10/07/2013 (Brève 152)  Point sur la situation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie et en particulier à Addis Abeba par Omar Gabasse

20ème année de la présence des réfugiés djiboutiens sur le sol d’Éthiopie.
 
Avant de commencer, je voudrais souhaiter un très bon ramadan aux musulmans du monde et plus particulièrement aux réfugiés Djiboutiens qui vivent leur 20ème année d’exil en Éthiopie. Qu’Allah acceptent leurs prières et exaucent leurs vœux.
 
L’histoire des réfugiés est disponible sur le site de l’ARDHD (dossier disponible en intégralité) mais je tiens à retracer leur tragédie à l’occasion de ce 20 ème anniversaire de leur arrivée en Éthiopie.

En juillet 1993, le gouvernement tribal avait recruté des mercenaires en Éthiopie et en Somalie pour lancer une grande offensive dans le nord et le sud-ouest de la République de Djibouti. Au lieu d’affronter les résistants du FRUD qui s’étaient repliés dans les montagnes, les mercenaires, qui avaient reçu l’ordre de ne point faire de différences entre résistants et populations civiles, se sont acharnés ces derniers, plus vulnérables. Des milliers de civils, pour la plupart des femmes et des personnes âgées ont été exécutés, des cheptels ont été détruits, de nombreuses femmes ont été violées. Jusqu’à aujourd’hui ni les commanditaires, ni les exécuteurs de ces crimes n’ont été traduits en Justice. Bien au contraire, certains occupent des postes importants dans le gouvernement tandis que les autres se sont  déguisés en partisans de l’opposition politique.
 
Donc en juillet 93 plusieurs milliers de civils ont trouvé refuge en Éthiopie et en Érythrée. En Éthiopie, ils se sont installés dans la régions 2 Afar (Manda, Eli-daar, Ayssaita) où des milliers de gens vivent toujours sans aucune reconnaissance ni de la part des autorités locales, ni du HCR. Ils ne survivent que grâce à la solidarité des Afar de ces zones. Des centaines sont morts par absence de soins médicaux. Ceux qui vivent, souffrent dans l’indifférence de la communauté internationale. Ceux qui s’étaient installés en Érythrée ont été contraint de regagner l’Éthiopie car les autorités érythréennes voulaient les enrôler de force dans l’armée nationale du pays.

Aujourd’hui seules 20 familles bénéficient du statut officiel de réfugié. Elles vivent à Addis Abeba, Quatre familles ont été réinstallées en France en 2010, grâce aux démarches de l’ARDHD, mais les autres espèrent toujours une réinstallation vers un pays susceptible de les accueillir. Elles multiplient les démarches auprès du HCR d’ADDIS ABEBA.

De par leur statut, il est interdit à ces personnes d’avoir une activité rémunérée en Ethiopie. La vie est très chère pour ces personnes au regard des maigres allocations sociales attribuées par le HCR. Dans ces conditions, il est difficile de subvenir aux besoins familiaux.

En majorité, ces hommes, anciens résistants, ont fondé des familles : l’assistance mensuelle pour une famille quelque soit le nombre d’enfants est de 2500 birrs. Un loyer dans une banlieue très éloignée du centre ville, coûte au minimum 1.500 birrs et pour ce prix, ils bénéficient d’une chambre et d’une cuisine avec des sanitaires partagés.

Avec les 1.000 birrs restant ils doivent se nourrir, se vêtir et assurer les frais de transport, en particulier pour rejoindre le bureau du HCR.

Un célibataire ne perçoit que 1.500 birrs et son loyer est de 800 birrs au minimum.

Voilà la situation financière des réfugiés djiboutiens à Addis, Moralement, ils sont épuisés et désespérés. A ces problèmes s’ajoute celui de l’insécurité quotidienne, des bagarres avec des voyous dans les rues  d’Addis Abeba.
 
Je lance un cri d’alarme au bureau du HCR d’Addis Abeba pour qu’il étudie le sort des familles régularisées et de leur proposer des solutions de réinstallation dans des pays susceptibles de leur offrir une vie décente, comme ce fut le cas pour les quatre familles accueillies en France et qui s’intègrent sans problème.

Je ne terminerai pas avant d’adresser tous mes remerciements et toute ma gratitude, en mon nom personnel et au nom des réfugiés djiboutiens, à Jean-Loup Schaal pour tous les efforts qu’il a entrepris depuis qu’il a été mandaté par les réfugiés djiboutiens. A chaque rencontre avec des journalistes de radio et dans chaque réunion, il a toujours rappelé la situation de ces familles et mis l’accent sur le sort tragique des réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba,

Mille mercis.

 
Ramadan Karim

 
Omar Gabasse
Co-représentant
des réfugiés Djiboutiens en Europe.

29/09/2012 (Brève 032) Réfugiés djiboutiens d’Addis : menaces permanentes et harcèlements organisés. Appel au UN-HCR pour les protéger ! (Omar Gabasse)

Malheureuses et innocentes victimes d’enjeux qui les dépassent, les réfugiés djiboutiens d’Addis subissent des menaces permanentes de tous ordres et sont sans défense face au harcèlement des autorités éthiopiennes, sans que le UN HCR ne leur apporte la protection, auxquels ils ont le droit.

Il faut se mobiliser pour qu’ils puissent échapper (enfin !) à ce calvaire quotidien.

La récente affaire d’Hassan Osman, Président du comite des réfugiés d’Addis, a montré combien les rapports entre les Djiboutiens et les employés du DICAC se dégradent.

Rappelons par exemple que Mohamed Ismael et Ahmed Ibrahim dit Lagi (tous deux réfugiés Djiboutiens depuis 93 en Ethiopie) ont subi plusieurs arrestations et des tentatives « violentes » d’intimidation. Aujourd’hui quand ils se sont rendus ensemble au bureau du DIDAC pour s’informer poliment de la date de versement des allocations du mois de septembre, la chef comptable s’est emporté contre eux avec une véhémence inqualifiable et elle a refusé de leurs donner la date de paiement.

Elle aurait ajouté : « Vous ! Les pauvres Djiboutiens qui n’hésitaient pas à diffamer nominativement les employés sur Internet, vous devez vous attendre maintenant à des représailles de notre part et c’est vous qui en paierez les conséquences ! »

Face à cette agressivité incompréhensible et démesurée, mes deux compatriotes se sont retirés se refusant, à juste titre, à répondre aux provocations verbales de certains employés qui se sont  montrés très menaçants.

Aujourd’hui, les réfugiés Djiboutiens enregistrés, qui ne représentent qu’une vingtaine de famille, ont tenu une réunion de concertation pour évoquer leur situation et l’évolution probable de leurs rapports avec les employés locaux du UNHCR et de DIDAC, dans les prochaines semaines.

Ils pensent que ces fonctionnaires locaux ne leurs pardonnent pas d’avoir alerté l’ARDHD, le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens sur les injustices flagrantes et les vexations dont ils sont victimes. Les noms publiés, à leur demande, sur le site de l’ARDHD ont été repris sur FaceBook et sur d’autres sites.

Aujourd’hui, ils craignent des représailles dans tous les domaines, car ils connaissant l’esprit de vengeance qui anime ceux qui les harcèlent en permanence uniquement parce que ce sont eux qui détiennent des parcelles de pouvoir mais suffisantes pour blesser et pour spolier plus pauvres et plus faibles qu’eux.

Voila, la situation dans laquelle ils se débattent aujourd’hui : le pire est-il à venir ?

J’appelle le UN-HCR d’Addis, son bureau parisien qui a suivi la situation et les instances générales en Suisse à intervenir sans délai auprès du DIDAC afin que l’on fasse cesser toutes formes de menace à l’encontre de nos sœurs et de nos frères, qui ont déjà passé 19 années en exil, dans le dénuement le plus absolu et aussi dans la peur.

Comme ils ne peuvent plus retourner dans leur patrie pour les trois raisons que nous avions évoqués à plusieurs reprises sur le site, seul un pays d’accueil pourra leur permettre de vivre enfin en paix et de se reconstruire. Leur patience est méritoire, mais il y a une limite et maintenant, ils méritent amplement d’être réinstallés dans un pays tiers qui leur offre la sécurité et les moyens de s’intégrer, comme l’ont fait ceux, qui comme moi, ont bénéficié d’une réinstallation.

J’appelle aussi le Président et tous les membres du Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Addis, qui se sont déjà mobilisés fortement dans le passé, à agir pour éviter le pire, car ces réfugiés sont en danger.

Omar Gabasse
co-représentant des réfugiés Djiboutiens en Europe.

27/09/2012 (Brève 031) Alerte rouge levée pour Hassan Osman Ismaïl, réfugié djiboutien en Ethiopie. Nos correspondants nous confirment qu’il a été finalement libéré par les services de la DIAC, mais contre la signature « forcée » d’un document en amharique, dont il ignore le contenu.

Nous levons l’alerte rouge, car nous avons eu la confirmation qu’Hassan Osman Ismaïl avait été libéré hier tard dans la soirée. Il aurait subi, selon nos informateurs, des violences de la part de deux policiers qui étaient arrivés dans l’après-midi aux bureaux de la DIAC.

Il est quand même à noter qu’un troisième policier se serait opposé à ses deux collègues en leur demandant de cesser de frapper un malheureux paisible et innocent …. (C’est si rare …)

Qu’a-t-on fait signer sous la contrainte à Hassan Osman ?

Quel crédit peut-on accorder à une signature extorquée par la violence et l’intimidation ?

Jusqu’à maintenant Hassan Osman Ismaïl, qui ne maitrise que quelques rudiments d’Amharique est bien incapable de savoir ce qu’on lui fait signer de force. Sans n’avoir aucune certitude sur ce point, on peut penser qu’il pourrait s’agir d’une renonciation à réclamer les sommes qui lui étaient dues et dont il avait été arbitrairement spolié par des rapaces qui abusent de leur pouvoir et de leur statut pour s’enrichir sur le dos de malheureux réfugiés …

Et comme toujours dans des affaires aussi sordides de corruption, de menaces et d’extorsion de signatures, les policiers présents lui ont bien recommandé de ne jamais parler de « cet incident » à quiconque …

26/09/2012 (Brève 029) Alerte rouge pour Hassan Osman Ismaïl, réfugié djiboutien en Ethiopie qui serait retenu contre son gré et probablement de force dans les locaux du DIAC à Addis Abeba. (Source fiable)

Selon une source très fiable, nous venons d’apprendre que Hassan Osman Ismaïl, réfugié djiboutien dans la capitale éthiopienne serait retenu de force dans les locaux du DIAC (département, sous le patronage de l’Organisation des Églises éthiopiennes (DICAC-EOC) en charge de la gestion des affaires sociales des réfugiés urbains séjournant dans la capitale éthiopienne).

Hassan Osman Ismaïl est bien connu parmi les réfugiés puisqu’il est Président du groupe des réfugiés djiboutiens d’Addis et qu’il est leur représentant auprès du UN-HCR depuis son élection le 11 juillet. Scrutin réalisé sous le patronnage du UN-HCR …

Selon notre informateur, il aurait été sequestré ce mercredi matin par les employés ddu DIAC, qui agirait de concert avec le chef du service comptable M. de Sosena et son collègue Balay chef de service social.

Qu’est-ce qui peut motiver cette privation totalement arbitraire de liberté ?

Selon nos sources, il aurait simplement réclamé la régularisation d’une parte de l’allocation mensuelle qui lui est dûe. En effet depuis janvier 2012, il ne perçoit pas l’intégralité de la somme, puisqu’une fraction non négligeable est retenu .

Nous attendons d’en savoir plus, sur les raisons de cette rétention financière.

Alerté, l’un de ses frères djiboutiens s’est rendu immédiatement à proximité des bureaux de l’organisme, mais on lui en a interdit l’accès. Le téléphone portable de la victime est coupé.

Notre témoin a constaté, durant sa présence, l’arrivée de deux policiers qui sont entrés dans les locaux et qui y ont passé plus d’une heure.

Selon des employés, ces policiers auraient été appelés à propos du cas d’Hassan Osman Ismaïl. Depuis, notre correspondant qui n’a toujours pas réussi à entrer en contact avec lui, a établit « son siège » dans une cafeteria proche, afin de savoir s’il va être transféré dans un autre lieu ou s’il sera libéré.

________ Informations sur la situation des réfugiés

Les réfugiés djiboutiens ne cessent de se plaindre de l’arbitraire auquel ils sont confrontés en permanence, tant au niveau de la DIAC, que du UN-HCR où la célèbre Nagat M… officie, après avoir renforcé son autorité personnelle dans les services.

Les réfugiés l’accusent de faire tout ce qu’il lui est possible pour les « brimer », en leur coupant les vivres par exemple ! C’est ainsi que les nouveaux inscrits au HCR ne recevraient pas l’indemnité à laquelle ils ont droit. D’autres bénéficiaires affirment que c’est elle qui décide s’ils recevront ou non le paiement et combien elle déduira effectivement.

Beaucoup d’employés étrangers ont quitté le bureau d’Addis et ils ont été remplacés par des personnels éthiopiens, qui sont effectivement sous les ordres de la fameuse Nagat M….

Bref les réfugiés djiboutiens d’Addis continuent à ne pas être traités équitablement au niveau du UN-HCR.

Nous demandons officiellement la libération immédiate et inconditionnelle d’Hassan Osman Ismaïl et nous publierons des informations plus récentes dès qu’elles nous seront adressées.

10/07/2012 (Brèves 009) 19ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie – Un anniversaire bien triste ! Par Omar Gabasse

19 ans après l’exode de populations Afars fuyant la répression pour chercher refuge en Ethiopie et en Erythrée, c’est un bien triste anniversaire que nous commémorons aujourd’hui.

En juillet 1993 et face aux mécontentements clairement exprimés par les populations Afars quant à leurs exclusions et aux ségrégations les plus diverses dont elles étaient victimes, des mercenaires à la solde du pouvoir politique, recrutés en Ethiopie et en Somalie, ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Loin de s’opposer ouvertement et par les armes aux Combattants Afar, la cruauté de ces mercenaires ne fut dictée que par leur grande lâcheté et n’eut d’égal que la barbarie de leurs actes.

En effet, cette répression a pris comme cibles, quasi exclusivement, que des femmes, des enfants et des vieillards en pilonnant largement les villages vidés de leurs combattants, tel que Yoboki et tant d’autres en région Afar, à l’aide de bombes au phosphore.

Ces massacres, dont les images filmées furent diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne, confirmèrent hélas et d’odieuse manière la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et le rejet de tels actes sur le plan international.

L’histoire de plus de 80 000 réfugiés fuyant les zones bombardées pour se réfugier en Ethiopie et en Erythrée est largement relatée dans les articles, les analyses et les témoignages parus sur www.ardhd.org.

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afars ont obtenu le statut de réfugiés et vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

D’autre part, parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans aucune reconnaissance d’aucune sorte : ni du Haut Commissariat aux Réfugiés, ni du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 19 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors que leurs familles se sont disséminées de par le monde.

__________________________________

Je voudrais aussi rendre un hommage particulier à mon frère et Ami Mohamed Chehem Orbisoo dit Zeynou, décédé en Ethiopie(en Juillet 2000) et qui a toujours défendu la cause et les Droits des populations Afars.

Il a lutté à sa manière contre les exclusions dont nous étions victimes, il fut apprécié et respecté car étant un homme d’une grande bonté et solidaire avec tous les membres de notre communauté opposés, comme il l’était, aux exclusions.

Disponible, il était toujours volontaire pour aider les autres, se dépensant sans compter pour le bien de la collectivité Afar.

Après avoir combattu au sein du FRUD, il fut contraint de se réfugier à Manda (Ethiopie) où il créa une école publique destinée aux enfants des réfugiés djiboutiens.

Ne disposant d’aucun moyen pour cette école il fut aidé par l’Ambassade de France à Addis Abéba qui lui fournit alors les matériels nécessaires et lui versa un salaire afin que les enfants des réfugiés soient scolarisés et puissent disposer des matériels et d’un maitre d’école à la hauteur de l’objectif qu’il s’était fixé.

Pour toutes ces raisons, qu’il en soit remercié là où il se trouve.

J’espere qu’Allah, le miséricordieux, lui a réservé une place de choix et l’a accueilli en son paradis pour le récompenser de tous les bienfaits et des enseignements qu’il a offerts et dispensés, spontanément et de son vivant, aux familles Afars en général et aux enfants en particulier.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies en Europe .

Liste des réfugiés djiboutiens qui ont perdu la vie en Ethiopie. 










































































































































































































































22/04/2012 (B653) Réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba. Une nouvelle rassurante. (Omar Gabasse)

Nous venons d’apprendre, en écho aux alertes que nous avions lancées à propos de leur indemnisation par le UN-HCR, que cette organisation a finalement décidé de réévaluer l’aide mensuelle qu’elle accorde aux quelques familles qui ont été enregistrées.

Jusqu’à ce jour, un célibataire recevait 900 birs. Désormais, il recevra 1700 birs (soit 73 € env.), pour tenir compte de l’inflation dans le pays. Idem pour les familles dont l’allocation est revue à la hausse.

Bien entendu, cela ne résoud pas leurs difficultés pour survivre.. avec un montant aussi faible, mais cela leur permet de faire face au strict minimum vital et nous saluons la décision qui va dans le bon sens.

Nous rappelons que nous demandons à ce que le bureau du UN-HCR à Addis, inscrive les familles djiboutiennes qui remplissent les conditions requises, sur les listes des candidats à la réinstallation. Il semble que les réfugiés djiboutiens soient particulièrement défavorisés et que leurs dossiers soient mis systèmatiquement en-dessous de la pile.

Nous suivons avec attention les décisions qui seront prises dans les prochaines semaines, afin de vérifier si les nombreuses promesses qui nous ont été faites, seront suivies d’effet.

29/02/2012 (B645) Pour quelles raisons le UN HCR écarte-t-il pratiquement la majorité des familles djiboutiennes des possibilités de réinstallation dans un autre pays ?

Depuis plusieurs années, nous interrogeons le UN HCR pour savoir les raisons qui conduisent à ce que nous sommes contraints de considérer comme une véritable politique de discrimination à l’égard des réfugiés djiboutiens, qui attendent, pour certains, une offre de réinstallation, depuis une vingtaine d’années.

Les faits sont mesurables. Seuls six à sept familles djiboutiennes ont bénéficié d’une réinstallation en France, au Danemark ou aux USA. Et pourtant leur intégration s’est déroulée dans d’excellentes conditions.

Alors pour quelles raisons le UN-HCR met-il systèmatiquement les familles djiboutiennes à l’écart de ces programmes ? Y aurait-il une collusion avec des intérêts djiboutiens relayés par l’Ethiopie ? La question mérite d’être posée.

Dernièrement, un correspondant que nous remercions à cette occasion, nous a fait parvenir les photos du tableau d’affichage du bureau UN HCR d’Addis Abeba, qui convoque plus de 200 familles pour des interviews dans le cadre de proposition de réinstallation.

Combien de familles djiboutiennes ?

Aucune. Zéro !

Dans ces conditions, nous allons demander officiellement au HCR, les raisons de ce qui semble ête une politique de discrimination et nous lançons dès maintenant des alertes pour la faire cesser immédiatement, afin que les familles djiboutiennes, qui devraient être prioritaires, en raison souvent de l’antériorité de leur présence, bénéficient d’un traitement au moins égal à celles des autres ressortissants.

Pour des raisons de volume des photos, nous mettons ci-dessous, seulement un échantillon des listes qui sont affichées au UN HCR d’Addis Abeba, mais nous avons la photo de toutes les pages dans notre dossier.

02/02/2012 (B641) L’inquiétude des réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba, face à des mesures incompréhensibles du HCR et à l’insécurité

Bon anniversaire ARDHD !


Avant de parler de la situation des refugiés djiboutiens, je voudrais souhaiter un bon anniversaire à l’ARDHD qui va fêter sa 20éme année de luttes. Le style et la capacité d’écoute des membres de l’équipe me touchent énormément. Elle a surmonté tous les coups bas et n’a jamais prêté attention aux faux-opposants qui ont préferé garder le silence et rester inactifs face à l’injustice dans notre pays.

L’ARDHD a poursuivi sa lutte légitime et juste pour combattre ce sytème qui sévit dans notre pays depuis prés de 35 ans.

J’ai toute la reconnaissance et l’amitié que ressent un bon coeur envers vous et envers son president Jean Loup Schaal, sa vice-présidente Anne-Marie de Vaivre et l’infatigable Roger Picon. J’adresse aussi mon témoignage de reconnaissance à Laurence Dawidowicz de Survie, qui s’est beaucoup impliquée en faveur des réfugiés djiboutiens d’Addis. Mille mercis à vous tous ! Sans votre soutien les refuigies Djiboutiens auraient été jetés dans les oubliettes.

Ils avaient grandement besoin de secours que vous avez apporter.

Je compte aussi sur vous pour que les milliers de djiboutiens eparpillés sur le territoire éthiopiens, qui vivent dans des conditions inhumaines de pauvreté et d’insécurité, soient enfin reconnus comme réfugiés, comme ils en ont légitimement le droit.
____________________________
.
Coici les noms des six personnes, qui sont affichés sur le tableau du UN HCR d’Addis Abeba et qui sont susceptibles de perdre l’assistance minimum, dont ils bénéficiaient.

Mohamed Abdoulkader Radwan
Ahmed Ibrahim
Abdo Houssein
Abddallah Ali MOhamed
Hassan Osaman Ismael
Yousssouf Aytiaaso

La question que tout le monde se pose est de savoir pour quelles raisons l’UN HCR aurait décrété de leur refuser son assistance et ce qu’il compte faire pour assurer le suivi, conformément à ses statuts et à ses missions ?

______________________________

Quatre réfugiés djiboutiens ont été sauvagement agressés, par des inconnus (voyous, personnes en mission ?) le 15 janvier à Addis Abeba et ils n’ont du leur salut que dans une fuite…
Ahmed Ibrahim
Mohamed ali Aboubaker
Mohamed Ismael Ahmed
Adoita Oudoum Mohamed .

Ce n’est qu’un exemple, malheureusement parmi tant d’autres. Les harcèlements et les agressions sont trés fréquentes. Espérons qu’il ne soit pas trop tard quand le HCR décidera enfin de s’interesser aux réfugiés djiboutiens. Aujourd’hui, e crains pour leur vie, si rien n’est fait pour les réinstaller dans un pays d’accueil.

Omar Gabassé
Co-representant des refugies Djiboutiens

Nom

et prénom
Sexe
Etat-civil
Arrivée : date
Décès :

date/ lieu
Nb pers.

charge
Profession
äge
1
Houmed Cheik Kamil
H
Marié
Juillet 93
Eli Daar – 95
2
Notable
62
2
Isse Ahmed Isse
H
Marié
Juil. 93
Eli Daar 95
62
3
Nasro Said Mohamed
F
Mariée
Juil. 93
Eli Daar 96
2
Sans
4
Cheiko Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Ayssata 98
1
Instituteur
26
5
Abdo Daoud Kamil
H
Marié
Juil. 93
Ayssata 03
Instituteur
31
6
Mohamed Zeinou Ali
H
Célib.
Juil 93
Ayssita 01
Instituteur
29
7
Said Goyta Mohamed
H
Marié
Juil. 93
Ayssaita 04
2
Instituteur
35
8
Houmed Ahmed Mohamed
H
Celib.
Juil. 93
Addis Abeba
Instituteur
31
9
Ali Habib Aboubaker
H
Marié
Juil 93
Samara
6
Sans
60
10
Fatouma Houssein
F
Célib.
1994
Addis Abeba
6
Sans
27
11
Aicha Eil Gero
F
Mariée
2001
Addis Abeba
5
Institutrice
28
12
Adame Ahmed
F
mariée
1993
Logya
2
sans
30
13
Fatouma Abdo Houssein
F
mariee
1994
Addis Abeba 2002
:6
sans
34

14

Mohamed Ahmed

Dakka

H

Marié

1993

Aysaita (Père d une famille nombreuse était un cadre du FRUD)

21

Chef de famille

52

15

Andahi Kurba Abdo

F

Marié

1994

Eli-Daar 2004

4

Responsable de famille

40

17

Mohamed Ibrahim

H

Marié

1994

Ayssaita 2003

3

Responsable de famille

41

18

lsmael Ahmed

Ali

H

Marié

1993

2008 à Addis- Abeba

1

Sans

30

19

Ali lshak Abdallah

H

1994

2005 EIi- daar

4

Sans

2

20

Ahmed Mohamed

Dakka

H

Marié

1994

1999 E1i-dar

12

Responsable de famille

45

21

Mohamed Ibrahim

Ail

H