14/07/2017 (Brève 1032) Suite de la revue de presse sur les nouvelles révélations dans l’enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (RFI, LCI, France 24, …)

++ RFI
Lien avec la page : http://www.rfi.fr/afrique/20170714-mort-juge-borrel-djibouti-rapport-accredite-these-assassinat

Retour à la Une de l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé mort à Djibouti en 1995. Le parquet de Paris fait état d’un nouveau rapport d’expert qui confirme la thèse de l’assassinat. Selon eux, le magistrat a été frappé et son corps incendié.
(…)

++ LCI
Lien avec la page : http://www.lci.fr/faits-divers/deces-du-juge-borrel-a-djibouti-des-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat-2058529.html

ENQUÊTE – De nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Le corps du magistrat avait été retrouvé à Djibouti en 1995. (…)

++ France 24

Lien avec la page : http://www.france24.com/fr/20170713-france-affaire-juge-borrel-investigation-origine-criminelle-confirme-djibouti

Affaire Borrel à Djibouti : un collège d’experts confirme « l’origine criminelle » de la mort

Le 19 octobre 1995, le corps du magistrat français Bernard Borrel était retrouvé à Djibouti. Dix ans après une première expertise qui avait mis en lumière la nature criminelle de son décès, un collège d’experts confirme aujourd’hui cette thèse. (…)

09/06/2017 (Brève 996) Guelleh fait provoquer des délestages de la 3G à Djibouti (Info LOI, article payant)

Selon une brève parue dans le dernier numéro de LOI (n° 1452), Guelleh aurait demandé au fournisseur unique de 3G Djibtelecom, de procéder à des coupures dans la fourniture de la 3G sur le réseau.

Toujours selon LOI, cette décision aurait pour origine le fait que la population et plus particulièrement les réseaux sociaux dénoncent l’invitation du chanteur d’origine nigérianne « Davido » pour les fêtes du 40ème anniversaire de l’indépendance. Ce dernier serait contexté en raison de ses moeurs et du montant de la prestation.

07/04/2016 (Brève 729) « Une démocratie nerveuse ». Agression de la police du régime contre la presse internationale. En reportage à Djibouti, une équipe de la BBC a été arrêtée, son matériel de prise de vue saisi et ses trois membres ont été placés en garde à vue. Après huit heures d’interrogatoire, ils ont été expulsé le lendemain, via l’aéroport (En anglais – Info correspondant – article rédigé par Tomi Oladipo BBC Monitoring Africa security correspondent)

Lien avec l’article original : http://www.bbc.com/news/world-africa-35971793

Djibouti is clearly a little nervous about democracy, as within 48 hours of arriving to report on the forthcoming elections, I was among a three-man BBC team detained and expelled without explanation.

The Red Sea nation is an important security hub, hosting military bases from the US and France.

It was my first visit and I was most looking forward to seeing how the country operated with so many military personnel representing different interests.

As well as focusing on the election and its attraction to the world’s military powers, we wanted to see how its economy was developing.

The heavy military presence is a win-win situation, Foreign Minister Mahamoud Ali Youssouf told me a few hours after our arrival.

Djibouti, which borders Somalia, Ethiopia and Eritrea, gains revenue and expertise from some of the best military forces the world had to offer as well as also enjoying good security, he said.

Later that evening, we went out for dinner to have a feel of Djiboutian life and a taste of the election fever.

Equipment seized

Our team included a cameraman and producer, and as we weaved through several narrow streets, at one point a group of children ran past chanting: « I-O-G! I-O-G! »

We had seen these initials, referring to President Ismail Omar Guelleh, on buildings and vehicles everywhere – and on a brief drive out of the capital city the next day we noticed that they had even been painted in white on the hills in the distance.

It was a strong reminder of the dominance of the man who has led Djibouti for 16 years – and looks likely to defeat any opposition challenge in this week’s elections.

Omar Elmi Khaireh is one of two candidates actually running against the president, with three of the country’s seven opposition parties choosing to boycott the poll entirely.

Mr Khaireh is no stranger to confronting authority, having got into trouble with French colonialists during the struggle for Djibouti’s independence.


‘Threat to the president’

On the day after our arrival, we interviewed him just before he set out for a rally.

With a yellow sash draped around his neck, he complained that the government was not providing a good atmosphere for opposition parties to operate.

Djibouti is not generally considered a safe haven for dissent.

It ranked 170 out of 180 on last year’s World Press Freedom Index by the media watchdog Reporters Without Borders, with reports that legal and illegal means have been used to stifle journalists.

So we were not surprised to see the silver Suzuki car trailing us as we moved around the city, or the man secretly filming us on his mobile phone when we stopped outside a shop.

But we didn’t anticipate what happened next: A group of at least six men approached us in a tranquil cafe where we were having lunch.

They flashed green ID cards and said they were from « national security ».

Their leader, a tall man, possibly in his mid-thirties, announced they were taking us back to our hotel to get our equipment.

Our hotel was just across the street, but bizarrely, they tried to force us into a minivan with blacked out windows to get there.>We refused and eventually they agreed to walk with us, having confiscated our mobile phones.

The receptionist at our hotel tried to stick up for us, protesting at the aggressive behaviour of the men as they crowded the entrance to the hotel, demanding we hand over our cameras.

But his attempts only brought trouble on himself, and soon two men with « Police » spelled out in bold on the back of their polo shirts descended on him and bundled him into another vehicle.

They drove our team away in the first minivan, forcing us to put our heads down unless we wanted to be blindfolded.

No outside contact allowed

We headed east from our hotel, stopping at a building where we were held for most of the next 19 hours.

We met a man who hesitantly identified himself as Abdi. He appeared to be the person in charge and said this was a matter of national security. He offered us coffee and water.

We were interrogated for about eight hours in total, sometimes as a group, but mostly individually.

Why were we interviewing an opposition candidate?

Why had we chosen this specific time to be in Djibouti?

At times, their questions made me wonder if we had got the election dates wrong.

They also accused us of posing a threat to the president and of being sponsored by the opposition.

24/01/2016 (Brève 649) Dans un article publié le 30/05/2013, sur un ton provocateur et humoristique, nous avions imaginé que Guelleh ferait tout ce qu’il pouvait pour améliorer le classement de son régime par R S F, c’est à dire de se rapprocher de l’élite des dictateurs, dont l’Erythrée tient toujours la première place. En 2016, à l’observation de la situation de la presse à Djibouti, on mesure combien nos prévisions s’avéraient justes.

Lien avec le site RSF : https://fr.rsf.org/djibouti-harcelement-contre-les-19-01-2016,48747.html

Notre article du 30/05/2013 (breve 142)  » target= »_blank »http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15899″>http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15899

RSF : HARCÈLEMENT CONTRE LES JOURNALISTES À DJIBOUTI (19/01/2016)

Mohamed ibrahimReporters sans frontières (RSF) condamne vigoureusement les mauvais traitements subis par Mohamed Ibrahim Waïss, reporter pour la radio La Voix de Djibouti injustement retenu en détention du 11 au 17 janvier, et demande aux autorités djiboutiennes de cesser de harceler les journalistes.

Arrêté et détenu 11 au 17 janvier, le journaliste djiboutien Mohamed Ibrahim Waïss aurait été victime de graves violences de la part de la Section de Recherches et de Documentation (SRD). Les gendarmes l’ont contraint par la force à signer un procès verbal contre son gré et à livrer ses identifiants et mots de passe Facebook afin de publier en son nom des images insultantes à l’encontre de l’opposition.

RSF dénonce les conditions de détention dont le journaliste a été victime : privé de tout contact avec son avocat, il n’a pas eu accès à un médecin après ces violences et a refusé de manger par peur que la nourriture de la prison de Gabode ne soit pas comestible. 

Face à l’absence de charges, le tribunal de Djibouti devant lequel le reporter a comparu le 17 janvier n’a pas eu d’autre choix que de le relâcher. Il est néanmoins reconvoqué le 24 janvier.

RSF avait déjà défendu le journaliste, arrêté arbitrairement à plusieurs reprises ces dernières années : il a ainsi passé plus de quatre mois dans la même prison de Gabode en 2011quelques jours en décembre 2013 et dix jours en août 2014.
Mohamed Ibrahim Waïss n’est pas le seul journaliste dans le viseur des autorités puisque son arrestation a précédé de peu celle de Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de L’Aurore, un journal lancé il y a quelques mois par la principale coalition d’opposition, l’Union pour le salut national (USN).

Kadar Abdi Ibrahim a été arrêté le 14 janvier pour avoir publié en Une la photo d’une victime du massacre de Buldhuquo, lors duquel les policiers ont ouvert le feu sur une manifestation interdite, faisant au moins 29 morts d’après la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme. Relâché le 16 janvier, il reste poursuivi bien que les parents de la défunte -une fillette de 7 ans- aient confirmé qu’ils ne portaient pas plainte pour l’utilisation de la photo.

« A l’approche des élections présidentielles d’avril 2016, les autorités djiboutiennes cherchent à réprimer toute voix dénonçant les agissements du gouvernement, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Nous demandons aux autorités djiboutiennes d’abandonner ces poursuites judiciaires et de cesser de harceler les journalistes ».

A Djibouti, les journaux sont traditionnellement les porte-paroles des différents partis politiques mais au fil des ans, les organes d’opposition ont progressivement disparu. Objets d’un harcèlement permanent et de campagnes d’intimidation orchestrées par le gouvernement, les journalistes sont régulièrement arrêtés et torturés, avant d’être relâchés et poursuivis en justice.

La situation s’est aggravée depuis le début de la campagne du président sortant Ismaël Omar Guelleh, candidat à un 4ème mandat. Les autorités djiboutiennes ne reculent devant rien pour faire taire l’opposition et les arrestations de journalistes se multiplient.

Djibouti est classé 170 sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 établi par RSF.

22/12/2015 (Brève 565) La presse internationale relate les évennements criminels commis à Djibouti sous les ordres du candidat rejeté pour un 4ème mandat.

Radio Vatican : Djibouti : affrontements mortels entre police et manifestants
Afrik.com : Djibouti : 19 morts dans une sanglante répression policière
Euronews : Violences à Djibouti : au moins 7 civils morts
L’humanité : Massacres et répressions aveugles à Djibouti

06/10/2015 (Brève 483) 1er et 2éme numéros de l’Aurore. Journal mensuel de l’USN

Nos correspondants viennent de nous faire parvenir les copies de l’Aurore, N°1, journal mensuel de l’USN, daté du jeudi 3 septembre 2015 et N°2 du 1er octobre 2015

Ci-dessous vous trouverez le fac-similé des pages de couverture avec le sommaire et l’éditorial..

N°1 _ Aurore_ Djibouti

N°2 _ Aurore_ Djibouti

13/12/2013 (Brève 336) RSF Un autre journaliste de la Voix de Djibouti arrêté

Reporters sans frontières a appris l’arrestation le 12 décembre 2013 au matin, de Mohamed Ibrahim Waiss, reporter du journal et site d’information La Voix de Djibouti, arrêté par la police alors qu’il couvrait une manifestation de femmes du quartier de Buldhuqo dans la banlieue populaire Balbala de Djibouti.

« Nous demandons la libération immédiate de Mohamed Ibrahim Waiss, arrêté dans l’exercice de son métier et qui n’a rien à faire en prison », a déclaré Reporters sans frontières.

« Cette arrestation arbitraire s’ajoute à une liste déjà longue d’intimidations au cours des dernières semaines. Elle participe d’une claire tentative de museler toute voix pouvant relayer une information défavorable au régime du président Ismael Omar Guelleh, qui n’a de cesse de censurer les médias indépendants, au mépris des lois nationales et des engagements internationaux pris par Djibouti », a ajouté l’organisation.

Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières, le journaliste est actuellement détenu au Commissariat de police du 4ème arrondissement de Balbala dans de très mauvaises conditions. Son matériel de reportage et son téléphone portable ont été confisqués.

Les mères de familles de Buldhuqo, un quartier récemment démantelé par le régime, manifestaient pour demander au gouvernement de tenir ses promesses et de leur attribuer des parcelles de terrain à bâtir dans un autre quartier.

Cette arrestation est la dernière en date d’une vague qui a visé plusieurs journalistes indépendants ainsi que militants de l’opposition.

Le 7 décembre 2013, le journaliste Farah Abadid Hildid de la Voix de Djibouti, également vice-président de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH) et membre du parti d’opposition MRD avait été arrêté par la police, sans raison apparente. Les journalistes du même média, Moustapha Abdourahman Houssein et Sadam Ainan Darar, avaient été interpellés et brutalisés par la police le 4 décembre 2013, alors qu’ils couvraient une descente policière contre de petits marchands du marché Maka Moukarama, exploité par un proche du couple
présidentiel.

Avec cinq autres collaborateurs de La Voix de Djibouti, dont Moustapha Abdourahman Houssein et Farah Abadid Hildid, le journaliste Mohamed Ibrahim Waiss avait déjà été incarcéré plus de quatre mois en 2011, à la prison centrale de Gabode à Djibouti.

Djibouti occupe la 167e place sur 179 pays selon le classement établi par Reporters sans frontières

08/10/2013 (Brève 276) Revue de presse / LIBERATION DE MOHAMED ALOUMEKANI A SANAA : la presse en parle (Libération, Le Figaro, Le Vif (Belgique), …

_______________________ 1°) Le Vif (Belgique)
http://www.levif.be/info/belga-generique/le-belgo-yemenite-mohamed-saleh-alhoumekani-libere-apres-un-mois-et-demi-de-detention/article-4000418048881.htm

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani libéré après un mois et demi de détention mardi 08 octobre 2013 à 16h30 (Belga)

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani, détenu dans son pays d’origine depuis le 24 août, a été libéré mardi après-midi, a confirmé sa famille à l’agence Belga.

Le Belgo-Yéménite Mohamed Saleh Alhoumekani libéré après un mois et demi de détention Mohamed Saleh Alhoumekani avait été arrêté le 24 août à Sanaa, alors qu’il prévoyait de rendre visite à des proches. Il est un témoin clef dans l’affaire Borrel, du nom de ce juge français assassiné en 1995 à Djibouti.

A l’époque, la justice avait conclu à un suicide, mais des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président et son entourage.

Deux ordonnances de libération immédiate avaient été délivrées par un juge yéménite mais sans être rendues effectives. La demande d’extradition formulée par Djibouti pour calomnie envers le chef de l’État, Ismaël Omar Guelleh, semblait dès lors être l’unique raison du maintien en détention du ressortissant belge.

Mardi matin, le député bruxellois Ahmed El Khannouss (cdH), qui s’est rendu à Sanaa du 7 au 12 septembre et y a rencontré les plus hautes autorités de l’Etat, a souligné lors d’une conférence de presse que les autorités yéménites avaient reconnu ne rien avoir à reprocher à M. Alhoumekani.

_____________________ 2°) Libération

Affaire juge Borrel : le témoin-clé libéré au Yémen
http://www.liberation.fr/societe/2013/10/08/affaire-juge-borrel-le-temoin-cle-libere-au-yemen_937930

Le juge français avait été retrouvé mort à Djibouti en 1995.

Le témoin-clé avait été emprisonné après avoir mis en cause l’actuel président djiboutien et son entourage. Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été libéré mardi à Sanaa, où il était détenu depuis le 24 août, a-t-on appris auprès de sa famille à Bruxelles. Mohamed Saleh Alhoumekani «est sorti de prison en début d’après-midi», a déclaré son frère, Saleh Houssein Nadrin, à l’AFP.

«Nous sommes évidemment très heureux et remercions tous ceux qui ont lutté pour sa libération», a-t-il ajouté.

Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est domicilié à Bruxelles et possède la double nationalité belge et yéménite, est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête sur la mort du juge Borrel. Cet ancien officier dans la garde républicaine de Djibouti avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge.

Il avait été arrêté à son arrivée à Sanaa le 24 août alors qu’il venait rendre visite à des membres de sa famille. Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation lancée par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti, qui réclament son extradition, selon sa famille.

Son avocat belge, Me Mischaël Modrikamen, avait ensuite fait état de «blocages» empêchant sa remise à liberté «alors qu’il n’y a aucune charge contre lui». Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé.

Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et des témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat. L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de l’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger. AFP

__________________________ 3°) Le Figaro

Affaire Borrel : le témoin clé libéré
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/08/97001-20131008FILWWW00531-affaire-borrel-le-temoin-cle-libere.php

Le témoin-clé dans l’affaire du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, a été libéré aujourd’hui à Sanaa, où il était détenu depuis le 24 août, a-t-on appris auprès de sa famille à Bruxelles. Mohamed Saleh Alhoumekani «est sorti de prison en début d’après-midi», a déclaré son frère, Saleh Houssein Nadrin. «Nous sommes évidemment très heureux et remercions tous ceux qui ont lutté pour sa libération», a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est domicilié à Bruxelles et possède la double nationalité belge et yéménite, est considéré comme un acteur clé ayant permis de relancer l’enquête sur la mort du juge Borrel.

Cet ancien officier dans la garde républicaine de Djibouti avait mis en cause auprès des autorités judiciaires françaises l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh et son entourage, pour leur implication dans la mort du juge. Il avait été arrêté à son arrivée à Sanaa le 24 août alors qu’il venait rendre visite à des membres de sa famille.

Les autorités yéménites avaient mis en avant une demande d’arrestation lancée par Interpol à l’initiative des autorités de Djibouti, qui réclament son extradition, selon sa famille. Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé.

Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et des témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat. L’affaire Borrel a empoisonné pendant des années les relations entre Paris et son ex-colonie, où la France dispose de l’une de ses plus importantes bases militaires à l’étranger.