23/02/2019 (Brève 1302) Radio/vidéo – Juan Salazar a interviewé Mohamed Kadamy (FRUD) et Jean-Loup Schaal (ARDHD). Radio Libertaire et Radio fréquence plurielle

25/02/10 (B539) Groupe « République de Djibouti » – Mise en ligne d’une pétition.

Le Groupe « République de Djibouti » nous informe du fait qu’il a mis en ligne une pétition pour dénoncer les dérives anti-démocratiques du régime djiboutien et réclamer l’institution d’un régime qui respecte les droits de l’Homme et les citoyens.

Une démocratie à Djibouti pour 2011
___________________

Pour signer la pétition, rendez-vous à l’adresse :

http://www.mesopinions.com/Une-Democratie-a-Djibouti-pour-2011-petition-petitions-83ccb737e12252f64355e1a775848ec5.html

___________________

L’ARDHD rapelle qu’elle avait mis en ligne le 16 mars 2009, une pétition initiée conjointement avec le GED et Uguta-Toosa pour dénoncer les dérives du régime et manifester le refus des signataires de cautionner un amendement de la constitution djiboutienne. La pétition avait reçu le soutien de SURVIE.

Plus de 500 signatures avaient été enregistrées avant que cette pétition dont le texte est rappelé ci-dessous, n’ait été fermée prématurément le 8 mai 2009, pour mettre un terme aux attaques fomentées par des agents du régime, dans le but de la décrédibiliser.

___________________ Texte

Lettre adressée au Président de Djibouti



Après dix ans de mandat présidentiel d’Ismail Omar Guelleh, la population djiboutienne dresse un bilan désastreux. Non seulement le pays s’enfonce dans une crise économique dont les effets sont mesurables, en constatant, par exemple la baisse constante du pouvoir d’achat des familles et l’augmentation du taux de chômage (90 % de demandeurs d’emploi selon les secteurs), mais les libertés sont réduites progressivement : il n’y a plus de média libres à Djibouti. Tous les sites internet d’opposition sont censurés. La justice est aux ordres du pouvoir et a perdu toute crédibilité.



Dans ce contexte de favoritisme tribal, d’effondrement des services publics (enseignement, santé, prestations sociales, justice, armée, etc.), et de corruption généralisée, les dignitaires des partis au pouvoir lancent aujourd’hui un appel pour que la Constitution djiboutienne soit révisée, afin de permettre au Président actuel de solliciter un troisième mandat.



Ces personnalités, inféodées au pouvoir, ont avant tout un intérêt personnel à ce que le système clientéliste perdure. Malgré cela, elles prétendent être porteuses d’un message populaire en faveur de cette violation constitutionnelle dangereuse.



Afin de mettre un terme à ces allégations non fondées et de montrer que la société civile ne partage pas ce point de vue, les partis d’opposition djiboutiens, les syndicats libres et les associations s’associent pour dénoncer une manœuvre honteuse, injuste et anti-démocratique. Imaginez ce qu’il adviendrait de la crédibilité des Constitutions, si chaque Chef d’Etat décidait de réviser les articles au gré de ses désirs et de ses intérêts ?



Le peuple djiboutien aspire à la Paix, à la Justice et à l’égalité des chances. Il appelle l’avènement d’un régime juste qui saura prendre les décisions propres à reconstruire le pays et à permettre à chacun d’exercer ses droits et ses devoirs dans le respect de la Constitution non modifiée et des différentes chartes internationales.



En approuvant cette pétition, les signataires expriment leur refus de réviser la constitution pour permettre au Président de briguer un troisième mandat et pourquoi pas d’autres ….



Les partis et associations ci-dessous ont élaboré cette pétition, qui est ouverte à l’ensemble de l’opposition, aux représentants de la société civile, à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et à tous ceux qui estiment qu’il est urgent de mettre un terme à l’état de dictature à Djibouti.


ARDHD

UGUTA-TOOSA

GED