19/10/2017 (Brève 1086) 19/10/2017. Intervention enregistrée en vidéo le 15/09 à la fête de l’humanité.

Comme nous l’avions annoncé, nous mettons en ligne (certes avec le retard lié à la transmission) la vidéo du débat qui a eu lieu le 15/09 pendant la fête de l’humanité en solidarité avec les prisonniers politiques dans le monde et plus particulièrement le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha, mort dans les geôles de Guelleh après de nombreuses années de torture et d’emprisonnement sans jugement .. et même en violation d’un jugement de la cour suprême qui avait prononcé la relax, pour manque d’éléments à charge dans le dossier.

Intervention de Me Bérenger Tourné, avocat de Mohamed Ahmed dit Jabha le 15 septembre 2017 à 18h30, lors de la soirée de solidarité avec les prisonniers politiques de Palestine, Turquie, Etats unis, Maroc et Djibouti.

Modérateur Gaël de Santis en présence d’Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, Taoufik Tahouni, ancien président de l’Association France-Palestine,de Fadwa Barghouti, épouse de Marwan Barghouti, de Sylvie Jan de France Kurdistan, de Johanna Fernandez porte parole de Mummia et de Jamal, Ouadi El Hankouri de l’association marocaine des droits de l’Homme.

15/09/2017 (Brève 1068) Fête de l’Humanité à La Courneuve (Paris). A 18:30 aujourd’hui, interventions sur la situation des prisonniers politiques dans différents pays dont Djibouti.

Ci-joint la photo de l’affiche de présentation des interventions programmées à 18:30 **, annonçant celle de Me Berenger Tourne, à propos du cas de Mohamed Ahmed Jabha, mort en prison, victime de tortures et de refus de soin. Nous publierons les comptes-rendus que nous recevrons.

**(D’autres interventions dans la soirée concernant en particulier la situation des DH à Djibouti ..)

Les autres photos concernent le stand consacré à Djibouti sous l’égide du FRUD et animé par Mohamed Kadamy, son Président

Sur la photo de groupe vous pourrez reconnaître au centre Me Berenger Tourné, avocat de Mohamed Jabbha, et à côté Gaël de Santis, journaliste à l’Humanité. A gauche Mohamed Kadamy.

Sur la photo, la personne qui montre la photo de Mohamed Jabbha est Hassan Amine défenseur des droits humains et homme politique, ancien prisonnier politique qui fut en prison avec Mohamed Ahmed dit Jabha durant une année . Il a été emprisonné parce qu’il avait rendu visite à Jabha. C’est lui qui lui avait rapporté des médicaments Actuellement il est exilé en Belgique.

Interventions sur les prisonniers politiques en particulier à Djibouti - Fête de l'humanité - La courneuve - Sept 2017

03/08/2017 (Brève 1048) Djibouti: mort de l’opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha (RFI)

Lien avec l’article : http://www.rfi.fr/afrique/20170802-djibouti-mort-opposant-jabha-mohamed-ahmed

Il est devenu le symbole des détentions arbitraires à Djibouti. L’opposant Mohamed Ahmed dit «Jabha» est décédé mercredi 2 août dans l’après-midi. Accusé par le régime d’être un agent érythréen, il avait été arrêté en 2010 puis avait attendu pendant 7 années son procès avant d’être condamné à 15 ans de prison ferme en juin dernier. Selon l’opposition il était «le plus ancien prisonnier politique» du pays. Pour ses avocats, la mort de Jabha n’a rien d’accidentel.

« C’était la chronique d’une mort programmée » estime son avocat, Maître Zacharia, empli d’une grande amertume. Ces derniers mois, il n’avait cessé d’alerter sur l’état de santé de son client, atteint d’une grave maladie, et qui s’affaiblissait de jour en jour. La dernière fois qu’il l’avait vu, Jabha était trop faible pour parler.

Mohamed Ahmed avait été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le nord du pays, accusé d’être membre du FRUD, la rébellion armée qui opère dans le la région. « C’est un Érythréen en service commandé », avait dit le président Ismail Omar Guelleh dans un entretien à Jeune Afrique.

L’opposition tient les autorités pour responsables de la mort de Jabha. Selon elle, le Premier ministre en personne s’était opposé à sa libération, lorsqu’en 2016 la Chambre d’accusation avait « annulé » l’ensemble de la procédure contre lui.

Mais le parquet avait fait appel. Et Jabha avait finalement été reconnu coupable « d’intelligence avec une puissance étrangère et organisation d’une formation paramilitaire ». Il avait écopé de 15 ans de prison ferme en juin dernier. Une condamnation « à mort » pour ses avocats, prédisant déjà qu’il ne tiendrait pas jusqu’au bout de sa peine.

++
« Assassinat judiciaire »

« C’est l’épilogue tragique d’un assassinat judiciaire programmé, commente son avocat français, maître Bérenger Tourné. On l’avait condamné à 15 ans de réclusion sur la base d’un dossier vide. (…) Je n’ai pas cessé d’alerter l’Elysée, le gouvernement, depuis sept ans que cette mauvaise farce judiciaire suivait son cours. Maintenant on arrive à l’aboutissement. »

L’annonce de sa mort n’a pas surpris son avocat, en raison de la maladie dont Jabha était victime. Mais face au manque d’informations, maître Tourné n’écarte aucune option non plus. « Je ne saurai même pas vous dire s’il est mort des suites de sa maladie. Je n’exclus pas qu’il ait été purement et simplement liquidé par les services spécialisés de Djibouti. Mais en tout cas on savait que, de toute façon, son état de santé ne lui permettrait pas d’aller jusqu’au bout de sa peine. C’est peut-être ça, le plus terrible, dans cette affaire… »

20/06/2017 (Brève 1015) « Jabbha », plus vieux détenu politique de Djibouti, condamné à la mort carcérale (Par Me Bérenger Tourné -Le grand soir)

Lien avec l’article original : https://www.legrandsoir.info/jabbha-plus-vieux-detenu-politique-de-djibouti-condamne-a-la-mort-carcerale.html

Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha », est un militant du FRUD, le Front pour la restauration de l’Unité et de la Démocratie à Djibouti.

Il est un combattant de la liberté des Afars et des Somalis, comme l’était Mandela pour les Bafokengs et les Bochimans d’Afrique du sud. Il est un combattant de la liberté de tous les peuples de Djibouti, Etat volé à ces derniers comme l’Amérique fut prise aux indiens.

« Jabbha » a été arrêté le 3 mai 2010 par des soldats de l’armée du régime autocratique de Oma Guelleh alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que ces mêmes soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali, au Nord-Ouest du district de Tadjoura.

Après 60 jours au secret à être torturé par les sbires du service de documentation et de la sécurité, les services spéciaux djiboutiens, il sera écroué à Gabode, dans des conditions sanitaires déplorables.

Outre la privation de liberté, il va souffrir pendant plus de sept ans, sévices et humiliations pour finir par contracter un cancer au foie que va récemment révéler l’expertise médicale devant néanmoins le déclarer à comparaître devant la Cour d’assises fantoche de l’Etat guignol de Djibouti.

Car Djibouti pour qui l’ignore, est une marionnette. Aux bouts des ficelles, il y a la France, l’Elysée, à laquelle l’autocrate Omar Guelleh vient rendre compte chaque fois qu’il y est invité, ou plutôt convoqué…

La Défense de Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha » n’a pu se rendre à Djibouti pour le défendre. Elle n’a pas été convoquée pour l’audience par le greffe. Et surtout, toutes les dispositions étaient prises pour qu’elle soit refoulée à la frontière, si dès fois elle devait tenter de s’imposer.

C’est ainsi que Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha », a été condamné ce dimanche 18 juin 2017 à 15 ans de réclusion criminelle à l’issue d’un procès dont les débats n’ont pas même duré plus de deux heures.

Il faut dire que le dossier de la procédure est aussi épais qu’une lame de rasoir. Il est vide. Aucun témoignage, aucune investigation, pas la moindre victime ne permet de fonder la moindre charge tangible.

Qu’à cela ne tienne. De plus vieux détenu politique du régime fascisant en place, « Jabbha » va sans nul doute devenir un nouveau martyr de la liberté, parce qu’au regard de son état de santé alarmant, tout porte à croire qu’il ne survivra pas à l’incarcération, et que l’on va le laisser crever en cellule sans lui fournir le minimum de soins qui devrait pourtant lui être prodigué en urgence.

Une adresse au Président de la République a été jetée dès le lendemain du verdict, comme une bouteille à la mer, pour l’alerter sur la situation et ses conséquences.

Car il est bien certain que si un battement d’aile de papillon à Tokyo peut provoquer un orage à New York, un claquement de doigt à Paris suffit à ouvrir les geôles de Djibouti.

A défaut, « Jabbha » est condamné, et la France sera alors complice de son assassinat judiciaire.

Bérenger Tourné
Avocat à la Cour

18/06/2017 (Brève 1007) La plaidoirie interdite pour un opposant à Djibouti (Paris Match signé Jacque Dibona)

Lien avec l’article original : http://www.parismatch.com/Actu/International/La-plaidoirie-interdite-pour-un-opposant-a-Djibouti-1286804

Dimanche 18 juin 2017 commence à Djibouti le procèsMohamed Ahmed Edou, dit « Jabha », opposant au régime en place. Interdit d’accès au tribunal, son défenseur français nous confie des éléments de la plaidoirie qu’il sera empêché de prononcer.

Depuis 7 ans son avocat parisien Bérenger Tourné se bat pour faire connaitre ce qu’il qualifie de « forfaiture » et espère que les magistrats du siège, qui ont déjà rendu des décisions favorables au prévenu, sauront les confirmer. M. Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabha », a été arrêté le 3 mai 2010 par les militaires du Régiment Inter Armée de Tadjourah, « alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que des soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali, ville située au nord-ouest du district de Tadjourah ».Ce fait est établi par l’Organisation Mondiale Contre la Torture.

Dans ce procès inique la Défense de Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabha » ne se leurre pas. Il ne suffit pas de proclamer, comme il est fait depuis désormais sept ans, que « Jabha » appartiendrait à une organisation terroriste, le FRUD, qu’il serait à la solde de l’Erythrée voisine ou qu’il aurait ourdi le projet de commettre des attentats sur le sol djiboutien, sans en apporter la moindre preuve.

 « Jabha » a été arrêté le 3 mai 2010 par les militaires du Régiment Inter Armée de Tadjourah. Il restera alors détenu, aussi arbitrairement qu’illégalement, dans différents lieux d’enfermement militaire, et demeurera placé au secret pendant 58 jours. La garde à vue lui sera finalement notifiée par un officier de police judiciaire de la Gendarmerie Nationale le 26 juin 2010, à 11 heures. Mais, le 28 juin, sans que le procureur se soit prononcé, cette monstrueuse garde à vue sera encore prolongée de 48 heures. Répétons qu’aucun interprète n’a assisté M. Mohamed Ahmed Edou lors de ces interrogatoires. A l’issue de sa garde à vue, le 30 juin 2010, il a été déféré devant le procureur de la République.

Suivant un réquisitoire introductif, il sera inculpé des chefs criminels d’intelligence avec une puissance étrangère, d’attentat et d’organisation d’une formation paramilitaire, faits prévus et réprimés par les articles 135, 143 et 153 du Code Pénal et sera placé sous mandat de dépôt  à la Prison Centrale de Gabode.

++ La défense de « Jabha » n’a eu de cesse durant les sept dernières années, où il est resté écroué à Gabode, de dénoncer la nullité de la procédure.

Elle a cru obtenir gain de cause quand la Cour suprême d’abord, puis de la Cour d’appel ensuite, ont courageusement prononcé « la nullité de la procédure diligentée à l’encontre de Mohamed Ahmed Edou [et ordonné sa] mise en liberté d’office ».

On sait cependant la suite, ce sont les propos tenus par le Premier Ministre de l’Etat de Djibouti lors des débats parlementaires à l’Assemblée nationale de Djibouti du 20 octobre 2016, qui a cru pouvoir impunément déclarer :

++ Tant que je serai aux affaires, je ne laisserai pas [« Jabha »] sortir de prison

« Après tout, qu’on le tue ou pas ce fameux Edou ou Jabha, qui va pleurer dans ce pays pour lui ? Qu’on le mette en prison qui va pleurer ? Personne il le connait, vous-même qui le défendez, vous le connaissez pas ».

Nous vous demandons donc solennellement, de vous arracher à la pression et de vous armer du plus grand courage, pour dire la vérité.

Et voilà ce qui dit « Jabha » sur ce qu’il a vécu : « J’ai été arrêté le 03 mai 2010 par l’armée Djiboutienne et je fus conduis à Margoeta, dans un camp militaire. J’y suis resté 24 heures. J’ai été transféré à Assa Gueyla et un hélicoptère m’a conduit vers Djibouti au siège du service de documentation et de la sécurité pendant cinquante-sept (57) jours.

Par la suite, je fus conduit à la gendarmerie pour une enquête et j’ai été placé en garde à vue pendant onze jours. Les gendarmes lisaient des documents et par la suite ils m’ont fait signer lesdits documents sans la présence d’un interprète en afar. L’interrogatoire devant les gendarmes s’est tenu en langue arabe et je ne comprenais pas tous parce que ce jour-là j’avais faim et j’étais malade. Ma santé était fragile. Au service de communication et de la sécurité, j’ai subi des tortures. »

Rien d’autre dans ce dossier ou aucune investigation matérielle n’a été entreprise, aucun témoin entendu, aucune victime ne s’est signalée. Et Il n’y a aucune charge tangible dans ce dossier.

De sorte que l’acquittement de M. Mohamed Ahmed Edou alias « Jabha » s’impose.

Alors qu’il ne m’a pas été permis de venir en personne plaider sa cause, lui que je défends depuis sept ans à des milliers de kilomètres de distance, depuis Paris, je voudrais vous dire, Mesdames et Messieurs les jurés et juges de la Cour d’assises de Djibouti, combien cela fut et demeure un honneur de le défendre.

Car il est toujours honorable de défendre un innocent.

18/06/2017 (Brève 1008) Djibouti: après 7 ans de prison Mohamed Ahmed, dit Jabha, comparaît ce dimanche (RFI)

Lien avec l’article original : http://www.rfi.fr/afrique/20170618-djibouti-apres-7-ans-prison-mohamed-ahmed-dit-jabha-juge-avocat

Accusé par Djibouti d’être à la solde de l’Erythrée, l’opposant n’a jamais été jugé depuis sa mise en détention en juin 2010. Malgré une annulation de la procédure en octobre dernier, l’opposant est resté en prison et a même été privé de contact avec son avocat. La décision d’annuler les poursuites a été retoquée et finalement, Jabha va être jugé ce dimanche 18 juin par une cour criminelle.

En octobre dernier, la chambre d’accusation de Djibouti avait annulé l’ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed, dit Jabha, membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD). Accusé par Djibouti d’être à la solde de l’Erythrée, l’opposant n’avait jamais été jugé depuis sa mise en détention en juin 2010. Malgré cette décision, Jabha est resté en détention et a même été privé de contact avec son avocat durant plusieurs mois.

Pendant ce temps, le parquet a fait appel et la procédure a repris. « C’est quelqu’un qui a été détenu pendant plus de sept ans dans la plus grande illégalité et donc c’est la première fois qu’il va être jugé devant une cour criminelle, pour savoir si effectivement ce qu’on lui reproche est fondé ou pas », explique à RFI son avocat, Me Abdalahi Zacharia.

« Je vais vous dire une chose, c’est que je suis en face d’un dossier vide. Aucune preuve matérielle ! Et on lui reproche des prétendues intelligences avec une puissance étrangère, appartenance à un groupe de combat… Voilà… C’est des infractions ou des crimes fourre-tout.

Parce que plus de sept ans qu’il est en détention, l’accusation n’a pas voulu le juger ! Et comme par hasard, maintenant, après sa disparition pendant trois mois, il revient gravement malade. Le procureur lui-même dans son réquisitoire a reconnu que la santé de Monsieur Mohamed est critique.

C’est la raison pour laquelle ils se sont précipités pour qu’il ne meure pas en prison. Donc ils veulent le juger rapidement ».

16/06/2017 (Brève 1003) Le vétéran des prisonniers politiques revient hanter Guelleh (Alerte LOI)

Selon une alerte de LOI, Mohamed Ahmed dit Jabha, membre du FRUD serait convoqué aux assises de Djibouti le 18 juin, hors la présence de son avocat français, qui n’a pas été « invité » à plaider. C’est donc son correspondant sur place Me Zakaria Abdillahi qui devrait prononcer la plaidoirie en Défense.

Jabha est emprisonné depuis sept ans, sans jugement et en dépit d’une décision de la cour d’Appel qui avait annulé la procédure et prononcé sa libération en octobre 2016.

Les observateurs n’imaginent pas comment il pourrait bénéficier aujourd’hui d’un
non-lieu ou d’une annulation de la procédure, depuis que le premier Ministre actuel s’était vanté publiquement de maintenir Jabha en prison, tant qu’il serait lui-même à la primature.

Mais l’état de santé du prisonnier est critique, laissé sans aucun soin depuis 7 années à Gabode, il pourrait être atteint d’un cancer du foi, diagnostic extrêmement grave s’il venait à être confirmé. Cela emportera-t-il une bienveillance de la Cour ?

22/05/2017 (Brève 988) DJIBOUTI – JE SOUTIENS « JABHA »! L’ACAT lance une campagne de soutien et d’interpellation – Merci de votre engagement.

Lien avec le site de l’ACAT et la possibilité de télécharger une lettre d’interpellation : http://www.acatfrance.fr/actualite/djibouti—je-soutiens-mohamed-ahmed-dit–jabha-

Le 18 / 05 / 2017
Mohamed Ahmed a été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le district de Tadjourah, situé dans le nord du pays. Membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), « Jabha » est accusé par le régime de « coopération avec un État ennemi » (l’Erythrée).

Le FRUD est un mouvement politique armé, créée en 1991, qui lutte contre le pouvoir en place. Au cours de ses 7 années de privation de liberté, Mohamed Ahmed a été victime de diverses tortures et mauvais traitements : bastonnades répétées, simulacres d’exécution, menaces de mort, privations de nourriture… Il est aujourd’hui détenu à la prison centrale de Djibouti, l’une des pires du pays. Il a longtemps été privé de tout contact avec son avocat, ses proches et les autres détenus.

Mohamed_Ahmed_dit_Jabha

++ En prison malgré une obligation de remise en liberté
Le 6 octobre 2016, la chambre d’accusation a annulé l’ensemble de la procédure judiciaire visant Mohamed Ahmed et a ordonné sa remise en liberté. Il faut dire que la justice de Djibouti n’a quasiment rien fait en 7 ans sur cette affaire, hormis oublier ce détenu gênant, dont le dossier d’accusation semble être vide…

Cependant, malgré une obligation de remise en liberté, Mohamed Ahmed est resté emprisonné. La raison est simple : le régime veut le garder à tout prix en prison. « Jabha » est en effet devenu, au fil du temps, un symbole de résistance à un régime autocratique et despotique.

Sa remise en liberté serait perçue comme une défaite, un affront au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, qui dirige d’une main de fer ce minuscule pays de la Corne de l’Afrique, depuis 1999. Le procureur général a donc fait appel de la décision de la chambre d’accusation.

++ Inquiétudes autour de son état de santé
Le 9 mars 2017, Mohamed Ahmed aurait dû être auditionné par le juge de la Cour d’appel. L’audience n’a toutefois pas eu lieu, Mohamed Ahmed étant trop faible pour s’exprimer.

Selon l’avocat de Mohamed Ahmed, Maître Zakaria Abdillahi, qui revoyait son client pour la première fois depuis des mois, l’état de santé de « Jabha » est très préoccupant et sa vie pourrait être menacée. Le procureur général a demandé une expertise médicale.

Ensemble, exigeons sa libération !
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Lettre d’interpellation à télécharger sur le site de l’ACAT
:
https://acatfrance.fr/public/lettre-djibouti-juin.doc

07/02/2017 (Brève 919) Bruxelles. Soirée musicale le 11/02-19:00 pour soutenir Jabha et tous les prisonniers politique à Djibouti

Une grande soirée musicale est organisée à Bruxelles le 11 février à 19h par la communauté djiboutienne de Belgique avec le soutien d’Asbl interpoles, en soutien à Mohamed Ahmed Jabha et à tous les prisonniers politiques qui sont incarcérés à Djibouti.

Soirée musicale du 11 février 2017 en soutien aux prisonniers politiques à Djibouti

Avec la participation des grands chanteurs Aziz et Père Robert

Salle La Cle
quai de l’industrie – (près des Arts et Métiers)
1000 – Bruxelles

Participation : 10 €

22/10/2016 (Brève 851) Appel de la diaspora djiboutienne de Belgique pour la libération de Jabha -Rassemblement le mercredi 26 Oct à Bruxelles

APPEL DE LA DIASPORA DJIBOUTIENNE DE BELGIQUE POUR LA LIBERATION DE JABHA,le plus ancien prisonnier politique à Djibouti

 A l’appel de la Diaspora Djiboutienne de Belgique, un grand rassemblement de soutien à  Mohamed Ahmed « Jabha » est organisé ce mercredi 26 octobre 2016 devant les locaux de la commission européenne à Bruxelles.

Détenu arbitrairement et  torturé depuis juin 2010 à la sinistre prison de Gabode, il demeure le prisonnier personnel du dictateur Djiboutien qui s’était félicité de son arrestation en proclamant dans un discours au conseil de sécurité de l’ONU avoir « capturé le principal dirigeant du FRUD ».

Malgré  la récente décision de libération immédiate prononcée par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel le 6 octobre 2016, annulant l’ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed dit  Jabha, le Président de la République a décidé son maintien en prison.

Les seules  charges qui pèsent sur sa personne n’étant que d’ordre politique comme l’atteste la déclaration du Premier ministre à l’Assemblée nationale : « Jabha ne sortira pas de prison tant que je serai aux affaires »

Au moment où le pays traverse une grave crise existentielle dans un contexte régionale plus qu’incertain, nous lançons un appel pour une réorientation de la question nationale en vue de la refondation d’une république qui ne laisse aucun de ses enfants  sur le bord du chemin.

Alors rendez-vous massivement le 26/10/2016 de 14h à 16h30 au rond-point Schuman afin d’exiger la libération immédiate de Jabha.

Contacts : 00 32 46 59 48 878
                    00 32 49 98 80 397
                    00 32 49 3876 186