22/02/2012 (B644) Coucou, les revoilà !!! Somalie: des chars éthiopiens progressent vers une position clé des shebab (Romandie News / Ch)

MOGADISCIO – D’intenses combats ont éclaté mardi dans le sud de la Somalie, où des forces gouvernementales appuyées par des chars et soldats éthiopiens ont progressé vers des zones sous contrôle des islamistes shebab, selon des témoins.

Des troupes éthiopiennes ont traversé le district de Luq, dans la province de Gedo, en direction de localités de la région de Bay où les insurgés ont déployé des centaines de combattants ces derniers jours. Selon des témoins, les Ethiopiens se rapprochent de Baïdoa, principale base shebab du sud de la Somalie. C’est aussi là que siégeait le Parlement de transition somalien jusqu’en 2009.

Nous recevons des informations selon lesquelles d’importants affrontements ont éclaté près de Bohol-Bashir, les forces éthiopiennes ont réussi à prendre le contrôle de Kurteele et avancent vers Baïdoa, a raconté Abdikarin Ahmed, un habitant de Berdale, localité des environs.

Je pense qu’il va y avoir une bataille décisive parce que les forces éthiopiennes utilisent des tanks et des pièces d’artillerie lourde, a renchéri un autre témoin, Hassan Yusuf.

Les ennemis d’Allah, les mercenaires éthiopiens ont traversé Bohol-Bashir, avançant vers les camps des moudjahidine, mais ils ont été mis en échec, certains de leurs camions militaires détruits et leurs ambitions anéanties par les jeunes et énergiques combattants d’Allah, a affirmé de son coté Sheik Mohamed Abu-Ayub, un commandant shebab.

Toujours dans la région de Bay, près de Berdale, à quelque 300 kilomètres au nord-ouest de Mogadiscio, au moins six civils ont été tués et huit autres blessés au passage d’un camion sur une mine. Nous ne savons pas qui a placé la mine mais elle n’était pas loin de la zone de conflit, a indiqué un chef coutumier local, Mohamed Isgowe.

Les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien de transition.

Les rebelles, qui ont abandonné leurs positions à Mogadiscio en août, contrôlent encore largement les centre et sud de la Somalie. Mais ils sont sous pression militaire : celle de la force de l’Union africaine autour de Mogadiscio, l’armée kényane dans le sud et les Ethiopiens dans l’ouest.

La Somalie est sans gouvernement effectif et en état de guerre civile depuis 20 ans. Pour tenter de sortir le pays du chaos, Londres organise jeudi une conférence internationale.

22/02/2012 (B644) Somalie : l’ONU va porter les effectifs de l’Amisom à 17.000 hommes (Romandie News avec AFP)

NEW YORK (Nations unies) – Le Conseil de sécurité des Nations unies doit approuver mercredi une augmentation des effectifs de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui seront portés à un maximum de 17.731 hommes, ont indiqué mardi des diplomates.

La résolution qui doit être adoptée par le Conseil demandera aussi l’interdiction du commerce du charbon de bois venu de Somalie, qui est utilisé par les shebab somaliens pour se financer et menace l’environnement.

La résolution, dont l’AFP a obtenu copie, assigne à l’Amisom la mission de se déployer vers des zones du sud et du centre de la Somalie pour prendre toutes les mesures nécessaires, en coopération avec les forces gouvernementales somaliennes, afin de réduire la menace constituée par les shebab et d’autres groupes armés d’opposition.

Ce déploiement doit se faire sur la base d’objectifs militaires clairs intégrés dans une stratégie politique, souligne le texte.

L’Amisom est composée aujourd’hui de 9.700 soldats et peut pour l’instant en mobiliser 12.000 au maximum, en quasi-totalité ougandais et burundais. Elle doit incorporer des soldats kenyans combattant en Somalie et le Conseil de sécurité appellera d’autres pays africains à contribuer.

L’Amisom estime contrôler 14 des 16 arrondissements de Mogadiscio, que les islamistes shebab, ralliés à al-Qaïda, ont abandonné pour l’essentiel en août dernier.

La force prévoit de se déployer pour la première fois depuis sa création en 2007 hors de Mogadiscio, dans des secteurs du sud et du centre du pays arrachés ces derniers mois aux shebab par des soldats du Kenya et de l’Ethiopie. Ceux-ci sont entrés en Somalie respectivement en octobre et en novembre dernier.

La Somalie est privée de gouvernement central effectif depuis la chute de Siad Barre en 1991.

Le gouvernement britannique organise jeudi à Londres une conférence internationale pour tenter d’accélérer la mise en place d’une solution politique durable pour ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique.

Dans sa résolution, le Conseil de sécurité demande au gouvernement somalien de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’exportation de charbon de bois et à tous les membres de l’ONU de mettre un terme au commerce de charbon venu de Somalie.

Le gouvernement interdit déjà les exportations du charbon de bois depuis les zones qu’il contrôle mais son commerce est florissant dans les zones tenues par les shebab, notamment le port de Kismayo.

Une grande partie de ce commerce se fait à destination des Emirats arabes unis. Le fabrication intensive de charbon est très préjudiciable à l’environnement: la déforestation expose un peu plus les populations et leur bétail aux sécheresses récurrentes.

09/04/11 (B599) Romandie News avec AFP / Djibouti : le sortant Guelleh remporte la présidentielle

Le président sortant de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a remporté l’élection présidentielle de vendredi avec 79,26% des voix, selon des résultats annoncés samedi par le ministre de l’Intérieur portant sur 90% des bureaux de vote.

M. Guelleh, au pouvoir depuis 1999, est crédité de 79,26% des voix contre 20,74% à son unique adversaire, le candidat indépendant soutenu par une partie de l’opposition Mohamed Warsama Ragueh.

Ces résultats portent sur 352 des 387 bureaux de Djibouti, a expliqué le ministre de l’Intérieur Yacin Elmi Bouh. Ce dernier a précisé que les résultats des quelque 30 bureaux de vote restants ne modifieront que légèrement le score annoncé.

Le taux de participation s’élève à 68,51%.

« Ce soir, le peuple djiboutien a choisi, avec la grande maturité qui est la sienne.

Il a décidé de me confier à nouveau les rênes de notre cher pays pour les cinq prochaines années », a déclaré M. Guelleh dans une allocution télévisée diffusée juste après l’annonce des résultats.

« Je tiens à remercier les Djiboutiens et les Djiboutiennes qui m’ont témoigné leur confiance, qui ont cru en mon projet d’avenir et qui ont souhaité aussi ardemment que moi ce nouvel élan, ce nouvel espoir », a-t-il ajouté, appelant également à l’unité du pays.

07/04/11 (B598) ON CROIT REVER !!! A lire sur Romandie News (Ch) avec AFP -> Djibouti: M. Guelleh promet qu’il ne se représentera pas en cas de victoire

Le président sortant djiboutien, au pouvoir depuis 1999, a assuré jeudi à Djibouti qu’il ne se représenterait pas à un quatrième mandat en cas de victoire à l’élection présidentielle vendredi, lors d’une conférence de presse à sa résidence privée.

"Non, c’est terminé, c’est ma dernière course", a assuré M. Guelleh, 63 ans, qui affronte vendredi le candidat "indépendant" et ancien président du Conseil constitutionnel, Mohamed Warsama Ragueh.

En avril 2010, un Parlement entièrement acquis à la cause de M. Guelleh avait adopté une révision constitutionnelle l’autorisant à briguer un troisième mandat, ramené de six à cinq ans.

Si les deux principales coalitions d’opposition boycottent officiellement le scrutin, M. Ragueh a toutefois reçu le soutien public d’une des figures de cette opposition fragmentée, Aden Robleh Awaleh.

"Si une coalition de l’opposition a apporté son soutien au candidat indépendant, cela n’est en aucun cas une menace pour moi. Au contraire, ça renforce la démocratie dans notre pays", a estimé M. Guelleh.

"Depuis 99, l’opposition ne trouve plus un leader et un programme social pour convaincre les Djiboutiens. La seule chose pour laquelle ils sont forts, c’est de m’insulter, moi et seulement ma personnalité", a-t-il ajouté.

Dans son programme, M. Guelleh a mis l’accent sur un projet de construction d’une nouvelle ligne électrique reliant Djibouti à l’Ethiopie.

"Ce projet coûtera plus d’un milliard de dollars et c’est mon plus grand projet pour cette campagne", a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président sortant a rappelé le projet d’interconnexion électrique avec l’Ethiopie, qui devrait soulager le réseau djiboutien saturé.

"Je veux réduire le coût de l’électricité qui pèse sur les ménages djiboutiens. Pour ce faire, nous utiliserons dès cet été l’interconnexion électrique avec l’Ethiopie", a-t-il dit.

Sur le plan international, M. Guelleh a évoqué la possible reconnaissance à terme de la province autoproclamée indépendante du Somaliland (nord-ouest de la Somalie), voisine de Djibouti.

"Il faut savoir qu’avant la reconnaissance, il faut d’abord franchir plusieurs étapes essentielles, comme faire un Etat, avoir une économie et une démocratie. Je pense que tout cela est fait en Somaliland et la reconnaissance viendra avec le temps", a-t-il estimé.

Quant à la situation en Somalie, M. Guelleh s’est montré confiant quant à l’avenir des autorités de transition et notamment du gouvernement fédéral de transition (TFG) qui "commence à se renforcer militairement".

"Aujourd’hui (les insurgés) shebab sont plus faibles que jamais. Nous pensons que cette organisation sera neutralisée très prochainement" a-t-il déclaré.

Près de 152.000 électeurs sont appelés à voter vendredi à partir de 06H00 (03H00 GMT) pour départager les deux candidats dans ce petit pays de la Corne de l’Afrique bénéficiant d’une position stratégique hors pair à l’entrée de la mer Rouge.

27/03/11 (B597) Romandie News avec AFP / Djibouti/présidentielle: ouverture de la campagne, premiers meetings

________________________ Note de l’ARDHD
On peut s’interroger sur la conclusion de l’article qui affirme que l’opposition n’a pas présenté de candidat, faute d’un accord sur un candidat unique ? Selon nos informations, ce n’est pas la raison … mais plutôt l’absence de garantie d’une campagne et d’un scrutin équitables …

Les lecteurs de l’ARDHD connaissent exactement les raisons de cette décision ! A-t-elle été suffisamment expliquée par les divers partis d’opposition ???

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La campagne électorale pour la présidentielle du 8 avril a officiellement commencé vendredi à Djibouti, avec les premiers meetings des deux candidats, dont le président sortant Ismaël Omar Guelleh, ultra-favori du scrutin.

Le candidat de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP, coalition au pouvoir) a tenu un premier grand meeting à Balbala, une banlieue pauvre de la capitale.

Arrivé sur les lieux en compagnie de dirigeants des différents partis qui composent l’UMP, le président sortant a été ovationné par plusieurs milliers de ses partisans.

« Si nous avons décidé de tenir notre premier meeting ici à Balbala, c’est pour vous rassurer. C’est pour vous dire combien nous sommes conscients des difficultés de vie ici, dans cette banlieue », a lancé M. Omar Guelleh.

« Croyez-moi, nous allons tout faire pour rehausser vos niveaux de vie! », a-t-il promis.

Balbala avait été le théâtre d’affrontements avec la police et de nombreuses arrestations, après une importante manifestation de l’opposition le 18 février qui avait dégénéré en violences.

Candidat pour un troisième mandat, le président Guelleh est au pouvoir depuis 1999. En avril 2010, le Parlement a voté une réforme constitutionnelle lui permettant de se représenter pour un troisième mandat de six ans.

Pour ce quatrième scrutin présidentiel depuis l’indépendance de Djibouti en 1977, M. Guelleh affronte un unique candidat « indépendant », Mohamed Warsama Ragueh, ex-président du Conseil constitutionnel.

Pour ce premier jour de campagne, M. Ragueh a lui aussi tenu un meeting à Balbala, devant plusieurs centaines de sympathisants.

« Le pays a besoin de changement », a-t-il estimé, dénonçant « la mauvaise gestion de l’Etat ».

Interrogé par l’AFP, le président de la Commission électorale nationale (Ceni), Assoweh Idris Assoweh, s’est félicité d’un début de campagne « sous les meilleures auspices », alors que « la loi électorale a été bien appliquée ».

Les deux principales coalitions de l’opposition, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et l’Union des mouvements démocratiques (UMD), avaient appelé à un rassemblement ce vendredi dans la capitale mais il a été interdit.

L’UAD et l’UMD boycottent l’élection, faute de s’être entendues sur un candidat commun et parce qu’elles contestent l’indépendance de la Commission électorale.

18/02/11 (B591-B) Romandie News (Ch) avec AFP / Djibouti: heurts entre policiers et manifestants d’opposition

Des heurts ont éclaté vendredi soir entre manifestants et policiers qui ont fait usage de grenades lacrymogène, à l’issue d’un grand rassemblement de l’opposition dénonçant le régime du président Ismaël Omar Guelleh, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les affrontements ont débuté à la nuit tombée autour du stade Gouled, où étaient rassemblés depuis l’après-midi plusieurs milliers de manifestants.

Les forces de l’ordre tiraient des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui répondaient par des jets de pierre et harcelaient les forces de l’ordre par petits groupes.

Des détonations pouvaient être entendues dans ce secteur de la capitale, où au moins deux voitures étaient en flammes et plusieurs véhicules aux vitres brisés ont été endommagés par les protestataires.

Sillonnées par les véhicules de la police, sirène hurlante et passant en trombe, les rues des environs étaient totalement désertées, à l’exception de quelques manifestants en fuite poursuivis par des policiers matraques à la main.

Toute la capitale djiboutienne était quadrillée par les forces de l’ordre. Des détonations d’origine indéterminée étaient toujours audibles vers 21H00 (19H00 GMT) autour du stade Gouled, où les incidents se poursuivaient depuis plus d’une heure trente.

Situés à proximité, l’entrée des locaux de l’Union nationale des femmes de Djibouti, ONG de Kadra Mahmoud Haïd, l’influente épouse du président Guelleh, a été saccagée par les manifestants, et les forces de l’ordre étaient déployées autour du bâtiment.

Vendredi soir, la radio et la télévision publiques n’avaient fait aucune mention de la manifestation du jour ou des incidents en cours.

A l’appel de la principale coalition de l’opposition, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), la manifestation s’était déroulée toute la journée dans le calme et a rassemblé plusieurs milliers de personnes faisant sans cesse référence aux révolutions tunisienne et égyptienne.

En fin d’après-midi, les protestataires ont annoncé leur intention de poursuivre leur sit-in jusqu’à la chute du régime.

Les rassemblements de l’opposition sont rares à Djibouti, petit pays de la Corne de l’Afrique, où le président sortant brigue un troisième mandat à l’élection présidentielle prévue le 8 avril prochain.

Des manifestations de lycéens et d’étudiants avaient eu lieu les 5 et 6 février à Djibouti, à l’origine pour protester contre un problème de notation à de récents examens des étudiants en droit.

Les manifestants s’étaient alors violemment opposés aux forces de l’ordre, leur rassemblement tournant au fil des heures en une contestation plus globale du régime.

04/02/11 (B590) Romandie News (Suisse) avec AF / Corruption: le Fonds mondial renforce les contrôles financiers

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé vendredi qu’il renforçait ses contrôles financiers après que Berlin ait récemment annoncé la suspension d’un versement en raison d’accusations de corruption.

Dans un communiqué, le Fonds mondial indique qu’il prend une « série de mesures destinées à renforcer ses protections financières et à mieux lui permettre de déceler les cas de fraude et de malversation touchant ses subventions ».

Il va notamment augmenter le nombre d’employés chargés de la gestion financière et mettre sur pied un « groupe de haut niveau composé d’experts internationaux chargés d’examiner les systèmes mis en place et de veiller à ce que les mesures destinées à prévenir la fraude soient parmi les plus solides du monde ».

En décembre, le Fonds avait annoncé que 34 millions de dollars avaient été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie.

En réaction, le 22 janvier, le gouvernement suédois cité par la presse locale avait assuré qu’il cesserait de verser sa contribution de quelque 167 millions d’euros au Fonds tant que ce dernier ne mettrait pas en oeuvre « plus de mesures pratiques pour lutter contre le problème ».

Deux jours après, le directeur Michel Kazatchkine avait indiqué aux journalistes à Genève avoir eu « l’assurance que la Suède contribuerait et accroîtrait sa contribution au Fonds » et avait souligné que le Fonds pratiquait la « tolérance zéro » face à la corruption.

Le Fonds a pris des mesures « immédiates » afin de récupérer l’argent, avait-t-il ajouté, précisant que les mesures prises, qui concernent également la Côte d’Ivoire et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, visent aussi à prévenir de nouvelles dérives.

Ce qui n’a pas empêché l’Allemagne, troisième plus important contributeur au Fonds, d’annoncer le 26 janvier qu’il suspendait le versement de ses 200 millions d’euros par an.

A ce jour, le Fonds mondial a engagé 21,7 milliards de dollars US dans 150 pays pour soutenir des programmes de prévention, de traitement et de soins à grande échelle contre les trois maladies.

25/01/11 (B588) Corruption: le Fonds mondial assure pratiquer la « tolérance zéro » (Romandie News -Ch- Avec AFP)

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pratique la « tolérance zéro » face à la corruption, a assuré lundi son directeur Michel Kazatchkine, réagissant à des informations parues dans la presse ce week-end. »Le Fonds mondial a une tolérance zéro vis-à-vis de la corruption », a expliqué le Français M. Kazatchkine, lors d’une conférence de presse à Genève où siège l’organisation.

Il a précisé que les cas de corruption évoqués ces derniers jours dans les médias étaient déjà connus et avaient été mentionnés par le Fonds mondial lui-même en 2010. »Tout cela se trouve sur notre site internet depuis la fin de l’an dernier », a-t-il assuré.

Au total, 34 millions de dollars ont été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie, selon le Fonds.Samedi, le gouvernement suédois cité par la presse locale avait assuré qu’il cesserait de verser sa contribution de quelque 167 millions d’euros au Fonds tant que ce dernier ne mettrait pas en oeuvre « plus de mesures pratiques pour lutter contre le problème ».

« Dans le rapport (du Fonds) de l’an dernier, l’Inspecteur général a évoqué des détournements de fonds graves dans 4 des 145 pays » qui reçoivent une aide de l’organisation, a poursuivi M. Kazatchkine.Suite à ces informations, le Fonds a pris des mesures « immédiates » afin de récupérer l’argent, a-t-il ajouté, assurant que déjà quelque 19 millions de dollars étaient revenus dans les caisses de l’organisation.

Les mesures prises, qui concernent également la Côte d’Ivoire et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, visent aussi à prévenir de nouvelles dérives, a indiqué M. Kazatchkine.L’Inspecteur général du Fonds mondial, John Parsons, a pour sa part précisé que dans les quatre cas avérés de détournement d’argent des représentants des autorités étaient impliqués.

Il n’a toutefois pas donné plus de précisions, soulignant que ces cas étaient en cours d’examen par la justice.M. Kazatchkine a enfin démenti que la Suède stoppait sa contribution et assuré qu’il était « revenu vendredi soir de Stockholm avec l’assurance que la Suède contribuerait et accroîtrait sa contribution au Fonds ».Selon lui, Stockholm a jugé « satisfaisantes » les explications données par son directeur sur la lutte contre la corruption.