25/06/08 (B453) Organisation de la Presse Africaine (source UNHCR) : Somalie / Dernières informations sur l’enlèvement d’un employé de l’UNHCR en Somalie (Info lectrice)

L’UNHCR poursuit ses efforts pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle d’un employé de l’UNHCR qui a été enlevé pendant le week-end. Hassan Mohamed Ali, aussi connu sous le nom de Keynaan, a été enlevé par des hommes armés non identifiés dans la nuit de samedi dans sa maison prés d’Afgooye, à quelque 30 kilomètres à l’ouest de Mogadiscio.

Ali Keynaan a pu contacter par téléphone l’un de ses proches dans la nuit de dimanche et a dit qu’il allait bien. Mais aucune autre information n’a été reçue concernant ses ravisseurs, sur leurs motivations ou sur le sort de notre collègue.

Ali Keynaan est le chef du bureau de l’UNHCR à Mogadiscio. Avant son enlèvement, il venait de terminer les préparatifs pour une distribution cette semaine de biens de secours élémentaires pour quelque 40 000 personnes déplacées internes qui vivent dans des installations de fortune le long des 30 kilomètres de route entre Mogadiscio et Afgooye.

Des manifestations contre l’enlèvement d’Ali Keynaan ont eu lieu autour d’Afgooye hier. Les manifestants auraient demandé sa libération immédiate et en toute sécurité. Neuf travailleurs humanitaires sont actuellement détenus en Somalie

Ali Keynaan, qui est le membre le plus ancien du personnel de l’UNHCR en Somalie, est bien connu à Mogadiscio en tant qu’humanitaire et défenseur des droits de l’homme. Lui-même et sa famille ont été eux-mêmes déplacés l’an dernier par le conflit permanent dans la capitale et ils vivaient dans le village de Ceelasha, à l’ouest de Mogadiscio sur la route d’Afgooye.

Au total, ce sont plus de 300 000 Somaliens qui sont déplacés internes et tentent de survivre le long du corridor d’Afgooye, sur lequel Ali Keynaan avait décidé de cibler le travail humanitaire de l’UNHCR. Son enlèvement nous contraindra à reporter la fourniture de l’aide à ces personnes qui se trouvent dans une situation déjà totalement désespérée et cela affectera également la poursuite des activités humanitaires dans la capitale somalienne.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Antonio Guterres a demandé la libération immédiate et sans condition d’Ali Keynaan, précisant que ce dernier, ainsi que l’ensemble du personnel somalien, étaient indispensables pour assurer la fourniture d’une aide humanitaire vitale à des dizaines de milliers de civils innocents victimes du conflit sévissant dans leur pays.

À la suite d’une série d’enlèvements de travailleurs humanitaires expatriés dans le nord-est de la Somalie. ou Puntland, dont deux employés de l’UNHCR, et dans le sud et le centre de la Somalie, les Nations Unies ont décidé en avril dernier de retirer leurs employés internationaux et de les redéployer progressivement dans d’autres régions considérées comme plus sûres.

Plus d’un million de personnes sont actuellement déplacées en Somalie. Au cours des deux derniers mois, la violence dans la capitale somalienne totalement dévastée a contraint prés de 35 000 Somaliens supplémentaires à fuir leurs maisons.

10/04/08 (B442) Presse africaine – Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères

Point de presse du 09 avril 2008

– PIRATERIE/GOLFE D’ADEN

(Confirmez-vous que le groupe du GIGN dépêché à Djibouti est désormais déployé sur un navire français, prêt à un arraisonnement ou un assaut en mer, après le détournement d’un trois-mâts de croisière français par des pirates au large des côtes somaliennes ?)

Comme je vous l’ai indiqué le 7 avril, le GIGN a été envoyé à Djibouti pour servir d’appui à la négociation. Notre priorité demeure d’assurer la sécurité des otages : c’est ce que le président de la République a réaffirmé hier aux familles qu’il a reçues.

(Confirmez-vous que la cellule de crise du ministère prévoit qu”’un mois ou deux” de négociations avec les pirates en Somalie seront nécessaires avant d’obtenir la libération de l’équipage du Ponant ?)

Il est impossible de prévoir la durée de ce type de crise. Nous espérons que la libération des otages interviendra le plus rapidement possible.

C’est le sens de tous nos efforts et nous le rappelons aux familles lors des contacts quotidiens que nous avons avec elles.