14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / La saga de Bandit (suite) Comment manipuler l’opinion pour obtenir la possibilité de se présenter pour de nouveaux mandats.

Le saviez vous ? Quand le « Bandit autorisé » veut transmettre des informations confidentielles, il utilise des méthodes « dites populistes ». Sans aucun état d’âme, il met en oeuvre tous les moyens illimités qui sont à sa dispositions et il fait porter le pli par des illettrés.

En déclenchant cette soi-disant guerre avec l’Erythrée, il avait déjà plannifié son projet de modifier la constitution. Pour cela, il avait d’abord besoin de protéger ses arrières en (im)mobilisant les forces armées sur un front. Il lui était facile ensuite de jouer la corde sensible et d’affirmer qu’il ne faut pas changer le chef de l’Etat durant une guerre …

Dans les mailles de son filet, il y a un arabe qui habite une maison du Boulevard du General de Gaulle. C’est lui qui a fait de la publicité pour la révision de la Constitution : il a affiché des portraits du « Bandit autorisé » avec le mot d’ordre « changer la Constitution ».

Lors du défilé du 4 mars, il a demandé à certains comédiens « obligés du régime » d’impliquer les handicapés et les infirmes, qui sont dans la misére parce qu’ils n’ont ni travail, ni maison, ni avenir ..

Comme toujours, on leur a promis qu’ils allaient gagner le gros lot …

Certains ont utilisé des vélos pour handicapés, d’autres des béquilles .. pour parcourir la ville. Qu’il est criminel d’obliger ces gens en situation de grande faiblesse physique, financière et morale, en leur faisant miroiter des illusions .. !

Puis on a recruté des « faux » étudiants qui n’en avaient que le nom.

Par exemple,
Dileita a fait quelque chose de particulièrement honteux : à la fin d’un discours du Bandit au Palais, il s’est levé et il a embrassé l’épaule du Bandit qui a beaucoup apprécié ce geste d’allégeance.
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Bon, je reviens à mon sujet et je vais vous expliquer la procédure que Bandit et Paulette utilisent pour faire passer à la base, à l’homme affamé, aux pauvres la nécessité absolue de changer la Constitution.

1) Deux à trois « cons » ont commencé à lancer l’idée de cette révision dans le palais de Bandit et de ses consorts. Ce fut le point de départ.

2) Les différents Imams ont été convoqués au Ministère des affaires religieuses pour un briefing. Il leur a été demandé d’appeler les fidèles qui prient dans les différentes mosquées à soutenir le projet de révision de la Consitution et de poursuivre la Campagne dans toutes les réunions religieuses. Pour ceux qui ne vont pas prier, on a choisi d’autres vecteurs : les hôtesses, les chichas…

3) Puis il a utilisé les officiers et les sous-officiers qui bénéficient de logements de fonction pour qu’il fasse passer la « bonne parole » dans les Casernes ….

4) Dans les réunions orientation tribale, prenant les clans, les sous-clans, un par un, que ce soit dans les abris de fortune pour les plus pauvres, dans des maisons luxueuses pour les plus riches ou au Kempiski pour les plus nantis, il a eu recours à des « agents » achetés pour l’occasion, chargés de tansmettre le message.

Pour enfoncer le clou, Paulette, qui n’aucun scrupule, n’a pas hésité à demander aux pauvres les plus nécessiteux de verser leur part !!! Elle a utilisé la RTD pour diffuser ces mises en scéne pitoyables …

5) Les commerçants fantoches ont été mobilisés pour faire leur danse du ventre.

6) Les représentantes des femmes djiboutiennes n’ont pas été oubliées. Dans chaque quartier, dans chaque ville, elles ont été invitées à passer à la RTD. Même les SDF « sans domicile fixe » ont été concernés par l’opération de manipulation de l’opinion publique.

7) Ensuite ce fut le tour des épouses : femmes de ministres, de députes, de hauts fonctionnaires et chefs de service. Il leur a été demandé de véhiculer le message.

8) Les Associations « dites des propagandes », les chefs des quartiers, les employés des entreprises publiques comme l’EDD, l’ONEAD, Djib Télécom ont été mobilisés pour s’assurer que tous les employés recevaient bien l’information et qu’ils se déclaraient favorables au projet … de Bandit.

9) On pourrait citer aussi les petits commerçants, les vendeuses de fruits et légumes, les bouchers, marchands de poissons, vendeurs ambulants, restaurateurs, techniciens : chaque corporation aura des élus qui passeront sur la RTD un jour. En contrepartie, ces professionnels espèrent bénéficier d’ avantages particuliers « souvent illégaux », comme celui d’utiliser un terrain public sans loyer ou d’avoir des droits ou taxes réduites. Tout est bon !

10) Les syndicats « maison », comme celui des bus, des transporteurs, des taxis et des employés (surtout l’UGTD d’Abdo Sikieh), des transitaires et j’en passe, ont été mis contribution.

11) Au final l’artillerie avec des poids lourds, comme le Président de la Sogiq, celui de la Chambre de commerce ou les gros commerçants : tous doivent être vus à la RTD et ils doivent déclarer leur enthousiasme pour le projet, pour le régime et pour que Guelleh puissent multiplier les mandats.

Apres tous ces mises en scène, Bandit va faire modifier la Constitution.

Le jour venu, il sera absent : soit au Day, à Tadjoura, Obock, Dikhil ou Ali sabieh. Il fera semblant d’être totalement surpris et il réservera sa première réaction de satisfaction aux parlementaires qui ont voté la révision.

Il dira ensuite combien il est honoré et motivé pour accomplir ‘l’immense tâche » qui l’attend pour le bien-être du peuple, le développement de l’équité, des soins, de l’éducation et du niveau de vie … Bref les bobards traditionnels qu’il ressort dans chaque occasion.

14/03/09 (B490) Les lecteurs écrivent / Qui est Neima Djama ?

Chers amis de l’ARDHD

Je suis Djiboutien, fidèle lecteur de votre site depuis 2001.

J’aimerais vous donner mon sentiment sur la base des informations dont je dispose, sachant :
1°) qu’elles ne plairont pas à tous vos nombreux lecteurs du site, compte-tenu de l’enthousiasme suscité par la mise en ligne de la dernière chanson de cette artiste,

2°) que l’équipe de l’ARDHD nous a toujours donné la parole, à nous qui sommes contraints au silence par la dictature et qu’elle publie les différents avis et opinions qu’elle reçoit.

A la lecture de l’information que vous avez publiée concernant l’accrochage entre Hachi Abdillahi dit « grande Guelle ( h ) » et la chanteuse Neima Djama, j’ai réagi et j’aimerais vous apporter quelques éclaircissements.

Pour moi, cette chanseuse n’est pas honnête et je vais vous en donner les raisons.

Ethiopienne d’origine, native d’Hadhagalla, je la soupçonne d’être aussi une tribaliste « pur et dur » qui est probablement manipulée par les Services spéciaux de Guelleh depuis les débuts des années quatre-vingt-dix.

Comme vous le savez, à la lecture des différentes contributions que je vous ai envoyées dans le passé, je ne suis pas un supporter de la première dame du pays (qui est certainement le premier drame du pays). Mais nous sommes nombreux à nous interroger pour savoir si Neima ne serait pas au fond, une admirative fanatique du Président auto-proclamé qui rêve de devenir Président à vie de Djibouti ?

Cela pourrait expliquer, pourquoi elle ne peut pas supporter que Paulette reste sous les couettes du ventru.

Ma thèse : l’affaire de la chanson est arrivée à point nommé pour occulter un problème beaucoup plus grave et plus important, puisqu’il engage l’avenir du pays.

Est-elle jalouse maladivement pour s’en prendre aux paisibles Djiboutiens que sont les Issack et les Gadaboursis dont la grande majorité a déjà déserté la dictature pour fuir la discrimination et les autres injustices ?

L’objectivité me commande de rappeler que ni Hachi Afweyneh, ni Kabyo ne sont issus de ces deux communautés. Alors je m’interroge pour savoir si cette curieuse chanteuse n’aurait pas pour mission secrète de détourner l’attention de l’opinion publique au moment où Guelleh se livre à la pire des mystifications en poussant les élus, les décideurs et tous les gens influents à le supplier officiellement et fort respectueusement d’accepter un troisième mandat, en prétendant que c’est un souhait majoritairement partagé dans le pays. La belle imposture !

Pour faire passer son projet et faire oublier qu’il va commettre un acte sacrilège en faisant réviser
la Constitution par ses élus « aux ordres », le dictateur au pouvoir, aurait-il choisi, comme il a l’habitudede le faire, de réveiller les problèmes ethniques et de réactiver notre vieux démon qu’est le tribalisme.

Son joker dans cette partie de poker menteur n’est-il autre que Neima Djama ?

La question peut se poser. Car c’était elle qui chantait, en 1992, en l’honneur de l’unité ISSA – GURGURA, afin de provoquer une division des Djiboutiens ; on sait aujourd’hui que c’était une manoeuvre bien orchestrée par IOG et ses sbires des SDS.

Agirait-elle comme Aref, le traître personnifié ? (Et l’ARDHD en sait quelque chose)

Car les jours pairs, elle propose des pamphlets contre le régime et le lendemain elle fait l’éloge du couple infernal de Djibouti.

Suffirait-il qu’on lui remette une enveloppe bien remplie avec des billets de banque pour qu’elle change ses orientations ?.

A mon avis, il ne faut pas donner plus de crédit à cette interprète qu’elle ne le mérite.

Si l’on attribue de la puissance à la femme, c’est que le mari est faible !

Concernant la Paulette, je le dis et je le répète, c’est un drame pour notre pays. Cependant, il serait illusoire de lui attribuer plus d’importance qu’elle n’en a réellement.

C’est avant tout une femme et une femme à sa place dans notre société, vous comprenez ce que je veux dire….

De nombreuses rumeurs circulent à Djibouti. Elles prétendent que c’est elle qui prend toutes les décisions, qui nomme ou révoque les Ministres et qui fait la pluie et le beau temps. Il n’est pas constestable qu’elle a une part significative d’influence. Vous êtes-vous demandé pour quelles raisons ?

Eh bien, c’est simple ! Quand une femme est forte à Djibouti, c’est parce que son homme est un faible. C’est comme cela à Djibouti.

Ne perdons pas de vue le vrai combat qui est à mener

Pensons d’abord à l’avenir de notre pays. Nous devons nous débarrasser de ce vieux débri qui s’apprête à faire réviser la constitution, sous nos yeux, avec notre complicité muette, afin de s’offrir à nos frais, un troisième mandat.

Nous n’avons pas de temps à perdre. Ne gaspillons pas notre énergie à critiquer la KAABYO ni à encenser cette chanteuse. Chaque chose en son temps et chacun àsa place.

A l’avance, un grand merci pour la publication de ma réaction. C’est mon avis, même si je sais qu’il ne sera pas partagé par l’ensemble de la communauté…

Mabraze IGI 412

'>13/03/09 (B489) Radio-Trottoir : PAULETTE (Kadra) & BANDIT (IOG) – Avertissement lancé par un lecteur à ceux qui soutiendraient le projet de modification de la constitution qui permettrait au Couple de Pacotilles de se maintenir au pouvoir « à vie' ».

Juste avant l’indépendance, Paulette a compris, comme le commun de mortels, que Hassan Gouled serait le chef de l’état et que son neveu bandit serait un responsable de la présidence.

Elle ne voulait plus se contenter un petit afar qui pointerait au guichet des demandeurs d’emploi et qui ne jusitifierait que d’un revenu aléatoire.

Elle a commencé le déplacement de l’après-midi ou celui du matin comme disait Nima Djama dans sa chanson. L’ancien premier ministre a compris qu’il faudrait la libérer. Pingo Bandis, qui était à cette époque dans une phase de turbulence avec son ex épouse, a accepté l’offre de Paulette. A cette époque Djama Haid avait dit « qu’elle est bête ma sœur ! Elle quitte un homme véritable pour courir chez le plus grand ivrogne de la rue d’Ethiopie. »

A cette période elle a d’abord commencé par éliminer toutes les femmes qui entouraient bandit.

Avant de rentrer au pays en 2001, Feu Ahmed Dini Ahmed avait envoyé un message au bandit dont le contenu était : « Il nous manque aussi une femme ». Le négociateur, M. Ahmed Ibrahim n’a pas compris le message et il a demandé des éclaircissements à feu Ahmed qui lui a répondu que le Bandit comprendrait.

Lorsque bandit a été informé du contenu du message il s’est enervé et il s’est écrié : « Ils n’oublient pas, après trente ans de divorce qu’il y a d’autres enfants avec moi »

Dès le jour de l’indépendance, Bandit a commencé à éliminer les afars. Il leur a fait interdire les postes importants en particulier dans la sécurité et la gestion des finances.

La famille était là et on mange en famille « Manger part famille » bien sur c’est la famille Mamassane. Pas de terrains à donner aux afars, pas de cartes d’identité, pas d’avenir. Les afars se sont rebellés et la famille a appellé à l’aide l ’Ogass Hersi, en jouant sur la fibre tribale. Il a répondu qu’il fallait ramener le corps des victimes plus un fusil et le mag (dommage).

A cette époque c’était Nimo Djama qui avait « boosté » les bédouins de Galbed (issa d’Ethiopie) pour qu’ils viennent massacrer ceux qui se battaient pour leurs droits de citoyen.

A la fin de la Guerre, lorsque la même famille et son caporal Mohamed Djama, le chef de la garde du bandit ont tiré sur les handicapés, les bédouins ont enfin compris qu’ils avaient perdu leur dignité, leur force et leur avenir en acceptant de se battre contre des hommes d’honneurs, qui ne demandaient leurs droits.

Ces bedouins issas ont dit ce jour là : « NOUS AVONS APPRIS BIPE BEDAADE & BIRO qui signifient Fellation – chicha – bière ».

Durant 25 ans, Bandit a insulté Feu Ahmed Dini Ahmed en l’afffublant de noms tels que criminel et bien d’autres. Lors de la campagne de 2003, cet homme d’honneur, qui avait prononcé les paroles historiques le jour de l’Indépendance, a conquis les Assajogs avec des mots justes : ses faits et ses gestes s’appuyaient sur le souna du Rassoul PSL et les versets des corans.

Dans les années 90, ce fut le tour des Gadaboursis et on connaît les crimes dont ils ont été les victimes.

Bandit avait donné tous les contrats, sans appel d’offre, à son ex-ami Boreh qui lui reversait sa part du gâteau. Tous les commerces qui marchaient bien appartenaient à Boreh et il redonnait sa part à Bandit.

Tout ce qui était profitable et prometteur, tous les marchés d’Etat, il fallait les donner en exclusivité à Boreh. Paulette a démonté les rouages de la mécanique de Bandit. Alors, elle a commencé à éliminer la famille du bandit : Liban en premier, puis Ismaël Tani (il est arrivé à Djibouti aprés avoir été mordu à la tête par un chameau. Hospitalisé à Peltier, il est resté à Djibouti. Aviez-vous remarqué qu’il n’enlèvait jamais sa coiffe « religieuse ?). D’autres comédiens de moindre envergure furent aussi écartés. Il ne restait plus que Boreh.

Depuis toujours, le couple Paulette et Bandit travaillait et s’enrichissait sur les dos des autres. Le cas d’Ali Roubah ou de ses enfants nous fournit un autre exemple. Ils ont découverts qu’ils ne possédaient plus le complexe des villas d’Ambouli.

Paulette a acheté à son cousin Ibrahim Dhereh, le bâtiment situé derrière la Banque indosuez pour 120.000.000 FDj. Pour la petite histoire, sachez que lorsqu’Ibrahim Dhereh a appris que Paulette voulait acquérir son bien, il a refusé de le vendre. Il a fallu qu’elle se déplace en personne, le chèque à la main et qu’elle lui remette d’abord le chèque pour qu’il s’assure de l’encaissement. Ce n’est que dix jours après qu’elle a pu récuperer les actes signés.

Lorsque Boreh, à qui les travaux ont été confiés, a achevé la rénovation du bâtiment, il a réclamé à Paulette le paiement de son intervention.

Paulette lui a répondu séchement, que grâce à elle, il obtenait tous les contrats « juteux » de Djibouti. En échange, il ne recevrait d’elle, aucun paiement.

L’embrouille avec Boreh a commencé ce jour là. Bandit, qui n’a aucune autorité sur Paulette n’a rien pu faire pour que Borreh soit payé.

Après la fuite de Boreh, elle l’a fait remplacer par un certain Ahmed Inchkep tant à la direction du port et que dans le suivi des différents contrats. Et à Bandit elle a simplement dit qu’avec Boreh, ils avaient bien mangé durant 30 ans et que désormais, c’était à son tour de le faire pour son propre compte.

Elle avait tout manigancé pour que son protégé soit nommé à la Présidence du port, en remplacement de Boreh, … mais la famille a imposé l’ancien directeur du port d’Hergour.

Elle a imposé que la construction du bâtiment de la cite ministérielle soit donné, sans appel d’offre, à son protégé Ahmed et maintenant la reconstruction de l’immeuble de la cour de compte qui a été victime d’un incendie dont l’origine reste curieuse.

Sachez qu’Ahmed a créée sa société de construction juste après le départ de Boreh. Pour ne pas être en retard, il a aussi créé sa société de télévision juste âpres l’embrouille d’Omar Aïdid.

A l’image du couple présidentiel philippin qui a été déchu du pouvoir, Djibouti, la capitale était partagée en deux zones. Le nord, chasse gardée de monsieur et le sud pour madame.

Paulette ne s’en est pas contentée. Elle voulait toujours plus. Elle a pris les bâtiments devants l’ancien Prisunic, ceux d’Ali Roubah, les nouveaux immeubles devant l’ancien Prisunic et les bâtiments d’Haramous…le commerce d’Algamil et de supérette d’Abdoulkarim

Algamil a senti venir le vent et il a déjà reporté ses investissements au Canada pour s’organiser sa retraite.

Le 4 mars dernier, pour lancer leur projet de révision de la Constitution, ils ont communiqué avec un sadisme et un cynisme imaginables, sur le fait que ce seraient les afars du nord qui les auraient « preque contraints(?) » à proposer la modification de la Constitution. Alors que chacun sait bien que ce sont les Somalis qui ont bénéficié pratiquement en totale exclusivité des largesses du RPP.

Pour les détournement, la mauvaise gestion des biens publics et autres prévarications, c’est avec beaucoup de regret, que nous constatons les faits et que nous lançons un avertissement :

Tout le monde : Ministres, commerçants, députes, directeurs et chefs de services et simple citoyen doit savoir que celui ou celle qui cautionneraient une révision de la Constitution de quelque manière que ce soit (TV, Radio, délcarations ou publication) devra en payer un jour le prix.

J’en ferai une priorité personnelle que je poursuivrai jusqu’à mon dernier souffle.

06/03/09 (B488) ADI – Fin du congrès RPP : c’est parti pour un troisième mandat en violation de la constitution actuelle … mais on la changera pour l’occasion !


Humour par Roger Picon
RPP: les congressistes adoptent une résolution portant soutien à la politique du chef de l’Etat et demandant prorogation du mandat présidentiel.

Les travaux du congrès extraordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP) ont pris fin aujourd’hui, par l’adoption d’une résolution dans laquelle tous les arguments justifiant la nécessité, pour M. Ismail Omar Guelleh, de briguer un 3ème mandat sont ardemment défendus.

Cette résolution a été unanimement accueillie et approuvée par les congressistes qui ont exprimé leur « pleine satisfaction quant aux nombreuses réalisations accomplies dans les différents secteurs socio-économiques et aux promesses tenues durant l’exercice de ses fonctions ».

Dans leur décision politique, les membres du RPP ont adressé un « sincère et vibrant hommage » au Président du Parti dont ils ont « loué le courage et la persévérance, la sagesse et le leadership, mais surtout la détermination, le dévouement constant et le sacrifice consenti pour le développement du pays et la stabilité régionale ».

Tout en sollicitant « la révision de la constitution » notamment l’article 23 relatif au mandat présidentiel, les congressistes ont manifesté leur « profond attachement à la personne du chef de l’Etat », le priant de « répondre instamment à l’appel du devoir patriotique ».

Dans cette même résolution, adoptée à la majorité écrasante des congressistes, le RPP a demandé par conséquent au Président de la République de « continuer à assumer les charges du pouvoir et de mener à terme le processus de développement national engagé dans cette conjoncture régionale et internationale lourde de défis ».

Les participants ont enfin « invité les Partis amis, membres de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), les organisations syndicales, les mouvements associatifs et toutes les autres forces vives à soutenir cet appel ».

28/02/09 (B488) Jamais deux sans trois. Guelleh, comme nous l’avions écrit à de nombreuses reprises, semble préparer un troisième mandat, en violation de sa propre constitution.

___________________________________ 1 – ARDHD

La constitution de Djibouti n’est pas parfaite ! Même si elle est héritée des principes posés par Gouled, c’est Guelleh qui l’a approuvé et qui se targue de l’avoir promulgué ! C’est tout dire.


D’abord le Président est chef du Gouvernement et le premier ministre n’a qu’un rôle secondaire.

– Pire encore, les ministres, premier ministre, sont aussi députés. Ce qui est absolument contraire aux règles démocratiques de partage des trois pouvoirs : judiciaire, exécutif et législatif. Par exemple, on imagine le niveau de dépendance que cela implique, en particulier, au niveau judiciaire …


Humour par Roger Picon

Guelleh avait accepté que le nombre de mandats présidentiels soit limité à deux.

L’idée était sage !

Va-t-il maintenant s’asseoir une nouvelle fois, sur les propres règles qu’il a définies lui-même ?

A vrai dire, il ne sera pas le premier : Ben Ali et tant d’autres l’ont fait avant lui.

Rappelons qu’il déclarait, il n’y a pas si longtemps,à la presse « publicitaire », (dans un article sponsorisé ?) qu’il n’était pas homme à violer une Constitution … au fond, cela restera comme un « Bobard de plus » … !

Mais il faut aussi le comprendre : avec les avancées de la justice dans l’instruction de l’affaire Borrel et les prochains développements qui pourraient surgir lors des audiences du 5 mars à Paris et du 25 mars à Versailles, il n’est pas exclu qu’il puisse être soupçonné un jour d’être l’un des « bénéficiaires » possibles du meurtre : tant qu’il est Président, il reste immunisé !

Et pour des gens comme lui, échapper à la justice pénale, c’est primordiale et cela vaut bien un troisième mandat présidentiel (et plus « si affinités » ?)

__________________________________ 2 – ADI / La Nation

« Des voix s’élèvent en faveur d’un 3ème mandat présidentiel », selon le journal « Le Progrès » du RPP

Dans son dernier numéro, largement consacré à la commémoration prochaine du 30ème anniversaire du parti au pouvoir à Djibouti, le Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP), le journal « Le Progrès » est allé à la rencontre des citoyens qui, sans ambages, se sont prononcés pour un nouveau mandat du Président Ismail Omar Guelleh.

Intitulé « des voix s’élèvent en faveur d’un 3ème mandat présidentiel », l’éditorial publié dans cet organe estime notamment que « le débat ne fait que commencer et devrait aboutir à l’amendement de la constitution ».

Il s’agit là d’ »un passage obligé, étant donné que la loi en vigueur n’autorise que deux mandats présidentiels successifs ».

« Ismail Omar Guelleh est le seul guide qui peut nous délivrer du sous-développement, sans risquer de remettre en cause la stabilité nationale », lit-on dans cet éditorial.

« Les arguments sont plutôt convaincants », a ajouté la même source, se référant à la « cité futuriste de Madinat al Noor (ville lumière) et au pont trans-océanique qui reliera l’Afrique à la péninsule arabique ».

Issus de toutes les composantes du peuple djiboutien, vivant à Tadjourah, Obock, Dikhil, Ali-Sabieh, Arta et Djibouti-ville, ils ont exprimé librement leurs visions, leurs intérêts et leurs ambitions.

Persuadée que le respect de la démocratie est indissociable du respect de la libre expression de la volonté populaire, Mme Fozia Ismael Ballayah, cadre bancaire, croit dur comme fer qu’ « il n’y a pas de loi au-dessus du peuple et de souveraineté que la sienne pour savoir ce qui est bien pour son avenir ».

« C’est pourquoi il est primordial que chacun d’entre nous s’exprime pour donner de la voix à la volonté populaire », a-t-elle renchérit.

« Mobilisons-nous dès maintenant pour que le Président Guelleh accepte de briguer un 3ème mandat après 2011 », a suggéré pour sa part Hassan Meeké Dagueh, chef de village d’Obock.

Quant à Ali Waberi Assoweh, chef de village de Doudah, il a insisté que « le Président Ismail Omar Guelleh, a engagé le pays sur le chemin du développement ».

« Il est notre choix unique pour le présent et pour l’avenir et je tiens à lui exprimer mon entière fidélité et mon attachement résolu », a-t-il dit.

Selon Kisra Ibrahim Oubadi, de la fédération de Ras Dika, « le Président Ismail Omar Guelleh est le garant d’un avenir meilleur pour Djibouti, il doit donc en tout état de cause continuer à assumer la magistrature suprême après 2011 en vue d’assurer la poursuite de l’œuvre de développement ».

S’agissant de Hassan Darar Miguil dit Danash, d’Ali-Sabieh, il a affirmé que « la continuité du mandat présidentiel de M. Ismail Omar Guelleh après 2011 est tout à fait naturelle ».

Un point de vue que partage Houmed Barkat Siradj, chef de village de Tadjourah, qui réclame « dès maintenant l’amendement de la constitution afin de permettre au Président Guelleh de répondre à nouveau aux sollicitudes de son peuple ».

Elu en 1999 puis réélu en 2005, M. Ismail Omar Guelleh, 62 ans, ne s’est jamais prononcé publiquement sur ses intentions de briguer un troisième mandat présidentiel.