21/01/2019 (Brève 1259) France-Info : L’Ethiopie saluée par l’ONU pour le vote d’une loi « historique » en faveur des réfugiés

11/07/2018 (Brève 1174) 25ème anniversaire de l’arrivèe des réfugiés djiboutiens sur le sol éthiopien. (Omar Gabasse)

27/08/2017 (Brève 1057) Finalement les réfugiés en provenance du Yémen qui avaient été interdits d’accoster dans un premier temps, puis autorisés en suite, ont pu rejoindre l’Ethiopie où ils ont été enregistrés par UNHCR

Nous apprenons par des sources généralement fiables, que les réfugiés d’origine érythréene, qui avaient pris place à bord d’une embarcation au Yémen pour rejoindre Djibouti, ont pu rejoindre l’Ethiopie, à Ayssaita (Région 2 Afar) où ils ont été accueillis et enregistrés par le UNHCR.

On peut donc penser qu’ils pourront rester en Ethiopie en bénéficiant des droits des réfugiés (allocations et couverture maladie), ce qui est une nouvelle rassurante, même si elle ne règle pas malheureusement toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ainsi ils sont à l’abri des persécutions ou des humiliations toujours possibles à Djibouti, qui subit l’autorité absolue d’IOG et de ses obligés.

Pour mémoire, on se souviendra que les garde-côtes djiboutiens, dans un premier temps, avaient interdit l’accostage de l’embarcation à Obbock. Ensuite sous la pression des alertes (dont la nôtre), des manifestations populaires et de l’action du UNHCR, ces réfugiés avaient finalement été autorisés à débarquer.

07/07/2017 (Brève 1025) 1993-2017 Commémoration du 24ème anniversaire de l’Exode des Djiboutiens vers l’Ethiopie . (Omar Gabasse)

Aujourd’hui est un bien triste anniversaire.

24 ans après l’exode de populations Afar qui fuyaient la répression sanglante du dictateur impitoyable. Elles ont cherché refuge en Ethiopie et en Erythrée.

En juillet 1993, en réponse au mécontentement clairement exprimée par les populations Afar qui refusaient leur exclusion de la citoyenneté à part entière et qui dénonçaient les discriminations de tous ordres dont elles étaient victimes, ce sont des mercenaires à la solde du pouvoir politique Djiboutien , recrutés en Ethiopie et en Somalie, qui ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Au lieu d’avoir le courage d’affronter sur le terrain, les armes à la main, les combattants du FRUD, ces hordes sauvages de mercenaires, dont l’impunité était garantie, se sont attaqués aux populations civiles sans défense. Avec la plus extrême des cruautés.

Is ont pris comme cibles privilégiées, les femmes, les enfants et les vieillards en pilonnant largement les villages dans lesquels, il n’y avait pas de combattants, tels que Yoboki, Obock, Randa et tant d’autres en région Afar. Pour aller plus vite, ils ont lancé des milliers de bombes au phosphore.

Des images filmées de ces massacres ont été diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne (RTD) ; elles ont confirmé les méthodes odieuses qui ont abouti à la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et suscitant des réprobations unanimes au sein de la communauté internationale.

Pour fuir cette barbarie, on estime que plus de 80 000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins, fuyant les zones bombardées. Cette tragédie et le calvaire de ces familles sans défense a fait l’objet d’un dossier complet :  http://www.ardhd.org/refugie.asp

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afar ont obtenu le statut de réfugiés délivré par le HCR d’Addis Abeba. Elles vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

Parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie, plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans papier, ni aucune reconnaissance d’aucune sorte, que ce soit du Haut Commissariat aux Réfugiés, ou du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants Djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 24 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors qu’une partie des familles se sont disséminées de par le monde.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies Djiboutiens en Europe

 

29/06/2017 (Brève 1022) Un signe d’espoir pour les familles de réfugiés djiboutiens enregistrées auprès du HCR d’Addis Abeba (Omar Gabasse)

Une grande première qui a redonné espoir et courage aux familles de réfugiés qui vivent dans des conditions très difficiles à Addis Abeba, dans l’attente, depuis plus de 20 ans de solutions de relocalisation dans un pays d’accueil.

En effet, ils ont été invités par le HCR d’Addis et l’ARRA (organisme éthiopien pour les réfugiés) à participer à la journée mondiale des réfugiés du 20 juin. De nombreuses manifestations ont été organisées durant ce déplacement de trois jours à Gambela (située à 500 km d’Addis).

Mais surtout les organisations avaient tout prévu : transport par bus, hôtel et même argent de poche.

Inutile de préciser que ces familles oubliées ont retrouvé le moral à double titre : d’abord parce qu’elles étaient reconnues comme réfugiés et non comme citoyens de troisième niveau et ensuite parce que ces fêtes ont été l’occasion d’oublier la vie difficile qu’elles subissent quotidiennement en marge de la vie des citoyens éthiopiens.

Nous nous réjouissons pour elles.

Omar Gabsse
Co-représentant des réfugiés djiboutiens en Ethiopie

Réfugiés djiboutiens en Ethiopie

14/07/2016 (Brève 813) Juillet 1993-Juillet 2016 – 23 éme anniversaire de l’Exode des Djiboutiens en Ethiopie .(Par Omar Gabasse)

23 ans après l’exode de populations Afar fuyant la répression pour chercher refuge en Ethiopie et en Erythrée, c’est un bien triste anniversaire que nous commémorons aujourd’hui.

En juillet 1993, face aux mécontentements clairement exprimés par les populations Afar en réaction à leur exclusion et aux discriminations dont elles étaient les victimes, les mercenaires à la solde du pouvoir politique Djiboutien, recrutés en Ethiopie et en Somalie, ont lancé de vastes opérations sauvages de répression dans le Nord, le Sud et le Sud-Ouest de la République de Djibouti.

Au lieu de combattre dignement par les armes les Combattants du FRUD, ces mercenaires ont choisi la lâcheté en commettant les actes les plus barbares et cruels contre les populations civiles non combattantes et sans défense…

Ils ont ciblé, pratiquement exclusivement, les femmes, les enfants et les vieillards en pilonnant avec des obus au phosphore les villages pourtant vidés de leurs combattants, tel que Yoboki, Obock, Randa et tant d’autres communes dans la région Nord.

 Ces massacres, dont les séquences ont été mise en scène et filmées, ont été diffusées par la Radiotélévision Djiboutienne, confirmant d’une manière tragique et macabre la mort de centaines d’êtres humains sans défense. L’objectif était clair : il s’agissait de semer la terreur au sein de l’opinion publique nationale.

L’histoire de plus de 80 000 réfugiés fuyant les zones bombardées pour se réfugier en Ethiopie et en Erythrée est largement relatée dans les articles, les analyses et les témoignages parus sur http://www.ardhd.org/refugie.asp.

Seules, parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages, avec le strict minimum, 20 familles environ ont obtenu le statut de réfugiés en Ethiopie et depuis, privées de ressources et du droit de travailler, elles survivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir. Quatre familles avaient obtenu l’asile en France où elles se sont parfaitement intégrées, ce qui confirme non seulement la légitimité de leurs demandes mais aussi, leur volonté de repartir vers une nouvelle vie. 

Mais il faut savoir que si 20 familles ayant cherché refuge en Ethiopie ont obtenu la reconnaissance de leur statut de réfugié, plusieurs milliers vivent encore de nos jours dans la région Afar d’Ethiopie sans que le HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés), ni le gouvernement d’Ethiopie, ne consentent même à reconnaître leur présence et leurs Droits…

Ces familles ne doivent une survie précaire qu’à la solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie, qui se sont mobilisées pour partager leur propre précarité avec des populations victimes du régime djiboutien.

La gloire de la majorité des hauts responsables Djiboutiens qui se sont succédé n’est qu’un cimetière abandonné où gisent sans reconnaissance les mercenaires qui les ont servis avec zèle et férocité mais qu’ils ont lâchés depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous saluons toujours, 23 années plus tard, la mémoire de nos combattants glorieux, luttant avec de faibles moyens contre la tyrannie, l’injustice et l’accaparement de notre pays et de nos ressources.

En ce jour d’anniversaire, je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune et à toutes les familles dont le destin a basculé par la faute du régime. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après l’exil loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous les morts n’ont pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque.

Omar Gabasse
Coreprésentant des réfugiés djiboutiens en Europe.

24/08/2015 (Brève 476) Triste nouvelle d’Addis Abeba. Le décés de l’un des réfugiés djiboutiens qui était reconnu par le HCR (Omar Gabasse)

Je viens d’apprendre avec une grande tristesse le décés de l’un des réfugiés djiboutiens reconnu par le HCR.

Il s’agit de M. Ali Moussa Seick. Il a rendu l’âme, ce lundi matin, dans un hôpital d’Addis Abeba où il avait été admis la veille

Le défunt quinquagénaire laisse derrière lui une veuve et quatre enfants. Ali Moussa s’était engagé dans le FDLD à la fin des années 70 et il avait pris le maquis lors des offensives du FRUD en qualité de Commandant d’unité. En 1993, comme tant d’autres de nos compatriotes, il avait trouvé refuge en Ethiopie et il s’était établi avec sa famille à Addis Abeba. Il était le représentant d’UGUTA TOOSA à Addis Abeba.

Je m’empresse de présenter mes condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches et à l’ensemble des réfugiés djiboutiens.

Qu’Allah l’accueille en son paradis éternel ..
Inna lilaahi waa inna illeyhi rajiiquun.

Omar Gabasse.
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Toute l’équipe de l’ARDHD avec son Président se joignent à Omar Gabasse pour adresser leurs condoléances à la famille de M. Ali Moussa Seick et à ses amis.

12/07/2015 (Brève 472) 22ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Ne les oublions pas !

Il y a 22 ans, l’Armée tribale engageait une offensive d’envergure contre les populations civiles du nord de la République de Djibouti, obligeant le FRUD à se replier dans les montagnes de Mabla. Profitant de cela, les milices tuaient les civils et détruisait tout sur leurs passages, arbres, chevres, moutons, des femmes âgées, et même des enfants. Ils tiraient sur tout ce qui vivait.

C’est ce qui a contraint des milliers d’habitants à fuir la terreur en se réfugiant en Ethiopie ou en Erythrée.

A ce jour, nous ne savons toujours pas pour quelles motivations, ni le HCR ni es autorités locales sur place n’ont procédé à l’enregistrement de ces réfugiés.

Et pourtant les faits étaient connus puisque même la radio Ethiopienne avait annoncé l’arrivée de 18.000 refugiés sur son sol en juillet 93 et que le HCR avait octroyé des vivres pour ceux qui étaient parvenus à Ayssaita, Eli Daar et Manda (region2 Afar). La distribution a pris fin en 1997.

Et pourtant des milliers de refugiés Djiboutiens survivent toujours dans la region 2 Afar grâce à la solidarité de leurs frères et soeurs, tandis que 22 familles, environ, vivent à Addis Abeba, détenteurs d’une carte de réfugié délivréé par le HCR, assortie d’une maigre assistance financière et médicale.

En 2007 ces familles ont mandaté l’ARDHD et son Président Jean-Loup Schaal pour les représenter aupres des institutions internationales notamment aupres du HCR à Paris.

En effet, cette année là, le HCR avait menacé de supprimer l’assistance sociale et cherchait par tous les moyens à le convaincre de retourner à Djibouti. Grâce aux interventions et aux démarches conduites par Jean-Loup Schaal et son équipe, la décision à été annullée et 5 familles ont pu être réinstallées en France fin 2009 et début 2010 où elles se sont parfaitement intégrées.

2010
Arrivée des familles de réfugiés djiboutiens en France en 2010, accueillies
par l’ARDHD et sa Vice-présidente Anne-Marie de Vaivre

Depuis c’est le silence total !

Malgré tous nos appels, les réfugiés Djiboutiens sont les oubliés du HCR !

La situation des réfugiés djiboutiens suscite une mobilisation urgente.

La politique raciste du gouvernement, l’asphyxie économique sont permanentes : l’Armée tribale continue ses bombardements aveugles contre les populations civiles et leur cheptel et les arrestations arbitraires se multiplient.

Rien n’a changé !

C’est pourquoi nous renouvelons nos appels au UN HCR d’Addis Abeba pour qu’elles facilitent, dans un premier temps, la réinstatllation dans des pays d’accueil des 22 familles, afin de leur permettre de vivre dignement et en sécurité.

Omar Gabasse
co-représentant
des réfugiés djiboutiens en Europe