07/12/08 (B477) REUTERS : La corne de l’Afrique au bord de la famine, selon la Croix-Rouge

La crise alimentaire s’aggrave dans la corne de l’Afrique et pourrait se transformer en famine si les prochaines récoltes sont mauvaises, prévient le secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).

L’aide alimentaire des Nations unies est insuffisante dans les zones les plus touchées par la sécheresse et la Croix-Rouge a décidé d’accélérer d’urgence ses opérations, a expliqué Bekele Geleta, chef de l’IFRC, dans un entretien à Reuters en marge de la conférence de Poznan sur le changement climatique.

« La situation se détériore (…) Si la prochaine récolte est mauvaise, cela pourrait très facilement conduire à la famine », a dit Geleta.

Selon le dirigeant éthiopien, les aides du Programme alimentaire mondial des Nations unies ne sont pas suffisantes, « probablement parce qu’il n’y a pas assez de réponses à leur appel ».

A la faiblesse des récoltes due à la sécheresse dans la région se sont ajoutées la hausse des prix de l’alimentation et l’instabilité dans la région, où le gouvernement somalien se bat contre une insurrection islamiste.

En septembre, les Nations unies ont estimé que 17 millions de personnes avaient besoin d’une aide d’urgence, mais seule la moitié du 1,4 milliard de dollars nécessaire pour les nourrir jusqu’à la fin de l’année avait été apportée par les donateurs internationaux.

La Croix-Rouge affirme que 600.000 personnes vivant dans des zones reculées d’Ethiopie n’ont aucun accès à la nourriture. Elle prévoit également de ravitailler 400.000 personnes en eau et en vivres à Djibouti, au Kenya et en Somalie.

Megan Rowling,
version française Grégory Blachier

05/12/08 (B477) Le journal de la flibuste … Un seul article !!

_______________________________ 1 – REUTERS (En Anglais)

Un bâtiment de la marine US surveille le cargo Farina qui transporte un important arsenal militaire, pendant que les discussions continuent avec les pirates pour obtenir sa libération contre rançon. Elles devraient aboutir rapidement. //
U.S. warship backs off as pirate talks continue A U.S. destroyer tracking a hijacked Ukrainian cargo ship loaded with tanks has backed off and ransom talks look to be nearing a conclusion, a Somali official said on Thursday.

A surge in piracy this year in the busy Gulf of Aden and Indian Ocean off Somalia has pushed up insurance costs, brought the gangs tens of millions of dollars in ransoms, and prompted foreign navies to rush to the area.

The gangs are holding about a dozen ships and nearly 300 crew. Among the captured vessels is Ukraine’s MV Faina and a Saudi tanker loaded with $100 million of oil, the Sirius Star.

Aweys Ali Said, chairman of Somalia’s Galkayo town, said negotiations to free both ships were going well.

« The pirates have regained hope of getting a ransom (for the Faina). Ukrainian and Somali men from abroad are involved in the bargaining, » he told Reuters by telephone.

« I’m sure America is also playing a role because the warship has moved some kms (miles) further away. »

The U.S. Navy sent a destroyer and other vessels to track the Faina after it was seized by Somali gunmen in September.

Lieutenant Nathan Christensen, a spokesmen for the U.S. Fifth Fleet based in Bahrain, said several U.S. vessels remained within sight of the cargo ship — which is carrying 33 Soviet-era T-72 tanks and other heavy weapons.

A business associate of the pirates holding the Faina told Reuters in October they were seeking $8 million to release it.

On Tuesday, Somali pirates freed a Yemeni cargo ship they seized last week after successful talks between regional authorities, clan elders and the gunmen, local officials said.

Also on Tuesday, the U.N. Security Council renewed its authorisation for countries to use force against the gunmen operating off the anarchic Horn of Africa nation.

France’s U.N. ambassador, Jean-Maurice Ripert, said the move sent a very strong signal and would allow the European Union to begin an air and naval operation off Somalia on Dec. 8.

Attacks at sea have increased this year as chaos has mounted onshore. Islamist rebels have been fighting Somalia’s deeply divided interim government since the start of last year and are camped just outside the capital Mogadishu.

03/12/08 (B476-B) REUTERS : Nouvelle plainte en France visant des chefs d’État africains.

Une plainte visant le patrimoine immobilier français de trois chefs d’Etat africains a été déposée mardi à Paris pour "recel de détournement de fonds publics" par deux ONG et un citoyen gabonais. Lire la suite l’article

Les deux Organisations non gouvernementales, Transparence International France et Sherpa, estiment dans un communiqué qu’ils n’ont pu acquérir ce patrimoine grâce à leurs salaires.

"Il n’y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n’a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d’Etat, au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", écrivent-elles.

Deux premières plaintes dites "simples" avaient été déposées auprès du parquet sur les mêmes faits en mars 2007 et juillet 2008. Le procureur avait ordonné un classement sans suite, estimant que les indices d’infraction étaient insuffisants.

La procédure de plainte avec constitution de partie civile, qui est cette fois-ci utilisée, permet en principe, sauf problème de droit, d’obtenir quasi-automatiquement la désignation d’un juge d’instruction.

La plainte vise le président du Gabon, Omar Bongo, celui du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, et celui de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo. Les trois dirigeants ont déjà nié dans la presse toute malversation.

Les plaignants s’appuient sur les résultats d’une enquête préliminaire de police diligentée par le parquet en 2007 qui a établi un état des biens détenus par les chefs d’Etat.

Le rapport de police répertorie 33 appartements, hôtels particuliers et maisons possédés par Omar Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, et ses proches.

LE GABON, UN FIEF DE TOTAL

Omar Bongo possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d’euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le XVIe arrondissement de la capitale.

Sur la Côte d’Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, et trois maisons dont une de 176 m2.

Omar Bongo a été l’un des premiers chefs d’Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection. Cet Etat pétrolier est un fief de Total.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, enregistre un total de 18 propriétés pour lui et ses proches.

Il possède une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines), un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté l’an dernier pour son épouse pour le montant de 2,47 millions d’euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d’euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

L’épouse du président de Guinée équatoriale possède deux logements dans le XVIe arrondissement, ont établi les policiers. Ils se sont rendus chez des concessionnaires d’automobiles de luxe et, exhumant chèques et paiements, ont découvert notamment trois Bugatti et une quinzaine d’autres véhicules achetés par Teodoro Obiang et sa famille.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesse

27/11/08 (B475-B) Reuters / L’Ethiopie affirme avoir procédé à la libération de 24 membres du Front des résistants de l’Oromo. // Ethiopia says freed 44 Oromo rebels (En Anglais – Info lecteur)

Ethiopia has released 44 Oromo Liberation Front rebels from jail for good behaviour during their imprisonment and for expressing remorse.

Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi, the main U.S. ally in the turbulent region, is opposed by a range of rebel groups from remote regions, including the Oromo Liberation Front (OLF) which has fought for autonomy for its southern homeland since 1993.

State TV broadcast a statement late on Tuesday by prison administration head Firdu Gebre Tsadik saying some of the 44 OLF prisoners had previously been condemned to death while others were serving life sentences.

« The prisoners, some of whom had served up to ten years, have expressed regret for the crimes they committed and have also shown good behaviour while in jail, » he said.

The footage showed one woman, identified as Asli Mohammed, hailing the amnesty as a new lease of life.

« I regret most sincerely the crime I committed against the government and the people. I shall hereafter dedicate myself to work for peace and development, » she said in Amharic.

OLF officials could not immediately be reached for comment.

The government blames the insurgents for several bomb blasts targeting the capital, Addis Ababa, in recent years, and last week it said its forces had killed a senior OLF commander after luring him to a farmer’s house in the west of the country.

Ethiopia accuses arch-foe Eritrea of backing the OLF and other rebels. Asmara denies it, and accuses Meles of oppressive policies that have triggered resistance movements. From 1998 to 2000, the two nations fought a border war in which 70,000 people were killed.

(Reporting by Tsegaye Tadesse)

21/11/08 (B475) REUTERS / Des islamistes traquent les pirates du Sirius Star.

par Abdi Cheikh

La marine américaine et les propriétaires du superpétrolier saoudien Sirius Star, détourné le week-end dernier près du golfe d’Aden, ne confirment pas que les pirates ont formulé une demande de rançon d’un montant de 25 millions de dollars pour le navire. (Reuters/William S. Stevens-US Navy/HO)


Des dizaines d’insurgés islamistes somaliens ont entrepris vendredi de traquer, dans la région du port d’Haradheere, le groupe de pirates responsable du détournement d’un pétrolier géant saoudien, le Sirius Star, au large des côtes du pays.

« L’Arabie saoudite est un pays musulman et détourner son navire est un crime plus grave que s’il s’agissait d’autres navires », a déclaré à Reuters le cheikh Abdirahim Isse Adow, un porte-parole des insurgés. « Haradheere est sous notre contrôle et nous devons faire quelque chose pour ce navire », a-t-il dit.

Le Sirius Star – avec sa cargaison pétrolière d’une valeur de 100 millions de dollars et ses 25 membres d’équipage philippins, saoudiens, croates, polonais et britanniques, aurait, pense-t-on, jeté l’ancre au large de Haradheere.

Ni la marine américaine ni Vela International, filiale de Saudi Aramco et propriétaire du navire, n’ont confirmé des informations de presse selon lesquelles les pirates exigent une rançon de 25 millions de dollars.

Il s’agirait, si elle est avérée, de la plus forte demande de rançon faite à ce jour par les pirates qui infestent les eaux du golfe d’Aden et de l’océan Indien au large de la Somalie.

Illustration du chaos qui règne en Somalie et qui alimente la piraterie, les policiers de Mogadiscio ont déclaré avoir pris en embuscade et tué 17 combattants du groupe islamiste al Chabaab, qui avaient l’intention d’assassiner un haut responsable.

Les combattants d’al Chabaab portaient des foulards noirs aux inscriptions arabes et se rendaient au domicile du chef du quartier de Madina, aux premières heures de vendredi, lorsque les policiers, avertis, les ont pris par surprise.

Les islamistes sont en guerre contre le gouvernement de transition et ses alliés éthiopiens depuis deux ans. Ils lancent presque chaque jour des opérations de guérilla dans Mogadiscio et contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie, jusqu’à une ville située à une quinzaine de km de la capitale.

Les chefs des groupes insurgés islamistes démentent toute collusion avec les pirates et assurent qu’ils réprimeront la piraterie s’ils reviennent au pouvoir. A cet égard, ils rappellent qu’ils avaient réprimé ce phénomène lorsqu’ils ont été brièvement au pouvoir dans le Sud somalien, en 2006.

APPEL DU KENYA AU MONDE ENTIER

Des experts battent en brèche ces grandes proclamations et estiment que les islamistes tirent parti de l’activité de piraterie et des livraisons d’armes facilitées par les pirates. Certains experts accusent aussi des personnalités membres du gouvernement de collaboration avec les boucaniers.

A Haradheere, le notable a déclaré à Reuters que les islamistes étaient arrivés avec l’intention de trouver rapidement le Sirius Star, qui a été détourné samedi dernier à environ 450 miles nautiques au large du Kenya.

« Les islamistes sont arrivés en cherchant où se trouvent les pirates et le navire saoudien », a dit l’ancien. « J’ai vu quatre véhicules bondés d’islamistes, circulant à travers la ville ».

Le détournement du Sirius Star est la plus grosse prise à ce jour des pirates somaliens. La multiplication des actes de piraterie dans la région depuis le début de l’année a conduit certaines compagnies d’assurances à augmenter fortement leurs tarifs et certains armateurs font contourner désormais l’Afrique à leurs bateaux via le cap de Bonne-Espérance, pour éviter qu’ils ne passent par le golfe d’Aden trop dangereux.

Les pirates qui ont détourné un navire céréalier battant pavillon de Hong Kong, le Delight, ont formulé certaines exigences pour rendre le navire. Le Delight, qui transporte 36.000 tonnes de blé, a été détourné au large des côtes yéménites cette semaine alors qu’il se rendait d’Allemagne en Iran. Il est affrété par la compagnie maritime iranienne IRISL.

Le ministre des Affaires étrangères kényan, Moses Wetangula, a convoqué des ambassadeurs en poste à Nairobi pour demander à leurs pays de faire tout leur possible pour en finir avec la piraterie. « Agissez maintenant, et non pas demain », leur a-t-il recommandé.

Avec Edmund Blair et Martin Hoax,
version française Eric Faye

14/11/08 (B473-B) REUTERS. Les britanniques rédiegent un projet de résolution pour les Nations unies afin d’imposer des sanctions aux diplomates qui contribueraient à faire perdurer les violences en Somalie et à empêcher l’aide internationale d’être distribuée aux populations qui en ont besoin. // Britain drafts new UN Somalia sanctions-diplomats (En Anglais – Info lecteur)

Britain has circulated a draft resolution that would impose new U.N. sanctions on anyone contributing to violence and instability in Somalia, U.N. Security Council diplomats told Reuters on Wednesday.

The draft resolution, distributed to the 15 members of the Security Council, calls for asset freezes and travel bans for anyone engaging in or supporting violence in Somalia, including individuals or companies that violate a 1992 U.N. arms embargo against the lawless Horn of Africa country.

The resolution, obtained by Reuters, also targets anyone "obstructing the delivery of humanitarian assistance to Somalia." Several Western council diplomats said they hoped the resolution would be approved next week.

"The idea is to increase the pressure on those responsible for undermining stability in Somalia," a Western diplomat told Reuters.

The situation in Somalia has grown steadily worse this year. Assassinations, kidnappings and attacks on aid workers have been rife amid an Islamist insurgency against the government and its Ethiopian military allies.

Suspicion for attacks generally falls on clan militia or Islamist militants, though rebel leaders have said the interim government is behind the killings to discredit them and stir the international community to intervene.

Somalia’s transitional government has repeatedly called on the Security Council to send U.N. peacekeepers to take over from the African Union, which has 3,000 troops in Somalia but has said it is not up to the task.

The council has asked the U.N. secretariat to prepare possible scenarios for sending peacekeepers to Somalia, but council diplomats and U.N. officials say privately that the situation is far too dangerous for U.N. troops.

Violence in Somalia has killed nearly 10,000 civilians since the start of last year and forced more than a million from their homes, triggering an aid crisis and driving governments in the region and donor nations to despair.

The draft resolution also has the council reiterating its concern about piracy off the coast of Somalia, which has made the sea lane linking the Middle East Gulf and Asia to Europe and beyond via the Suez Canal one of the world’s most dangerous.

Ten European Union nations said on Monday they would contribute to an EU operation that would deploy an air and naval force to guard the busy channel.

The operation is due to be launched next month and is expected to involve four to six ships at any given time, as well as several maritime surveillance aircraft.

14/11/08 (B473-B) REUTERS / Les rebelles islamistes somaliens aux portes de Mogadiscio (Info lectrice)

Les rebelles islamistes somaliens ont brièvement occupé dans la matinée trois bourgs situés au sud de Mogadiscio avant de les évacuer à l’arrivée de détachements éthiopiens venus de la capitale.

Des habitants contactés par Reuters ont rapporté que les islamistes masqués et armés du groupe Al Chabaab avaient pénétré dans la nuit à Elacha, Arbis et Lafoole, trois faubourgs de Mogadiscio.

"Les hommes d’Al Chaabab ont disparu lorsqu’ils ont entendu les convois militaires éthiopiens approcher. Maintenant la ville est calme et les troupes éthiopiennes patrouillent dans le secteur", a confie un habitant d’Elacha, Bile Farah.

Les islamistes, chassés du pouvoir par l’armée éthiopienne il y bientôt deux ans, contrôlent une grande partie du sud du pays et ont pris mercredi le port de Merka, à 90 km au sud-ouest de Mogadiscio.

Abdi Sheikh,
version française Marc Delteil

10/11/08 (B473) REUTERS / Deux religieuses occidentales enlevées dans le sud de la Somalie

Des individus armés ont enlevé deux religieuses occidentales et se sont emparés de plusieurs véhicules, dans le sud de la Somalie, non loin de la frontière kényane, déclare un responsable somalien. Lire la suite l’article

« Des hommes fortement armés ont enlevé deux religieuses blanches », a déclaré le cheikh Hassan Hussein, un responsable de la région somalienne de Gedo.

« Ils ont également détourné plusieurs voitures. Nous ignorons quelle direction ils ont pris. Nous ne savons pas exactement qui ils sont, mais nous parlons de bandits somaliens », a-t-il dit à Reuters.

Bureau de Nairobi,
version française Eric Faye