14/11/2015 (Brève 516). Vos encombrants vous dérangent ? N’attendez plus ! Nous avons trouvé la solution.

Mieux que des entreprises comme Veolia, Sita ou Derichebourg ou les services municipaux, c’est au Greffe du Tribunal de Paris que vous trouverez la meilleure réponse : destruction totale garantie, pas de trace … (Dessin de Roger Picon)

31/08/2014 (Brève 431) Roger Picon, avec son sens aiguisé des situations et son talent pour les tourner en dérision, nous parle du dialogue retrouvé (de façon fortuite ?) à l’occasion d’un mariage, entre deux ennemis inséparbles, au même prénom : Ismaël Omar Guelleh et Ismaël Guedi Hared.

Djibouti

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10/07/2014 (Brève 414) En politique, il n’y a pas de vérité absolue, seulement des réalités successives et momentanées. Tout peut changer du jour au lendemain, c’est une question de volontés communes pour chasser la tyrannie du pouvoir (par Roger Picon)

Génocide des afar à DjiboutiL’une des caractéristiques de Djibouti, aujourd’hui bien plus qu’autrefois, est la contradiction permanente qui s’y manifeste entre un supposé « idéal », artificieux car sans fondements pérennes mais que tente néanmoins de traduire un discours politique factice, et la dure réalité subie à leur corps défendant par les populations : particulièrement celles de l’arrière pays où l’on y survit, sans cesse en situation de catastrophe économique et sociale.

On ne peut qu’être frappé par le contraste existant entre la grande rapidité de l’effet médiatique de telle ou telle promesse ou bonne intention gouvernementale, qui restera lettre morte, et la lenteur avec laquelle évoluent les normes du droit et, par conséquent, les marchandages voire les odieux chantages qui prévalent et conditionnent le Respect des Droits de l’Homme ou pas dans un pays ;

entre l’émotion qui naît du choc de l’événement et la nécessaire réflexion sur les données concrètes d’une situation politique ;

entre la reconnaissance, pratiquement universelle rappelée depuis 1789, des principes de la démocratie et le fait que ses formes sont encore loin de s’imposer partout dans le monde, a fortiori dans un ex territoire français où l’instauration permanente de la terreur est le premier argument de gouvernance ; avec comme seule arme la répression sauvage et dont le seul titre de gloire est de tirer à balles réelles sur des Femmes et des Enfants, sur des Vieillards.

L’Humanitaire au secours des populations en danger !

Notre planète vit dans le domaine de l’humanitaire, comme dans bien d’autres c’est une période de transition propice au flou, à l’inachevé, à l’ambigu, au contradictoire et pourquoi ne pas le dire et l’écrire aux trafics et perversions en tous genres par une minorité agissante dans ces domaines pour le moins « particuliers.»

Exemples en mains, j’ai le souvenir qu’un expert de l’Union européenne, à Bruxelles, me fit la démonstration qu’en moyenne si 15 % du montant des aides internationales notamment dans l’humanitaire atteignaient leur but, c’est-à-dire permettant en théorie aux plus démunies de survivre en Afrique de l’Est, les hautes autorités occidentales estimaient que le but était atteint. Les 85 % « envolés » n’étant, par évidence, pas perdus pour tout le monde.

On ne peut que se satisfaire du fait que les conditions d’attribution des aides humanitaires sembleraient être plus strictes et conditionnées depuis quelques années.

Faut-il s’étonner que tant de malentendus et de blocage accompagnent aujourd’hui le développement de l’action humanitaire avec l’apparition d’un droit d’ingérence dans les « affaires intérieures d’un pays supposé indépendant » ?

Nombreuses sont les Associations étrangères qui tentent spontanément d’apporter leur aide à vocation humanitaire à Djibouti.

Beaucoup s’en retournent d’où elles viennent après avoir compris les dures réalités sur le terrain alors que le gouvernement interdit toute action menée en région Afar pour des raisons de supposée insécurité. 

Osons dire que ce droit d’ingérence est un mal nécessaire car tous les détournements d’aides à vocation humanitaire sont de véritables assassinats des populations chassées de leurs terres, victimes de la sécheresse ou simplement les plus déshéritées.

Pour ce qui concerne l’égalité de Droits en matière de religion, que l’on soit riche ou pauvre, en cette période sacrée du Ramadan nous invitons les squatters du palais d’Haramous et leurs « collabos » à mener en commun une réflexion sur le bien fondé ou pas des actes de détournements, entre autres, des aides financières mises à la disposition de Djibouti par les grands pays arabo- musulmans (notamment l’Arabie saoudite, les Emirats…) afin que quelques indigents puissent effectuer le rêve de tout bon croyant ; c’est-à-dire, au moins une fois dans une vie, participer au saint pèlerinage de La Mecque.

Pour les musulmans qui ont le respect des préceptes d’Al Kürran, la seconde priorité, après celle d’adorer Allah le Miséricordieux, c’est de témoigner une sympathie sincère, de l’amour et un esprit d’entraide à l’égard de l’humanité : celle des plus pauvres, celle des plus déshérités et de participer ainsi à alléger leurs malheurs et leurs peines et contribuer aussi aux bonheurs des autres.

A Djibouti, les politiques et les députés locaux, désignés par la présidence au Palais d’Haramous et certes pas élus, viennent de temps à autre faire acte de présence dans les villes de l’arrière pays, pour se lancer dans de longs discours au cours desquels ils promettent tout et n’importe quoi pour demain ; mais n’oublient pas au passage d’encenser et de porter aux cieux l’occupant du Palais d’Haramous.

En ces moments, la flagornerie prenant le pas sur les vérités criardes, les orateurs du moment lui attribuent tous les superlatifs d’une telle exagération outrancière, digne du Staline djiboutien, dans lesquels Ismaïl Omar Guelleh ne saurait s’y retrouver ; tout le moins s’il lui reste un tant soit peu d’honnêteté intellectuelle, ce dont nous doutons.

Lors de ces visites dans l’arrière pays sinistré, qui se font de plus rare et sous forte escorte de protection, le doigt en permanence sur la gâchette de l’arme, c’est l’occasion de procéder à la distribution de quelques sacs de riz, ça et là, et des sandalettes pour les enfants afin d’attirer la foule de ceux qui ont tout perdu.

Lorsque l’on a qu’un demi repas par jour, sans viande ni poisson, récupérer un peu de riz est une véritable aubaine en remerciant le « généreux donateur », même si la colère est au fond du cœur.

Faisant mine de s’intéresser aux doléances des responsables locaux, les « porte-serviettes » des autorités prennent des notes qu’ils égareront ensuite au fond d’un tiroir alors que les médias locaux choisissent les angles de prises de vues les plus favorables pour donner l’illusion que la misère entretenue par Haramous soutient le président autoproclamé, Ismaïl Omar Guelleh.

Puis la délégation s’en retourne bien vite pour se réfugier dans la capitale où l’on pourra y « brouter » à loisir son khat, refaisant le monde par des mots, des promesses et des engagements dans l’euphorie du moment mais dont on aura plus souvenance le lendemain, au réveil ; tout cela dans la douce quiétude des appartements et des villas cossues, bercé par le ronronnement des climatiseurs.

Quant à l’évolution, au progrès tant attendu dans l’arrière pays et qui ne viendra pas ou si peu, ce sont des centaines de bestiaux amaigris par le manque de nourriture et qui sont décimés par la quasi absence d’eau, alors que les aides alimentaires externes, tant attendues, sont détournées en majeure partie pour être revendues sur les marchés d’Ethiopie….voire même dans les marchés de la capitale djiboutienne ; encore dans leurs sacs d’origine, indiquant le pays donateur.

Par ailleurs, les rapports des organismes internationaux de santé publique, sont enterrés et, là encore, interdits de publication alors que ce sont des documents administratifs publics ; donc consultables par toutes et tous.

On y lit que du fait d’une malnutrition gravissime et des carences en vitamines, les populations spoliées souffrent de la recrudescence de maladies que l’on pensait éradiquées avec un déplorable système de santé publique qui n’ose quasiment plus quitter la capitale tant il manque de moyens et surtout de volonté ; laissant ainsi aux intervenants « étrangers occidentaux » le soin de « régler le problème. »

Les observateurs occidentaux n’osent pas publier de chiffres car ils sont bien trop catastrophiques alors que le « diplomatiquement correct » loes contraint à se taire et que des consignes fermes sont données en hauts lieux aux journaux étrangers de ne rien publier et de détourner leur regard des réalités profondes d’un peuple qui se meure lentement.

Que valent, quel est le poids politique de ces êtres victimes du pouvoir Guelleh face aux centaines de victimes qui tombent au quotidien en Syrie, en Afghanistan, en Irak ?

Si peu de choses, presque rien !

C’est « le monde du silence », du génocide anti-afar programmé et de l’exclusion des Gadaboursis !

L’histoire de l’après indépendance ne donne plus confiance au peuple djiboutien dans son ensemble et tout particulièrement aux populations du Nord et du Nord ouest car elles observent une longue et véritable procédure de bannissement maquillé dont le seul but, à court terme, et de les chasser des terres de leurs ancêtres tout en évitant de se faire trop remarquer pour y faire venir de nouveaux occupants étrangers, bien plus malléables et « aux ordres » du pouvoir central.

Oui mais la pierre qui coince les rouages du fonctionnement de la « machine exclusion-répression » est solide. Ce sont les populations Afar qui confirment aujourd’hui leur capacité de résistance collective lorsque le péril se fait trop flagrant ; trop criard.

Leurs forces sont l’ingéniosité et leur patience, leurs indéniables aptitudes au combat subversif auxquelles le gouvernement, fantoche et autoproclamé, les y contraint depuis 1977, et pire encore depuis 1999, dans les conditions les plus dures, les plus difficiles, voire les plus inégales.

Cette capacité de résistance à l’oppression, les populations Afar en ont d’ailleurs encore fait la preuve récemment face à deux hélicoptères armés et aux bombardements qui ont fait des victimes civiles.

Emergeant à peine d’une longue domination étrangère que fut la colonisation française, elles s’opposent par l’entremise du FRUD historique à la répression sauvage actuelle qui, souvenons-nous, a déjà utilisé en des temps pas si lointains des obus au phosphore pour les faire taire.

Oseront-ils rééditer les mêmes « exploits » que dans les années 90/95 ?

« Il faut passer les Afar aux rouleaux compresseurs »…« transformer le pays Afar en réserve…d’indiens pour touristes.. », telles furent, à quelques mots prés mais dans l’esprit, les formules lancées à la volée à cette époque, et à qui voulait bien y prêter attention, par certains ignobles personnages de l’appareil d’Etat ; n’appartenant pas forcément à la tribu dominante.

Les reportages éloquents, parus sur les écrans de la RTD, furent bien vite supprimés sur ordre du président Hassan Gouled alors que de gros engins de travaux publics furent dépêchés sur place pour creuser, dans l’urgence, des fosses communes puis y pousser, pêle-mêle, les cadavres des victimes de la barbarie afin de les enfouir et les cacher tant la vision était insoutenable.

A la longue liste des villes martyres, il convient d’y mettre en évidence Yoboki à cette époque là et qui comptait ses morts, principalement femmes, enfants et personnes âgées qui étaient de plus de 300 victimes.

Le temps n’effaçant pas l’histoire récente, il est des concepts dont la seule évocation impose le silence, et des silences dont l’obstination suffoque la mémoire.
Il est des faits dont la pondération, la dénonciation, le simple récit semblent exiger de l’histoire qu’elle se refasse, de la philosophie qu’elle se refonde, du droit qu’il se redise et se répète inlassablement.

« Génocide » est l’un d’eux !

Celui lancé contre les populations Afar doit cesser au plus tôt.

Faute de quoi, le péril se faisant trop flagrant, la capacité de résistance collective des Afar risquerait de se transformer en réactions de grande violence ne se limitant pas à leur seule région mais frappant jusque dans la capitale.

06/07/2014 (Brève 407) Bannir la tyrannie et le tribalisme primitif, pour mettre en place un Etat de Droit avant qu’une révolution populaire ne vienne embraser et ravager le pays. (Par Roger Picon)

La source de toutes les équivoques, c’est de concevoir la tyrannie comme un « système » normalisé tout en évoquant du bout des  lèvres, un réseau de contraintes pour les populations concernées dans lequel la société tout entière est enserrée.

Lutter contre la tyrannieCet absolutisme politique, dont souffre entre autres les populations de Djibouti, c’est incontestablement un simulacre de gouvernance masquant maladroitement les réalités des excès d’un pouvoir discrétionnaire et autoproclamé qui s’est imposé par l’emploi de la force lors de successives mascarades d’élections et contre lesquelles les instances internationales ne sauraient intervenir sans être immédiatement accusées « d’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant…. »

L’état de déliquescence, pour ne pas dire de chienlit récurrente, que génère une gouvernance par la tyrannie, qui ne veut pas dire son nom et qui se cache derrière ce que les « biens pensants et complices » définissent sournoisement comme étant une « dictature éclairée », permet de supposer possible l’existence d’un autre type de société, applicable en Afrique et particulièrement aux pays en voie de développement, capable de se passer partiellement ou en totalité de ces contraintes tout en donnant des résultats totalement différents en ce qui concerne la quantité et la qualité des éléments de bien-être produits dans tous les domaines ; politique, économique et social.

Une condition supplémentaire et importante serait que cette nouvelle société africaine soit en mesure de s’affranchir progressivement, mois après mois, des contraintes du « système capitaliste à l’occidental » qu’elle traine comme un boulet depuis bien trop longtemps (ou de contraintes équivalentes et perçues comme telles) sans destruction additionnelle du milieu environnant.

La principale difficulté tient à l’ambiguïté de la notion de « contraintes » avec la prise de conscience qu’il nepeut y avoir de révolution que là où il y a conscience et évolution de remplacement pour construire un demain.

Voir dans la « gouvernance par la tyrannie » un système caractérisé par un mode de fonctionnement particulier viable dans le temps procède d’une illusion historique ; un frein à tous les progrès des populations concernées.

En effet, l’histoire nous apprend qu’il aura fallu, d’une part, la chute des régimes d’inspiration marxiste, et d’autre part, le printemps des pays arabes avec cette masse composée de millions de jeunes et de moins jeunes appartenant au secteur dit informel pour que l’opinion publique dans son ensemble en prenne conscience.

Bannir la tyrannie, tout comme le primitif tribalisme, pour mettre en place un Etat de Droit suppose l’existence d’un groupe de citoyens responsables se connaissant entre eux, théoriquement aptes à distinguer la vie privée de la vie publique et à porter les uns sur les autres un jugement sans passions inspiré par un idéal civique commun.   

La vérité, c’est qu’il y a des moments dans l’histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l’homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, a besoin d’un refuge pour qu’il puisse s’affranchir des pressions et des pouvoirs arbitraires d’Haramous qui sont sans Foi, ni Dieu, ni Loi !

06/07/2014 (Brève 408) Dans l’incapacité de désigner un successeur complaisant, Sa Majes tueuse Majesté Ismaïl Bobard 1er veut faire de Djibouti une future colonie éthiopienne afin de se protéger du Tribunal Pénal International. (Par Roger Picon)

Djibouti va devenir une province d'Ethiopie ??L’hypothétique et récente décision, prise par Ismaïl Omar Guelleh avec ses « Collabos » étrangers originaires eux aussi de Dire Dawa et artificiellement « djiboutiannisés », de placer artificiellement Djibouti sous la tutelle d’Addis-Abeba relève d’une colonisation déguisée et serait un acte indigne de forfaiture car l’action du président djiboutien autoproclamé, si elle devenait effective, s’accomplirait alors en dehors des règles édictées lors de la mise en place de la Constitution nationale.

Ce qu’il faut savoir c’est que, dans la Constitution et les lois en vigueur à Djibouti, le domaine de la forfaiture est réduit au seul crime – à l’exclusion des délits – commis dans l’exercice d’une fonction ; la peine encourue est alors dans le cas le plus général à celle de la dégradation civique, du bannissement à vie, qui comportent, comme on le sait, la perte des droits de citoyen et l’incapacité de remplir une fonction à responsabilités publiques, quelle qu’elle soit.

IOG – Infirmité physique ou morale ? Ou les deux ?     
          

D’autre part, à notre connaissance et pour autant que la Constitution et les lois soient strictement appliquées, sans interprétation malveillante, du fait de son état de santé influençant sur son « psychisme particulier » Ismaïl Omar pourrait être frappé d’incapacité juridique donc publique, comme le sont seulement les aliénés ou déments ainsi que les idiots et les faibles d’esprit, mais encore les sourds-muets et les aveugles qui, de par leur lourd handicap, n’ont pas reçu une formation leur permettant d’exprimer clairement leur volonté ou une quelconque décision.

A ceux-ci s’ajoutent les alcooliques et les toxicomanes invétérés et, d’une manière générale, tous ceux qui, en raison de quelque déficience physique ou psychologique, ou même d’un âge très avancé voire d’une très lourde maladie atavique ou congénitale et irréversible, sont incapables de s’occuper convenablement de leurs affaires et, plus tragiquement encore, comme dans le cas présent de gérer la gouvernance de Djibouti dans l’intérêt des populations autochtones et certes pas de faire de ce pays une « colonie déguisée» de l’Ethiopie.

En mettant fin à son exercice de tous les pouvoirs du fait de son incapacité juridique, dont IOG pourrait être atteint, ce serait exclusivement prendre de nécessaires mesures conservatoires des intérêts des populations djiboutiennes destinées à sauvegarder leurs intérêts et non point ceux des étrangers et colonisateurs provenant de Dire-Dawa, ainsi qu’éventuellement ceux de leurs héritiers présomptifs.

Incapacité de jouissance

Toujours sur un plan général, si la capacité de jouissance appartient, en principe, à tout individu puisque tous les hommes et les femmes sont censés être aujourd’hui des personnes et qu’avoir la personnalité c’est être capable de devenir sujet de droits, il arrive cependant en vertu d’une disposition expresse de la loi qu’une personne ( y compris un individu autoproclamé président) soit privée de certains droits : elle ne peut pas, par exemple, succéder, ou être gratifiée, ou consentir une libéralité.

On dit alors que cette personne est frappée d’une incapacité de jouissance.

Parfois aussi, l’individu possède les divers droits reconnus par la loi (il en a la jouissance ou se les est octroyés par l’emploi de la force, par la tromperie et la falsification d’élections), mais il en est arrivé au stade ou intellectuellement il est dans l’incapacité de les exercer lui-même (une ou des autres personnes doivent agir en son nom) ou il ne peut les exercer seul (une autre personne doit l’assister).

Dans ce cas, l’individu – Ismaïl Omar en l’espèce – est alors frappé, non seulement d’une incapacité de jouissance, mais aussi d’une incapacité d’exercice, quelquefois appelée juridiquement d’incapacité d’action.

De même que la capacité revêt un double aspect, il existe, par conséquent, deux degrés dans l’incapacité juridique ce qui constitue un doublement de l’impuissance dont souffre IOG et de l’infirmité des décisions prises en son nom qui n’ont alors aucune valeur légale.

En définitive, les incapacités apparaissent comme des restrictions exceptionnelles à la personnalité juridique d’un être humain que le législateur prive de certains droits ou rend inapte à exercer lui-même, sans assistance ou autorisation, divers droits dont il est titulaire.

Elles sont fondées sur certains caractères particuliers à l’individu qu’elles atteignent et qui font présumer tantôt l’absence ou l’insuffisance de sa volonté, tantôt l’illicéité des buts qu’il poursuit.

La plupart, cependant, visent à protéger l’incapable lui-même en lui permettant, d’une part, de faire annuler les actes qu’il a irrégulièrement accomplis sans avoir à prouver la défaillance ou le vice de sa volonté, d’autre part – mais seulement lorsqu’il s’agit d’une incapacité d’exercice -, d’échapper à la présomption légale grâce à l’intervention d’organes qualifiés pour le représenter ou l’assister.

Mais, comme les troubles dont il souffre et l’incapacité naturelle qui en résulte ne sont pas toujours faciles à constater et, en tout cas, ne sont pas toujours révélés aux tiers par le seul examen de sa personne, Sa Majes tueuse Majesté Ismaïl Omar 1er doit être déclarée « constitutionnellement incapable » (on le savait déjà et bien avant 1999), au vu d’un rapport médical rédigé librement par un médecin externe à Djibouti, par les autorités judiciaires ou administratives internationales chargées d’assurer sa protection mais aussi la pérennité de Djibouti comme état indépendant.

Epilogue :
Sous l’effet de la raillerie, IOG se sentait un paria et se sentant un paria pour le peuple, il se conduit comme tel et bien pire encore, ce qui fortifie le préjugé contre lui l’étranger – le falsificateur et vendeur de vent – et intensifie le mépris comme la grande hostilité qu’éveillent tous ses actes discriminatoires et odieux de tyran.

09/06/2014 (Brève 400) Djibouti « L’ordre des désordres » règne mais derrière le lion à l’agonie se cachent les hyènes et les charognards toujours prêts pour la curée qui devient imminente. (Par Roger Picon)

Palais d'haramousTous les pouvoirs politiques que l’on peut s’octroyer par auto-proclamation, mais surtout pour les avantages financiers que l’on s’est indument octroyés, sont autant de pernicieuses tentations auxquelles Ismaïl Omar Guelleh a cédé.

Aujourd’hui il paie (ou a payé ?) le montant de la facture, avec les intérêts de retard et si l’on donne crédit aux rumeurs persistantes sur son état de santé, alors on peut affirmer qu’il n’est plus en état d’assumer ses responsabilités.

Ce qui est certain c’est que tout est fait pour tenter de nous cacher les vérités sur son état de santé.

A Haramous garder un tel secret sur l’état de santé d’IOG consiste à ne le confier…. qu’à une seule personne à la fois.

Le « Che » des années 80 de la Corne Est de l’Afrique, que nombre de Djiboutiens et d’étrangers saluèrent en 1999 comme étant une victoire de la future démocratie dont le pays avait tant besoin, a succombé à la facilité tout en imposant une image artificiellement trompeuse derrière laquelle il a tenté maladroitement de dissimuler, là encore, de désastreuses vérités.

Des vérités qui ont émergé, immanquablement l’une après l’autre, et contre lesquelles les pitoyables opérations de désinformation, lancées par Haramous pour tenter de les contrer, ont fait « chou blanc »

Le plus grave étant l’image qu’il offre sur le plan international, au point que Guelleh passe depuis bien des mois pour être un pestiféré à qui le « diplomatiquement correct » impose qu’on lui fasse bonne figure et que l’on aille pas « fouiller dans son jardin », certes pour tenter de sauver les apparences, mais qui est devenu incontestablement infréquentable.

Les preuves de ce que nous avançons sont évidentes.
Les avions présidentiels étrangers passent au Djibouti sans y faire escale ou s’ils s’y posent c’est simplement pour une escale technique et un avitaillement en carburant.

Les photos parues lors de la visite d’IOG aux USA en présence du président Obama sont éloquentes ; nul besoin d’un long discours !

En matière de ridicule ; encore tout récemment, la décision de Kadra Mahamoud Haïd de faire remplacer les forces de Gendarmerie, qui composent la Garde Présidentielle (GP), par des policiers a de quoi surprendre ; tout comme le silence du Gal Zakaria Cheick Ibrahim face à cette mesure qui n’est certes pas du ressort et de la compétence de Kadra Haïd.

Si une telle décision il devait y avoir, celle-ci incombait à IOG !!!!

Là encore c’est le silence le plus complet mais l’on sait pourquoi.

Décidemment les évènements qui se déroulent au Cirque Haramous depuis quelques semaines ont de quoi surprendre….. qu’à moitié.

Pour reprendre ce que nous écrivions un peu plus haut, prenez le temps de faire le recensement des Chefs d’Etats qui rendent visite à Djibouti sur invitation et vous comprendrez que Sa Majes  tueuse Majesté Bobard 1er n’est plus en odeur de sainteté.

Ses ruses politiciennes l’ont usé jusqu’à la corde et en ont fait un vieux malade qui a tiré sur trop de ficelles à la fois mais qui ne trompe plus personne sur le plan international.

Depuis bien des années, il en est réduit à inviter quelques vieux crabes politiciens séniles, anciens ministres occidentaux, en leur réservant une haute qualité d’accueil et surtout en leur octroyant généreusement et discrètement quelques « dons d’ordre financier » aux fins qu’ils fassent, devant ses médias à Djibouti, l’apologie de sa politique et l’éloge de …sa réussite.

Cela nous remet en mémoire ce qu’écrivit Paul Eluard lorsqu’il encensait aveuglément le « Camarade Staline »

Toute proportion gardée, on y trouve une étrange similitude !
Il est vrai qu’IOG est allé à la même « Ecole », celle des louanges du grand guide du communisme à la soviétique.

L’historienne Anne Applebaum estime que 18 millions de Soviétiques ont connu le Goulag sous Staline et six autres millions l’exil forcé au-delà de l’Oural ; un à deux millions de personnes y décédèrent.

Ode à Staline (1950) par Paul Eluard
 
Staline dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.
Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite

Ceci étant dit, les limites de l’acceptable en matière de tyrannie étant largement dépassées, c’est aujourd’hui l’accentuation du régime de la terreur qui s’est imposé à Djibouti soulevant des réactions de la diplomatie internationale – qui semble avoir changé de lunettes – et prive ainsi OG d’une sortie qui aurait pu être honorable à défaut d’être glorieuse.

15 années après l’auto-proclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays, l’ambiance est plus que jamais pourrie, vérolée à outrance.

La corruption s’est institutionnalisée, le népotisme et le clientélisme qu’il a favorisés et entretenus ensuite par ses « Collabos » favorisent l’incompétence.

Incompétences et inaptitudes aux caractéristiques des postes à responsabilités qui ont emménagé en toute liberté dans tous les ministères, les grands services du secteur public mais aussi dans le privé.

Les allégeances claniques et le tribalisme ont largement fait « tache d’huile » au fil des ans créant des fractions et des frictions entretenues, y compris parmi « l’opposition de façade » notamment chez de vieux chevaux sur le retour.

Hommes d’une époque révolue mais qui, vissés à leur siège depuis trop longtemps, oublient un peu trop vite qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour venir, en temps et en heure, leur demander des éclaircissements sur certains points de leur nébuleux passé.

Pour information, le pays Afar ne sera jamais une forme de « Réserve d’indiens » que l’on fait visiter aux touristes ni un spectacle de danses Massaïe pour quelques USD !

Comme en Tunisie, la rue s’est dressée et n’est pas prête de s’asseoir pour se taire alors que la répression sauvage n’a pas assez de balles pour faire taire plus de 80 % de la population djiboutienne.

La population constituée par les manifestants harcèle sans cesse le pouvoir d’Haramous alors que les « Outils de la Répression » font largement défection, de jour en jour ; des hommes basculent dans l’opposition car las de tirer à balles réelles sur leurs frères, sur leurs sœurs, sur des enfants qui le plus souvent, comme eux, ont faim de Liberté !

Le drame pour l’avenir est ce désenchantement dont souffre le pays avec une jeunesse intellectuelle victime de l’exclusion tribaliste et qui s’exile alors que les familles des opposants politiques sont les premières victimes de l’odieux chantage exercé par le pouvoir d’Haramous pour les faire taire.

Pourtant, à affronter la Tyrannie y compris sur internet, il y a plus à perdre en reculant et en baissant la tête qu’à avancer avec courage en n’hésitant pas à se faire menaçant.

La liberté a un prix, encore faut-il savoir comment la construire et comment l’utiliser pour la faire prospérer !

02/06/2014 (Brève 394) Djibouti ? Tout va bien ! Voyage au cœur d’un terrorisme d’Etat au bord du gouffre et qui ébranle toutes les certitudes occidentales acquises au fil des années. ( Par Roger Picon qui s’exprimait à propos de l’attentat commis à Djibouti)

ManipulationCe sont des vies de familles, de femmes, d’hommes et d’enfants qui viennent soudainement de chanceler ces derniers jours.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Elles viennent, hélas, s’ajouter aux précédentes et sont profondément marquées voire même brisées à jamais.

Des vies qui ont basculé soudainement en désespoir dans les heures qui ont suivi l’horrible et lâche attentat qui s’est produit dans un restaurant de Djibouti dans la soirée du 24 mai 2014.

De ce que nous en savons cet attentat aurait fait, tout le moins, 3 morts et 30 blessés.
Acte absurde et meurtrier perpétré à l’encontre de personnes, le plus souvent innocentes, bien vite exploité localement, politiquement parlant, pour désigner d’un doigt accusateur les supposés « responsables »

Curieusement s’est ouverte, un peu trop aisément et quasi immédiatement selon nous, la porte de l’implication d’Al Shebab.

On peut même affirmer qu’elle était déjà entrouverte, avant que ne se produise l’attentat, par ceux qui font office d’autorités locales dans le pays.

Informations filtrées et diffusées par l’entremise d’une ADI – Agence de Désinformation d’Ismaïl  – exclusivement créée et utilisée pour faciliter la contagion de la bêtise et de la mystification à destination de l’Occident et promouvoir ainsi une image positiviste ; en toute illusoire quiétude, couvrant le « diplomatiquement correct » pour tous les crimes commis par l’Etat bananier d’IOG et ses collabos.

Le fait d’utiliser l’exutoire, en l’espèce Al Shebab, pour le mettre à toutes les « sauces » permet de donner libre cours à toutes les accusations à l’encontre d’un artificiel fondamentalisme universellement décrié dans une descente aux enfers qu’accompagne une actualité toujours brulante et qui, indirectement, a pour objet de mettre la religion de l’Islam dans son ensemble au banc des accusés en utilisant, pour ce faire, la bien trop facile expression, « Si ce n’est toi c’est donc ton frère » !!!

Il est difficile d’imaginer un sujet plus controversé que le conflit en Somalie. Dans les faits, des conflits qui divisent l’opinion mondiale, les intérêts des uns et des autres et exaspèrent les sentiments religieux et politiques.

Encore faudrait-il ne pas tenter de nous faire prendre des « vessies pour des lanternes » !

Cette lâcheté consistant à conditionner un couple (de somalis ?) à commettre un tel périple au bout d’une violence faussement religieuse, mais plus assurément celle du désespoir et de la haine entretenus par le pouvoir à l’égard de certains pays occidentaux (affaire Borrel), me conforte dans mon éternelle conviction.

Le seul combat que j’estime être personnellement juste de mener est celui de lutter contre tous les extrémismes mais aussi de tenter de faire triompher la vérité, et que la vérité. Certes pas celle que l’on nous sert sur un plat d’argent préparé par avance avec caviar et champagne.

Désolé mais le contenu de la gamelle d’Haramous ne nous convient pas ! Et ses mystifications encore bien moins ; elles n’ont que trop duré !

La porte que vient d’ouvrir à nouveau Haramous est une véritable insulte au peu d’intelligence que l’on peut avoir. Cela a pour effet de nous conforter dans toutes nos suspicions à l’égard du Palais des artifices ; de ses occupants et collabos.

Attentats à la grenade, un long entrainement depuis 1977.

Pour celles et ceux qui ont bonne mémoire, souvenons-nous que lorsque la présidence était assurée par Hassan Gouled Aptidon les attentats et les supposées imminences de coups d’état – organisés par IOG et (ou) son frère Idriss Omar Guelleh – avaient le don de semer la panique ; éloignant la famille Gouled de la capitale et du Palais de l’Escale.

Car tel était le but !

Le temps que les SSDS (Services de Sécurité) procèdent à l’arrestation des auteurs désignés par avance d’attentats à la grenade qui – par le fait du hasard…- se trouvaient être quelques jeunes et virulents intellectuels Gadaboursis ou Afars dont les noms et adresses étaient connus par avance.

Arrêtés quasiment dans l’heure qui suivait lesdits attentats ou faux attentats en préparation, incarcérés et torturés, bien que totalement innocents bon nombre d’entre eux décédèrent « malencontreusement » alors que pour survivre sous la torture d’autres allèrent jusqu’à avouer ce que leurs tortionnaires voulaient entendre d’eux, et bien plus encore pour qu’enfin cesse leur ignoble calvaire.

Nombreuses furent ce type d’agressions à l’explosif, dont celles perpétrés aux sièges de partis politiques d’opposition qui furent les victimes de tels délits dont les auteurs ne furent jamais identifiés ; là encore et par le fait du hasard, attentats à la grenade (PRD du regretté Mohamed Djama Elabé – AMIN)

La provenance des grenades étaient connues, la liste complète fut récupérée et exploitée.

Ces grenades furent remises à l’époque de son vivant à Idriss Omar Guelleh par Kadhafi dans un lot important d’explosifs, d’armes et de munitions.

Pour conclure, il y a fort à parier que, s’appuyant sur les conséquences de l’attentat à la grenade de ces derniers jours et les risques omniprésents pour les Occidentaux et leurs familles présentes à Djibouti, Haramous va demander l’octroi, en urgence, de nouvelles aides financières sur le plan international…

La supercherie a toujours fonctionné, pourquoi cela changerait-il ?

Pour conclure, je tiens à présenter toutes mes condoléances et mon soutien aux familles des victimes innocentes de cet odieux attentat et souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

02/06/2014 (Brève 395) Le roi serait la source de toute Justice. (Par Roger Picon)

NaufrageursC’est tout le moins dans cet esprit qu’aurait régné la royauté jusqu’à la Révolution française. Mais qu’en sera-t-il de la succession du tyran IOG dans les jours à venir ?

C’était de sa fonction, considérée comme incontestable car divine, de « Justicier suprême » que le roi tirait et usait de tous ses pouvoirs ; furent-ils les plus hypothétiques parfois dans leurs excès constatés.

Ce que l’on dénomme comme étant « le bras de la Justice », qui était symboliquement la continuité du sceptre royal, faisait l’objet d’une cérémonie qui consacrait l’autorité suprême avec remise au souverain lors de son sacre au cours duquel il jurait alors de faire respecter les lois, toutes les lois du royaume avec l’aide de Dieu.

C’est donc à sa seule personne que se concluait tout acte de justice ….à l’intérieur du pays et de ses dépendances.

Le roi n’ayant que deux bras, deux jambes et une tête – qui pour certains monarques européens ne fonctionnaient pas très bien voire pas du tout ensemble – il était dans l’impossibilité d’exercer pleinement ladite justice, vu l’étendue du royaume.

Le monarque fut donc rapidement contraint de la déléguer et c’est ainsi que ses agents directs, prévôts, baillis, intendants, reçurent tour à tour une délégation en matière de justice plus ou moins importante en même temps que d’autres pouvoirs ; parfois bien plus contestés telle que la collecte des taxes et autres impôts.

C’est ainsi qu’au fil du temps naquirent de petits « Etats dans l’Etat » dirigés parfois par des vassaux à double visage ; l’un faisant permanente allégeance à l’égard de Sa Majesté tout en baissant la tête et lui faisant « mille cadeaux » pour s’attirer ses grâces et faveurs ; l’autre partie, ourdissant des mutineries d’alcôves ou dépassant, parfois de très loin, les prérogatives attribuées par la royauté du pays dans le cadre de ses fonctions.

Bizarre ! Bizarre ! Ne trouvez-vous pas qu’une telle attitude hypocrite ressemble étrangement à ce qu’il se passe à Djibouti, dans les couloirs du Palais sous le « règne despotique» du tyran IOG ?

La différence étant tout de même que la Justice royale dans les pays d’Europe ne fut pas seulement un instrument de puissance, elle était aussi une mystique inséparable de la couronne, notamment pour le roi Saint Louis qui écrivit pour son fils, le futur Philippe III :

« Cher fils, s’il t’advient de devenir roi, prends garde d’avoir les vertus d’un roi, c’est-à-dire d’être attaché à la justice avec une fidélité dont rien ne te puisse détourner. »

Ajoutons à cela que la Justice royale avait indéniablement un aspect protecteur pour le « petit peuple » pour qui elle paraissait normale et même bienfaisante aux populations de cette époque là, habituées à concevoir la royauté comme agissant sous l’inspiration divine.

En effet, contester l’autorité du roi, c’était mettre en doute le bien fondé de l’existence de Dieu et de la religion ; donc être passible pour le moins, de l’envoi aux galères, voire même être condamné et pendu.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle sous l’influence de la « Révolution française », s’opposant, entre autres, au fait que l’enseignement était avant tout l’affaire de l’Église, que l’autorité royale en matière de prééminence de sa justice fut de plus en plus considérée comme étant un privilège exorbitant.

Contestation dont les lettres de cachet, forme de Commission rogatoire ou de Mandat d’Arrêt de l’époque émanant du roi et « donnant ordre au porteur de faire … », qui constituaient le symbole spécifiquement maudit.

Ismaïl Omar Guelleh ; inintelligence du « mauvais copieur ».

De plus, le tyran n’a pas pris le bon virage quand il convenait de le faire

Constat fut fait à maintes et maintes reprises que l’histoire a le défaut de se répéter de manière éternelle pour ce qui concerne les tyrans dans le cadre de « l’ordre des désordres » qu’ils instaurent.

Persistant à tort dans une telle déplorable attitude le plus souvent sanguinaire car ils ont peur du peuple, ils forment à leur image une cohorte de « rebelles » à toute loi, Dieu et droit en faisant, issu de tribus puissantes, confidentiellement la promesse aux uns et aux autres le privilège de succéder au Maître….. le moment venu et pour autant qu’ils le soutiennent aveuglément et exécutent ses ordres pour l’instant.

Gardien de chèvres devenu Colonel, employés désignés député ou ministre…Népotisme, nomination pour des « hommes et des femmes fantômes » sans lieu de travail ni bureau….mais percevant salaires mensuels importants aussi longtemps qu’ils seront « aux ordres inconditionnels » d’Haramous et de son cirque.

Hommes de circonstances, le plus souvent sans formation d’aucune sorte ni éducation et qui ne voient en ces nominations que l’appât du gain.

Leur cupidité consistant, dès la prise de fonctions, à détourner le maximum d’argent dans le minimum de temps ; ils deviennent à leur tour – pour ce faire – d’indécrottables tyrans vis-à-vis de leurs subordonnés dès qu’ils peuvent puiser à pleins bras dans les finances de leur service ou ministère.

Le « chef » a tous les droits, le subordonné aucun si ce n’est percevoir une aumône s’il est « sage » et muet ! 

Ne cherchez pas parmi eux un Nelson Mandela (AMIN) : un démocrate, un homme ayant compétences et capacité intellectuelle à diriger le pays en redressant l’économie, la santé et le social, qui sont en situation de catastrophe, tout en ouvrant la porte à un changement en matière de liberté d’expression ou politique.

Nul n’est autorisé à s’exprimer sans l’avis préalable d’Haramous ; d’IOG ou de Kadra Haïd.

Ceux qui ont tenté de le faire en posant l’amorce d’un programme n’ont fait qu’un bref passage à la tête de leur ministère ou du grand service d’Etat qui leur était attribué.

Djibouti sous IOG/Kadra Haïd vit au jour le jour depuis bien longtemps, bien trop longtemps. Les caisses sont vides mais les Occidentaux sont là pour les remplir….

Question : Pour combien de temps ?

IOG étant dans l’incapacité de gouverner le pays, la succession est ouverte :

Alors qu’au sein du pouvoir en place c’est une véritable chienlit qui s’est saisie de bon nombre de factions prêtent à en découdre pour récupérer le trône doré à l’or fin, ceux qui se disent aujourd’hui appartenir à l’opposition politique mais qui servirent avec déférence et circonspection la tyrannie par le passé (et qui pour certains continuent à le faire) – allant même jusqu’à oser affirmer que Kadra Mahamoud Haïd serait une « bonne mère de famille » – on ne saurait trop leur conseiller de changer de paire lunettes et de se déplacer dans l’arrière pays pour constater ce qu’il s’y passe ; un désastre pour les familles !

Par évidence, il y a ceux qui parmi ces supposés hommes  politiques restent bien à l’abri de la « bataille » et qui ne se limitent qu’aux slogans politiques, laissant ainsi libre cours aux Forces de la Répression bestiale le droit de sévir, matraquer aveuglément et tirer à balles réelles contre les Femmes, les Enfants et les Hommes.
Ils restent  muets face aux incarcérations arbitraires, aux tortures et aux éliminations physiques : à ceux là on se doit de leur remettre en mémoire ce qu’affirmait à justes raisons le regretté Ahmed Dini (AMIN), pour mémoire :

« Les Naufrageurs ne peuvent pas devenir les sauveurs. »

24/05/2014 (Brève 389) République des ombres furtives : quand le tribalisme devient tueur (Par Roger Picon)

Guelleh dictateur à DjiboutiBien plus qu’il n’y parait, c’est à de véritables parties d’échec politique auxquelles devraient maintenant s’atteler, entre autres puissances et tout le moins, la France, les USA, l’Europe et la Chine pour ce qui concerne l’imminence du remplacement d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays.

Nécessaire cession du « Fauteuil présidentiel » à un « nouveau venu » si le niveau élevé de la maladie d’IOG était effectif et constituait une cause incompatible avec la poursuite de l’exercice de sa fonction et de ses responsabilités de président.

Quand bien même cette fonction aurait été obtenue par la tricherie. Successivement par trois auto proclamations avec indignes falsifications desdits scrutins.

En politique, la répétition de certains crimes contre la démocratie et les Droits de l’Homme en banalise parfois la gravité pour les sourds et les aveugles ; tout particulièrement chez les Occidentaux.

Cela va jusqu’à les rendre muets jusqu’au jour où la révolte des populations asservies, là bas en Afrique, si loin de nous, vient les sortir de leur douce et confortable léthargie dans laquelle ils se complaisent depuis bien trop longtemps.

Caricature certes mais, hélas, pourtant bien proche de la vérité.

D’autre part, notre scepticisme quant à la réelle gravité de la maladie dont souffrirait IOG tient au fait qu’il a toujours fait démonstration d’une forte propension à la mystification, a fortiori dans les situations délicates qui le mettaient en position de faiblesse.

Chacun le sait, c’est un incontestable spécialiste, de la divulgation des bruits sans fondement, des supercheries et autres bouffonneries en tout genre ; il est rompu aux pires des impostures.

Depuis 1999, nombreuses furent les « crises de nerfs » du monarque bananier, leur soudaineté et la violence ravageuse obligeant quasi immédiatement la diplomatie du « supposé grand frère » à se précipiter en courant au Palais des artifices, valise de secours en main et toute affaire cessante, pour tenter de soulager le « grand malade» des maux dont il souffrait épisodiquement !

Les diplomates sont plus anatomistes que les médecins spécialisés en politique ; ils dissèquent mais ne guérissent pas.

Preuve est faite que la médication utilisée pour traiter IOG s’est avérée inefficace ; chez lui on réprime en faisant ouvrir le feu sur les manifestants.

On torture impunément, on viole Femmes et Enfants alors que les disparitions de personnes lors des manifestations sont à considérer comme étant une certaine «coutume»

Ceci dit, nous avons un doute en nous posant la question de savoir s’il ne nous jouerait pas, actuellement et une fois encore, la scène du « malade imaginaire » ; comédie-ballet et grande farce héritée de Molière avec une inspiration certaine de la commedia dell’arte.

Grande farce ? Certes, mais pourquoi s’en étonnerait-on ?

Cela fait bien des années que cela dure.

C’est la force des mauvaises habitudes instaurées.

Conscient de la lâcheté humaine, il a fait le choix d’acheter des consciences, y compris étrangères au pays.

Pour ce faire, au fil du temps il a constitué et traine dans son sillage toute une cohorte de lèche bottes et autres fayots patentés pour la gamelle d’Haramous et à la langue démesurée qui, de plus et pour bien marquer leur soumission au « Maitre », entrent au Palais d’Haramous courbés et à reculons, pantalon baissé ; mais qui seront parmi les premiers à le poignarder le moment venu en s’attribuant, de surcroit, le titre usurpé de libérateur du pays.

Parmi eux, quelques opposants de façade ; prêts à tout, y compris au pire.

Pour beaucoup d’entre eux, ce sont les mêmes qui se déplacent masqués, derrière un visage trompeur pour mieux haranguer une jeunesse frustrée par toutes les injustices et qui manifeste ouvertement face à la répression ; certains le paient de leur vie.

Quelle que soit la manifestation, la place d’un leader opposant ne serait –elle pas d’être devant plutôt que derrière et bien « à l’abri de la bataille »

Des Femmes, des Enfants, des Jeunes tombent sous les balles et l’on ne peut que s’interroger et condamner le silence d’opposants de façade… ; soudainement muets.
Ils sont prêts à vendre père et mère pour un siège présidentiel, ou à défaut un strapontin ministériel pour lequel ils n’ont aucune compétence, tout en tissant chacun plus ou moins secrètement dans leur coin des toiles qui se sont entremêlées ces dernières semaines.

Le pire étant qu’ils poursuivent indirectement la politique menée jusqu’à ce jour pour Ismaïl Omar Guelleh et ses complices. Il s’agit dès lors pour ces opportunistes au double visage de faire discrètement barrage puis d’anéantir les spécificités et les volontés des jeunes générations de Djiboutiens et de Djiboutiennes qui, par convictions, ne veulent pas tenir les populations du pays éloignées des vérités et du nécessaire progrès ; politique, social et économique.

Aujourd’hui, selon nous il convient de confier l’avenir à ces jeunes générations dont la majeure partie s’est formée à l’étranger. Ils disposent de toutes les compétences dont Djibouti a nécessairement un besoin urgent.

Hommes et Femmes qui subissent contre leur gré les affres de l’exil pour diverses raisons mais qui auraient indéniablement à court terme un rôle privilégié d’indispensable passerelle entre Djibouti et leur pays d’adoption momentanée qui les a accueillis.

Il s’agit donc pour ces jeunes générations d’intellectuels de s’unir réellement autour d’un véritable programme aux fins de déjouer les complots, de démasquer les menteurs, y compris dans les rangs de l’opposition et de permettre au progrès collectif de triompher demain de l’intérêt cupide…

Pour moi, la sinistrose ambiante dont, souffrent les populations djiboutiennes, est issue du large déficit de parole et de liens que génère cette absence de société responsable de ses actes imposée par IOG  qui a confondu, sciemment et par son inculture, le respect de la singularité de chacun et le culte de la personnalité.

Aujourd’hui il est urgent de recréer des occasions de se parler, d’échanger, de rassembler, de chasser le tribalisme destructeur et d’être solidaire pour combattre dans l’Union.

29/12/2013 (B341) Avec les derniers dessins de Roger Picon, l’équipe de l’ARDHD tient à honorer la mémoire des victimes de la dictature (en particulier ce jeune lycéen tué de sang-froid, à Obock, il y a un an).

Celles et ceux qui sont morts sous les balles des officiers félons et des « hordes » sanguinaires de police ou de gendarmerie, qu’ils encadrent. Celles et ceux qui sont morts sous la torture. L’ARDHD adresse tous ses encourgaements à celles et ceux qui croupissent injustement dans la prison de Gabode ou dans les centres secrets de détention arbitraire, au motif d’avoir exprimé leur désacord avec le système d’asservissement de la population

Victimes de Guelleh à Djibouti
Victimes de Guelleh à Djibouti
Victimes de Guelleh à Djibouti