05/11/08 (B472) Pont de la Corne. Si le projet de construction du pont et le développement de la ville de la lumière se réalisent conformément aux prévisions des promoteurs, que pésera dans 20 ans, la République de Djibouti, son économie et sa population face à la mégapole (hors taxe) ? (Lecteur)

Djibouti : 1 millions d’habitants.
Al Noor : 2, 5 millions d’habitants

Djibouti ville : surface 630 km2
Al Noor : 1.000 km2

Etc …

04/11/08 (B472) Radio-Trottoir / La cupidité sans limite de Guelleh associée à la folie des grandeurs du couple régent pourraient-elles siginifier la décadence de la Ville de Djibouti et probablement de la République. Un lecteur complète notre article précédent sur Al Noor City.

Votre article est pertinent et j’aimerais le compléter avec des éléments concrets.

Regardons les chiffres. Bien que les données varient sensiblement selon les sources d’information que l’on consulte sur le Net, la population djiboutienne oscille entre 480.000 ha (Wikipedia) et 710.000 ha.

Peu importe, prenons simplement une valeur moyenne : 600.000 ha. Dans 20 ans ce nombre d’habitants pourraient avoir augmenté de 30 à 40 %, à la condition que Guelleh ne sacrifie pas nos soldats sur le rocher de Doumeira …. soit environ 1 million d’habitants pour donner un chiffre rond.

Qu’apprenons-nous à propos d’Al Noor City ?

– Que la ville pourrait accueillir 2,5 millions d’habitants dans 20 ans. La moitié côté Yémen et l’autre moitié, côté Djibouti. Voilà une ville dont la population, en ne prenant que le côté djiboutien, serait supérieure, selon les promoteurs du projet à la totalité de la population de la République et qui sera localisée dans une zone hors taxes ….

– Si le projet se fait et s’il réussit, la ville devrait attirer l’essentiel des activités économiques, culturelles, éducatives et médicales, y compris les activités portuaires, puisque des moyens de transport, route et train, devraient permettre d’irriguer une vaste zone en Afrique de l’Est, dont l’Ethiopie.

Que restera-t-il pour Djibouti, son territoire, sa ville et son port ? Des miettes à ne pas en douter. Le déclin et la délocalisation de toutes les activités vers la nouvelle ville ne feront aucun doute pour personne.

L’un des points d’intérêt touristique majeure de notre République, à savoir Kor Anghar et l’archipel des trois frères, sera perdu …. parce qu’englobé dans le gigantisme environnant et sa polution dérivée.

Bref, tout ce que l’on peut prédire, c’est la mort du pays de nos ancêtres, pour le seul motif de l’enrichissement personnel de Guelleh et de ses plus proches obligés….

Et comme la nouvelle ville devrait s’étendre au minimum jusqu’à la frontière érythréenne et au rocher de Ras Doumeira, on imagine les trésors d’imagination qu’il aura fallu que Guelleh déploie pour endormir la méfiance de ses partenaires fortunés. L’ont-ils cru véritablement. Ont-ils avalé sans réticence les gros mensonges sur le retour rapide à la sécurité dans la région ??

On aimerait bien être parfois une petite souris pour assister au Conférence de la Holding des Bin Laden, pères et fils, frères et soeurs, etc…

03/11/08 (B472) Pont de la Corne – « Bridge of the Horn » – Un ambitieux projet immobilier partagé entre Djibouti et le Yémen (selon un article de Wikipedia) qui pourrait être contrarié par l’avance Erythréenne. L’Utopie guelléenne à son point maximum : il suffirait d’y croire pour que la fiction devienne réalité ???(Infos lecteur)

C’est à juste titre, qu’un lecteur a consulté plusieurs sites qui exposent le projet de la Ville « AL Noor City » et l’ambitieux projet immobilier partagé, selon les projets, entre Djibouti et le Yémen.

Liens conseillés :

http://www.youtube.com/watch?v=zqXUpCnJ47M

http://en.wikipedia.org/wiki/Al_Noor_City

http://www.ncdcme.com/BridgeOfHorns.htm

Le promoteur publie des informations sur le pont de la Corne qui devrait relier le continent africain à l’Asie et surtout sur un investissement global de 200 milliards de USD sur 15 ans pour développer la Ville de Lumière sur les deux rives à la fois au Yémen et à Djibouti.


Roger Picon
L’avance érythréenne et son installation en « dur » à Ras Doumeiranne e peut que contrarier le développement de ce dossier.

C’est probablement à la lumière de cet éclairage que l’on peut mieux comprendre la colère de Guelleh.

Comment imaginer qu’il puisse supporter un tel manque à gagner sans réagir. Car à part ce projet, le rocher de Ras Doumeira ne présente pas, aujourd’hui, un enjeu majeur …

Et si … ? Et si les Erythréens avaient envie aussi de partager la bonne affaire ?? Dans ce cas, Guelleh devrait-il avoir à négocier en accpetant de partager les gains ?

Dans la majorité des cas, ce sont des considérations économiques qui ont été à l’origine de guerres et de combats
entre les pays : pétrole, richesses minières, etc.. Le projet Al Noor City pourrait-il expliquer la tension entre l’Erythrée et Djibouti ?

_____________________________ Un peu d’imagination (Lecteur)

IOG en pleine démence utopique – essayons de rêver nous aussi, pendant un instant !

Imaginez le Gros, dans son bureau au Palais, entouré de ses dignitaires favoris et obligés.

Après un long discours un peu embrouillé, mais très applaudi, il soulève fièrement un immense drap qui recouvre une table gigantesque. Petit à petit apparaît la maquette de… Noor City!

Les gratte-ciels, les parcs, les lacs, la gare, les routes, une métropole d’un million d’habitants : à la fois le St Tropez africain, le quartier de la Défense à Paris, la City de Londre, tout cela réuni à Khor Angar !

Fièrement il reprend son discours :

« Voilà Messieurs l’avenir de Djibouti, n’y croyez-vous pas vous aussi ?

Tous les courtisans y croient, puisque le chef n’a jamais tort et qu’il leur verse leur rémunération quotidienne en échange de leur flagornerie constante..

Son Oncle lui avait tracé la voie à suivre. Par exemple, quand il avait pris parti pour Saddam Hussein en 91. Qu’avait-il reçu en contrepartie : un avion de ligne et des subventions humanitaires qu’ils ont pu détourner sans contrôle. « 

Le Poulain poursuit dans la même voie.

« Certes la vente du port fut une bonne affaire pour les comptes de la Nébuleuse GHA. Mais comment résister aujourd’hui à l’attrait de l’argent de la famille Bin Laden ?

Quand Tarek Bin Ladin et sa société aujourd’hui nous proposent de construire une métropole nouvelle, un Dubai à Khor Angar, il n’y a pas besoin de me pousser bien fort pour que je m’engage à fond dans ce projet..

Mon Oncle n’avait jamais eu à payer l’ardoise pour s’être associé avec le diable….

Qui pense encore à nos ancêtres, qui avaient vendu pour une bouchée de pain, aux Français, ce bout de terre qui n’avait aucune valeur à leurs yeux, alors qu’il représentait de l’or.

Qui pense encore à la délocalisation précédente, quand la capitale fut transportée d’Obock à Djibouti, sur décision française.

Personne n’a jamais assumé ses propres fautes ou erreurs de gestion, quand il y en avait.

Avec les amis fidèles que nous avons, les Américains, les Francais, les Bin Laden, rien ne pourra nous arrêter.

Sauf si les Américains se réveillaient et qu’ils découvrent que leur présence sur le territoire pourrait être considérée comme une caution des plans de la famille de leur pire ennemi.

Les USA réfléchiront longtemps avant d’intervenir pour défendre le territoire Djiboutien, créant « de facto » un nouveau front. Leur opinion publique en a assez des guerres lointaines, dont elle ne voit pas les bénéfices en retour. Il faut les convaincre eux aussi.

Les conséquences écologiques du projet… ? Qui oserait venir nous « emm… » avec des considérations écologiques quand il s’agit de réunir l’Afrique et l’Asie ?

Maintenant, les gars au boulot.
L’affaire devra être rondement menée, car le début des travaux est prévu pour 2009, et la livraison des gratte-ciels pour 2021.

A cette date, le projet définitif englobera des moyens de transport modernes vers le reste du continent africain : train à grande vitesse pour Le Cap, autoroutes à six voies vers Johanesbourg…

C’est la date à laquelle je prendrai ma retraite.

M. Bin Laden a compris qu’il fallait nous donner du cash pour mener a bien l’achat du foncier aux propriétaires actuels. S’ils refusent le prix offert, on passera par l’expropriation. Pas d’inquiétude, ils ne toucheront qu’une poignée de riz à l’hectare.

Et moi, je garderai la différence pour garantir mes vieux jours..

Mais il y a un problème.

Nous devons sécuriser la région nord du pays. J’en ai pris l’engagement personnel devant M. Bin Laden frère. Pour lui, c’est une condition qui n’est pas négociable.

Pourquoi l’Erytrée vient-elle gacher ma fête ?.

D’abord pour me contrarier personnellement et peut-être aussi, parce qu’il y a des rumeurs sur de possibles réserves considérables de pétrole dans la région. Mais je ne vous en dirai pas plus, car c’est un secret que je ne partage qu’avec Paulette, et encore !

Les Erytréens ont dû le découvrir aussi. Ils veulent le pétrole et récupérer l’argent de la famille de Bin Laden à ma place. C’est totalement inacceptable, inconcevable !

Alors Messieurs, je vous demande de faire front avec moi. Nous devons réaliser l’unité du Peuple totalement soudé contre l’envahisseur !

Informez le Peuple. Informez nos amis étrangers et faites leur savoir que notre territoire mérite d’être défendu, ne serait-ce que pour des raisons de principe. Ne leur dites surtout pas le montant de nos bénéfices futurs.

Vos intérêts sont les miens : vous devez vous constituer une retraite paisible et confortable sans aucun problème financier. Et je vous propose de vous associer avec moi. .

La meilleure manière de le faire aujourd’hui, c’est la méthode Coué !

On doit y croire, tous les jours, le matin, à midi et le soir. Nous devons nous persuader que des arabes fortunés sont prêt à investir sur notre territoire en toute confiance et qu’ils vont y réaliser d’immenses projets, sécurisés par la stabilité politique de la République de Djibouti, dont je suis le garant dictateur absolu.

Il ne restera plus qu’à faire croire aux Américains qu’un régime aussi démocratique que le mien avec des espérances pétrolières sans limite doit être protégé en priorité contre les prédateurs érythréens.

Y croire, c’est notre mot clé, l’assurance de notre avenir.

Pour vous convaincre, j’ai fait publier un spot sur YouTube “Noor City”, quand vous l’aurez vu, vous aussi vous comprendrez les sommes phénoménales que je vais pouvoir encaisser et ce qui pourra vous revenir, si vous continuez à me servir avec fidélité, sans aucune critique et sans entourloupette.

Notre nouvelle devise sera « Un Peuple, Une Lutte, MA Retraite »

06/10/08 (B468) Bakchich / Les frasques architecturales du frangin d’Oussama Ben laden

par Anne Giudicelli

Tarek Ben Laden, l’aîné de la famille, voit les choses en grand et fait construire une ville lumière à Djibouti qui reliera le Yémen par un pont de 28 km. Un projet faramineux au coût total de 200 milliards de dollars qui ne plaît guère aux Etats-Unis.

Chez les Ben Laden, voir le monde en grand fait partie des gènes. Un héritage du père, Mohammed, l’émigré yéménite parti de rien vers l’Arabie voisine au début du siècle dernier, et de son fabuleux destin : celui d’un maçon devenu bâtisseur d’empire, premier constructeur d’un pays alors en chantier et l’une de ses plus grandes fortunes. Depuis, chez les enfants Ben Laden, on croit aux rêves. Comme celui de pouvoir changer le monde. Et tant qu’à faire, le rendre meilleur. Chacun à sa manière : le détruire d’abord, version Oussama. Ou le reconstruire, version Tarek.

Tarek, c’est l’aîné.

Moins connu de l’opinion internationale que sa starroriste de petit demi-frère, mais tout aussi internationaliste et globalisant. Principal actionnaire du puissant Saudi Bin Laden Group (SBG) créé par le paternel, le digne successeur de son père, âgé de 60 ans, est également à la tête du groupe de construction immobilière qu’il a créé il y a quatre ans, Middle East Development (MED) basé à Dubaï, qui conçoit et réalise des grands projets de développement urbains. Et comme Oussama, il a des grandes idées pour l’humanité.

Sanaa pas l’air mal

La dernière s’appelle « Medinat Al Noor ». Plus que la huitième merveille du monde, la « ville lumière » qu’il veut ériger ex nihilo de Dijbouti et relier par un pont de 28 km au-dessus du détroit de Bab Al Mandeb jusqu’au Yémen, doit être le paradis sur terre. Celui rêvé par Dieu, mais créé « par un homme pour le futur de l’humanité ». Tarek Ben Laden veut faire plus fort encore que les grandes réalisations de l’homme, rappelées pour comparaison dans le film de présentation du projet. Car après « les pyramides d’Egypte, la muraille de Chine » quatre mille ans plus tôt, « les grandes cathédrales, les bouddhas de Bamiyan et les mosquées du monde arabe » au Moyen âge, ou encore « la Tour Eiffel et le canal de Suez » à l’ère de la révolution industrielle et « le Golden Gate, les tours de Manhattan (sic) » du XXème siècle, « que peux nous offrir le XXIème siècle, qui puisse encore nous étonner » sinon un miracle, signé Ben Laden ?

Les Bin Laden font du business ( © Khalid)

Pour accéder à ce paradis, nul besoin de mourir en martyr. Tarek est un homme de son temps qui n’a pas oublié d’où il venait. Alliant nouvelles technologies et écologie, business et plaisir, profits et éducation, ce projet est d’abord humaniste : il doit œuvrer à éradiquer la pauvreté frappant la Corne de l’Afrique et le Yémen que le pont reliera, en créant du développement économique et de l’emploi. Tarek y croit, et met le paquet.

Annoncé officiellement en juin dernier à Dubaï, le méga projet, d’un montant global de 200 milliards de dollars, a reçu l’aval des deux présidents djiboutien et yéménite, et a déjà su convaincre des partenaires étrangers. Et pas des moindres : les groupes américains Bechtel et Hewlett-Packard, le suédois Ericsson et le français Veolia environnement. Le pont, évalué à 14 milliards de dollars, dont la construction doit démarrer en 2009 et durer 15 ans – autant que le canal de Suez – bénéficiera de l’expertise en engineering du danois Cowi, déjà présent aux côtés du français Vinci pour la construction du plus long pont du monde (40 kms) reliant Qatar à Bahreïn.

Et Oussama dans tout ça ?

Sûr que le frangin Oussama, qui a déjà beaucoup donné pour le Yémen, va aussi aimer. Pas seulement en investissant ses fonds personnels pour le développement de la vallée de Wadi Do’an, sa région de naissance dans le grand désert de Hadramout. Son héritage inspire encore une partie de la jeunesse locale, comme l’atteste l’émergence récente d’un nouveau groupe – Al-Qaïda dans le sud de la Péninsule arabe – Brigades des soldats du Yémen – particulièrement actif, qui revendique ses attentats en louant son nom et son « œuvre »…

Avec le pont de Tarek, les frères du Soudan et de la Somalie – la destination très tendance des nouvelles recrues d’Al-Qaïda – ne seront plus qu’à une portée de 4×4 pour apporter de nouveaux renforts au service de la « cause ». Et toutes ces nouvelles tours prévues pour « la ville lumière » : de quoi avoir envie de refaire le coup du 11 septembre…

Sans compter les bases militaires, notamment françaises et américaines, présentes à Djibouti. Les Etats-Unis, qui viennent de lancer leur programme USAFRICOM et commencé à y installer leur commandement militaire censé contrer la présence d’Al-Qaida dans cette région, voit l’initiative de Tarek d’un très mauvais œil. D’autant que l’homme d’affaires saoudien a également proposé à l’Algérie un projet similaire, le pont en moins : une ville touriste clé en main pour retraités européens… Manquerait plus qu’il leur fasse un parc d’attractions avec montagnes russes en Afghanistan.

08/08/08 (B460) L’Economiste / Comment Ben Laden veut relier l’Afrique à l’Asie (Info lecteur)

200 milliards de dollars pour des répliques de Dubaï. Un projet ouvert aux investisseurs internationaux. 2 «villes futuristes» intégrées de part et d’autre de la mer Rouge.

L’étape du Yémen a été annulée sans autre forme d’explication. Et l’absence remarquée des autorités de ce petit pays du Moyen-Orient à la conférence de Djibouti, capitale éponyme de cet Etat de l’Afrique de l’Est, le 28 juillet, pour l’annonce officielle du projet d’Al Noor City, laisse planer le doute. Bien que, du côté du promoteur, l’on assure que «les accords entre les gouvernements du Yémen et de Djibouti sont déjà conclus pour entamer les discussions à propos des modalités d’investissements institutionnels».

Un projet de deux «villes futuristes», des répliques miniatures de Dubaï, situées de part et d’autre de la mer Rouge. A quelques kilomètres de Obock, ville djiboutienne, et de Mocha au Yémen, sur l’axe des deux capitales Djibouti et Sanaa. Al Noor City au Yémen livrera une ville de 1.500 kilomètres carrés, à la pointe sud-ouest du pays, et Al Noor City, côté Djibouti, 1.000 kilomètres.

Sans nul doute, l’histoire dira que Tarek Mohamed Ben Laden est l’homme qui a relié l’Afrique à l’Asie. A travers sa structure, Al Noor Holding Investment, le milliardaire saoudien a conçu et monté financièrement ce projet dont le lien ombilical sera un pont suspendu de 28,5 km au-dessus de la mer Rouge avec une autoroute à six voies et quatre rails pour voie étroite ainsi que des aqueducs et des oléoducs. Un projet pharaonique de 200 milliards de dollars d’investissement de base que le promoteur entend ouvrir aux investisseurs internationaux.

En trois phases, sur 15 ans à partir de 2009, le demi-frère de Oussama Ben Laden a pris le ferme engagement de métamorphoser cette partie du monde. «Il n’y pas de raison que ce projet ne se réalise pas. Dubaï n’est pas une invention du ciel», Tarek Mohamed Ben Laden coupe court aux suspicions. Pour lui, «ce projet d’infrastructure ambitieux reliant les continents vise à catalyser le développement économique de l’Afrique et du Moyen-Orient». Pourquoi Djibouti? La question que se posait la plupart des 68 journalistes présents à Dubaï (point de chute), deux jours avant la conférence de Djibouti.

D’abord pour des raisons stratégiques et géographiques. «Ce sont les deux points les plus proches pour relier l’Afrique à l’Asie. De plus, Djiboutiens et Yéménites sont deux peuples culturellement très proches», s’en défend le patron d’Al Noor Holding. Tarek Mohamed Ben Laden se dit ouvert à toute proposition d’opportunité d’investissement.

Peut-on imaginer un tel projet entre le Maroc et l’Espagne ?

Le porteur du projet Al Noor City estime qu’il est encore plus facile de réaliser ce genre de projet de ce côté-là où le gros du travail portera juste sur la réalisation du pont de liaison. «Les villes marocaine et espagnole de part et d’autre du détroit ne nécessiteront qu’une mise à niveau. C’est beacoup moins de travail et d’investissement que de créer des villes en partant de rien».

Ceci dit, le projet fonde son business plan sur sa pertinence à convaincre des investisseurs du monde entier, notamment ceux des pays émergents: Brésil, Chine, Inde et Russe.

Pour l’ingénieur en chef du projet, Mohammed Ahmed Al Ahmed, grâce au développement détaillé du plan d’activités et des plans directeurs pour les 2 villes et le pont, «les porteurs du projet sont en mesure de discuter avec les investisseurs potentiels de leurs opportunités». A la faveur de la perte de confiance dans les bénéfices fortement liés au pétrole, les économies du Moyen-Orient cherchent à diversifier leurs sources.

Ainsi, «les routes commerciales traditionnelles à travers le Moyen-Orient et l’Afrique, longtemps négligées à cause de l’augmentation du transport maritime et aérien, ressusciteront lorsque les deux villes Al Noor seront reliées grâce à une route et un pont ferré traversant la mer Rouge», prophétisent les promoteurs.

Ce pont, le «Bridge of the Horns», son nom, au programme de la troisième phase du projet, sera la première connexion physique entre l’Afrique et le Moyen-Orient, depuis l’ouverture du Canal de Suez en 1869. En soi, il devrait se révéler un business rentable. On y prévoit un trafic de 100.000 voitures et de 50.000 passagers ferroviaires par jour, en plus des milliers de tonnes de marchandises transportées par route et rail.

Grâce à leurs particularités, ces villes rivaliseront avec les plus grands centres commerciaux, financiers, d’affaires et touristiques du monde. Au plan conceptuel, l’urbanisation prendra en compte la synergie entre les différents quartiers pour faciliter ainsi les échanges. «L’emplacement géographique des villes Al Noor à Djibouti et au Yémen fera de celles-ci les centres commerciaux et de distribution les plus grands d’Afrique, du Moyen-Orient, voire du monde». Elles devraient abriter tous les services essentiels à une métropole moderne et de haute technologie.

En plus, le projet offrira trois zones commerciales, des campus de recherche et de développement, des parcs technologiques, des quartiers financiers et commerciaux. Selon les promoteurs, ces 2 villes abriteront certaines des institutions scolaires les plus raffinées, des équipements médicaux de pointe et de fantastiques attractions touristiques qui feront de ces villes des destinations incontournables.

In fine, «l’objectif est de créer des villes globalement intégrées reliant deux continents». Vaste programme.

Qui est Tarek Ben Laden

Docteur Tarek Mohamed Ben Laden, demi-frère d’Oussama, 60 ans, est président du conseil d’administration de Middle East LLC, un fonds d’investissement saoudien basé à Dubaï. Cheikh, pour les intimes et proches collaborateurs, il est le fondateur/propriétaire de Al Noor Holding Investment.

L’aîné des enfants du fondateur du groupe saoudien Ben Laden (SBG), Cheikh Mohamed Awad Ben Laden, est connu pour ses grosses prises de risques dans le business. Aux Assises du tourisme à Alger en février dernier, il a évoqué ses projets de réalisation dans le secteur touristique dans ce pays.

Partage-t-il les idées salafistes de son jeune frère? Tarek Mohamed Ben Laden fait savoir qu’“il n’y a aucun effet de causalité pour établir ce genre de raccourci”. Bien qu’il reconnaît que “oui, porter le nom de Ben Laden est devenu difficile, mais ce n’est pas rédhibitoire dans le domaine des affaires”. La preuve!

31/07/08 (B458) La Kabylie.com avec El Watan / Le pont le plus cher du monde reliera le Yémen à Djibouti

Il s’agit probablement de l’un des projets qui vont marquer le XXIe siècle : 200 milliards de dollars seront investis sur une superficie de 2500 km2 avec à la clé la création de près de 850 000 emplois. C’est du moins ce qu’espère le promoteur du projet Al Noor Cities, à savoir Mohamed Tarik Ben Laden, frère aîné d’Oussama, l’homme le plus recherché au monde.

Mais si ce dernier a gagné sa notoriété par les armes, Tarik, lui, s’est bâti une réputation d’entrepreneur chevronné, annonçant ça et là des projets d’investissement de grande envergure.

Il en est ainsi de Al Noor Cities qui comprend deux grandes villes futuristes, dont l’une sera érigée au Yémen et l’autre à Djibouti. Mais la particularité de ce mégaprojet réside dans la construction d’un pont géant qui reliera l’Arabie heureuse (Yémen) et le pays des braves (Djibouti). Cet ouvrage d’environ 28,5 km sera composé d’une autoroute à six voies, de quatre voies ferroviaires ainsi que de pipelines pour le transfert de pétrole et d’eau. La partie suspendue du pont sera, indique-t-on, la plus longue au monde. Une fois opérationnelle, cette infrastructure sera traversée par pas moins de 100 000 voitures et quelque 50 000 usagers du transport ferroviaire par jour.

A cela s’ajoute les milliers de tonnes de marchandises qui transiteront sur ce pont qui reliera deux continents. Traverser la mer Rouge ne sera plus la mer à boire. Le lancement officiel de ce projet a eu lieu, lundi dernier, à Djibouti. L’étape de planification est terminée, a-t-on indiqué au cours de cette rencontre à laquelle ont assisté des officiels djiboutiens de haut rang, dont le premier ministre, Dileïta Mohamed Dileïta. « Le plus important est de négocier un accord-cadre entre le Yémen et Djibouti », a ainsi souligné Michael Mann, vice-président principal et directeur général du groupe américain L3 Communications qui est partie prenante dans le projet. « C’est vraiment un travail difficile. On sait que ça ne va pas être facile », confie-t-il à propos du projet.

La phase la plus cruciale est la concrétisation du montage financier pour la réalisation de cet ambitieux investissement. Investisseurs institutionnels, investisseurs privés, entreprises et gouvernements sont sollicités pour mettre la main à la poche et pourquoi pas dans la pâte pour que Al Noor Cities ne reste pas au stade de rêve comme l’a si bien qualifié Tarik Ben Laden. Une soixantaine d’entreprises et de groupes internationaux, appartenant à différentes industries, ont déjà rejoint le groupement Al Noor Holding Investment. Il faut dire que l’ambition principale de ce projet est de transformer cette zone en plaque tournante de l’économie mondiale. « Nous sommes en train d’identifier les infrastructures qui seront réalisées. Ça sera une industrie diversifiée.

Nous ne privilégions aucun secteur », avance M. Mann. Il relève néanmoins que des études de faisabilité ont été lancées pour la réalisation de raffineries de pétrole et de cimenteries. « Cela ne veut pas dire que nous allons les faire. Il se peut qu’on abandonne ces projets si on constate qu’ils sont peu rentables et peu fiables », avertit-il.

Les enjeux

Interrogé sur l’aspect sécuritaire déjà fragilisé par l’instabilité politique de la région, M. Mann fera remarquer d’emblée qu’« aucune région dans le monde n’échappe de nos jours aux menaces de tout genre », et d’enchaîner : « Le projet aura un impact stabilisateur sur les deux pays. » « Nous n’avons pas encore discerné entre ce dont Al Noor sera responsable et ce dont les autorités des pays concernés seront responsables », a-t-il ajouté. Ce projet, signale-t-on encore, sera bénéfique aux économies émergentes en facilitant les échanges entre les deux continents (Afrique et Asie). La région ciblée représente un grand potentiel.

Qu’on en juge : les économies du Moyen-Orient enregistrent une forte croissance à un taux moyen de 6,5% /an, tirée par les prix élevés du pétrole, mais aussi d’autres industries. Le PIB des pays du Golfe avec l’Egypte et la Jordanie devrait atteindre les 1045 milliards de dollars en 2008. La croissance économique en Afrique de l’Est (Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Tanzanie et Ouganda) en 2007 s’est établie à 6,47% en 2007, selon les données de CIA World Factbook. Ces chiffres renseignent sur les opportunités qui existent dans la zone choisie par les initiateurs d’Al Noor Cities. « L’objectif du projet Al Noor est de créer des villes intégrées à l’échelle mondiale pour relier deux continents qui provoquera un changement majeur, non seulement pour les économies du Yémen et Djibouti, mais aussi pour l’économie régionale du Moyen-Orient et en Afrique.

Ces deux villes, reliées par un pont sur la mer Rouge, seront le catalyseur de la croissance économique pour les générations à venir », promet Mohammed Ahmed Al Ahmed, président-directeur général de Al Noor Holding Investment. D’après lui : « Les investisseurs institutionnels sont à la recherche de la prochaine vague d’opportunités. Les possibilités d’investissement dans les marchés émergents dit BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) existent encore, mais ils ne sont plus considérés comme des marchés naissants. Le prochain marché émergent en pleine expansion sera le Moyen-Orient et l’Afrique, et Al Noor soutiendra la croissance économique dans ces marchés », a-t-il conclu.

Nora Boudedja

31/07/08 (B459) Tribune de Genève – Red Sea bridge Project : Cheikh Tarek Mohamed Ben Laden à Djibouti

ADI- Cheick Tarek Mohamed Ben Laden, président du conseil d’administration de Middle East LLC et promoteur du gigantesque projet de construction du pont reliant Djibouti au Yémen, est arrivé lundi à Djibouti, à la tête d’une importante délégation d’investisseurs internationaux.

Accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, l’homme d’affaires saoudien s’est retrouvé par la suite au Kempinski Palace de Djibouti pour exposer aux représentants des grandes entreprises étrangères, dont des majors de l’industrie et du bâtiment, ce projet qui figure en bonne place dans le programme officiel des investissements à Djibouti.

« Le pont du Bab-el-Mandeb (« les portes de l’enfer » en arabe, du nom du détroit séparant Djibouti du Yémen) sera long approximativement de 28,5 kilomètres et reliera le Yémen à l’île de Périm, dans la mer Rouge, et Djibouti sur le continent africain.

Avec une route à six voies et quatre lignes ferroviaires, il se composera de poutres et d’un pont suspendu qui sera le plus long du monde.

Le projet prévoit également l’édification d’une ville nouvelle cité baptisée Madina al-Nour » (Ville lumière), « d’une superficie de 600 km2 », au nord de Djibouti, en face du détroit de Bab-el-Mandeb.

En plus d’être un centre touristique, industriel et économique, cette nouvelle cité servira de zone franche extraterritoriale pour tous les types d’échanges commerciaux possibles entre les continents africain et asiatique.

« Grâce à la mise au point des schémas directeurs du pont et des villes futuristes, dont la construction est prévue des deux cotés de la mer Rouge, nous sommes actuellement en mesure de discuter avec les investisseurs potentiels des opportunités que peut générer ce colossal projet », a souligné le dirigeant de la société Al Noor Holding Investment.

Selon Mohamed Ahmed Al-Ahmed, ingénieur de formation, « cet ambitieux projet de 200 milliards de dollars sera historique car il permettra de booster dans l’avenir les économies émergentes d’Afrique et du Moyen-Orient ».

Ce gigantesque pont intercontinental qui, selon lui, est la première connexion physique entre l’Afrique et le Moyen Orient depuis l’ouverture officielle du Canal de Suez en 1869, « promet d’être l’un des meilleurs ouvrages techniques de tous les temps ».

« L’emplacement géographique des villes Al Noor à Djibouti et au Yémen feront de celles-ci les centres commerciaux et de distribution les plus importantes d’Afrique et du Moyen Orient », a souligné Al-Ahmed,.

« A l’instar de toutes les infrastructures urbaines globales, ces deux cités abriteront tous les services essentiels à une métropole moderne et de haute technologie », a-t-il ajouté.

« Il est également prévu dans le projet « Villes Al Noor » l’élévation de trois zones commerciales, des campus de recherche et de développement, des parcs technologiques, ainsi que des quartiers financiers et commerciaux abritant les meilleures entités commerciales du monde. », a précisé l’ingénieur Al-Ahmed.

Selon le responsable de la société Al Noor, « ces deux cités abriteront aussi certaines des institutions scolaires les plus raffinées, des équipements médicaux de pointe et de fantastiques attractions touristiques qui feront de ces villes les destinations obligatoires dans ce qui sera les marchés les plus dynamiques du monde ».

« L’objectif du projet « Villes Al Noor » est de créer des villes globalement intégrées reliant deux continents offrant et susceptibles d’influer non seulement sur les économies du Yémen et de Djibouti, mais aussi sur l’économie de la région, du Moyen-Orient et d’Afrique.

Le dirigeant de la société Al Noor Holding Investment a enfin affirmé que le projet d’édification de ces villes nouvelles, reliées par un pont ferré traversant la mer Rouge, sera le catalyseur du développement économique pour les générations à venir.

02/06/08 (B450) La Tribune avec Reuters / Un pont sera bâti sur la mer Rouge entre Yémen et Djibouti

DOUBAÏ (Reuters) – L’entreprise du BTP Middle East Development annonce qu’elle projette de construire un pont sur la mer Rouge, qui reliera le Yémen à Djibouti, pour un coût total de 200 milliards de dollars englobant la création d’une zone urbaine à chaque extrémité de l’ouvrage d’art.

Middle East Development est contrôlé par l’homme d’affaires Tarek Mohamed ben Laden, un demi-frère d’Oussama ben Laden, le numéro un du groupe Al Qaïda. La société va investir au moins dix milliards de dollars dans le projet et chercher le reste auprès d’investisseurs et d’institutions financières, a déclaré lundi à la presse Issam Halabi, vice-président de la compagnie, en marge d’une conférence économique à Doubaï.

Le pont, d’une longueur de 28,5 km, sera routier mais aussi ferroviaire, et permettra l’acheminement d’eau potable et de gaz naturel. Sa construction, d’un coût de 14 milliards de dollars, durera sept à 15 ans, a déclaré Halabi.

Les projets urbains associés au pont – l’un au Yémen, l’autre à Djibouti – comprendront des quartiers d’habitation, des commerces, des installations de santé et de loisirs.

John Irish,
version française Eric Faye