02/11/02 (B170) Suite de notre promenade à travers la ville et le pays. La caisse de retraites et la ville d’Ali Sabieh.


Les bureaux de la Caisse
des retraites – Photo Rawt

Ce sont des
bureaux qui sont rarement ouverts aux allocataires …. Normalement c’est
ici que les retraités doivent venir pour percevoir la pension qui leur
est due. Mais voilà, il y a rarement de l’argent disponible …

Certains
retraités font le voyage depuis des villes éloignés pour
venir encaisser leur maigre allocation de retraite. Et ils sont éconduits.
Des militaires démobilisés ou handicapés viennent aussi
et la porte est toujours close.

Les fonds
ayant été détournés par le pouvoir, la Caisse
est rarement en mesure de payer les pensions. Cet état de fait se répéte
de mois en mois. Il est à l’origine de manifestations et le pouvoir
n’a rien trouvé de mieux que de s’y opposer par la force. Des militaires
handicapés ont été tués en avril 2002 par les
soldats placés sous le Commandement de deux Officiers de la Garde :
le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama. Des
vieux travailleurs ont été blessés. Bref le pouvoir se
radicalise encore un peu plus tous les jours et il menace les plus faibles
et les plus vunérables : c’est ce qu’il appelle la politique sociale

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……. (Rawt)
La ville d’Ali Sabieh, fief d’Aden Robleh

Ali-Sabieh
est le fief de Aden Robleh Awaleh. Sa famille y habite toujours et il y est
considéré comme l’enfant du pays.

Fort mécontent
du soutien qu’apporte la population à Aden Robleh et à l’opposition
en général, le pouvoir y applique des mesures de représaille
particulière : il gèle tous les projets et toutes les subventions
destinées à cette ville de l’intérieur.

Pratiquement
aucune amélioration et aucun développement pour Ali-Sabieh.

Mais au fond,
c’est un revers de taille pour IOG car la ville lui a tourné le dos.

Et avec Ali-Sabieh,
il peut mesurer le désaveu véritable de la majorité des
Issa. En dépit de leurs efforts remarquables, les députés
Achkir Hassan Atteyet et Johar n’ont pas pu y faire remonter la côte
du dictateur.

Cela n’étonnera
aucun observateur, car chacun sait que ces deux hommes sont en réalité
les marionnettes d’IOG, des gens qui sont arrivés au sommet en vertu
de leur incompétence et de leur manque de conscience.