18/02/11 (B591-B) La Presse canadienne / Le Nouvel Obs avec AP / Djibouti: manifestants pour le départ du président

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Djibouti pour demander la démission du président Ismaël Omar Guelleh, dernière en date d’une série de manifestations dans ce petit pays d’Afrique orientale.

Après avoir déjà effectué deux mandats, le président Guelleh, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d’avril. Il avait modifié la Constitution l’an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Cité-État de 750 000 habitants, Djibouti est séparé du Yémen, également secoué par un mouvement de contestation, par le golfe d’Aden.

Selon l’opposant Abdourahman Boreh, qui vit en exil à Londres, le rassemblement de vendredi à Djibouti a réuni plusieurs milliers de personnes et avait débuté dans le calme. «Après les événements en Tunisie et en Égypte, l’instinct du président le conduira presque sûrement à la violence pour contrer la confiance croissante des manifestants, a-t-il déclaré. Ce gouvernement est au pouvoir depuis 34 ans. Les gens veulent du changement.»

Le premier rassemblent politique à Djibouti avait eu lieu le 28 janvier après la prière du vendredi. Selon l’organisation non gouvernementale Democracy International, 2000 à 3000 personnes y avaient participé.

Djibouti a été le théâtre d’autres manifestations début février, et la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement, selon Human Rights Watch (HRW). Le président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme a été arrêté le 9 février après avoir fait état d’arrestations d’étudiants et de membres de l’opposition, précise HRW.

11/10/08 (B469) La Presse canadienne / Somalie: des pirates menacent de faire exploser un cargo qu’ils ont détourné.

Les pirates qui ont détourné un cargo ukrainien rempli d’armes au large des côtes somaliennes ont menacé vendredi de faire exploser le bateau si une rançon n’est pas payée, a annoncé un porte-parole des bandits.

Le « Faina » est entouré de navires de guerre américains, et une frégate russe se dirige vers cette zone, laissant penser qu’une opération-commando pourrait être lancée.

« Nous avons organisé une réunion consultative pendant plus de trois heures aujourd’hui et nous avons décidé de faire sauter le navire et sa cargaison -nous inclus-si les propriétaires du bateau ne satisfont pas notre demande de rançon », a déclaré par téléphone satellite à l’Associated Press Sugule Ali, porte-parole des bandits.

« Après trois jours, à partir de maintenant, il n’y aura plus de nouvelles du bateau. Nous savons ce qui se passera ensuite », a-t-il affirmé.

Les pirates avaient annoncé jeudi qu’ils souhaitaient négocier leur demande de rançon de 20 millions de dollars (environ 15 millions d’euros), après avoir dit pendant près de deux semaines qu’il ne diminuerait jamais son montant.

Le détournement du « Faina » a suscité particulièrement d’inquiétude en raison de sa cargaison, puisqu’à son bord se trouvent 33 chars russes T-72, ainsi qu’une quantité importante de munitions et de pièces de rechange commandés par le Kenya. Les pirates se sont emparés du cargo ukrainien alors qu’il faisait route vers le Kenya.

11/10/08 (B469) Aprés avoir réalisé plusieurs restitutions contre rançons, les pirates repartent en mer pour reconstituer leur stock de navires arraisonnés. Hier le cargo était somalien, aujourd’hui c’est un Grec ! Presse canadienne : Un cargo grec pris en otage près de la Somalie

Un chimiquier grec et ses 20 membres d’équipage ont été pris en otages vendredi soir par des pirates armés dans le golfe d’Aden, près des côtes de Somalie, a-t-on appris samedi auprès du Bureau maritime international.

Selon Noel Choong, le bateau naviguait d’Asie du Sud-Est vers le canal de Suez quand il a été intercepté. Ce détournement porte à 69 le nombre d’attaques dans les eaux somaliennes depuis le début de l’année, a-t-il ajouté. Sur ce total, 27 bateaux ont été pris en otages et onze se trouvent toujours aux mains des pirates, ainsi que 200 membres d’équipage.

23/09/08 (B466-B) La Presse canadienne : La France a déposé un projet de résolution pour « attaquer » les pirates de Somalie

La France a déposé vendredi, avec le soutien du gouvernement somalien, un projet de résolution qui permettra de constituer une force pour « attaquer » les pirates qui opèrent dans le Golfe d’Aden au large de Somalie, a annoncé l’Elysée lundi, en marge de l’assemblée générale des Nations unies.

Selon un diplomate français, le projet prévoit de constituer une force « pour attaquer les pirates ». Ces derniers ont établi un repaire dans la zone côtière d’Eyl, où ils retiennent environ 150 otages et une quinzaine de navires, dont plusieurs cargos. Ils se servent désormais des plus grands de ces bateaux pour mener, loin au large, des actions d’une audace de plus en plus grande contre les navires qui circulent dans cette zone stratégique, entre la mer Rouge et l’océan Indien.

Les militaires français sont déjà intervenus à deux reprises pour libérer les équipages de deux navires capturés par des pirates. Par ailleurs, l’Union européenne a décidé la semaine dernière de mettre en place une unité chargée de coordonner les patrouilles des navires de guerre au large de la Somalie et la France a décidé d’envoyer un bâtiment escorter les navires civils.

Mais « on ne peut pas continuer à faire la police des mers », a affirmé ce diplomate. « On essaye d’obtenir un consensus de la communauté internationale pour mettre en place une force pour attaquer les pirates. » Depuis le mois de juin, une résolution permet aux marines étrangères d’intervenir contre les pirates dans les eaux territoriales somaliennes.

Le nouveau projet doit permettre de mettre en place « une force maritime internationale » pour accompagner les navires qui traversent la zone.

« C’est un sujet qui fait relativement consensus » et Paris espère obtenir « relativement vite » l’adoption de ce nouveau texte « à l’unanimité », a rapporté cette source. Seule l’Indonésie, membre temporaire du Conseil de sécurité qui connaît aussi un problème lié à la piraterie dans le détroit de Malacca, serait réticente. Le président somalien Abdullahi Youssouf « est totalement déterminé à nous aider », ajoute l’Elysée.

La France espère trouver une solution pour continuer à escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM) qui transportent des céréales destinées à la population somalienne, a précisé cette même source. Les escortes, commencées en novembre dernier, doivent prendre fin le 27 septembre, a relevé ce diplomate, rappelant que « les bateaux du PAM nourrissent littéralement au quotidien des millions de Somaliens ».

16/09/08 (B465) La Presse canadienne / Piraterie au large de la Somalie: deux Français libérés sains et saufs (Info lecteur)

Deux Français retenus en otage par des pirates somaliens depuis le 2 septembre ont été libérés, sains et saufs, lors d’une opération menée l’armée française dans la nuit de lundi à mardi, au cours de laquelle un pirate a été tué et six autres faits prisonniers. « C’est un avertissement que nous lançons aux pirates », a commenté mardi matin Nicolas Sarkozy.

Un commando d’une trentaine d’hommes a donné l’assaut au voilier de 17m en pleine nuit « à quelque distance des côtes somaliennes », a précisé le chef de l’Etat, qui a détaillé l’opération devant la presse. « Dix minutes après l’assaut du ‘Carré d’As’, les otages étaient sains et saufs, libres. Dix minutes plus tard, le ‘Carré d’As’ appareillait vers Djibouti (…) Cette opération est donc un succès ».

« A 3h30 du matin, c’était un grand soulagement pour nous », a témoigné M. Sarkozy, qui a donné l’ordre de cette opération lundi soir à 21h. L’assaut, dont le principe avait été décidé depuis trois jours, avait été différée les deux nuits précédentes en raison d’un vent de force 5 sur la zone.

Jean-Yves et Bernadette Delanne, les deux Français originaires de Polynésie pris en otage le 2 septembre, sont « en très bonne forme » et seront à Djibouti dans six jours, a ajouté Nicolas Sarkozy. Ils se trouvent actuellement à bord de la frégate « Courbet » de la Marine nationale.

« L’option militaire s’est imposée » dès lors que la surveillance du voilier piraté a permis d’établir que les pirates se rendaient à Eyl, une zone de Somalie qui sert de base à de nombreux pirates et où sont regroupés la quasi-totalité des navires piratés dans le Golfe d’Aden. Une quinzaine de bateaux détournés et environ 150 otages s’y trouveraient, a estimé le chef de l’Etat.

Les pirates ont été défaits grâce à une manoeuvre de diversion qui a permis aux commandos de monter sur le navire, a-t-on précisé de source proche du dossier. Un pirate a été tué et six autres faits prisonniers. « Les pirates le savent, ils encourent des risques lourds », a tonné Nicolas Sarkozy.

Les six prisonniers seront convoyés vers la France, où ils rejoindront six autres pirates, arrêtés en Somalie en avril après s’être emparés du « Ponant », un autre navire français. Le président a aussi fait savoir qu’il mettait des conditions au retour éventuel des prisonniers en Somalie.

« Nous ne demandons pas à garder les pirates dans nos prisons, mais nous préférerons les garder si nous ne sommes pas certains qu’ils seront jugés punis et effectueront leur peine. » Le corps du septième sera, lui, remis aux autorités somaliennes.

« Une rançon nous avait été demandée », a précisé le président de la République, mais « la France n’acceptera pas que le crime paie ». En avril dernier, l’armée française était intervenue après le versement de deux millions de dollars, selon l’armateur CMA-CGM et seuls 10% avaient été retrouvés. Cette fois encore, les pirates ont exigé « deux millions de dollars » dès le début de la prise d’otage, a précisé un proche du dossier.

Nicolas Sarkozy a félicité « tous ceux qui ont permis cet heureux dénouement », remerciant en particulier l’Allemagne et la Malaisie pour une aide dont il s’est refusé à dévoiler la nature. Il n’a pas précisé quelles avaient été les relations entre la France et la Somalie dans cette affaire.

Le « Carré d’As », immatriculé au Venezuela, appartient à un Français vivant au Venezuela. Un couple de Polynésiens, Jean-Yves et Bernadette Delanne, le convoyait depuis l’Australie vers la France quand il a été interceptés par les pirates dans le golfe d’Aden

27/08/08 (B462-B) La Presse canadienne : Signature d’un accord entre le président somalien et son Premier ministre

Le président somalien Abdullahi Yusuf et son Premier ministre Nur Hassan Hussein ont annoncé mardi la signature d’un accord de coopération après plusieurs semaines de crise qui menaçait une administration déjà très fragilisée.

Cet accord fait suite à dix jours de pourparlers à Addis Abeba, en Ethiopie. Le gouvernement somalien a été formé en 2004 avec le soutien des Nations unies, mais a du mal à s’imposer.

Le président et son Premier ministre se querellent depuis plusieurs semaines et le limogeage par le second d’un allié du premier. Les deux hommes étaient présents en Ethiopie pour annoncer l’accord.

25/08/08 (B462) La Presse Canadienne / Les journalistes occidentaux enlevés en Somalie manquent toujours à l’appel.

La journaliste canadienne Amanda Lindhout et son collègue australien Nigel Brennan manquaient toujours à l’appel dimanche, au lendemain de leur enlèvement en Somalie, à quelques kilomètres de la capitale du pays, Mogadiscio.

Le gouvernement somalien a confirmé le kidnapping des deux journalistes occidentaux, de leur chauffeur et de deux gardes du corps somaliens. Ils ont été enlevés samedi alors qu’ils se rendaient à Elasha, à une vingtaine de kilomètres de Mogadiscio, pour y rencontrer des Somaliens déplacés en raison des violences dans la capitale.

Mme Lindhout est pigiste pour la télévision et la presse écrite, normalement basée à Bagdad. Selon les parents de M. Brennan, leur fils, un photographe indépendant, était arrivé en Afrique il y a à peine une semaine.

L’Union nationale des journalistes somaliens a condamné les enlèvements. Dans un communiqué, son secrétaire général, Omar Faruk Osman, a appelé dimanche à la remise en liberté immédiate de ses collègues, détenus « à cause de leur noble travail en faveur du peuple somalien ».

Un porte-parole du gouvernement somalien, Abdi Haji Gobdon, a déclaré samedi que son gouvernement s’efforce de trouver où les journalistes et leurs accompagnateurs sont gardés en captivité.

L’enlèvement de samedi est survenu au cours d’une période de combats particulièrement intenses en Somalie. Les enlèvements de journalistes et de travailleurs humanitaires sont fréquents en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. Ces enlèvements sont pour la plupart suivis de demandes de rançon.

Jeremy Kroeker, un Canadien qui a rencontré Mme Lindhout en Syrie l’hiver dernier, a déclaré que cette dernière est une journaliste pigiste expérimentée, familière des zones de conflits.

La mère de la ressortissante canadienne, Lorinda Lindhout, a affirmé à Edmonton, samedi, que sa fille tenait à être présente dans cette région, aux premières lignes, et qu’elle accordait beaucoup d’importance à l’aspect humanitaire de l’information.

06/08/08 (B459-B) La Presse canadienne / 2 otages italiens libérés en Somalie.

Deux travailleurs humanitaires italiens kidnappés en Somalie en mai ont été libérés et sont en bonne santé, ont indiqué mardi les autorités italiennes.

Iolanda Occhipinti et Giuliano Paganini sont en bonne santé et sont partis par avion pour Nairobi, au Kenya, où leur ambassade les a pris en charge, a précisé le Ministre des Affaires étrangère Franco Frattini. Il affirme qu’il n’y a pas eu de rançon versée.

« Ca a été si vite, je me demande encore, est-ce que c’est bien toi ? » a répété à la télévision publique, la RAI, Fulvia Cappello, la femme de Giuliano Paganini. « Cela paraît incroyable. »

Le fil de Iolanda Occhipinti a aussi eu un appel: « Elle m’a dit, c’est Maman, je vais bien, ils m’ont libérée ce matin. »

Les deux otages avaient été pris par des hommes armés le 21 mai dans le sud de la Somalie.