dans la région.

Des allégations aussitôt réfutées par son porte-parole, Mark Corallo. Par le passé, le fondateur de feu-la société Blackwater, rebaptisée Xe Services, avait commandé une armée de mercenaires en Irak. Son zèle lui avait valu de nombreuses critiques, en particulier quand nombres de ses hommes avaient été accusés de dizaines d’assassinats parmi la population civile. Selon le quotidien

The Independent de Londres, quel que soit le rôle d’Erik Prince en Somalie, il est certain que sa présence va de nouveau « soulever le débat sur la privatisation des conflits armés ».

_____________________ 2 – Algérie Soir

Vers une force de sécurité maritime africaine pour combattre la piraterie et la pêche illégale (Lamamra)

L’Union africaine (UA) est en train de concevoir une force de sécurité maritime collective pour le continent en matière de lutte contre la piraterie et la pêche illégale, a annoncé dimanche Ramtane Lamamra, commissaire du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. « Notre action de sécurité maritime ne vise pas exclusivement la piraterie mais aussi la pêche illégale dans l’espace maritime africain, et la protection environnementale, par exemple le phénomène des déchets toxiques laissés dans nos espaces maritimes, par des navires souvent de pays développés », a déclaré M. Lamamra au cours des travaux de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UA ouverts dimanche à Addis-Abeba.

Avec la force africaine en attente, qui se dotera d’une force maritime pour combattre le phénomène rampant de la piraterie, chacun des pays à façade maritime sera protégé par la force africaine, du moins en ce qui concerne ceux qui ne possède pas de moyens nationaux pour protéger leurs territoires maritimes, a expliqué le responsable de l’UA.

« En ce qui concerne les pirateries liées au conflit somalien, il est parfaitement clair que la solution ne réside pas au seul fait de manifestation. Il faut absolument s’attaquer aux causes… qui sont au Somalie, donc la fin du conflit, la restauration de l’Etat somalien, la démocratie, le développement », a-t-il estimé.

Il a souligné en outre que « des mesures immédiates, y compris un déploiement considérable de flottes de l’OTAN, de l’UE et des pays de force maritime importante, ont été pris pour protéger la grande autoroute maritime sur l’océan indien, mais il faut une plus forte coopération de la communauté internationale pour la sécurité de cette espace maritime ». « Il faut aussi des dispositifs pour contrôler la navigation maritime, vers et à partir de la côte somalienne », a-t-il conclu.

_____________________ 1 – TSA (Algérie)

L’armateur du MV Blida rassure : « l’équipage est en bonne santé »

Samia Amine

Les membres de l’équipage du vraquier battant pavillon algérien MV Blida, capturés début janvier par des pirates dans l’océan indien, sont en « bonne santé ». C’est du moins ce qu’a affirmé, ce jeudi 27 janvier, le DG de l’International Bulk Carriers (IBC), Nacereddine Mansouri. « Les responsables de l’affréteur LIDARROW ont pu communiquer avec le commandant du navire qui leur a indiqué que l’équipage est en bonne santé », a-t-il souligné.

Le MV Blida, détourné le 1er janvier par des pirates somaliens, avait à son bord 27 membres d’équipage, dont 15 de nationalité algérienne. C’est le premier navire algérien détourné par les pirates somaliens depuis l’apparition de ce phénomène. Les pirates somaliens détiennent actuellement 28 navires et 654 personnes en otage, selon les données des forces européennes antipiraterie.

Selon M. Mansouri, les contacts avec les ravisseurs « ont repris depuis trois jours ». Il a également indiqué que sur proposition de ses avocats et assureurs, une cellule de crise a été installée. Celle-ci devrait jouer le rôle de l’interlocuteur avec les pirates. « Ce conseil a pris contact avec d’autres armateurs, dont les bateaux ont fait l’objet d’acte de piraterie, pour bénéficier de leur expérience dans la gestion de la crise et comprendre le mode de communication des pirates », a-t-il précisé.

« A l’heure actuelle, il n’y a pas d’information sur les pirates ni sur leurs revendications », a-t-il ajouté. Nacereddine Mansouri a également fait savoir qu’IBC est en contact « permanent » avec LIDARROW et qu’il informe la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères de toutes les évolutions et développements de l’affaire

28/01/11 (B588) Le Journal de la Flibuste – Coordination entre l’opération européenne Atalante et la marine japonaise – Lutte contre la piraterie, un amiral américain mise sur le contre-terrorisme – Paris souhaite une nouvelle résolution de l’ONU sur la piraterie – Une douzaine de chefs de clans sont derrière la piraterie somalienne, selon Jack Lang – La Chine soutient la coopération internationale dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens (6 articles)

________________________ 6 – Portail des sous-marins

Coordination entre l’opération européenne Atalante et la marine japonaise

Par Rédacteur en chef.

Samedi 22 janvier, le commandant de la force européenne Atalante, le contre-amiral Juan Rodriguez a rencontré le capitaine Hiroshi Ito, commandant de la 7è force déployée pour la lutte contre la piraterie de la marine japonaise.

La rencontre s’est déroulée à bord de la frégate espagnole Canarias, au cours d’une escale à Djibouti.

Au cours des prochains mois, des destroyers japonais vont rester en océan Indien afin d’escorter des navires de commerce transitant entre la mer Rouge et la Corne de l’Afrique, contribuant ainsi à la sécurité de ces marins qui naviguent dans la région.

Il s’agissait d’une bonne opportunité pour la force européenne d’échanger des informations et d’entretenir la compréhension mutuelle avec l’un des partenaires dans la lutte contre la piraterie.

La coordination entre les différents acteurs présents au large de la Somalie est d’une énorme importance afin d’optimiser leurs actions et de faciliter les partages d’information. C’est particulièrement important, compte-tenu de l’étendue de la zone opérationnelle et de la coordination d’un grand nombre de bâtiments de nombreux pays différents.

___________________ 5 – Angola Press

Lutte contre la piraterie, un amiral américain mise sur le contre-terrorisme

Un vice-amiral de l’US Navy s’est prononcé mercredi pour l’emploi de méthodes inspirées du contre-terrorisme pour lutter contre les pirates somaliens.

Selon le vice-amiral Mark Fox, il est impératif de mettre en oeuvre une stratégie plus dure contre les pirates étant donné qu’ils s’attaquent à des navires de la marine marchande non plus seulement au large de la Corne de l’Afrique, mais désormais aussi à ceux croisant au large des côtes indiennes.

Le nombre de personnes prises en otages par les pirates est passé de 350 en septembre à 750 ce mois-ci, a indiqué le vice-amiral Fox, chef des forces navales au sein du commandement central de l’armée américaine (Centcom). "Un changement d’approche" est justifié, selon lui, car "l’étendue du problème a changé".

Il a suggéré l’emploi de méthodes généralement utilisées par les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, telles que des attaques préventives ou des frappes menées par des drones, des avions sans pilote.

Le haut gradé a toutefois reconnu que ses recommandations ne trouvent pas forcément un écho très favorable auprès du commandement de la force navale européenne Atalante, chargée de lutter contre la piraterie au large de la Somalie. Selon lui, ses homologues européens lui auraient dit ne pas être partisans d’un recours plus fréquent aux méthodes qu’il préconise.

Dans un rapport remis lundi au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, l’ancien ministre français Jack Lang a proposé des mesures nouvelles pour lutter contre la menace des pirates au large de la Somalie, dont la mise en place d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale.

________________ 4 – Mer et Marine

Paris souhaite une nouvelle résolution de l’ONU sur la piraterie

Suite au rapport de Jack Lang sur la piraterie, la France souhaite que le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte une nouvelle résolution. L’objectif est, notamment, d’améliorer le cadre légal permettant de traduire les pirates en justice.

Mandaté par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, Jack Lang a fait 25 propositions pour améliorer la lutte contre la piraterie. L’ancien ministre français propose, notamment, de renforcer les structures juridiques et pénitentiaires dans les régions somaliennes du Puntland et du Somaliland, mais aussi de créer un tribunal spécial extraterritorial.

Cette juridiction, qui pourrait juger les ressortissants somaliens, serait basée dans un autre pays, comme la Tanzanie. « La France soutient les propositions du conseiller spécial et appelle à leur mise en oeuvre rapide. Il appartient maintenant au Conseil de sécurité de se saisir du rapport et d’agir en adoptant une résolution », a indiqué hier le ministère français des Affaires étrangères.

70% des pirates relâchés

Selon le Bureau Maritime International, les pirates somaliens ont détourné l’an dernier 49 navires avec, à leur bord, plus de 1000 membres d’équipage. Rançons, surtaxes, assurances, moyens d’autoprotection, contournement des zones dangereuses, déploiement de moyens aéronavals…

D’après Jack Lang, la piraterie en océan Indien coûte, chaque année, 7 milliards de dollars à la communauté internationale. Malgré le déploiement d’importants moyens militaires pour protéger le trafic maritime au large de la corne d’Afrique, les attaques n’ont jamais été aussi importantes.

Et, si de nombreux groupes de pirates sont interceptés par les forces navales internationales, environ 70% sont relâchés, faute de de structure juridique pour les poursuivre.

La situation s’est récemment dégradée lorsque le Kenya, qui avait accepté d’accueillir les pirates, n’a pas renouvelé l’accord de coopération signé en ce sens. Actuellement, seules les Seychelles acceptent encore de juger les individus interceptés en océan Indien. Des négociations sont en cours avec d’autres pays, comme la Tanzanie ou l’île Maurice.

________________ 3 – L’Express (Maurice) avec Chine nouvelle

Un navire d’Antigua et Barbuda détourné dans l’océan Indien

Des pirates somaliens ont capturé un navire de transport de marchandises battant pavillon d » Antigua et Barbuda, et de propriétaire allemand, qui faisait route vers Port Victoria dans les Seychelles au moment de l’attaque, a déclaré mardi la mission de lutte contre la piraterie de l’UE.

Le porte-parole de la force navale européenne (EUNAVFOR) Paddy O’Kennedy a déclaré qu’après quatre jours sans nouvelles sur la situation de l’équipage, il est présumé que le MV Beluga Nomination était désormais aux mains de pirates.

Le 22 janvier, M. O’Kennedy avait indiqué que ce navire avait été attaqué par un esquif transportant un nombre indéterminé de pirates. Des armes de petit calibre avaient été utilisées au cours de cette attaque.

Les bandes pirates actives le long des 3 100 km de côtes de la Somalie sont devenues de plus en plus audacieuses au cours des deux années écoulées, détournant des dizaines de navires marchands avec leur équipage pour toucher des rançons pouvant atteindre 1 million de dollars par navire.

Jusqu’à présent, le gouvernement fragile n’ose pas s’attaquer aux bastions pirates car les chefs pirates ont plus de pouvoir que le gouvernement somalien assiégé.

______________________ 2 – RTL Info

Une douzaine de chefs de clans sont derrière la piraterie somalienne, selon Jack Lang

Une douzaine de chefs de clans sont derrière les attaques de pirates contre les bateaux commerciaux dans l’océan Indien, et une action plus résolue doit être entreprise contre eux, a estimé mardi Jack Lang, conseiller de l’ONU, devant le Conseil de sécurité.

L’ancien ministre français, chargé d’une mission sur la piraterie par le chef de l’ONU Ban Ki-moon en août dernier, a expliqué qu’il fallait "s’attaquer aux forces derrière les pirates, ceux qui ordonnent aux pirates de mener leurs attaques".

Présentant un rapport qui recommande des mesures nouvelles sur le plan juridictionnel comme sur celui de la sécurité, M. Lang a souligné devant les quinze pays membres du Conseil de sécurité que "tout n’a pas été fait pour aller au sommet et capturer les cerveaux qui sont derrière ces crimes".

"Il y a environ une douzaine de cerveaux. Nous connaissons leurs noms".

Le rapport préconise la mise en oeuvre d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale installée en Tanzanie pour juger les centaines de pirates somaliens actuellement en prison. Les forces navales internationales devraient patrouiller plus près des caches côtières des pirates en Somalie et des incitations économiques être mises en oeuvre pour dissuader les jeunes somaliens de rejoindre les pirates.

Les pirates somaliens ont capturé près de 2.000 otages et ont perçu des rançons allant jusqu’à 9,5 millions de dollars pour des bateaux dont ils ont pris le contrôle depuis 2008. Au 31 décembre dernier, 612 personnes et 26 bateaux étaient entre leurs mains, selon des chiffres de l’ONU. (DGO)

______________________ 1 – Radio Chine

La Chine soutient la coopération internationale dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens

La Chine soutient la communauté internationale afin de renforcer la coopération dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens, et appelle à une meilleure prise en charge des besoins humanitaires de ce pays d’Afrique orientale, a annoncé mardi un diplomate chinois.

Dans un discours prononcé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le représentant permanent adjoint de la Chine auprès de l’ONU, Wang Min, a indiqué que la lutte contre les actes de piraterie et l’emprisonnement de leurs auteurs sont très importants pour combattre la piraterie en Somalie.

"En se basant sur la législation internationale et sur les résolutions du Conseil de sécurité pertinentes, la Chine soutient la communauté internationale pour renforcer la coopération dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens", a-t-il délaré.

Pour lutter contre la piraterie en Somalie, il faut s’attaquer aux symptômes et aux causes profondes du problème, a-t-il noté.

La communauté internationale doit répondre positivement à l’appel de la Somalie et accroître son aide envers ce pays, a-t-il souligné.

En crise depuis une vingtaine d’années, la Somalie est actuellement menacée par une grave sécheresse. Ce pays d’Afrique orientale connaît des conditions humanitaires parmi les pires au monde et abritent la plus grande population de déplacés.

25/01/11 (B588) Le Journal de la Flibuste (1) – Piraterie: des marins ukrainiens et russes capturés en mer d’Oman – La Tanzanie réaffirme sa détermination à combattre les pirates somaliens – Madagascar : institution d’ un tribunal maritime contre les actes de piraterie – La Corée du Sud envisage de juger des pirates somaliens capturés – Un pétrolier attaqué par des pirates somaliens libéré par la force – Des pirates maritimes somaliens détournent un navire syrien – un cargo sud-coréen libéré au large des côtes, 8 pirates tués – Deux nouveaux bateaux détournés par des pirates somaliens (9 articles)

____________________ 9 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: des marins ukrainiens et russes capturés en mer d’Oman

Des pirates somaliens ont capturé le navire MV Beluga Nomination au large des Seychelles (mer d’Oman), des marins ukrainiens et russes sont à bord, a annoncé lundi le ministère ukrainien des Affaires étrangères par voie de communiqué.

« Selon l’ambassade d’Ukraine à Londres, le 24 janvier, le navire MV Beluga Nomination battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été arraisonné par des pirates somaliens en mer d’Oman à 100 km au large des Seychelles », indique le communiqué, précisant que l’équipage du navire comprenait 12 personnes, citoyens d’Ukraine, de Russie, de Pologne et des Philippines.

____________________ 8 – L’Express (Maurice)

La Tanzanie réaffirme sa détermination à combattre les pirates somaliens

Le ministre tanzanien de la Défense Hussein Mwinyi a indiqué que la Tanzanie était bien préparée pour combattre les pirates dans l »océan Indien, ont rapporté les médias locaux.Bien que des activités de piraterie le long des côtes somaliennes se soient étendues sur les côtes d’Afrique de l’Est, y compris les Comores, le gouvernement tanzanien avait déjà pris des mesures de défense afin de s’assurer que la côte tanzanienne demeure sûre, a affirmé M. Mwinyi.

Il a souligné que la piraterie est un problème international et que la Tanzanie coopère avec d’autres gouvernements et parties prenantes pour combattre le problème, en assurant la sécurité des côtes tanzaniennes.Les pirates ont intensifié leur action dans l’océan Indien et le golfe d’Aden et la plupart des détournements se déroulent sans faire de victimes lorsqu’une rançon est payée, mais parfois à l’ issue de plusieurs mois de négociations.Le golfe d’Aden, une étendue d’eau entre la Somalie et le Yémen, est la principale route maritime entre l’Europe et l’Asie.

Les pétroliers transportant du pétrole du Moyen-Orient par le canal de Suez doivent passer d’abord par le golfe d’Aden.Environ 4 % de la production mondiale de pétrole par jour transite par le golfe.Les attaques sont menées par des gangs somaliens de mieux en mieux organisés armés de fusils automatiques et de lance-grenades, selon des officiels maritimes.La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, a été privée de gouvernement depuis 1991 et reste l’un des pays du monde où sévissent l’anarchie et la violence.

____________________7 – AfriScoop avec XINHUA

Madagascar : institution d’ un tribunal maritime contre les actes de piraterie

L’ institution d’ un tribunal maritime ainsi que la création d’ un ministère pour la mer, c’ est ce qu’ a proposé le syndicat général maritime de Madagascar (SygmMa) face aux actes de piraterie qui sévissent l’ océan indien depuis quelques temps.Ces propositions ont été annoncées par le secrétaire général de SygmMa, Lucien Harinony Razafindraibe lors d’ un point de presse le week-end dernier à Antananarivo.Il a ainsi ajouté que l’ absence de ce tribunal favorise les actes de pirateries dans les zones de l’océan Indien car, seulement, le Kenya, possède un tel support juridique.

Cette zone est pourtant le préféré des pirates vu que « 90% des échanges maritimes commerciaux passent par l’ océan Indien dont 70% pour les cargaisons de pétrole », a-t-il continué.Selon SygmMa, les pirates opèrent près de la grande île, précisément à 75 km au large du Cap d’Ambre au nord de Madagascar.

Ainsi, des actions urgentes devraient être effectuées étant donné que la piraterie peut engendrer jusqu’ à une perte de 750.000 millions de dollars par an à l’ Etat malgache, sans parler du coût du transport des marchandises passant par l’ océan Indien qui va quadrupler car la prime d’ assurance en matière de transport maritime va être augmentée en raison des risques imminentes dans ces zones.

__________________________ 6 – Ouest-France avec AFP

Somalie : les pirates en passe de gagner

Chargé par l’Onu d’un rapport sur la situation dans l’océan Indien, Jack Lang craint qu’on ait atteint le stade de non-retour.

Philippe CHAPLEAU.Le député PS Jack Lang, qui remettra aujourd’hui, à l’Onu, ses propositions pour lutter contre la piraterie dans l’océan Indien, juge « la situation gravissime ».

« C’est un véritable cancer qui se développe avec ses métastases et on atteint peut-être un stade de non-retour », a déclaré, vendredi, l’ancien ministre, chargé, par Ban Ki-moon, d’un rapport sur les questions juridiques liées à la piraterie somalienne. Jack Lang doit présenter « une série de solutions juridictionnelles, pénitentiaires et sécuritaires ».

« De mieux en mieux armés »« Aujourd’hui, explique-t-il, sillonnent dans l’océan Indien 1 500 à 2 000 pirates de mieux en mieux armés, de mieux en mieux équipés […]. La piraterie coûte à la communauté internationale sept milliards de dollars, si vous incluez le renchérissement du transport des biens, la perte de revenus pour les pays riverains de l’océan Indien, le tourisme, la pêche.

»Au constat du Français s’ajoutent ceux de professionnels de la mer. Le commandant de l’opération Ocean Shield (Otan), le contre-amiral néerlandais Michiel Hijmans, a récemment exprimé sa crainte que « la guerre contre la piraterie ne soit impossible à gagner tant qu’il n’y a pas un gouvernement stable en Somalie ».

Effectivement, en dépit de la présence des navires de guerre déployés par l’Otan, par l’Union européenne (opération Atalante) et par plusieurs autres marines (chinoise, russe, indienne, sud-coréenne…), les captures se multiplient. Les pirates détiennent actuellement trente bateaux et 727 otages.« Pour l’heure, juge Jack Lang, les pirates ont gagné la course de vitesse contre les pays qui les combattent. S’il n’y a pas un acte fort, clair, net, déterminé pour combattre avec énergie la piraterie, la piraterie gagnera. »

__________________________ 5 – AFP

La Corée du Sud envisage de juger des pirates somaliens capturés

La Corée du Sud pourrait juger sur son territoire cinq pirates somaliens capturés vendredi lors de la libération d’un cargo sud-coréen, en raison de la « réticence » des pays de la région à le faire, a rapporté dimanche l’agence Yonhap, citant un responsable sud-coréen.

« Nous souhaitons une action judiciaire forte, en raison de l’importance de cette question (de la piraterie). En vertu des lois maritimes internationales, il n’y a aucun problème à ce que nous les jugions, » a déclaré un responsable sud-coréen, cité par l’agence sous couvert d’anonymat.

« De nombreux pays voisins ont exprimé leur réticence à accepter notre demande » de juger les pirates, a poursuivi ce responsable.

La décision pourrait être prise au moment de l’arrivée attendue mercredi du navire libéré, escorté par un bâtiment de guerre sud-coréen, à Mascate (sultanat d’Oman), selon Yonhap.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères n’était pas immédiatement disponible pour commenter cette information.

Les forces spéciales sud-coréennes étaient intervenues vendredi pour libérer le cargo Samho Jewelry, capturé le 15 janvier par des pirates alors qu’il naviguait entre Oman et l’Inde, libérant l’équipage de 21 marins. Huit pirates somaliens avaient été tués dans l’opération et cinq capturés.

Près de 1.200 marins ont été pris en otages par des pirates en 2010, essentiellement dans l’océan Indien, un chiffre record jugé « alarmant » par le Bureau Maritime International (BMI).

Le golfe d’Aden, au large des côtes de la Somalie, est resté de loin la zone la plus dangereuse puisque 92% des prises d’otages y ont été perpétrées l’an dernier.

________________________ 4 – RFI

Un pétrolier attaqué par des pirates somaliens libéré par la force

Sur le tanker MT Bunga Laurel, les commandos de marine de l’armée malaisienne ont capturé sept pirates somaliens.

Nouvelle intervention armée contre des pirates somaliens. Des commandos de la marine malaisienne ont déjoué le 21 janvier dans le golfe d’Aden une attaque de pirates somaliens contre un chimiquier. Au cours de cette opération, 23 membres d’équipage ont été sauvés et 7 pirates capturés. Le golfe d’Aden reste la zone maritime la plus dangereuse au monde.

Les commandos malaisiens sont intervenus le 21 janvier, après le message de détresse reçu la veille par des membres d’équipage d’un pétrolier qui venait de subir une attaque de pirates.L’opération armée s’est déroulée rapidement. Les commandos de l’armée se trouvaient à une quinzaine de milles de là, à bord d’un navire commercial, justement, en charge de la protection du trafic dans cette dangereuse zone maritime.

Tous les membres d’équipage sont sortis indemnes de l’attaque. Ils s’étaient réfugiés dans un compartiment spécial avant l’affrontement entre les commandos et les pirates.L’année 2010 a été une année record en prises d’otages. Selon le Bureau international maritime, les pirates somaliens auraient kidnappé près de 1 200 personnes.

Sur les 53 navires capturés l’an dernier, 49 l’ont été au large des côtes somaliennes. Une progression de 10% jugée alarmante compte tenu des efforts deployés par les nombreux gouvernements pour assurer la protection des navires marchands qui transitent par le golfe d’Aden.

________________________ 3 – Radio Chine

Des pirates maritimes somaliens détournent un navire syrien

Des pirates somaliens ont détourné un navire syrien comptant 25 membres d’équipage à son bord dans le nord de la mer Arabe, a annoncé vendredi la mission anti-piraterie de l’Union européenne.

Le porte-parole de la mission européenne Paddy O’Kennedy a affirmé que le navire syrien battant pavillon togolais, MV Khaled Muhieddine, avait été détourné jeudi après-midi à 330 miles du port de Salalah, dans le sud-est d’Oman. Parmi les 25 membres d’équipage figurent 22 Syriens et trois Egyptiens.

« Les autorités ont été alertées de l’attaque par le capitaine, qui a déclaré avoir entendu des coups de feu et vu des pirates monter à bord. Celles-ci ont ensuite perdu tout contact avec le navire », a-t-il déclaré.Le navire a levé l’ancre à Singapour, et faisait voile vers Hudaydah, au Yémen.

Le golfe d’Aden, situé entre la Somalie et le Yémen, est l’une des principales routes maritimes reliant l’Europe et l’Asie.La piraterie maritime au large de la côte somalienne est de plus en plus nuisible au transport maritime de la région. Des dizaines de navires ont été détournés par les pirates, dans l’objectif d’obtenir des rançons.

____________________ 2 – AFP

Somalie: un cargo sud-coréen libéré au large des côtes, 8 pirates tués

L’équipage d’un cargo capturé il y a une semaine par des pirates somaliens a été libéré vendredi par la marine sud-coréenne qui a tué 8 pirates dans l’intervention, a indiqué un porte-parole de l’armée.

« Nos forces spéciales sont intervenues ce matin sur le Samho Jewelry, qui avait été capturé, et ont libéré tous les otages », a déclaré le colonel Lee Bung-Woo, porte-parole de l’état-major.

Le chimiquier avait été capturé le 15 janvier par des pirates alors qu’il naviguait entre Oman et l’Inde, en direction du Sri Lanka.

Séoul avait indiqué dimanche avoir envoyé un navire de guerre à la poursuite du cargo.

L’opération de la marine sud-coréenne s’est déroulée à 1.300 km au nord-est de la côte somalienne, a ajouté M. Lee.

Le capitaine du chimiquier a reçu une balle dans le ventre mais sa vie n’est pas en danger, a ajouté le porte-parole.

____________________ 1 – 20 minutes (France) avec Reuters

Deux nouveaux bateaux détournés par des pirates somaliens

Des pirates se sont emparés jeudi d’un navire syrien battant pavillon togolais en mer d’Oman, rapporte la flotte européenne déployée pour assurer la sécurité du trafic maritime au large de la Somalie. «Dans l’après-midi du 20 janvier, le vraquier MV Khaled Muhieddine K a été piraté dans le nord de la mer d’Oman, approximativement 330 miles nautiques au sud-est du port omanais de Salalah», dit la Navfor dans un communiqué diffusé ce vendredi.

Vingt-deux Syriens et trois Egyptiens se trouvaient à bord du bateau, parti de Singapour à destination du Yémen. Jeudi toujours, un autre vraquier sous pavillon mongol avec 24 marins vietnamiens avait été détourné dans le même secteur.

25/01/11 (B588) Le journal de la Flibuste (2) – L’inquiétant rapport de Jack Lang sur la piraterie – Jack Lang propose à l’ONU une cour somalienne extraterritoriale (2 articles)

______________________________ 2 – Le Monde

L’inquiétant rapport de Jack Lang sur la piraterie

Alexandra Geneste

« Une course de vitesse est engagée avec les pirates au large de la Somalie », affirme Jack Lang dans le rapport qu’il vient présenter au Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 25 janvier, avant de mettre en garde la communauté internationale : si une riposte ferme, claire et nette n’est pas organisée en extrême urgence, le processus de professionnalisation, d’amplification et d’intensification de la piraterie pourrait atteindre « un point de non retour ».

Le document de 50 pages, qui décline à la manière d’une feuille de route vingt-cinq propositions, est le fruit d’une mission de cinq mois que lui avait confiée cet été le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. C’est à titre de conseiller spécial des Nations unies sur les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie, que l’ancien ministre français s’est rendu à deux reprises dans la région, et a mené d’intenses consultations avec près de 50 Etats, organisations internationales, compagnies privées et instituts de recherche.

« SOMALISER » DES SOLUTIONS

Jack Lang appelle les Etats concernés à changer d’approche face à ce fléau, qui pourrait à terme, selon lui, affecter l’ensemble de l’économie mondiale. La lutte contre la piraterie doit passer par une « somalisation » des solutions, insiste-t-il, l’idée étant que la communauté internationale concentre ses efforts sur la Somalie, qui est « à la fois principale source et victime de la piraterie ».

Exit ainsi l’idée avancée par certains pays d’un tribunal international pour juger les suspects capturés, qui jusqu’ici, faute d’Etat de droit en Somalie, dans 9 cas sur 10 sont relâchés.

« Inadapté, trop cher et trop long à mettre en place », lâche le député du Pas-de-Calais à son arrivée à New York. C’est une cour spécialisée somalienne mais extraterritoriale, installée temporairement à Arusha dans les locaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda, qui a sa préférence.

L’envoyé spécial, qui espère le vote d’une résolution de l’ONU dans trois ou quatre semaines, dresse un état des lieux alarmant.

« La piraterie ne connait aucun reflux depuis sa recrudescence au large des côtes somaliennes en 2007 », souligne le rapport, qui dénombre au moins 1 500 pirates aux ordres d’une dizaine de commanditaires. Rien qu’en 2010, 1 200 personnes ont été prises en otage dans le golfe d’Aden, un record.

UNE INTENSIFICATION DE LA VIOLENCE EN 2010

L’année passée a d’ailleurs été marquée, selon le député français, par une intensification de la violence – pirates équipés d’armes automatiques de type AK47 et de lance-roquettes RPG-7-, un allongement de la durée moyenne de captivité (passée à 120 jours), une sophistication du mode opératoire (recours aux GPS, téléphones satellitaires…) et une extension de la zone des attaques au Sud (jusqu’au Mozambique) et à l’Est de l’Océan indien. Sans parler des rançons versées par navire, dont le montant a doublé, la dernière en date se serait élevée à 9 millions de dollars.

S’il tire son chapeau aux forces navales déployées depuis 2008 dans le golfe d’Aden pour leur « travail de police des mers » ayant permis une meilleure sécurisation du trafic maritime, il met en avant les limites d’une réponse uniquement militaire.

Jack Lang propose donc de renforcer les mesures déjà mises en œuvre et d’en déployer de nouvelles, axées en priorité sur les régions stables et autoproclamées autonomes du Somaliland et du Puntland, dans le nord du pays.

« Ces régions se disent déterminées à lutter contre la piraterie, prenons-les au mot ! », lance l’envoyé spécial, convaincu qu’en échange d’une aide financière internationale, leurs gouvernements respectifs prendraient des « mesures concrètes pour poursuivre les commanditaires, rétablir l’Etat de droit dans les zones refuges des pirates et contrôler les côtes ».

PRÉVENTION ET RÉPRESSION

Son plan d’action est composé de trois volets : économique, sécuritaire et juridictionnel/pénitentiaire. Il ne saurait y avoir de répression sans prévention, prévient Jack Lang. L’aide au développement économique et social de ces deux régions, et notamment du Puntland, où se situent les principales zones de refuge des pirates, est un élément-clé de son plan d’action.

L’accent est mis sur les activités portuaires, de pêche, l’exportation de bétail et les télécommunications.Sur le volet sécuritaire, le député français propose de rétablir des unités de police dans les zones de non droit et de renforcer les capacités d’enquête de police scientifique des Etats de la région.

L’objectif, explique-t-il, est d’assurer un meilleur recueil des éléments de preuve pour remonter les filières et s’attaquer aux « gros bonnets mafieux » qui les dirigent et contre lesquels il encourage le Conseil de sécurité à adopter des sanctions individuelles.

A l’heure actuelle, s’indigne Jack Lang, les empreintes des suspects et les numéros des billets de banque qui leur sont livrés pour régler les rançons sont rarement relevés, quant aux bateaux-mère, ils sont coulés !Enfin, pour combler l’énorme vacuum juridictionnel et pénitentiaire qui sévit dans la région, l’ancien professeur de droit international appelle à la création, dans un délai de huit mois, de deux juridictions spécialisées au Puntland et au Somaliland, et à la construction de deux prisons de 500 places chacune.

Coût estimé de cette opération : 25 millions de dollars. Un argument de poids, estime Jack Lang, quand on sait que le coût global de la piraterie est évalué à un montant de 7 à 12 milliards de dollars par an.

______________________________ 1 – AFP

Piraterie: Jack Lang propose à l’ONU une cour somalienne extraterritoriale

L’ancien ministre français Jack Lang a proposé lundi des mesures nouvelles pour lutter contre la menace des pirates au large de la Somalie, dont la mise en place d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale.

« La bataille de vitesse entre les pirates et la communauté internationale est en train d’être gagnée par les pirates » qui sont au nombre d’environ 1.500, a expliqué M. Lang à la presse, à l’occasion de la remise de son rapport au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

M. Lang, qui avait été chargé d’une mission sur la piraterie par M. Ban en août dernier, a observé que ce phénomène « ne connaît aucun reflux depuis sa recrudescence au large des côtes somaliennes en 2007 ».

« L’année 2010 a été marquée par une intensification de la violence et un allongement de la durée de détention, une sophistication du mode opératoire et une extension de la zone des attaques au Sud et à l’Est de l’océan Indien », a relevé le député français.

Afin de relever le défi, M. Lang préconise la création « d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale », qui pourrait être localisée à Arusha, en Tanzanie, afin de juger les pirates. La Somalie, en guerre civile depuis 20 ans, n’a pas d’Etat à même de juger ces derniers. Les pirates capturés en mer sont souvent remis en liberté car aucun tribunal ne peut les juger.

M. Lang suggère aussi d’adopter, « en extrême urgence », un plan ciblé sur les régions côtières du Puntland et du Somaliland, situées dans le nord et le nord-est de la Somalie et d’où sont originaires la plupart des pirates.
Ce plan devra s’efforcer de développer l’économie, la sécurité ainsi que les structures juridiques et pénitentiaires.

Le volet économique vise à développer les activités qui ont pour objectif d’assurer la souveraineté des autorités somaliennes et de dissuader les jeunes Somaliens de se tourner vers la piraterie: les activités portuaires et de pêche, l’exportation de bétail et les télécommunications.

S’agissant du volet sécuritaire, « il convient de frapper les réseaux de piraterie à la tête, en s’attaquant à leurs commanditaires, parfaitement identifiés » mais qui s’abritent dans des territoires où ils sont protégés.

Il est donc indispensable « de renforcer les capacités d’enquête de police scientifique des Etats de la région » et « d’appliquer des sanctions individuelles contre les commanditaires ».

Concernant le volet juridictionnel et pénitentitaire, Jack Lang recommande la mise en place dans un délai de huit mois de deux juridictions spécialisées au Puntland et au Somaliland.

Les capacités pénitentiaires de ces deux régions seraient renforcées par la création de deux prisons au Somaliland et au Puntland, de 500 places chacune. Les premières places seraient disponibles dans un délai de huit mois. Dans un deuxième temps rapproché, une troisième prison devrait être créée au Puntland.

Le coût total de ce volet est évalué à moins de 25 millions de dollars sur trois ans.

« Les besoins de financement actuels restent très inférieurs au coût global de la piraterie » et une conférence des donateurs permettrait de lever les fonds nécessaires au financement du plan, espère M. Lang.

La piraterie coûte entre 7 et 12 milliards de dollars par an à la communauté internationale, selon le rapport.

21/01/11 (B587) Le Journal de la Flibuste – Les pirates somaliens attaquent un navire vietnamien – 2010, année record pour la piraterie maritime – Libération de quatorze marins indiens par la justice somalienne – Un vraquier grec détourné en Somalie (4 articles)

_________________________ 4 – Radio Chine

Les pirates somaliens attaquent un navire vietnamien

Des pirates somaliens auraient attaqué un transporteur vietnamien à bord duquel se trouvaient 24 membres d’équipage, à environ 520 miles nautiques au sud-est du port de Muscat à Oman, a déclaré jeudi la mission anti-piraterie européenne.

Le porte-parole de la Force navale de l’UE, Paddy O’Kennedy, n’a pas précisé la date à laquelle le MV Hoang Son Sun de 22835 tonnes a été attaqué.

"Aucun détail de cette attaque n’est connu à ce stade", a déclaré M. O’Kennedy dans un communiqué.

Actuellement, 30 navires et 724 otages sont détenus par les pirates somaliens.

L’IMB (Organisme mondial de surveillance de piraterie), a rapporté plus tôt dans la semaine que le nombre d’attaques de pirates contre les navires a augmenté chaque année depuis quatre ans.

Les navires ont rapporté 445 attaques en 2010, soit 10 % par rapport à 2009. Alors que 188 membres d’équipage ont été pris en otage en 2006, ce nombre était de 1050 en 2009 et de 1181 en 2010.

D’après IMB, les attaques au large de la côte somalienne ont représenté 92 % de toutes les attaques de navires l’année dernière, avec 49 navires attaqués et 1016 membres d’équipage en otage.

_________________________ 3 – Le Monde

2010, année record pour la piraterie maritime

Un nombre record de marins ont été pris en otage en 2010 dans le monde, essentiellement au large de la Somalie, par des pirates fortement armés, annonce, mardi 18 janvier, le Bureau maritime international (BMI).

Un total de 445 attaques ont été répertoriées dans le monde, soit 10 % de plus qu’en 2009, indique le BMI, situé à Kuala Lumpur (Malaisie), dans son rapport annuel : 53 navires ont été arraisonnés par les pirates, qui ont pris en otage 1 181 marins, contre seulement 188 en 2006 et 1 050 en 2009. Huit hommes d’équipage ont été tués.

"Ces chiffres sont les plus élevés jamais enregistrés", a souligné le capitaine Pottengal Mukundan, directeur du Centre de suivi de la piraterie au BMI, entré en activité en 1991. "Cette hausse continue est alarmante", a-t-il jugé. A la fin décembre, 28 bateaux et 638 otages restaient aux mains des pirates, précise le BMI, organisme lié au réseau international des chambres de commerce.

L’océan Indien, en particulier le golfe d’Aden, est resté l’an dernier la zone maritime la plus dangereuse de la planète. Les prises d’otages au large des côtes somaliennes ont représenté 92 % du total, avec 49 navires et 1 016 marins retenus. Néanmoins, le nombre d’attaques a baissé de plus de moitié dans le golfe d’Aden, à 53 contre 117 en 2009, grâce à la présence de navires de marines de plusieurs pays, notamment de la force européenne Atalante.

"L’activité des navires déployés dans les eaux au large de la Corne de l’Afrique doit être saluée, car ils ont empêché de nombreuses attaques de pirates", a souligné le capitaine Mukundan.

Le BMI avait mis en garde les navires de commerce contre l’extension du rayon d’action des pirates dans l’océan Indien, jusqu’au Mozambique.

_________________________ 2 – El Moudjahid (Algèrie)

Inde : Libération de quatorze marins indiens par la justice somalienne

Les autorités somaliennes ont annoncé lundi la libération en échange du paiement d’une amende, de quatorze marins indiens, condamnés samedi par la justice à un an de prison pour exportation illégale de charbon de bois.

Ces quatorze marins ont été arrêtés samedi dernier à Mogadiscio par les gardes-côtes gouvernementaux alors qu’ils convoyaient sur leur navire une cargaison de charbon. Condamnés à un an de prison, les 14 marins ont été libérés dimanche après-midi après avoir payé une amende qui leur évite la prison, "ils peuvent rentrer chez eux maintenant", a déclaré dimanche le responsable somalien en charge des prisons, le général Abdulahi Moalim Ali.

_________________________ 1 – Europe 1

Un vraquier grec détourné en Somalie

Un vraquier grec a été détourné par des pirates somaliens à 500 milles au sud-ouest d’Oman, a fait savoir lundi la force navale européenne anti-piraterie, la Navfor.

"Le MV Eagle a été attaqué et détourné par des pirates qui ont tiré avec des armes légères et un lance-roquette avant de passer à l’abordage", a rapporté la force européenne sur son site internet. Ils ont par ailleurs libéré un autre navire grec qu’ils contrôlaient depuis le mois de juillet.

Ce navire marchand parti de Jordanie avec un équipage de 24 Philippins faisait route vers l’Inde. La Navfor a signalé par ailleurs que les pirates avaient libéré dimanche un navire grec, battant pavillon des îles Marshall, et ses 18 membres d’équipage philippins.

17/01/11 (B587) Le Journal de la Flibuste – Des marins indiens convoyant du charbon condamnés à un an de prison – Des pirates somaliens capturent un cargo sud-coréen – Les pirates somaliens ont adapté leur tactique face aux forces navales internationales – Golfe d’Aden : un cargo danois attaqué (4 articles)

__________________ 4 – Angola Press

Des marins indiens convoyant du charbon condamnés à un an de prison

Un tribunal de Mogadiscio a condamné samedi à un an de prison 14 marins indiens arrêtés par les gardes-côtes somaliens en début de semaine, pour exportation illégale de charbon de bois, a-t-on appris dimanche de sources judiciaires.

« La cour a condamné 14 marins indiens et une femme somalienne », la propriétaire de la cargaison. « Ils peuvent éviter la prison en payant 10.000 dollars », a expliqué à l’AFP Hashi Elmi Nur, juge à la cour régionale de Banadir, à Mogadiscio. Neuf des 14 Indiens étaient présents au tribunal.

C’est la première fois qu’un tribunal condamne des étrangers dans le cadre de l’exportation, illégale, de charbon.

Les exportations de charbon constituent une importante source de revenus pour les insurgés islamiques shebab qui se réclament d’Al-Qaïda et contrôlent le port de Kismayo, le plus important du sud du pays.

Dans sa plaidoirie, l’avocat des Indiens, Hassan Abdule Farayare, a fait valoir que le charbon était exporté de zones contrôlées par les insurgés islamistes et que par conséquent, un tribunal gouvernemental n’avait pas compétence à juger l’affaire.

« Le navire et son équipage ne sont pas coupables car ils ont exporté du charbon depuis des zones que le gouvernement ne contrôle pas », a-t-il plaidé.

Selon Andrew Mwangura, responsable du Programme d’assistance aux marins en Afrique de l’Est, le charbon représente l’une des principales marchandises transitant par Kismayo. Selon lui, les shebab engrangent environ 500.000 dollars par mois grâce à l’exploitation du port et aux taxes sur les produits importés ou exportés.

__________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Des pirates somaliens capturent un cargo sud-coréen

Un cargo sud-coréen avec 21 membres d’équipage a été capturé par des pirates somaliens samedi, ont annoncé des responsables sud-Coréens et Européens.

Les pirates se sont emparés dans l’océan Indien du « Samho Jewelry », un cargo appartenant à une compagnie norvégienne mais utilisé par la compagnie sud-coréenne Samho Shipping, basé dans le port de Busan, dans le sud de la Corée du Sud, selon des responsables de la force navale européenne Atalante.

Selon une source sud-Coréenne il s’agirait d’un cargo de 10.000 tonnes mais la force navale européenne a parlé d’un navire de plus 19.000 tonnes.

L’équipage est composé de 8 Sud-Coréens et de 13 ressortissants d’autres nationalités, selon des responsables.

Le cargo se trouvait à 350 miles nautiques du port de Muscat (Oman) quand il a été capturé, a précisé la force navale européenne dans un communiqué, ajoutant ne disposer d’aucun détail supplémentaire sur cette attaque.

« On ignore où se trouve le navire », a déclaré à l’AFP une source du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

Cette attaque est intervenue alors qu’il y a environ deux mois des pirates somaliens ont libéré, après l’avoir détenu pendant sept mois, un supertanker utilisé par la même compagnie sud-coréenne.

Le « Samho Dream » de 300.000 tonnes et ses 24 membres d’équipage avaient été libérés contre une rançon record de 9 millions de dollars, larguée depuis un hélicoptère.

Après cette capture les pirates détiennent 29 navires et 693 otages au large des côtes de la Somalie.

________________________ 2 – OPEX 360

Les pirates somaliens ont adapté leur tactique face aux forces navales internationales

En octobre 2010, des pirates somaliens ont utilisé le supertanker Shambo Dream pour prendre d’assaut le MV Polar, un navire battant pavillon panaméen. Cette méthode, alors inédite, s’est désormais généralisée.

En effet, généralement, les pirates somaliens utilisent un bateau-mère qui reste en retrait pendant que plusieurs autres embarcations rapides se lancent à l’attaque d’une cible.

Mais les forces navales déployées au large de la Somalie, dont Atalante, formée par l’Union européenne et Ocean Shield, armée par l’Otan, ont plusieurs fois déjoué ce type d’assaut en coulant les bateaux-mère des pirates, qui étaient alors de petites embarcations, que l’on pouvait facilement détruire.

Aussi, ces derniers ont été contraint de changer de tactique en utilisant des bateaux capturés lors de précédentes excursions pour lancer de nouvelles attaques. « Les pirates sont plus sophistiqués, ils sont moins nombreux à utiliser des petits speed-boat » a expliqué le contre-amiral néerlandais Michiel Hijmans, le commandant de l’opération Ocean Shield, au cours d’une conférence de presse.

« Nous ne pouvons pas attaquer les bateaux-mère sans une lourde organisation, car la plupart de ces navires ont des otages à bord » a-t-il précisé. Le fait d’utiliser, par exemple, des cargos précédemment capturés en guise de « navire amiral » permet aux pirates d’étendre leur rayon d’action et de maintenir leurs activités criminelles pendant la période de la mousson, peu propice pour les attaques menées par des petites embarcations. En plus, ils bénéficient d’une plate-forme de tir beaucoup plus stable, à hauteur de pont. Le seul point faible de cette méthode est qu’ils sont moins discrets que par le passé.

« Les pirates peuvent opérer en pleine mer pendant de longues périodes, pour autant qu’ils disposent du ravitaillement nécessaire en nourriture, carburants et armements » a encore précisé le contre-amiral Hijmans. « Ils sont chaque jour plus malins (…), ils n’abandonnent pas leur chasse à moins d’être directement menacés ou de ne pas pouvoir aborder. J’ai peur que la guerre contre la piraterie ne soit impossible à gagner tant qu’il n’y a pas un gouvernement stable en Somalie » a-t-il estimé.

Bien évidemment, cela complique la tâche des forces navales, d’autant plus que, comme l’a souligné le contre-amiral Hijmans, la présence à bord de ces bateaux-mère de boucliers humains limite l’usage de la force. En novembre dernier, cela dit, la corvette espagnole Infanta Cristina avait pu déjouer une attaque contre le MV Petra1, menée avec le MV Izumi, un cargo japonais capturé quelques semaines auparavant.

________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Golfe d’Aden : un cargo danois attaqué

Des pirates ont attaqué un cargo danois avec six membres d’équipage à bord dans le Golfe d’Aden, au large d’Oman, a annoncé ce soir le directeur de la compagnie maritime danoise Shipcraft, propriétaire du bateau. « Nous avons reçu vers 13H00 GMT un SOS du navire selon lequel il essuyait des tirs, mais nous n’avons plus eu de contact depuis avec l’équipage » a-t-il déclaré, cité par l’agence danoise Ritzau.

Le Leopard, un bâtiment de 2.000 tonnes, est « équipé de barbelés et de plaques d’acier protégeant ses fenêtres et portes afin de résister à un assaut de pirates et de permettre à l’équipage de rejoindre une cabine sécurisée », a-t-il souligné.

L’équipage est composé de deux danois, dont le capitaine, et de quatre philippins. Un fonctionnaire de permanence au ministère danois des Affaires étrangères a indiqué à l’AFP que « la marine danoise avait reçu une alerte d’attaque d’un bateau marchand danois et qu’elle enquêtait à ce sujet ».

Les pirates somaliens, qui opèrent sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde, ont engrangé des millions de dollars de rançons en saisissant des navires marchands dans l’Océan indien et le Golfe d’Aden.

En 2009, les pirates somaliens ont attaqué plus de 130 bateaux marchands au large de la Somalie, soit 200% de plus qu’en 2007, selon le rapport sur la piraterie de l’observatoire du Bureau Maritime International.

07/01/11 (B585) Le Journal de la Flibuste – Les pirates somaliens réclament à Madagascar 35 millions de dollars – Pirates somaliens – La base des pirates somaliens se trouve à Mombasa- Nouvel acte de piraterie au large de la Somalie – Piraterie au large de la Somalie : un business florissant – Des pirates somaliens attaquent le navire algérien le “Blida” et retiennent les 27 membres de son équipage (6 articles)

_______________________ 6 – LinFo (Réunion)

Les pirates somaliens réclament à Madagascar 35 millions de dollars

Trente-cinq millions de dollars, environ 26 millions d’euros. C’est le montant de la rançon réclamée par les pirates somaliens en échange de la libération d’une dizaine de marins, dont quatre malgaches, détenus en otages depuis 62 jours à la suite de l’attaque d’un navire indien au large des Comores.

Le 3 novembre 2010, un navire battant pavillon indien, le Zoulfikar, avait été capturé par des pirates somaliens alors qu’il venait de quitter le port de Dar-es-Salam, Tanzanie, où il avait embarqué une cargaison de bœufs. Parmi les membres d’équipage se trouvaient quatre Malgaches.

Selon le Centre des opérations maritimes de Madagascar, les pirates demandent à l’armateur 35 millions de dollars pour la libération des otages ainsi que le bateau.

L’Etat malgache, en collaboration avec les autorités comoriennes et tanzaniennes, a mis en place une cellule de crise pour se pencher sur cette affaire et " des négociations auraient déjà été amorcées ".

Un officier malgache impliqué dans ce dossier s’inquiète aujourd’hui du sort de ses quatre compatriotes. " Personne ne sait comment ils vont, ni s’ils sont encore en vie ", déplore-t-il. " Tout ce que nous savons, c’est qu’ils sont gardés en Somalie ", poursuit-il.

_______________________ 5 – Orange (Madagascar)

Pirates somaliens

Les captures ont été successives ces derniers temps pour les pirates somaliens malgré les opérations internationales de défense de navigation dans la baie d’Aden. Pour les navigateurs, circuler dans l’océan indien est devenu dangereux, menaces et risques de pirateries planent en permanence.

Des marins malgaches en otage

Hassani Bao, Dodo Léonard, Abdou Ali et Zobi. 04 marins malgaches sont actuellement retenus en otage en Somalie. Ils faisaient parti des membres de l’équipage du Zoulfikar, un navire battant pavillon indien et qui a été capturé en haute mer le 03 novembre dernier après avoir levé l’encre en Tanzanie. Les pirates réclament une rançon de 35 millions de dollars à l’armateur pour libérer le cargo ainsi que son équipage. Jusqu’à présent, le sort de ces ressortissants malgaches est incertain, l’on sait juste que l’Etat malgache travaille de concert avec les autorités tanzaniennes et comoriennes dans le cadre de cette affaire, et que des négociations ont été entamées. Pour sa part, l’armateur est déjà entré en contact avec les pirates somaliens.

Dernières prises

Les tyrans de mers sont de plus en plus actifs. Depuis Noël, 4 navires ont été pris et 1 libéré . Les attaques les plus récentes sont celles de La Vega 5 qui avait à son bord 14 membres d’équipage. Le navire a été pris le 31 décembre, entre le Mozambique et Madagascar, à 200 miles au sud-ouest des Comores. Le MV Blida, un vraquier battant pavillon algérien, quant à lui, a été pris d’assaut dans l’après-midi du samedi, alors qu’il faisait route vers Dar-Es-Salam, en Tanzanie. Le navire a été piraté avec sa cargaison de 26000 tonnes.

Opération Atalante

Suite à l’abordage du voilier de luxe français, le Ponant, en avril 2008, l’Europe a activé l’opération Atalante en décembre de la même année pour mettre en échec les pirates somaliens. La force maritime européenne a une triple mission : l’escorte des navires de commerce, celle des bateaux du Programme alimentaire mondial qui livrent de l’aide humanitaire à la Somalie, et des opérations de contrôle de zone.

L’opération Atalante dispose de 09 bâtiments, avec le concours de trois avions de patrouille maritime. Le contre-amiral Philippe Coindreau, commandant de cette flotte internationale regrette l’insuffisance de cadre juridique stable et de pays pour juger les pirates. Pour l’heure, seul le gouvernement kenyan a accepté un accord selon lequel il sera possible de remettre à la justice kényane des pirates arrêtés en flagrant délit. « Et puis sur les 81 suspects arrêtés depuis le mois d’août, seulement quatre sont passés devant les tribunaux. » déplore le contre-amiral Philippe Coindreau.

Dernièrement, la zone des attaques s’étend. Les pirates somaliens semblent pousser vers le sud , vers le canal de Mozambique, et se rapprochent des eaux territoriales malgaches pour éviter les surveillances des flottes étrangères dans la baie d’Aden et contourner l’opération Atalante.

Selon le rapport de l’Union européenne des forces navales en Somalie, 28 bateaux et quelque 654 marins sont actuellement entre les mains des pirates. En 2010, les tyrans des mers ont reçu une rançon record de 9,5 millions de dollars pour le pétrolier sud-coréen Samho Dream. Le pétrolier s’est fait prendre en avril dans l’ océan Indien alors qu’il transportait 2 millions de barils de brut pour un montant de 170 millions de dollars.

_______________________ 4 – Le Temps (Algérie)

«La base des pirates somaliens se trouve à Mombasa»

Il se nomme Balaouane Mohamed. Il est marin et il a déjà fait partie de l’équipage qui était à bord du Blida. Nous l’avons rencontré hier devant le siège de la société IBC et il a volontiers accepté de nous raconter les traversées qu’il a eues à effectuer auparavant à bord du Blida, habitué à se rendre d’Oman vers Mombasa, au Kenya. «Nous avons à deux reprises rencontré les pirates somaliens au nombre de 5 à 6 personnes qui étaient à bord d’un chalutier de trente mètres environ», a-t-il indiqué d’emblée.

Et d’ajouter : «La première fois, c’était lorsque nous nous étions rendus de Mombasa à Oman pour charger la marchandise. Au cours de la traversée, nous avons aperçu un chalutier qui naviguait en pleine mer. Nous étions sûrs que nous avions affaire à des pirates mais ces derniers se sont abstenus de nous attaquer car ils devaient savoir de par leur expérience que notre navire ne contenait pas de marchandise. Et puis, les pirates somaliens ont l’habitude d’attaquer les navires pendant la nuit, jamais le jour.

Cela dit, pour l’attaque de samedi qui a eu lieu en plein jour, elle est vraiment exceptionnelle dans la mesure où les pirates somaliens ont dû certainement profiter de la célébration, la veille, de la fête du jour de l’an, pour attaquer le Blida et surprendre ainsi les membres de l’équipage». Balaouane Mohamed indique en outre que, contrairement à ce qui est répandu dans l’opinion publique, les têtes des réseaux de piraterie maritime ne se trouvent pas en Somalie mais bel et bien à Mombasa, au Kenya.

_______________________ 3 – Courrier international

Nouvel acte de piraterie au large de la Somalie

Depuis le 28 décembre, le Vega 5, bateau de pêche battant pavillon mozambicain, avec à son bord 24 marins dont deux Espagnols, est aux mains de pirates somaliens. Le gouvernement espagnol a ouvert des négociations en fin de semaine dernière, afin de libérer le personnel et l’embarcation.

L’épisode n’est pas sans rappeler le cas de l’Alakrana, thonier espagnol qui le 2 octobre 2009 avait subi le même sort. Il s’agit de la quatrième embarcation, en trois ans, qui concerne l’Espagne, le premier avait été le Playa de Bakio, en 2008 pour lequel l’armateur avait payé la rançon de 750 000 euros, précise le quotidien El Periódico de Catalunya.

_______________________ 2 – El Watan (Algérie)

Piraterie au large de la Somalie : un business florissant

Zine Cherfaoui

Depuis près de trois années, il ne se passe pratiquement plus une semaine sans qu’un navire ne soit attaqué par des pirates dans le golfe d’Aden.

Détourné samedi dernier au large de la Somalie avec sa cargaison de clinker, le MV Blida est la proie typique des flibustiers somaliens : un vraquier céréalier de 26 000 tonnes battant pavillon algérien, avec à son bord 27 membres d’équipage dont 17 sont de nationalité algérienne. Le capitaine du navire ainsi que cinq membres d’équipage sont, rappelle-t-on, ukrainiens. Les quatre autres membres sont originaires des Philippines, de Jordanie et d’Indonésie.

Nacer Mansouri, directeur général de la société IBC, armateur du MV Blida a indiqué, hier, à El Watan, que pour le moment, «aucun contact n’a été établi avec les pirates». «Les moyens de communication sont coupés et à l’heure où je vous parle, aucun contact n’a été établi avec le navire», a précisé M. Mansouri, ajoutant qu’une cellule d’aide aux familles des marins enlevés a été mise en place. Quoi qu’il en soit, les familles des 27 membres d’équipage doivent s’armer de patience car l’expérience a montré que les pirates, souvent, ne sont pas pressés de libérer leurs otages. Le but : en tirer le prix fort et s’en servir, au besoin, comme bouclier humain pour attaquer d’autres navires.

Selon l’association Ecoterra International spécialisée dans les questions de piraterie, 669 marins ont été capturés à ce jour. La plupart d’entre eux «croupissent au fond de leur bateau dans la chaleur et l’obscurité». Des centaines de marins ukrainiens, yéménites ou philippins capturés par des pirates somaliens et souvent abandonnés par leur gouvernement – ou leur employeur – attendent ainsi depuis des mois une hypothétique libération.

Dans ce business qui attire de plus en plus de monde dans la région, il n’y a pas que les pirates qui s’en mettent plein les poches. Il ressort ainsi que les propriétaires des navires piratés ont aussi intérêt à ce que les otages ne soient pas libérés rapidement. Car plus un détournement dure, plus le propriétaire ou l’affréteur du navire peut obtenir un maximum d’argent s’il bénéficie d’une bonne assurance. L’association Ecoterra révèle à ce propos que «des négociations qui pourraient être bouclées en trois ou quatre semaines peuvent s’éterniser pendant des mois en l’absence d’un interlocuteur qui ait à cœur le sort de l’équipage».

Il faut dire qu’avec le temps, les pirates qui écument les eaux au large de la Somalie sont devenus plus audacieux et demandent des rançons toujours plus élevées. Les hauts responsables de l’ONU se disent «très inquiets» par la situation qui prévaut dans le golfe d’Aden.

Il y a de quoi : les pirates ont kidnappé presque 150 victimes en près de deux mois et piratés 40 navires. Avec un tel bilan, les éléments d’AQMI apparaissent presque comme des enfants de chœur. Malgré cela, les forces navales internationales au large des côtes de la Somalie parviennent quand même à déjouer de plus en plus d’opérations de piraterie. Les chiffres prouvent toutefois que la piraterie somalienne est un danger dont l’ampleur dépasse les efforts déployés actuellement par la communauté internationale pour l’endiguer.

Ces efforts se heurtent à une série d’obstacles parmi lesquels l’absence d’une prise en charge judiciaire des pirates arrêtés par les forces navales étrangères dans l’océan Indien.

Un business qui rapporte gros

Le secrétariat général des Nations unies précise, dans un rapport rendu public en novembre dernier, qu’environ 700 pirates présumés arrêtés durant le premier semestre 2010 ont été immédiatement relâchés. Les raisons sont multiples : absence de preuves matérielles suffisantes pour étayer un dossier judiciaire, complexité du cadre juridique, difficultés pour trouver un Etat de la région acceptant de les accueillir, etc.

Devant cet état de fait, la communauté internationale tente de mettre sur pied un réseau de pays dans la sous-région acceptant de poursuivre sur leur sol les pirates somaliens, moyennant un appui juridique et financier, notamment via l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Le Kenya a été le premier, en décembre 2008, à accepter de juger des pirates présumés arrêtés en dehors de ses eaux territoriales et a signé une série d’accord en ce sens avec l’UE, les Etats-Unis ou encore la Grande-Bretagne. Les Seychelles ont suivi, en février 2010, à condition que les pirates condamnés purgent leur peine ailleurs. Mais depuis, la mécanique régionale s’est grippée.

Entre-temps, la piraterie en Somalie est devenue un business très lucratif qui est parvenu à étendre ses tentacules jusque dans certaines monarchies du Golfe. C’est là, affirme-t-on, que se déroulent certaines négociations liées à des prises d’otages en Somalie.

Des experts internationaux assurent que les importantes rançons touchées par les pirates somaliens excitent la convoitise et alimentent une économie parallèle dans toute la région et au-delà. «S’il a commencé de façon artisanale, le business de la piraterie au large de la Somalie est désormais aux mains de gangs structurés, riches, disposant de réseaux de financement, de renseignement et de négociation dans plusieurs pays», souligne-t-on.

Selon une étude menée par des chercheurs de l’institut londonien Chatham House, ce sont plus d’une centaine de millions de dollars que les pirates ont engrangé ces deux dernières années. Pour négocier, toucher et éventuellement recycler de telles sommes, les clans somaliens spécialisés dans la piraterie ont réussi à trouver de «l’aide». Actuellement, ils disposent de solides réseaux de «correspondants» dans la région.

Cela leur permet non seulement de négocier les rançons, mais aussi de transférer hors de la Somalie une partie de l’argent.

_______________________ 1 – Algérie Focus

Des pirates somaliens attaquent le navire algérien le “Blida” et retiennent les 27 membres de son équipage

Dans l’après midi du samedi 1 janvier, des pirates Somaliens ont détourné le “Blida”, un bateau-cargo algérien, avec 27 personnes à son bord et 20.586 de marchandises, qui mouillait à 150 miles nautiques du sud-est du port de salalah, à Oman, ont annoncé dimanche les forces européennes anti-pirates de la mission EUNAVFOR Somalie, sur leur site www.eunavfor.eu.

Le navire était en route pour Dar es Salaam, en Tanzanie à partir de Salalah à Oman, au moment de l’attaque.

Les 27 personnes de l’équipage prises en otages sont de nationalités algérienne, ukrainienne et philippienne, apprend-on de même source.

C’est la première fois que des pirates Somaliens s’en prennent à un bâteau algérien.

Pour rappel, à ce jour 28 navires et 654 otages sont détenus par des pirates au large des côtes de la Somalie, précise la même source.
Aucune autre information ne filtre pour le moment sur cette attaque.