09/06/05 (B301) ADDIS ABEBA (Reuters) – Les autorités éthiopiennes invitent la police à prendre les « mesures appropriées » en cas de poursuite des troubles qui ont fait 22 morts au moins.

"La police a été autorisée à prendre les mesures appropriées contre ceux qui ont l’intention d’attenter à la paix", indique le gouvernement dans un communiqué repris par la chaîne de télévision publique.

"Selon les dernières informations, le bilan est de 22 morts", poursuit-il, confirmant le chiffre avancé de sources hospitalières après une troisième journée d’émeutes post-électorales. De mêmes sources, on disait toutefois craindre un bilan beaucoup plus lourd.

D’après la version du gouvernement éthiopien, les victimes sont tombées lors de la répression par la police d’émeutes et de pillages orchestrés par la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD), principale alliance d’opposition.

La capitale éthiopienne, où la tension couvait depuis plusieurs semaines, a déjà connu lundi et mardi deux journées de manifestations étudiantes après l’annonce des résultats partiels des élections législatives du 15 mai, entachées, selon l’opposition, de fraudes massives de la part du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE) du Premier ministre Meles Zenawi.

Des centaines de manifestants, principalement des étudiants, ont été arrêtés lundi par les forces paramilitaires et les policiers qui se sont déployés en nombre dans les rues de la capitale.

PIRES VIOLENCES DEPUIS 2001

Les violences de mercredi sont les plus meurtrières à Addis Abeba depuis la mort de 41 personnes tuées en avril 2001 dans la répression des émeutes survenues à la suite de manifestations d’étudiants réclamant davantage de liberté politique et universitaire.

Mercredi, des fusillades ont retenti dans la capitale, où la plupart des commerces, à l’exception des échoppes et des pharmacies, étaient fermés.

"Tout l’hôpital est littéralement rempli de blessés", a rapporté un correspondant de Reuters à sa sortie de l’hôpital du Lion noir, où il a pu voir huit cadavres, certains ayant été atteint par balles en pleine tête.

Un flot d’ambulances continuait à apporter des blessés, pour la plupart touchés par balles, tandis que les salles d’attente étaient remplies de centaines d’Ethiopiens en pleurs.

Bereket Simon, ministre de l’Information, a déclaré à Reuters que des barrages avaient été érigés pour bloquer les pillards, qui se sont mis à lancer des pierres. Il a assuré que le gouvernement regrettait "profondément" les pertes de vies humaines.

"La CUD, qui est l’organisatrice des violences, va devoir en assumer la responsabilité", a-t-il ajouté.

La coalition d’opposition a rejeté ces accusations et elle a également démenti toute implication dans la grève des taxis, qui a rendu tout déplacement difficile mercredi à Addis Abeba.

"Nous avons lancé un appel au calme à la population et la grève n’est pas de notre fait. Les gens disent ‘assez c’est assez’ et ils nous disent que leur propre conscience les guide vers la liberté", a réagi Bebebe Eshetu, porte-parole de la CUD.

Les résultats partiels des législatives du 15 mai donnent au FDRPE et à ses alliés suffisamment de sièges pour former un nouveau gouvernement à la tête de l’Ethiopie, pays de 72 millions d’habitants et premier producteur africain de café.

La CUD a pour sa part quasiment décuplé son nombre de sièges.

Les résultats officiels sont attendus le 8 juillet.

Le FDRPE dément les accusations de fraudes et d’intimidation lancées par l’opposition.

Zenawi, lui-même ancien leader étudiant et chef d’un mouvement de rébellion, a pris le pouvoir en 1991 à la faveur du renversement du dictateur marxiste Mengistu Haile Mariam.

20/05/05 (B299) REUTERS (En Anglais) Djibouti leader ignores French death probe summons.

REUTERS
5:15 p.m. May 18, 2005

PARIS – Djibouti President Ismail Omar Guelleh, who visited Paris this week, ignored a French summons to testify on Wednesday over the mysterious death of a Frenchman in the Horn of Africa country, judicial sources said.

Guelleh left France after holding talks with President Jacques Chirac on Tuesday, Djibouti’s Paris embassy said.

French judge Sophie Clement had summoned Guelleh to give evidence in a judicial inquiry into the death of fellow judge Bernard Borrel, whose burned body was found in Djibouti in 1995.

As president, Guelleh enjoys immunity from prosecution and was not obliged to respond to the summons.

The cause of Borrel’s death has remained unsolved. Authorities initially said he committed suicide, but his widow has accused high-ranking Djibouti officials of involvement in the murder of her husband.

Guelleh said last month Djibouti had ‘nothing to do’ with the Borrel case, calling it a domestic French matter.

‘There are no tensions between us and France,’ Guelleh told reporters after meeting Chirac.

Guelleh was re-elected last month in a one-horse race in the tiny but strategically important Red Sea state.

Since 2002, Djibouti has hosted U.S. troops using the former French colony as a base to hunt down militants such as those who blew up the U.S. embassies in Kenya and Tanzania in 1998, killing more than 200 people.

27/09/03 (B214) Bonne nouvelle : la jeune nigérienne menacée de mort par un tribunal, a été relaxée en appel. Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont répondu à nos appels et qui ont signé les pétitions proposées par Amnesty. (Reuters)

Nigeria/Lapidation
– Amina Lawal obtient gain de cause en appel

Reuters | 25.09.03 | 12h54


Amina Lawal, une Nigériane condamnée en première instance
à la lapidation pour avoir donné naissance à un enfant
dix mois après son divorce a été relaxée jeudi
par la cour d’appel de l’Etat de Katsina, dans le nord du pays. « Cette
cour considère que le verdict de la Haute Cour islamique (…) n’était
absolument pas fondé et Amina Lawal et par conséquent libérée
et disculpée », a déclaré le juge Ibrahim Maiangwa.

16/09/03 (B212) En dépit des propos récents et rassurants du Ministre de l’intérieur, Bouffon du roi à ses heures, les rafles qu’ils avaient annoncé auparavant, semblent avoir effectivement commencé. (Reuters)

L’armée djiboutienne
a arrêté mardi plusieurs centaines d’immigrants en situation
irrégulière, après expiration de la date butoir qui leur
avait été assignée pour quitter le pays, ont rapporté
des témoins.

Cet ultimatum avait été
fixé voici 15 jours, lorsque les autorités ont annoncé
leur intention d’expulser plus de 100.000 étrangers, dont bon nombre,
venus de Somalie, recherchent à Djibouti de meilleurs salaires. Environ
80.000 d’entre eux sont repartis volontairement.

09/05/03 (B197) Une dépêche Reuters confirme le renforcement des troupes américaines à Djibouti dont les effectifs passeraient à 1.800 hommes ! A ce rythme, ils vont bientôt rivaliser avec les effectifs militaires français.

Note de l’ARDHD
:
On peut s’interroger sur le fait de savoir si la France n’est pas en train
de payer ses nombreuses erreurs passées. En favorisant l’installation
de Guelleh à la tête de l’une des dictatures les plus sanguinaires
d’Afrique et en le soutenant abusivement ensuite, la France est-elle payée
en retour par l’ingratitude du Génie de la Corne de l’Afrique ?

Guelleh, après
avoir encaissé toutes les subventions françaises, met-il son
ancien protecteur ‘au piquet’ en lui opposant une nouvelle donne de taille
: une présence américaine imposante ?

Désormais,
sans aucune considération pour les efforts passés, Guelleh va-t-il
jouer en permanence sur la concurrence ? Exemple : « Si tu ne me donnes
pas mon argent de poche de la semaine, je le demanderai aux américains
qui sont plus généreux que toi …. »

Et si les autorités
françaises avaient écouté nos alertes, en serions-nous
arrivés à ce point ? Probablement pas ! Mais les gouvernements
français successifs sont têtus …. Pour compenser leurs erreurs,
ils devront maintenant, conserver le tiroir-caisse de la France ouvert à
première demande, pour satisfaire les besoins personnels du dictateur.
Ainsi, ils contribueront une nouvelle fois encore à l’appauvrissement
et à l’asservissement d’une population innocente.

A
noter que les Américains ne se gênent pas pour déclarer
que de nombreuses zones ne sont pas contrôlées par les Gouvernements
respectifs. Un scoop !

____________________________ Extrait de Reuters

Une unité anti-terroriste américaine s’installe à
Djibouti
Reuters | 08.05.03 | 15h26


L’unité américaine de contre-terrorisme pour la Corne de l’Afrique
va installer à Djibouti son quartier général, précédemment
basé sur un navire de guerre, et va recevoir des renforts, ont annoncé
jeudi des responsables.

Le Corps expéditionnaire
dans la corne de l’Afrique a été mis en place en décembre
pour diriger les opérations anti-terroristes dans cette région
sensible. Le quartier général sera déplacé du
navire de commandement Mount Whitney au Camp Lemonier, une ancienne base de
la Légion étrangère, propriété du gouvernement
de Djibouti. « L’installation à terre du quartier général
du Corps expéditionnaire n’indique aucun changement d’objectifs (…)
mais s’apparente plutôt à une ‘nouvelle étape’ logique »,
peut-on lire dans un communiqué envoyé depuis le Mount Whitney.

« La mission du Corps
expéditionnaire est, et restera, de détecter, gêner et
vaincre le terrorisme international, en coopération avec les partenaires
de la coalition dans la Corne de l’Afrique. »

Plus de 200 personnes
ont rejoint le corps expéditionnaire au cours des deux dernières
semaines, portant ses effectifs à plus de 1800 personnes. Sa mission,
empêcher les opérations terroristes dans une région
où de nombreuses zones échappent au contrôle des gouvernements,
concerne la Somalie, le Kenya, l’Ethiopie, l’Erythrée, le Soudan, Djibouti
et le Yemen.

15/03/2000 – DJIBOUTI: Un habitant sur six menacé par la famine, selon le PAM DJIBOUTI (Source Reuters)

La faim menace plus de 100.000 personnes à Djibouti, victime d’une grave sécheresse depuis mai 1999, a annoncé mercredi le Programme Alimentaire Mondial (PAM) –

Selon la déléguée du Pam, Sanda Maina, citée par l’agence djiboutienne de presse, l’ancien territoire Français de la Corne de l’afrique a besoin d’urgence d’environ 2,8 millions de dollars pour se procurer des vivres.

Djibouti compte au total environ 600.000 habitants, pour la plupart d’origine nomade. En 1999, le PAM avait livré 417 tonnes de riz, de sucre, d’huile de table et de sel pour nourrir 30.000 personnes les plus touchées à Djibouti.