02/01/11 (B585) Le Journal de la Flibuste – Un navire israélien échappe à une tentative d’abordage de pirates somaliens – Un cargo algérien capturé par des pirates au large d’Oman – USA : tentative pour faire acquitter 5 hommes – Un navire de pêche taïwanais piraté au large de Madagascar (4 articles)

___________________ 4 – JSS News (Israël)

Un navire israélien échappe à une tentative d’abordage de pirates somaliens

La radio militaire israélienne (Galei Tsahal) rapporte a l’instant que des pirates somaliens ont tenté de kidnapper l’équipage d’un navire israélien de la compagnie nationale ZIM. Le navire était alors sur le chemin de retour entre l’Inde et Israël. La tentative d’abordage à eu lieu dans l’océan Indien, au large des côtes yéménites, à l’entrée de la mer rouge.

Le capitaine du navire a repéré le bateau de pirates et a ordonné d’augmenter la vitesse. Les assaillants ont été vite distancés (2 heures) par le navire israélien alors que plusieurs hommes armés tentaient de tirer sur le navire ZIM. Les matelots israéliens, entraînés à ce type d’attaque, était parés à se défendre face aux pirates somaliens.

Le navire transporte une cargaison de matériel électronique et de matériaux de construction. Il n’y avait pas de victimes dans l’incident, et le navire poursuit sa route.

La semaine dernière, des pirates somaliens s’était emparé d’un navire européen avec huit membres d’équipage à bord. L’Union Européenne a déclaré qu’à l’heure actuelle, 26 navires européens sont dans les mains somaliennes. Mais personne ne bouge! Comment voulez-vous qu’ils laissent Israël se défendre des roquettes du Hamas s’ils ne bougent même pas quand leurs marins sont en danger de mort ?

C’est la seconde fois en 1 an qu’un cargo de ZIM est pris pour cible. Mais c’est aussi la deuxième fois que les marins israéliens sont plus malins que ces barbares des mers. En mars 2010, c’est l’Africa Star qui a été victime d’une tentative d’abordage alors qu’il se dirigeait de Mumbassa (Kenya) à Djibouti.

Le navire d’aujourd’hui est le ZIM Asia, qui a échappé à la tentative aujourd’hui, poursuit tranquillement sa route vers le port d’Eilat.

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

___________________ 3 – Ria Novosti (Russie) avec AFP

Un cargo algérien capturé par des pirates au large d’Oman

Un cargo algérien avec 27 membres d’équipage à bord a été détourné à 280 km au sud-est du port de Salalah (Oman), publie dimanche le site web de l’opération « Atlanta » de l’UE pour la lutte contre la piraterie (EUNAVFOR Somalia – Operation Atalanta).

Le cargo à destination de Dar-es-Salaam (Tanzanie) s’est fait attaquer par des pirates samedi au large de la mer d’Oman peu de temps après son départ du port de Salalah. Des citoyens algériens, philippins et ukrainiens comptent parmi ses membres d’équipage, a indiqué la source.

Selon les données fournies par le site, 28 navires avec plus de 654 otages sont actuellement aux mains des pirates.

La veille de cet incident, des écumeurs des mers ont capturé un chalutier, le Vega 5, près de la côte mozambicaine, à environ 200 milles au sud-ouest des Comores.

___________ 2 – Metro (Canada – Montréal)

Piraterie:tentative pour faire acquitter 5 hommes

États-Unis – Les avocats de cinq Somaliens jugés coupables d’avoir attaqué un navire de la marine américaine au large des côtes africaines ont demandé à la justice américaine de reconsidérer sa décision en brandissant un rapport parlementaire qui remet en question la loi presque bicentenaire en vertu de laquelle ils ont été condamnés, a rapporté samedi l’Associated Press.

Les procureurs de la défense ont demandé à un juge fédéral américain d’entendre leur plaidoyer, selon lequel les hommes qui ont pris d’assaut le USS Nicholas, le 1er avril dernier, ne pouvait être jugés coupables de piraterie parce qu’ils n’avaient pas abordé ou cambriolé le bâtiment.

La sentence, prononcée le 24 novembre, implique un emprisonnement à perpétuité automatique. Il s’agissait de la première fois que des accusés étaient reconnus coupables de piraterie depuis 1819 aux États-Unis.

Dans des documents judiciaires remis à la Cour de district de Norfolk, en Virginie, l’avocat de l’un des pirates somaliens a cité un rapport parlementaire non-partisan selon lequel la définition de la piraterie datant de 1819 pouvait restreindre la capacité de Washington à punir les vrais flibustiers modernes.

Avant le procès, la défense a tenté sans succès de faire écarter les accusations, plaidant qu’en l’absence d’abordage et de vol, le chef d’accusation de piraterie était inutilisable.

Jon M. Babineau, qui représente le pirate Abdi Mohammed Gurewardher, a plaidé que le rapport parlementaire renforçait les arguments de la défense et que le juge Mark S. Davis devait acquitter son client pour cette raison. Les avocats des autres accusés se sont joints à cette demande.

En réponse, la poursuite a déclaré que ce document ne remettait pas en question la décision du juge et que le droit international définissait les actions des accusations comme celles de pirates. Les États-Unis ont signé certains traités dans ce domaine.

Le juge Davis n’avait pas tranché cette question à la fin de l’année 2010.

__________ 1 – L’Express (Maurice) avec Malango

Un navire de pêche taïwanais piraté au large de Madagascar

Un navire de pêche taïwanais a été piraté au large de Madagascar dans la matinée du 25 décembre, selon le dispositif anti-piraterie européen Atalante.

Dans la matinée du 25 décembre, un navire taïwanais, le FV Shiuh Fu n ° 1 a été l »« objet d’attaques de pirates, à environ 120 miles nautiques (environ 216 kim, ndlr) au large de la pointe nord-est de Madagscar ».

L’équipage du bateau est composé de 26 ressortissants Taïwanais, chinois et vietnamiens. Le navire était en exploitation dans la région Nord-Est de Madagascar quand il a déclaré être poursuivi par un esquif. « Les communications ont ensuite été perdues ». On n’a encore aucune indication sur l’état du bateau ou de l’équipage.

Selon Atalante, « aucune autre communication avec le navire n’a été possible depuis l’attaque, mais tout semble indiquer que le FV Shiuh Fu n°1 a été piraté ».

C’est la seconde attaque aux abords de la Grande Ile. Un précédent cas de tentative de piratage avait eu lieu au Banc du Geyser, entre Madagascar et Mayotte en mai dernier. Un thonier espagnol, le Campolibre Alai avait subi cette attaque à 40 miles au sud du banc du Geyser mais l’assaut avait pu être repoussé par l’équipage.

Les pirates n’ont pas observé de trêve durant la période de Noël puisque trois navires ont été pris et un autre libéré depuis Noël. Le Mv Thor Nexus a été piraté, le jour de Noel, aux premières heures de la matinée à environ 450 miles (env. 810 km) au Nord Est de l’ile de Socotra. Le Mv Ems River, lui, a été piraté aux premières heures du 27 décembre, à environ 175 miles nautiques (env. 315 km) au nord-est de Salalah (Oman). Son équipage est composé de 8 marins (1Roumain , 7 Philippins) et transporte une cargaison de pétrole.

Le Mv Marida Marguerite a été libéré le 28 décembre à 13h30 GMT. C’est un navire allemand, battant pavillon des iles Marshall, qui avait été piraté le 8 mai au matin à 120 miles au sud de Salalah, Oman. Il a un équipage de 22 marins (19 Indiens, 1 Ukrainien et 2 Bangali).Il y a maintenant 26 navires et 613 otages détenus par des pirates au large des côtes de la Somalie.

31/12/10 (B584) Le Journal de la Flibuste (Marine marchande allemande 1 entrée et 1 sortie / La flotte anti-pirates reçoit des renforts de nouveaux pays) – L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie – Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie – La mission du De Grasse au goût d’inachevé – 2 attaques au Mozambique – Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda – un 26e navire piraté avec huit marins à bord – un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden – un cargo allemand capturé – Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens (9 articles)

_________________ 9 – Portail des sous-marins

L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

A la suite de l’augmentation du nombre d’incidents liés à la piraterie au large de la côte de Lakshadweep (des îles situées au large de la côte sud-ouest de l’Inde), la marine et les gardes-côtes indiens ont envoyé au moins 4 bâtiments de guerre en mer d’Arabie et accéléré la mise en service d’avions de surveillance maritime.

Pour dissuader les pirates de tenter des attaques dans la région prôche de Lakshadweep et des îles Minicoy, les 2 agences ont décidé de maintenir uen présence permanente de 4 à 5 bâtiments dans le centre de la mer d’Arabie.

La décision intervient peu après que des pirates aient capturé un navire du Bengladesh le 5 décembre dernier au large de ces îles, alors qu’il se dirigeait vers l’Europe avec 41.000 t de nickel dans ses cales.

Des responsables ont indiqué que ces mesures avaient été prises après qu’il ait été constaté qu’un point chaud de piraterie était apparu à cet endroit.

La présence des bâtiments, des frégates de la marine et des patrouilleurs des gardes-côtes, sera maintenue pendant un mois et sera révisée après cela, ont-ils ajouté.

Ces efforts viennent en plus de l’envoi de bâtiments indiens au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden.

_________________ 8 – Radio Chine avec XINHUA

Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie

Le navire de la Marine australienne "HMAS Stuart" a quitté jeudi Sydney pour le Moyen-Orient, où il effectuera une mission de lutte contre la piraterie pour une durée de six mois, a rapporté l’agence de presse Australian Associated Press.

Le ministre australien en charge du personnel de défense Warren Snowdon, ainsi que des centaines de membres des familles et d’amis, se sont rendus sur les quais du port de Sydney pour saluer le départ de quelque 190 marins.

Les chefs de la Marine ont rendu hommage aux familles qui voient partir leurs proches pendant les fêtes.

Lors de ce quatrième déploiement dans le Golfe, le "HMAS Stuart" aura pour mission de maintenir une présence dissuasive et d’escorter les navires commerciaux naviguant dans le golfe d’Aden, en mer d’Arabie.

_________________ 7 – Le Télégramme

La mission du De Grasse au goût d’inachevé

Après quatre mois de présence dans l’océan Indien, le bilan de la mission de lutte contre la piraterie assurée par la frégate DeGrasse n’est pas négligeable car de nombreux pirates présumés ont été appréhendés. Mais tous ont été libérés…

Six groupes de pirates présumés et une dizaine d’embarcations appréhendées: tel est le bilan chiffré de la mission de quatre mois de lutte contre la piraterie, accomplie par la frégate anti-sous-marine française De Grasse, au large des côtes somaliennes.

De retour à quai à Brest, hier, son commandant, le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, ne nie pourtant pas une certaine frustration d’avoir finalement vu les pirates interceptés remis en liberté sans jugement. La faute à une absence de moyens (de volonté?) de la part des pays riverains pour les juger.

Triple mission

Lancée en décembre2008, l’opération européenne Atalante remplit trois missions: protéger les bateaux qui assurent le transport des aides du Programme alimentaire mondial (vecteur essentiel de l’aide humanitaire en Somalie, pays ravagé par des guerres de clans), escorter les plus vulnérables des 25.000 navires de commerce qui fréquentent, chaque année, le golfe d’Aden et empêcher les navires pirates d’appareiller avant qu’ils n’agissent.

Par rotation, un pays européen différent assure le commandement opérationnel de l’opération tous les quatre mois. Du 14août au 14décembre, le De Grasse a ainsi pris position au large des côtes somaliennes, avec à son bord un état-major réunissant huit nationalités européennes, placé sous les ordres du contre-amiral Philippe Coindreau, dirigeant l’action d’une dizaine de bâtiments de guerre, et 290 hommes d’équipage.

Bâtiment amiral de l’opération, mais aussi unité participante, le De Grasse a inscrit à son actif, à lui seul, l’interception de dix embarcations (skiffs et baleinières) et l’appréhension de six groupes de pirates présumés. Il a également assuré cinq opérations d’accompagnement au profit des bâtiments du Programme alimentaire mondial. La zone d’opération de l’opération a beau être immense (l’équivalent de la superficie de l’Europe), le bilan de la mission apparaît positif.

Relâchés sans jugement

Reste, comme l’admet le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, que «la lutte contre la piraterie serait plus efficace si elle bénéficiait de plus de soutiens de la part des pays riverains, Kenya et Tanzanie notamment». La cinquantaine de pirates interceptés – dont les embarcations avaient été identifiées à l’armement et aux échelles à bouts recourbés qu’elles transportaient – ont ainsi été relâchés, sans qu’il soit possible de les juger.

Certains de leurs bateaux ont été coulés et les autres définitivement bridés, mais on peut concevoir la frustration des équipages engagés dans la mission. L’Union européenne réfléchit aux moyens juridiques de neutraliser plus efficacement les pirates.

Dans le but de promouvoir l’opération, les marins du De Grasse se sont rendus aux Seychelles, à Djibouti, Mombasa (Kenya), Dar-es-Salam (Tanzanie), Salalah (sultanat d’Oman) et Aden (Yémen) afin de convaincre ces pays de s’associer davantage à la lutte contre la piraterie, fléau constant et qui touche, peu ou prou, les côtes de chacun d’entre eux.

_________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 2 attaques au Mozambique

Des pirates sont descendus à Noël pour la première fois très au sud de la côte est de l’Afrique, attaquant sans succès deux navires commerciaux au large du Mozambique, a indiqué la force navale européenne Atalante.

Le pétrolier NS Africa, enregistré au Liberia, et le cargo Majestic du Panama ont repoussé deux attaques distinctes, menées la veille et le jour de Noël au nord du port de Beira (centre), a indiqué le porte-parole d’Atalante pour la Corne de l’Afrique, Paddy O’Kennedy.

Le NS Africa leur a échappé en manoeuvrant, tandis que le Majestic a répondu par le feu aux tirs des assaillants.

Ces incidents semblent indiquer une témérité croissante des pirates, souvent Somaliens, vers le sud du continent. Jusqu’à présent, l’attaque de pirates la plus au sud s’était déroulée le 10 décembre au niveau de la frontière entre la Tanzanie et le Mozambique.

Le Mozambique, l’un des pays les plus pauvres au monde, n’a pas une force maritime suffisante pour patrouiller le long de ses 2.470 kilomètres de côtes (la seconde côte la plus longue d’Afrique).

Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent actuellement 26 navires et 609 otages.

__________________ 5 – L’Express (Maurice) avec XINHUA

Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda

Les pirates somaliens se sont emparés d »un navire battant pavillon Antigua et Barbuda tôt lundi à près de 175 miles nautiques du port de Salalah, à Oman, selon la mission européenne de lutte contre la piraterie mardi.

Selon la déclaration de la Force navale de l’UE, le cargo de 5 200 tonnes, qui est une propriété allemande, était en route pour San Nicolas, en Grèce, en provenance de Jebel Ali aux Emirats arabes unis lorsqu’il a été attaqué. Au delà des huit marins à bord, notamment un Roumain et sept Philippins, le navire transportait une cargaison de Petroleum Coke.

Le golfe d’Aden, une étendue d’eau située entre la Somalie et le Yémen, est la principale voie maritime reliant l’Europe à l’Asie. Les pétroliers transportant le pétrole du Moyen-Orient via le canal de Suez doivent passer par le golfe d’Aden.

Les attaques sont menées par des gangs de plus en plus bien organisés armés d’armes automatiques et des grenades autopropulsées, selon des officiels maritimes.

La Somalie n’a plus de gouvernement opérationnel depuis 1991 et reste l’un des pays du monde les plus violents et où règne l’anarchie.

__________________ 4 – Metro (Canada) avec AP

Somalie: un 26e navire piraté avec huit marins à bord

Des pirates somaliens ont pris le contrôle d’un bateau avec huit personnes à son bord, lundi, a annoncé la force navale de l’Union européenne, portant à 26 le nombre de navires présentement en possession des criminels de la mer dans cette zone.

Le MV EMS River a été assailli à environ 280 kilomètres au nord-est du port de Salalah, à Oman, a affirmé le commandant d’escadre Paddy O’Kennedy.

Les pirates ont étendu leur zone d’opération vers le sud et l’est en raison du nombre accru de patrouilles navales près de la côte somalienne.

Le cargo attaqué avait à son bord un Roumain et sept Philippins, selon la force de l’Union européenne. Il est de propriété allemande et transportait du pétrole de la Grèce vers les Émirats arabes unis.

Un autre navire contrôlé par des pirates, le MV Motivator, se trouvait tout près pendant l’attaque de lundi. Selon M. O’Kennedy, cela signifie que les pirates utilisent certains navires sous leur contrôle pour accroître la portée de leurs attaques.

La force navale de l’Union européenne a précisé que les pirates sévissant au large de côtes somaliennes détenaient maintenant 26 navires et 609 otages.

La Somalie n’a pas eu de réel gouvernement depuis 1991 et la piraterie représente l’un des quelques choix qui s’offrent aux habitants du pays pour augmenter leurs revenus.

__________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden

Le destroyer Admiral Vinogradov, de la Flotte russe du Pacifique, a entamé mardi une mission de patrouille au large de la Corne de l’Afrique et dans le golfe d’Aden, après avoir escorté des navires commerciaux à travers cette région infestée de pirates, a annoncé à RIA Novosti un porte-parole du ministère russe de la Défense.

"Les marins de la flotte du Pacifique ont déjà escorté un premier convoi de cinq navires civils de différentes classes et garantissent la sécurité d’un deuxième convoi de trois navires", a-t-il déclaré.

Selon l’interlocuteur de l’agence, l’équipage du destroyer fêtera le Jour de l’An en pleine mer.

Un autre porte-parole du ministère de la Défense a précédemment indiqué à RIA Novosti qu’un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord, avec à leur tête le destroyer Admiral Levchenko, avait assuré la sécurité de la navigation dans le golfe d’Aden de juillet à novembre dernier. Le groupe a effectué 13 missions d’escorte, facilitant la traversée de la zone dangereuse à 57 navires commerciaux.

__________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo allemand capturé

Un cargo appartenant à un armateur allemand et battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été capturé lundi par des pirates au large d’Oman, a annoncé la force navale européenne Atalante.

"Dans les premières heures du 27 décembre, le cargo EMS River a été capturé à environ 175 milles nautiques (324 km) au nord-est du port de Salalah (Oman)", a indiqué le quartier général d’Atalante dans un communiqué.

Le navire qui transportait des produits dérivés du pétrole des Emirats arabes unis vers la Grèce compte huit membres d’équipage (sept Philippins et un Roumain).

Selon Atalante, les pirates ont probablement utilisé un navire précédemment capturé, le Motivator, pour mener leur attaque.
Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent 26 navires et 609 otages.

________________________ 1 – EuroInvestors avec Reuters

Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens

(Duncan Miriri, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Un chimiquier allemand a été relâché par des pirates somaliens en échange d’une rançon de 5,5 millions de dollars, a déclaré mardi le Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est.

L’équipage, composé de 22 hommes, est sain et sauf, a précisé Andrew Mwangura, directeur de cette organisation de surveillance de la navigation maritime dans la région.

Le Marida Marguerite, battant pavillon des Îles Marshall, avait été capturé en mai dernier à 200 km au sud d’Oman alors qu’il reliait Kandla, en Inde, à Anvers, en Belgique.

28/12/10 (B584) Le Journal de la Flibuste – Un cargo thaïlandais pris par des pirates – Bientôt un rapport sur la piraterie maritime (2 articles)

__________________________ 2 – AFP

Un cargo thaïlandais pris par des pirates, selon Atalante

Un cargo thaïlandais et son équipage de 27 marins ont été capturés samedi par des pirates somaliens dans l’océan Indien, a annoncé la force navale antipiraterie de l’Union européenne, Atalante.

Le MV Thor Nexus, propriété d’un armateur thaïlandais, a été attaqué par des pirates tôt samedi à environ 450 miles nautiques au nord-est de l’île de Socotra, précise la force dans un communiqué. Tous les membres de l’équipage sont thaïlandais.

Le navire jauge 20.377 tonnes. Parti du port de Jebel Ali dans les Emirats arabes unis (EAU) il faisait route vers le Bangladesh au moment de l’attaque.

25 navires et 601 personnes sont retenus par des pirates au large de la côte de la Somalie.

____________________________ 1 – Le Matin (Maroc)

Bientôt un rapport sur la piraterie maritime

L’établissement parallèle d’une juridiction somalienne délocalisée dans un pays de la région est à l’étude.

L’ex-ministre français Jack Lang, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour les questions juridiques liées à la piraterie somalienne, remettra son rapport dans la "première quinzaine de janvier", a annoncé mercredi le ministre français de la Coopération.

A la recherche de solutions juridiques pour rendre plus efficace la lutte internationale en mer contre les pirates dans l’océan Indien, Ban Ki-moon a récemment mis sur la table des options pour traduire les pirates en justice -de la juridiction nationale ou régionale au tribunal international- et a chargé Jack Lang de faire des propositions.

"Les conclusions de ce rapport sont attendues dans la première quinzaine de janvier 2011", a déclaré le ministre de la Coopération Henri de Raincourt.

Selon M. Lang, l’une d’elles pourrait être d’impliquer les autorités de Somalie, pays en guerre depuis 1991, et de juger les pirates dans les zones les plus stables du pays.

L’établissement parallèle d’une juridiction somalienne délocalisée dans un pays de la région est aussi à l’étude, alors que de nombreux pirates somaliens appréhendés par la force européenne antipiraterie Atalante sont libérés faute notamment de pays prêts à les juger et les incarcérer.

La France privilégie la création "d’une chambre somalienne délocalisée dans un Etat de la région", a commenté M. de Raincourt.

"La France considère que le problème de la piraterie au large de la Somalie ne peut être résolu efficacement que par l’implication forte des différentes autorités somaliennes", a-t-il dit."

Les problèmes de sécurité et de désorganisation des pouvoirs publics auxquels la Somalie fait face incite cependant à privilégier le principe de la création d’une chambre somalienne délocalisée dans un Etat de la région", a-t-il ajouté.

Selon le ministre "cette option permettrait de contribuer au renforcement de l’Etat de droit en Somalie, de préserver la légitimité de la juridiction de ce pays ainsi que l’automaticité de sa compétence à juger ses propres ressortissants".

"Cette option si elle était retenue ne pourrait sans doute pas voir le jour et être opérationnelle avant plusieurs années, aussi dans un premier temps l’effort devra porter sur le développement des accords judiciaires et pénitentiaires avec les Etat régionaux tels que ceux conclus entre l’UE et certains Etats de l’océan Indien", a-t-il encore dit.

Projet d’attaque contre une base

Trois hommes ont été reconnus coupables jeudi par la Cour suprême à Melbourne d’avoir planifié une attaque suicide à l’arme lourde contre une base militaire à Sydney en 2009, avec l’intention de faire le plus grand nombre de morts possible.

A l’issue d’un procès de trois mois, Wissam Mahmoud Fattal, 34 ans, Saney Edow Aweys, 27 ans, et Nayef El Sayed, 26 ans, soupçonnés de liens avec des mouvements extrémistes islamistes de Somalie, ont été déclarés coupables d’avoir préparé une attaque suicide contre la caserne de Holsworthy, à l’ouest de Sydney. «L’Islam est la vraie religion. Merci beaucoup», a déclaré Fattal en s’adressant au jury. Deux co-accusés, Abdirahman Mohamud Ahmed, 26 ans, et Yacqub Khayre, 23 ans, ont été déclarés innocents.

24/12/10 (B583) Le Journal de la Flibuste – Le Parlement (français) a adopté le projet de loi contre la piraterie en mer – Déception à bord du « Louise-Marie » après la relaxe de six pirates présumés (2 articles)

_______________________ 2 – AFP

Le Parlement a adopté le projet de loi contre la piraterie en mer

De Suzette BLOCH

Le Parlement a définitivement adopté mercredi, après un ultime vote du Sénat, un projet de loi qui devrait permettre à la France de mieux réprimer et juger les actes de piraterie maritime, un phénomène croissant qui touche tous les Etats.

Le projet de loi de "lutte contre la piraterie et d’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer" a été voté à l’unanimité par les sénateurs lors de cette deuxième lecture. Le Sénat n’ayant pas modifié la version adoptée en première lecture le 25 novembre par les députés, le vote est définitif.

"Plus de 4.000 actes de piraterie ont été recensés au cours des vingt dernières années. En 2009, 159 navires ont subi des attaques, 1.052 marins pris en otage dont 8 ont été tués", a rappelé le rapporteur UMP du texte, André Dulait.

"Il y a actuellement 21 navires et 480 marins en otage", a-t-il ajouté, évoquant une "menace sérieuse à la sécurité de la navigation et à l’approvisionnement".

"90% des individus interceptés sont relâchés et selon un rapport du secrétariat général des Nations Unies, 700 présumés pirates auraient été libérés au cours du 1er semestre 2010", a expliqué Henri de Raincourt (Coopération).

Le texte permet d’adapter la législation française aux conventions internationales dont celle de Montego Bay sur le droit de la mer entrée en vigueur en 1994 et réintroduit la piraterie dans le droit pénal français. La législation qui datait de 1825 avait été abrogée en 2007.

Il donne une plus grande liberté d’action aux forces navales françaises lors d’interventions en haute mer en accordant aux commandants les pouvoirs d’un officier de police judiciaire. Ils pourront contrôler les navires suspects, ordonner l’ouverture du feu et le déroutement, procéder à des saisies, arrêter et déférer des pirates, détruire des embarcations.

A défaut de pouvoir être jugés par un Etat tiers, les pirates pourront l’être par les juridictions françaises.

Le texte reconnaît à celles-ci "une compétence quasi-universelle pour juger des actes de piraterie commis hors de France quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes", lorsque les pirates sont appréhendés par des agents français.

Une force européenne anti-piraterie (Atalante) est déployée depuis deux ans dans l’océan Indien.

La France devait aussi se conformer à l’arrêt Medvedyev de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui avait remis en cause la rétention par la marine d’un équipage cambodgien, en raison du statut du parquet français.

Dans les affaires du Ponant et du Carré d’As, les avocats des pirates somaliens avaient également contesté le flou procédural entourant l’arrestation de leurs clients en mer.

Le texte créé donc un régime "sui generis" pour l’arrestation et la consignation de pirates à bord, avec l’intervention dans les 48 heures d’un juge de la liberté.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a récemment mis sur la table des options pour juger les pirates –de la juridiction nationale ou régionale au tribunal international– et chargé Jack Lang de faire des propositions qu’il doit rendre en janvier.

Michel Boutant (PS) a critiqué l’absence d’avocat dans la procédure et Michelle Demessine (CRC-SPG, communiste et parti de gauche) a estimé que "faute d’éradiquer la misère dans certains pays, la piraterie avait de beaux jours devant elle".

"C’est un message que nous adressons aux pirates à l’heure où 6 Somaliens sont renvoyés devant la Cour d’assises des mineurs de Paris pour la prise d’otage à bord du Carré d’As", s’est félicité André Trillard (UMP).

______________________ 1 – RTL Info (Belgique)

Déception à bord du "Louise-Marie" après la relaxe de six pirates présumés

Faute de pays d’accueil acceptant de les juger, la frégate belge "Louise Marie" engagée dans l’opération européenne antipiraterie Atalanta a été contrainte de relâcher, après près de trois semaines de détention, les six derniers pirates présumés somaliens qu’elle avait interceptés fin novembre, à la frustration de son équipage, ont indiqué mercredi certains marins lors d’une escale en Tanzanie.

Si le commandant du navire, le capitaine de frégate Carl Gillis, a affirmé, en réponse à une question de l’agence BELGA, "ne pas avoir d’état d’âme" en tant que militaire, plusieurs membres de son équipage ont fait part de leur "frustration" ou de leur déception face à cette relaxe.

Le Louise-Marie a déposé samedi sur une plage au nord de Mogadiscio, la capitale d’un pays en guerre civile, six hommes que l’équipage avait arrêté le 29 novembre dernier au large des côtes kenyanes, après les avoir surpris "en flagrant délit" alors qu’ils jetaient par dessus bord armes et échelles – deux indications laissant à penser qu’il s’agissait bien de pirates.

Un septième homme a pour sa part été transféré début décembre en Belgique après avoir été identifié comme étant l’un des participants à la capture du navire belge "Pompei" en 2009. Il a été inculpé par un juge d’instruction et est incarcéré dans une prison belge. .

"Nous sommes très contents d’avoir obtenu ce résultat", a affirmé le commandant Gillis, se félicitant d’avoir, avec son équipage, "fait un excellent travail".

"On a dû les relâcher six pirates à la demande explicite du commandant de la force" Atalanta, a-t-il expliqué.

20/12/10 (B583) Le Journal de la Flibuste – Ces marins abandonnés dans les geôles des pirates – Les pirates somaliens relâchent un matelot tunisien du Hannibal II (2 articles)

_______________________ 2 – France-Soir

Somalie – Ces marins abandonnés dans les geôles des pirates

Près de 700 marins, toutes nationalités confondues, sont retenus par des pirates en Somalie

Ils croupissent au fond de leur bateau dans la chaleur et l’obscurité : des centaines de marins ukrainiens, yéménites ou philippins, capturés par des pirates somaliens et souvent abandonnés par leurs gouvernements ou leurs employeurs, attendent depuis des mois une hypothétique libération.

Ces marins – 669 à ce jour selon l’association Ecoterra International, spécialisée dans les questions de piraterie – s’apprêtent à passer les fêtes de fin d’année dans l’oubli.

Ainsi, capturé le 29 mars dans le golfe d’Aden avec sa cargaison de générateurs, le MV Iceberg est une proie typique des flibustiers somaliens : un roulier de 4.000 tonnes battant pavillon panaméen, appartenant à une société installée à Dubaï, avec à son bord un équipage composite de 24 marins venus du Yémen, de l’Inde, des Philippines, du Ghana, du Soudan et du Pakistan.

Les équipages malades

« Les maladies se développent parmi l’équipage : certains souffrent d’hémorroïdes, un marin a perdu la vue et un autre a de graves problèmes d’estomac », témoigne le capitaine du navire, le Yéménite Abdirazzak Ali Saleh. « L’eau que nous buvons est sale et nous devons nous contenter d’un repas par jour, du riz. L’équipage souffre autant physiquement que moralement », ajoute le capitaine.

Interdits de contacts téléphoniques avec leurs familles, les marins sont confinés dans une pièce de 25 m2. Les marins restent souvent plus longtemps que nécessaire aux mains de leurs ravisseurs, car « plus un détournement (de bateau) dure, plus le propriétaire du navire peut obtenir d’argent s’il bénéficie d’une bonne assurance et des bons relais », accuse l’association Ecoterra.

« Des négociations qui devraient être bouclées en trois ou quatre semaines peuvent s’éterniser pendant des mois, en l’absence d’un interlocuteur qui ait à cœur le sort de l’équipage », témoigne un porte-parole de cette association de défense des droits de l’homme et de l’environnement.

_______________________ 1 – Kapitalis avec AFP

Les pirates somaliens relâchent un matelot tunisien du Hannibal II

L’agence Afp rapporte qu’un marin tunisien du Hannibal II prisonnier des pirates somaliens est soigné, depuis hier, à bord d’une frégate de l’Union européenne.

La force navale européenne Atalante a annoncé qu’elle avait évacué d’urgence vendredi pour raison médicale un des marins tunisiens du Hannibal II, avec l’accord des pirates qui retiennent le navire et son équipage depuis le 11 novembre.

Le capitaine du Hannibal II, affrété par la société privée tunisienne Gabes Marine Tankers (Gmt), avait fait savoir jeudi «que les pirates avaient accepté que son marin, qui avait très mal à l’estomac, soit transféré à bord d’un navire de guerre croisant dans le secteur pour y être soigné», a indiqué le quartier général d’Atalante dans un communiqué.

Plusieurs unités ayant répondu à l’appel, le matelot tunisien a d’abord été transféré par bateau pneumatique à bord de la frégate thaïlandaise Pattani, de la force navale internationale sous commandement américain, la Cmf.

Il a ensuite a été transporté par hélicoptère à bord de la frégate allemande Hamburg, relevant d’Atalante, mieux équipée pour un traitement médical, a expliqué la force anti-piraterie européenne.

Le marin tunisien qui «souffre peut-être d’appendicite», a déclaré à l’Afp le porte-parole d’Atalante, le lieutenant-colonel Paddy O’Kennedy, sera ultérieurement rapatrié en Tunisie, quand son état le permettra.

«C’est sans doute la première fois, à notre connaissance, qu’une telle évacuation se fait, avec la permission des pirates», a relevé l’officier européen.

Le Hannibal II, qui transportait de l’huile de palme de Malaisie avait à son bord 31 membres d’équipage dont 23 Tunisiens 4 Philippins, un Croate, un Géorgien, un Russe et un Marocain, lors de l’attaque par les pirates.

Le navire est actuellement à l’ancre au large de Garacad, sur la côte nord-est de la Somalie, a précisé Atalante.

De source proche du propriétaire, on a appris que les pirates avaient réclamé une rançon.

17/12/10 (B582) Le Journal de la Flibuste – 22 ans de prison pour des pirates – Prise d’otage du bateau Alzulficar en Somalie – Agent recruteur pour nageurs de combat – Un cargo japonais attaqué au large de la Somalie (4 articles)

__________________4 – Le Figaro avec AFP

22 ans de prison pour des pirates

La Cour suprême des Seychelles, un archipel de l’Océan indien, a condamné neuf pirates somaliens à 22 ans de prison chacun, ont indiqué les bureaux du procureur général du pays dans un communiqué.

"Une page d’histoire a été écrite à la Cour suprême des Seychelles le 15 décembre avec la décision du juge Gustave Dodin dans la première affaire de piraterie a être jugée selon le nouveau chapitre 65 du code pénal", indique le communiqué reçu aujourd’hui.

Les pirates condamnés avaient capturé un bateau de pêche seychellois, le Galate, en mars dernier, mais ils étaient tombé en panne d’essence en tentant de revenir vers la Somalie. Ils avaient pris possession d’un petit bateau à voile iranien, l’Al-Ahmadi, mais ils avaient fini par être capturés par les garde-côtes seychellois, sans qu’il n’y ait de victime malgré des échanges de tirs.

Face à l’armada internationale déployée depuis 2008 dans le Golfe d’Aden pour les mettre en échec, les pirates ont étendu leur périmètre d’action plus au large de l’Océan indien, et notamment vers les Seychelles, un archipel de 115 îles peuplé de 85.000 habitants.

Les Seychelles sont devenu cette année le deuxième pays du littoral de l’Océan Indien, après le Kenya, à avoir accepté de juger les pirates arrêtés en haute mer par les forces maritimes internationales.

__________________ 3 – Courrier international

Comores – Prise d’otage du bateau Alzulficar en Somalie :

A.A. Mguéni

« Nous réclamons la libération des membres de nos familles détenus en Somalie ». Ce slogan, on pouvait le lire sur une banderole de fortune brandie par une poignée de gens. Il s’agit d’hommes et de femmes qui ont en commun des parents retenus en otage avec le bateau l’Alzulficar au large de la Somalie. Un navire attaqué et conduit depuis un mois en Somalie par des pirates.

« On a le sentiment que les autorités ont oublié ce dossier. C’est pourquoi nous avons organisé cette marche pour les interpeler. On se dit qu’aujourd’hui, ce sont nos frère et sœurs mais demain, cela pourrait arriver à d’autres personnes », lance Ibrahim Abdou sous un soleil de plomb. La marche pacifique a quitté le Cosep [Centre des opérations de secours] pour rallier la présidence en passant par le ministère des affaires étrangères.

Le désarroi de ces manifestants est d’autant grand en l’absence de communication. « On nous cache beaucoup de choses. C’est parfois par la presse qu’on apprend certaines informations comme la rançon demandée par les ravisseurs », regrette un jeune qui se présente comme le grand frère du commandant du bateau. Cela fait 45 jours que ce navire de la marine marchande battant pavillon comorien et appartenant à un homme d’affaires indo-pakistanais, est entre les mains des pirates qui sévissent dans la zone Nord-ouest de l’Océan indien.

__________________ 2 – Intelligence OnLine

Agent recruteur pour nageurs de combat

Les missions de protection des bâtiments de commerce au large de la Somalie constituent un important gisement d’emplois pour d’anciens militaires français passés(…)

____________________ 1 – Africa Times News avec AFP

Un cargo japonais attaqué au large de la Somalie

Un cargo japonais a été attaqué au large de la Somalie apparemment par des pirates, qui ont été mis en fuite par un navire de guerre chinois, a indiqué mardi le ministère nippon des Transports (AFP).

L’”Oriental Rose”, navire de 8.259 tonnes battant pavillon panaméen et transportant 21 hommes d’équipage — 19 Philippins et deux Sud-Coréens — est opéré par l’armateur japonais Daitoh Trading.

“Il a été la cible de tirs de fusil ou d’un lance-roquette provenant d’un bateau suspect, lundi soir, et des vitres ont été brisées”, a déclaré un responsable du ministère. “Certains membres d’équipage ont été légèrement blessés par des éclats de verre.”

Le bateau s’est enfui devant l’arrivée d’un bâtiment de guerre chinois, qui escortait le cargo japonais et d’autres navires, a-t-il ajouté.

L’”Oriental Rose”, qui venait des Pays-Bas, a poursuivi sa route vers l’Inde comme prévu, a encore précisé le responsable du ministère.

La marine japonaise s’est jointe l’an dernier aux opérations de lutte contre la piraterie menées par les Etats-Unis, la Chine et une vingtaine d’autres pays au large de la Corne de l’Afrique, une zone stratégique permettant l’accès au Canal de Suez.

Selon le décompte de l’association Ecoterra, spécialisée dans les questions de piraterie, les pirates somaliens détiennent plus d’une trentaine de bâtiments étrangers et près de 650 otages. Un acte de piraterie sur deux dans le monde est commis au large des côtes somaliennes ou dans le Golfe d’Aden, selon le bureau maritime international.

14/12/10 (B582) Le Journal de la Flibuste – 6 Somaliens jugés à Paris – Le MV Renuar attaqué par des pirates somaliens en quittant Port-Louis – Un navire capturé par des pirates – Un navire américain détourné par les pirates somaliens – La Somalie étudie une autre force antipirates (7 articles)

_________________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 6 Somaliens jugés à Paris

Six Somaliens ont été renvoyés devant la cour d’assises des mineurs de Paris pour la prise en otage d’un couple de Français à bord du voilier Le Carré d’As en septembre 2008 au large de la Somalie.

Ces six hommes avaient été capturés par des commandos marine français dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008 au cours d’un assaut visant à libérer Jean-Yves et Bernadette Delanne. Un des pirates avait été tué au cours de l’opération.

Les six Somaliens, dont un mineur, ont été renvoyés mi-septembre devant la cour d’assises des mineurs de Paris qui devrait les juger en 2011 pour des faits présumés d’enlèvement et séquestration en bande organisée et vol avec armes, selon cette source. La présence d’un seul mineur suffit à renvoyer l’ensemble des accusés devant la cour d’assises des mineurs.

Le couple de Français convoyait le Carré d’As d’Australie vers la France lorsqu’il avait été capturé le 2 septembre 2008 par des pirates dans le golfe d’Aden, au large de la Somalie.

Les faits, passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, sont les mêmes que ceux qui avaient été retenus dans l’enquête sur la prise d’otages de l’équipage du voilier de luxe Le Ponant au large de la Somalie en avril 2008. Dans cette affaire, huit Somaliens sont toujours en détention provisoire en France dans l’attente de leur éventuel renvoi en procès.

Quinze pirates somaliens, soupçonnés d’avoir participé aux prises d’otages des navires français Le Ponant et Carré d’As en 2008 et plus récemment du Tanit, un voilier breton au large de la Corne de l’Afrique, ont été au total mis à la disposition de la justice en France et sont détenus dans des prisons françaises.
La plupart des pirates arrêtés dans l’océan Indien ont été remis aux autorités kényanes. Le Kenya est le premier pays d’Afrique orientale à avoir accepté de juger des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales.

Des procès se sont toutefois déjà tenus en Europe: un procès pour piraterie s’est ouvert le 22 novembre en Allemagne où dix Somaliens sont jugés pour avoir attaqué en avril un cargo allemand au large de la Corne de l’Afrique.

Les pirates somaliens détiennent toujours 35 bâtiments étrangers et au moins 649 otages, selon le décompte de l’association Ecoterra, spécialisée dans les questions de pirater

______________ 6 – L’Express (Maurice)

Le MV Renuar attaqué par des pirates somaliens en quittant Port-Louis

Un cargo panaméen a été attaqué par des pirates somaliens, le samedi 12 décembre, alors qu’il quittait Port-Louis à destination des Emirats Arabes Unis. Cet incident intervient deux mois après le faux piratage du FV Feng Guo 168 et l’attaque contre le MG Lugela.

Deux mois après le faux piratage du FV Feng Guo 168 qui venait de quitter Port-Louis pour une campagne de pêche et l’attaque contre le MG Lugela qui faisait route vers Maurice avec une cargaison de barres d’acier égyptiennes, les pirates Somaliens ont à nouveau frappé. Ils s’en sont pris, samedi 12 décembre, au MV Renuar.

A bord de deux embarcations, armés de lance-roquettes, ils ont arraisonné un cargo battant pavillon panaméen qui venait de quitter Port-Louis pour Fujairah, un port des Emirats Arabes Unis (EAU) aux petites heures du matin, le samedi 11 décembre. L’alerte a été donnée par la Mission Atalante, les forces navales européennes basées dans le golfe d’Aden, dans un communiqué ce dimanche 13 décembre.

Le cargo libérien, transportant 24 membres d’équipage d’origine philippine, a été piraté à quelque 1 150 miles nautiques des côtes de l’Eyl, en Somalie. Il était alors à approximativement 550 miles nautiques des côtes indiennes. Les pirates, eux, ont embarqué à bord de deux esquifs, transportés par un vaisseau-mère, pour lancer l’attaque.

Les pirates ont alors emmené le cargo pesant 70 156 tonnes vers la Somalie. A bord, c’est le silence radio. Selon les renseignements de la Mission Atalante, les membres d’équipage ont tenté de tenir tête aux pirates, en vain.

Au mois d’octobre, il a été beaucoup question des actes de piraterie dans l’océan Indien, Maurice accueillant une conférence internationale sur le sujet. Il avait alors été question de l’attaque contre le chalutier taïwanais FV Feng Guo 168 à environ 200 kilomètres au nord de Maurice le 7 octobre. Mais, l’on devait s’apercevoir quatre jours plus tard que le chalutier avait une avarie de GPS. Tout le tintamarre autour de ce bateau avait d’ailleurs éclipsé la venue à Port-Louis du MG Lugela le matin du 11 octobre, un cargo grec battant pavillon panaméen, attaqué le samedi 25 septembre à 900 miles nautiques d’Eyl.

Ce cargo a été escorté à quai par la National Coast Guard (NCG) ainsi que son équipe commando. Toutefois, le capitaine n’a pas voulu donner une déposition à la police mauricienne, l’attaque s’étant déroulée dans les eaux internationales. Deux jours durant, les pirates avaient tenté de dérouter le cargo, en vain, l’équipage s’étant enfermé dans la salle des machines et avait de ce fait le contrôle du bateau.

______________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

19 marins philippins libérés par les pirates somaliens

Après avoir été enlevés pendant sept mois, 19 marins philippins, à bord d’un bateau grec, ont été libérés samedi par les pirates, a indiqué dimanche le département philippin des Affaires étrangères (DAE).

Deux Roumains et un ressortissant indien ont été également libérés.

Le bateau MV Eleni P a été détourné le 12 mai cette année, à 50 miles nautiques au large des côte d’Oman, sur sa route vers Kandla, en Inde.

La libération des otages philippins fait diminuer à 82 le nombre total des marins philippins encore détenus par des pirates.

Selon le DAE, le rapatriement des Philippins est déjà arrangé par l’agence de recrutement des marins et le propriétaire du bateau.

Le DAE a assuré qu’il continuerait à coopérer étroitement avec les agences de recrutement locales pour la libération rapide et sûre des autres marins philippins enlevés en Somalie.

______________________ 4 – TRT French

SOMALIE : UN NAVIRE CAPTURÉ PAR LES PIRATES

Un navire battant pavillon panaméen a été capturé par les pirates somaliens.

Selon un communiqué de la flotte américaine, le navire baptisé MV RENAUR de 70.156 tonnes a été capturé, hier, en se rendant de la Mauritanie aux Emirats arabes unis par les pirates équipés d’armes légères et de lance-roquettes.

Les pirates ont pris le contrôle du navire, qui prend route vers la Somalie, indique le communiqué.

Il est rapporté que la liaison avec le navire est coupée, ainsi qu’il n’y a pas d’informations sur l’état de santé des 24 membres d’équipage, qui sont originaires des Philippines.

__________ 3 – La Tribune (Algérie) avec Ass.Presse Africaine (APO)

Les États-Unis s’engagent dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie

Les États-Unis se sont alliés avec plus de 60 pays et organisations internationales pour combattre la piraterie au large des côtes somaliennes, un fléau qui a «un effet terrible» sur le développement, la paix, la sécurité et la stabilité de l’Afrique de l’Est.

C’est ce qu’a déclaré Mme Donna Hopkins, coordonnatrice au département d’État des questions relatives à la lutte contre la piraterie et à la sécurité maritime, lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière à Washington.La piraterie est de nos jours une affaire d’escroquerie, de rapts et de prises d’otages en échange de rançons, a-t-elle affirmé.

«Il s’agit d’un délit méprisable qui nuit, bien sûr, aux victimes mais aussi au secteur des transports maritimes dont les tarifs d’assurance en subissent les conséquences et dont les navires et cargos sont séquestrés contre des rançons importantes», dira-t-elle. Selon l’Organisation maritime internationale, au moins 114 des 325 actes de piraterie signalés en 2010 ont eu lieu au large des côtes de l’Afrique de l’Est.

La piraterie est un crime en droit pénal international, ce qui signifie que ses auteurs peuvent être jugés par les tribunaux de n’importe quel pays. Mais un grand nombre d’États dont les navires sont attaqués par des pirates sont réticents à les traduire devant leurs tribunaux. «Une difficulté pratique des poursuites en justice est de savoir ce que vous ferez des personnes reconnues coupables ; où purgeront-elles leurs peines, et qu’en faites-vous une fois qu’elles sont remises en liberté ?» dira Mme Hopkins.

Bien que la piraterie au large de la Somalie soit un problème de longue date, beaucoup de pays n’envisagent pas d’y renvoyer les pirates qu’ils arrêtent en raison de la situation dans ce pays «où règnent l’instabilité et l’insécurité, et des conditions dangereuses et inhumaines». C’est pourquoi certains pays craignent qu’en traduisant les pirates devant leurs tribunaux, ils ne finissent par hériter de criminels qui, un jour, chercheront à obtenir l’asile politique, a souligné Mme Hopkins. «Ils seraient de facto des personnes en asile, parce que politiquement ils ne pourraient pas être rapatriés en Somalie», a-t-elle dit.

Cependant, malgré de telles préoccupations, les États-Unis sont «prêts et aptes à juger les pirates capturés au large de la Somalie». «Nous sommes déterminés à mettre fin à l’impunité des pirates», a-t-elle affirmé, ajoutant que les Pays-Bas, la France et l’Allemagne ont aussi commencé à juger des pirates devant leurs tribunaux. En outre, des organisations internationales, telles les Nations unies, ont entamé la coordination des efforts contre la piraterie.

Mme Hopkins a indiqué que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime construit actuellement deux prisons où les pirates reconnus coupables purgeront leurs peines, l’une au Somaliland et l’autre au Puntland. «Le personnel sera embauché localement. Il sera formé, surveillé et supervisé par des membres de l’ONU.

Et une fois que les prisons seront prêtes et certifiées conformes aux normes des Nations unies, les pirates reconnus coupables pourront y être envoyés pour purger leurs peines.» Mme Hopkins ajoutera que l’ONU cherchait aussi à développer l’infrastructure judiciaire somalienne.Par ailleurs, elle a fait l’éloge des travaux du Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, formé en janvier 2009 et qui «réunit un ensemble sans précédent de pays».

Elle a ajouté que les membres du forum sur le partage des informations et la prévention des interférences, baptisé Shared Awareness and Deconfliction (SHADE) et co-parrainé par l’Union européenne et la coalition des forces maritimes, déployaient «des efforts internationaux remarquables» pour mettre fin au problème de la piraterie.

«Peut-on imaginer un autre forum qui réunisse l’OTAN, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Union européenne, l’Indonésie, la Thaïlande et Singapour pour qu’ils coordonnent leurs efforts afin de fonctionner comme une force navale unique ?» a demandé Mme Hopkins.

(Source : Département d’Etat américain)

______________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Un navire américain détourné par les pirates somaliens

Un navire américain a été détourné vendredi avec ses 23 membres d’équipage par des pirates somaliens, a annoncé la force navale européenne de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden (opération Atalante).

Le « MV Panama » a été attaqué à l’est de la zone frontalière entre la Tanzanie et le Mozambique, selon la force européenne. Le navire compte 23 membres d’équipage, tous de nationalité birmane.

Les pirates somaliens détiennent actuellement une vingtaine de navires et plus de 500 membres d’équipage.

______________________ 1 – Metro (Canada)

La Somalie étudie une autre force antipirates

Le gouvernement de la Somalie pourrait permettre à une entreprise privée d’entraîner une force antipirates de 1000 hommes dans la capitale, Mogadiscio, a indiqué un responsable vendredi. Il s’agirait du deuxième projet du genre à être financé par un pays non identifié, une initiative qui fait sourciller autant à Washington qu’aux Nations unies.

La firme de sécurité Saracen International entraîne déjà une force différente de 1000 hommes au Puntland, dans le nord de la Somalie. Le projet est financé par un pays musulman anonyme et peut notamment compter sur l’expertise d’un ancien ambassadeur américain et d’un ancien responsable des services américains de renseignement.

L’ambassadeur de la Somalie au Kenya, Mohamed Ali Nur, a indiqué à l’Associated Press que la force de Mogadiscio frapperait les pirates sur la terre ferme, où leurs repaires sont hors de portée de la force navale internationale qui tente de protéger les cargos commerciaux.

La Somalie décidera d’ici trois semaines si elle donne ou non le feu vert au projet, a dit M. Nur. La formation d’une garde présidentielle de 300 hommes est aussi envisagée.

Le mystérieux bienfaiteur s’est engagé à rémunérer les hommes et à les équiper, à l’exception des armes. Le coût total du projet n’est pas connu, mais un programme de l’Union européenne de réforme de l’armée somalienne dispose d’un budget d’environ 13,2 millions $ US, ce qui illustre l’ampleur de la tâche.

Le pays derrière le projet tient à demeurer anonyme par crainte de représailles terroristes, selon une présentation faite à des diplomates en poste au Kenya et dont l’Associated Press a obtenu copie. Ce pays a embauché Pierre Prosper, un ancien ambassadeur américain pour les crimes de guerre, et Michael Shanklin, un ancien chef de bureau de la CIA.

M. Prosper et deux autres Américains — l’ancien militaire Michael Newton et l’avocat Robert O’Brien — ont présenté le projet à la communauté internationale, vendredi. Des diplomates qui y ont assisté estiment toutefois que la présentation a soulevé de nombreuses questions, notamment concernant le déploiement de la nouvelle force, sa coordination avec les forces navales et l’équipement qui sera mis à sa disposition.

La Somalie est sous le coup d’un embargo onusien sur les importations d’armes, et M. Nur n’a pas été en mesure d’expliquer comment les nouvelles forces seraient armées dans un tel contexte.

Toutefois, un avion qui s’est posé vendredi à Hargeisa, dans le nord de la Somalie, a été saisi par les autorités. Un responsable de la région de Somaliland a indiqué que l’appareil transportait de l’équipement de détection de mines et des uniformes militaires. Six Russes et deux Sud-Africains étaient à bord.

Le vol était parti d’Afrique du Sud, avait fait escale en Ouganda — où Saracen International est établi — et devait se rendre à Bosasso, la capitale du Puntland.

L’avion a été contraint de se poser à Hargeisa en raison de problèmes mécaniques.

10/12/10 (B581) Le Journal de la Flibuste – Le pirate présumé capturé par le Louise-Marie est en Belgique – l’heure de la relève pour les forces européennes anti-piraterie déployées dans l’Océan indien – Le bâtiment-amiral de l’opération Atalante fait escale à Aden, au sud du Yémen – un pétrolier saoudien capturé en mars par des pirates, libéré contre rançon – La piraterie : nouveau défi du port de Mombasa – WikiLeaks : la folle saga des T-72 ukrainiens destinés au Soudan sud – La réponse française à la piraterie. Seaphora : l’anti-Blackwater (8 articles)

_______________________ 8 – RTL Info (Belgique)

Du jamais vu depuis 400 ans: un procès pour piraterie en Belgique

Nous allons sans doute assister à du jamais vu depuis 400 ans : un procès pour piraterie. En effet, fin novembre, la frégate Louise Marie a arrêté en mer un pirate qui s’avère aujourd’hui être impliqué dans l’attaque du Pompéi dont nous avions beaucoup parlé l’an dernier. Ce pirate est arrivé en Belgique hier, la procédure en justice est lancée.

Il y a une dizaine de jours, les militaires belges ont abordé un bateau suspect au large des côtes kényanes. D’après les militaires, les occupants ont jeté armes et échelles par-dessus bord. Un homme a été immédiatement arrêté et amené à bord de la frégate Louise Marie : "On a appliqué pour la première fois une procédure qu’on a mise sur pied et qui nous permet de transmettre relativement vite en Belgique des empreintes digitales et de l’ADN pour faire des comparaisons. Ici, c’était le premier cas. On a pu présenter quelques photos à l’équipage du Pompéi qui a été pris en otage l’an dernier", explique Lieve Pellens, porte-parole du Parquet fédéral.

Le pirate est impliqué dans l’affaire Pompéi

Et là, surprise, un des hommes, dont l’identité et la nationalité restent confidentielles, est formellement identifié par trois membres de l’équipage du Pompéi pris en otage l’année passée et libéré après deux mois contre rançon.

Un relevé d’empreinte digitale confirme rapidement qu’il s’agit bien d’un des pirates impliqués. La nuit dernière, il a été acheminé par avion militaire jusqu’à la base de Melsbroek.

L’un des premiers pirates jugés en Belgique

"Ce n’est pas une extradition, poursuit Lieve Pellens. Comme le Louise Marie est considéré comme sol belge, un juge d’instruction en Belgique qui a été saisi du dossier Pompéi a procédé à son arrestation provisoire après audition par vidéo conférence. Le mandat d’arrêt est donc provisoire". L’homme devrait être inculpé dans le courant de l’après-midi de piraterie et prise d’otage et sera vraisemblablement l’un des premiers jugés en Belgique pour de tels faits.

_______________________ 7 – RTBF Info (Belgique)

Le pirate présumé capturé par le Louise-Marie est en Belgique

Le pirate présumé capturé fin novembre par la frégate "Louise Marie" de la Marine au large du Kenya et soupçonné d’être impliqué dans la prise en otage du navire "Pompei" en 2009 est arrivé vendredi en Belgique pour y être sans doute jugé, a-t-on appris de sources militaires.

"Il est arrivé à (l’aéroport militaire de) Melsbroek entre 05h00 et 05h30 et a été remis aux autorités judiciaires", a indiqué une porte-parole militaire à l’agence Belga.

L’homme, dont ni l’identité ni la nationalité n’ont été révélées – si toutefois elles ont déjà pu être établies par la justice -, a été amené par avion militaire depuis Mombasa (est du Kenya), où la frégate a fait escale pour le débarquer.

Ce pirate présumé, surnommé 001 par les militaires, fait l’objet d’un mandat d’arrêt provisoire délivré par un juge d’instruction belge.

Selon une porte-parole du parquet fédéral, le pirate présumé pourrait être jugé en vertu des nouvelles lois belges sur la piraterie entrées en vigueur le 14 janvier dernier. Il pourrait alors s’agir du premier procès pour piraterie dans l’histoire de la Belgique.

L’homme fait partie d’un groupe de sept personnes interceptées le 29 novembre au large des côtes kenyanes par la frégate F931 "Louise Marie", engagée dans l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie face aux côtes de l’Afrique orientale.

Les six autres devraient être remis aux autorités kenyanes par l’équipage du "Louise Marie".

_______________________ 6 – Bruxelles 2

Les forces européennes anti-piraterie déployées dans l’Océan indien (déc.2010)

Nicolas Gros-Verheyde

C’est l’heure de la relève dans l’Océan indien pour la mission européenne anti-pirates Eunavfor Atalanta. Le vice-amiral français Coindreau, cédant le commandement de la force sur zone à un contre-amiral Espagnol, Juan Rodríguez Garat, embarqué à bord du Patino.

Les forces sur zone seront composées de navires espagnol, italien, français, allemand et belge, rejoints ensuite par un finlandais. Coté aérien, on pourra compter sur un P3 Orion Espagnol, les Merlin III Luxembourgeois et un avion français (Falcon ou Atlantique II selon les disponibilités).

• Navire ravitailleur et de soutien Patino A-14 (Espagne). Entré en service en 1995, il a une capacité de 7 millions de litres de diesel marin et de 2 millions de litre de combustible d’aviation, 200 tonnes d’eau potable, 115 m3 de vivres et 68 m3 de vivres réfrigérés. Il est doté de trois bateaux semi-rigides (RHIB) et de deux hélicoptères Sea-King SH3D, il dispose d’un hôpital de campagne de 8 lits (dont 4 en soins intensifs), équipé en salle de radiologie, de stérilisation, de chirurgie, télémédecine par satellite. Avec un équipage de 210 personnes (187 hommes et 23 femmes), il embarque l’Etat-Major de la force (COMEUNAVFOR) qui comprend 8 nationalités, une unité aérienne, une équipe opérationnelle de l’infanterie de marine, le personnel médical, un traducteur, un prêtre. Il comptera à son bord un officier croate. NB : Le Patino a participé à l’opération « Sharp Guard » d’appui à l’embargo en ex-Yougoslavie en 1996, et l’opération « Allied Action » durant la crise du Kosovo en 1998.

• Frégate Louise-Marie F-931 (Belgique). Frégate multifonctionnelle (anti sous-marine, antiaérienne, navires de surface), acquise par la Belgique récemment(en avril 2008), auprès de la marine néerlandaise (dans le cadre d’un contrat de coopération Benelux). De 3300 tonnes, elle peut filer à 21 noeuds. Equipage de 145 marins. Elle reste dans l’opération jusqu’à mi janvier 2011. Commandant : Capitaine de frégate Carl Gillis

• Frégate Hamburg F-220 (Allemagne). Frégate de la dernière génération (classe Sachsen, 124), 5.600 tonnes, vitesse : 29 noeuds, 255 soldats à bord. Commandant : Frank Schwarzhuber.

• VPD (Estonie). Un détachement de protection des navires estonien prendra part à l’opération à bord du navire allemand Hamburg. Ce sera la première participation opérationnelle de l’Estonie à l’opération Atalanta (1).

• Frégate Floréal, relevée à Noël par la frégate Montcalm D-642 (France). Frégate de lutte anti-sous-marine de type F70, mis en service en 1982, le Montcalm a une autonomie de 45 jours. Longueur : 139 mètres, 4.830 tonnes, vitesse : 21 nœuds. Il peut embarquer 2 hélicoptères WG-13 LYNX. Equipage : 244 marins, hommes et femmes (22 officiers, dont 4 pilotes, 145 officiers mariniers, 77 quartiers-maîtres et matelots). Commandant : Capitaine de vaisseau Guillaume Chové.

• l’aviso EV Jacoubet F-794 (France). Aviso de type 69, dédié à la lutte sous-marine dans les eaux côtières, mis en service en 1982. Longueur : 80 mètres, 1.410 tonnes à pleine charge, vitesse : 24 noeuds. Il peut être armé de 4 missiles Exocet mer-mer 40, est doté d’une rampe double Simbad pour missiles Mistral, d’une tourelle de 100 mm AA Mle 68, de deux canons de 20 mm AA F2, de 4 mitrailleuses de 12,7 mm et de 4 tubes lance-torpilles de 550 mm L 5 mod 4. Equipage de 89 marins (7 officiers, 58 officiers mariniers, 24 quartiers-maîtres et matelots). Commandant : capitaine de corvette Pierre Lachard.

• ITS Zeffiro F-577 (Italie). Frégate italienne, de classe Maestrale, mise en service en 1984, 3.000 tonnes, longueur 123 mètres, vitesse maximale : 32 noeuds. Equipage de 223 hommes et femmes (28 officiers, 67 sous-officiers, 33 sergent et 104 marins). 2 hélicoptères. Commandant: Marco Montoneri. Elle a franchi le canal de Suez le 27 novembre.

• Mouilleur de mines Pohjanmaa 01 (Finlande). A partir de janvier 2011. Ce sera la première participation maritime de la Finlande à l’opération anti-pirates (2). Le Pohjanmaa, mis en service en 1979, est le navire emblème de la flotte finlandaise. Il a servi de navire-école jusqu’en 1992. D’une longueur de 79 mètres, et de 1.450 tonnes, il peut atteindre une vitesse de 18-19 noeuds. Il est équipé de canons Bofors 57 mm et 40 mm.

_______________________ 5 – Portail des sous-marins

Le bâtiment-amiral de l’opération Atalante fait escale à Aden, au sud du Yémen

Par Rédacteur en chef.

La frégate française De Grasse, bâtiment amiral de l’opération européenne Atalante, est arrivé le 8 décembre dans le port d’Aden afin de saluer les autorités yéménites et de mener des exercices avec les gardes-côtes du Yémen dans le cadre de la coopération maritime permanente entre l’Union Européenne et le Yémen.

Au cours de l’escale, le commandant de la force européenne, le contre-amiral Philippe Coindreau, a rencontré les autorités yéménites pour partager connaissance et expériences sur la menace pirates dans la région, et discuter d’exercices Europe – Yémen.

La visite est destinée à consolider la coopération maritime croissante de l’Union Européenne avec le Yémen. Cette coopération fait partie du soutien apporté par l’Europe aux gardes-côtes et à la marine du pays. La commission européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont apporté un soutien substantiel pour développer les infrastructures des gardes-côtes.

_______________________ 4 – AFP

Somalie: un pétrolier saoudien capturé en mars par des pirates, libéré contre rançon

Un petit pétrolier saoudien capturé par des pirates somaliens en mars dernier a été libéré mardi contre rançon, et il naviguait en sécurité jeudi sous escorte, a indiqué à l’AFP l’association Ecoterra, spécialisée dans les questions de piraterie.

Le Al Nisr Al Saudi, un tanker battant pavillon saoudien, avait été capturé dans le Golfe d’Aden le 1er mars dernier, alors qu’il revenait à vide vers Jeddah après avoir livré sa cargaison de pétrole au Japon.

Le bâtiment de 5.136 tonnes (à vide) "a été libéré mardi après paiement d’une rançon", a indiqué à l’AFP l’association Ecoterra. "Il navigue maintenant dans des eaux sûres, sous escorte", a ajouté un responsable de cette organisation.

"Tous les membres de l’équipage sont sains et saufs", précise Ecoterra, à propos des 13 marins sri-lankais et du capitaine grec à bord du pétrolier. Le montant de la rançon demeure inconnu.

Après sa capture, le bateau avait été ramené face à la localité de Garacad, un repaire de pirates dans le centre de la Somalie, puis transféré vers le port de Kulub.

Le tanker saoudien aurait été utilisé en octobre dernier par les pirates pour lancer une attaque, qui avait finalement échoué, contre un autre bâtiment commercial, le Go Trader, battant pavillon maltais, selon Ecoterra.

Les pirates somaliens détiennent toujours 35 bâtiments étrangers et au moins 649 otages, selon le décompte de cette association. Un acte de piraterie sur deux dans le monde est commis au large des côtes somaliennes ou dans le Golfe d’Aden, selon le bureau maritime international.

_______________________ 3 – RFI

La piraterie : nouveau défi du port de Mombasa

Par Claire Fages

C’est la porte d’entrée et de sortie principale des marchandises d’Afrique orientale, mais il devient de plus en plus coûteux d’utiliser le port de Mombasa, au Kenya. Déjà congestionné, il doit faire face à un nouveau défi : la piraterie.

Les contrats d’assurance imposés aux affréteurs qui passent par le port de Mombasa ont triplé en quelques mois. La raison : les pirates. Jusqu’à présent cantonnées au golfe d’Aden, ils s’aventurent aujourd’hui jusque dans les eaux territoriales du Kenya, où l’on a dénombré neuf actes de piraterie cette année, contre zéro l’an dernier. Au cours des deux mois passés, deux cargos ont été détournés à moins de 50 kilomètres du port de Mombasa.

L’un venait de vider sa cargaison de GPL – les produits pétroliers sont au premier rang des marchandises qui transitent par le port kényan – ; il a donc été détourné à vide, mais cela a suffi pour faire grimper les prix locaux du gaz. Pour la bonne raison que les affréteurs répercutent aux importateurs l’augmentation des primes des compagnies maritimes pour naviguer dans ces eaux de plus en plus craintes. L’huile de palme importée d’Asie est également vendue plus chère sur le marché kényan.

En tout, le coût du fret a augmenté de 40 % à destination du Kenya. Et cela s’ajoute au prix déjà élevé d’un passage au port de Mombasa. Victime de son succès, ce magnifique port naturel autour d’une île est totalement engorgé, avec un trafic en augmentation de 40 % en cinq ans. Les importations en vrac de ciment, de fer et d’acier suivent la croissance économique de l’Afrique orientale.

Quant aux porte-conteneurs qui expédient le thé et le café produits dans la région, mais surtout qui font entrer de nombreuses pièces et produits de consommation, ils ne savent plus où décharger. La logistique a beaucoup de mal à suivre, les formalités sont trop lentes.

Au point que Mombasa a perdu l’activité de transbordement des conteneurs depuis le Mozambique et les îles de l’Océan indien au profit du port tanzanien de Dar es Salaam, pourtant deux fois plus modeste en tonnage. L’Autorité portuaire de Mombasa a programmé des travaux pour doubler les capacités ; elle annonce aussi à terme vouloir privatiser la logistique.

________________________ 2 – Le Monde avec WikiLeaks

WikiLeaks : la folle saga des T-72 ukrainiens destinés au Soudan sud

Jean-Philippe Rémy

Ce n’était qu’un cargo parmi d’autres sur l’océan Indien, naviguant vers Mombasa, au Kenya. Mais lorsque le Faina, battant pavillon du Belize, est capturé par des pirates au large de la Somalie, le 25 septembre 2008, ces derniers découvrent dans ses soutes une cargaison inhabituelle. D’importants stocks d’armes et de munitions, et des chars T-72.

Lorsque la nouvelle est connue, les Etats-Unis prennent le dossier très au sérieux. Il faut tout faire pour éviter que ces chars reviennent à l’insurrection islamiste en Somalie, dont certains groupes armés se réclament d’Al-Qaida.

Après de longues tractations et le paiement d’une rançon de 3,2 millions de dollars (2,4 millions d’euros), le Faina est relâché, avec sa cargaison intacte. Il reprend alors son chemin vers sa destination. La saga des T-72 du Faina est loin d’être terminée.

Les chars sont officiellement destinés à l’armée kenyane, les documents encadrant l’exportation en témoignaient. Mais, comme le note un télégramme américain obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde, ils doivent en réalité parvenir au Sud-Soudan et à son Armée de libération (SPLA), l’ex-rébellion sudiste.

"LA COLÈRE DE SALVA KIIR"

Les Etats-Unis s’opposent discrètement à leur transfert. Des responsables kényans, dont le premier ministre, Raila Odinga, tentent de les convaincre de fermer les yeux. Les autorités de l’entité semi-autonome du Soudan sud voient approcher la date du référendum d’autodétermination qui peut permettre au Sud d’accéder à l’indépendance, au risque d’une reprise de la guerre, interrompue en 2004, avec le Nord. L’ambassadeur américain essaye de convaincre le premier ministre kenyan, qui propose de transférer les chars via l’Ouganda voisin, d’abandonner ce projet.

Une réunion est convoquée entre un militaire américain et des officiers supérieurs kényans. Un responsable des services de renseignements militaires kényans insiste sur "les pressions" du gouvernement sud-soudanais pour obtenir les chars, et précise que "le président [Mwai] Kibaki est personnellement très en colère à cause de ce problème".

Il ajoute aussi que les responsables kényans sont "troublés" par la position américaine, ajoutant que dans des cas précédents de livraisons d’armes au Soudan sud, il n’y a pas eu d’obstruction, dans la mesure où ce transfert, selon eux, s’inscrit dans l’application de l’accord de paix.

Puis le responsable des renseignements militaires insiste : annuler la livraison va "coûter extrêmement cher" et de plus, "Salva Kiir va se mettre en colère".

Le 16 décembre, les tanks se trouvent encore sur des flatcars, des wagons prévus pour le transport de blindés, dans un camp militaire près de Nairobi. L’affaire se traite au plus haut de l’Etat, puisque le président Kibaki lui-même tente de débloquer le dossier et de faire parvenir les chars au Soudan sud. Le chef des renseignements militaires demande alors à ses interlocuteurs américains de l’aider à réunir des arguments pour "tenter de convaincre le président".

La nature des liens entre le Kenya et le Sud-Soudan est examinée. "Au cours des deux dernières années, des responsables du ministre de la défense kenyan ont échangé avec nous des détails complets de leur engagement aux côtés de la SPLA, de la même façon que nous avons partagé avec eux les détails de programme d’entraînement pour la SPLA, incluant le programme de combat pour les soldats."

Les responsables kényans ont l’impression que les Etats-Unis, en bloquant le départ des chars, ont "changé de bord" et sont désormais "du côté de Khartoum". Les diplomates américains s’efforcent de leur expliquer que contrairement aux livraisons précédentes, compatibles avec l’accord de paix, celle-ci sort du cadre et "mériterait une sanction".

Pourquoi le Kenya tient-il tant à expédier les chars ? D’abord, précise un télégramme, Nairobi est proche des responsables de la SPLA. Mais aussi, "il est toujours possible qu’il y ait là-dessous un bénéfice financier pour un haut responsable kényan (ou deux, ou plus) pour avoir facilité le transfert".

Les T–72 arrivent finalement au Soudan sud, mais il s’agit déjà de la seconde livraison. Ces transferts vont-ils se poursuivre ?

UNE SÉRIE D’IMAGES SATELLITE COMME PREUVE

Les diplomates américains tentent de l’empêcher en frappant à la source, en Ukraine. Ils en parlent avec des responsables ukrainiens à Kiev, commençant par signaler que selon leurs informations, les chars T-72 "avaient été achetés par le ministère de la défense kényan pour le compte du Soudan sud".

Un responsable des exportations de matériel militaire ukrainien insiste : la cargaison est bien "destinée au Kenya". "L’Ukraine n’a pas expédié de matériel militaire au Soudan sud". Le diplomate américain soumet alors au responsable ukrainien une copie du contrat qui prouve que les chars sont destinés au Soudan sud. Son interlocuteur ne cille pas et "exprime ses doutes quant à l’authenticité du texte". Il demande "si les Etats-Unis ont des preuves plus solides de leurs allégations".

Le diplomate américain, en signifiant son "regret d’en arriver là" produit alors une série d’images satellite montrant "les T-72 déchargés au Kenya, transférés par train à l’intérieur du pays et arrivant finalement au Soudan sud". Note du diplomate américain, appréciant visiblement son effet : "Cela produit une forte commotion côté ukrainien."

Poussant son avantage, le diplomate lance une "mise en garde" en faisant remarquer que "ces mensonges ne sont pas ce que les Etats-Unis attendaient d’un partenaire stratégique", mais aussi que "l’Ukraine n’avait rien à gagner en mentant ainsi, et tout à perdre". Réponse : "L’Ukraine va étudier cette situation à la lumière d’une relation entre partenaires, de telle manière que les USA sauront à quel point l’Ukraine est un partenaire fiable.

__________________________ 1 – Bruxelles 2

La réponse française à la piraterie. Seaphora : l’anti-Blackwater

Nicolas Gros-Verheyde

L’idée est née après la signature par neuf pays africains du code de conduite de Djibouti. Dans ce document, signé en janvier 2009, les pays exprimaient le souhait d’être aidés sur différents points : formation de gardes-côtes, acquisition de patrouilleurs et de radars, ouverture de centres d’information à Sana’a, à Dar es Salam et à Mombasa.

Et elle s’est concrétisée lors d’un déplacement à Djibouti, en juillet 2010, autour d’une question : « Comment répondre à la piraterie, non seulement en matière de sécurité immédiate, mais sur le long terme, en ayant une réponse globale, qui s’attaque aux causes ? » explique Christian Ménard, un de ses promoteurs et rapporteur du projet de loi sur la piraterie. « Pourquoi la France ne pourrait pas présenter un projet propre, quitte à le compléter par la suite grâce à l’apport d’autres pays européens » . Par exemple, en prévoyant un développement économique au niveau de la pêche, en (ré)installant une conserverie au Puntland, bâtir un tribunal… « Les Français et les Européens se sont engagés de façon importante dans la lutte anti-piraterie avec l’opération Eunavfor Atalanta. Pourquoi ce seraient les Américains ou les Sud Africains (NB : ou les Britanniques) qui vont rafler ensuite les marchés. »

Les principaux groupes français – DCNS, Thalès, EADS, V-Navy, Altran, etc. – ont dit « oui » assez rapidement. Un consortium, dénommé Seaphora a été constitué pour mettre sur pied un projet commun, et vise l’organisation d’une conférence interrégionale, à Djibouti par exemple. Un projet, suivi de près à l’Elysée, et qui a fait l’objet de discussions en aparté, entre le président de la république et les industriels dans l’avion qui amenait Nicolas Sarkozy en Inde .