23/09/08 (B466-B) RTD / Importateurs et Djibouti Airlines ne s’entendent plus, le khat emprunte la route !

________________________________ Note de l’ARDHD

La guerre du Khat a commencé ! Bonjour les dégâts, les retards et la colère populaire.

Comme nous l’avions déjà écrit dès hier matin, dans un article précédent (Lien), et daté du 22/09, si le Khat n’arrive plus par les airs, c’est qu’il y a une volonté présidentielle manifeste de détourner le trafic vers la route.

La raison semble toujours la bonne : permettre à Paulette d’utiliser ses camions et bus pour le transport du Khat, afin qu’elle ait le contrôle de l’approvisionnement de la ville et des bénéfices qui en découlent. CQFD

_______________________________ RTD

Le cas est insolite à Djibouti : le khat arrive désormais par route. Depuis maintenant 4 jours, la plante tant convoitée arrive de l’Éthiopie, via le poste frontalier de Galilé, à bord de camions remorques.

Une décision prise par les importateurs de khat regroupés dans trois sociétés que sont la SOGIK, l’association des vendeurs particuliers, et SIK.

« En raison de problèmes techniques qui ont affecté notre transporteur aérien, notre marchandise n’a pas été livré durant 2 jours, et ce n’est pas la première fois. Compte tenu de la nature périssable du produit, nous avons perdu beaucoup d’argent, mécontenté nos distributeurs et clients.

Ce qui n’est plus acceptable au regard de notre contrat avec Djibouti Airlines… » a déclaré Sahal Ibrahim Hildid, la porte parole des importateurs.

C’est au cours d’une interview télévisée que Sahal Ibrahim est monté au créneau, répondant coup pour coup aux déclarations faites par le directeur de Djibouti Airlines Moussa Rayaleh.

« Le directeur de Djibouti Airlines a d’abord affirmé que c’est en raison de problèmes techniques que son avion n’a pas été en mesure de livrer notre marchandise. Puis, il nous a signifié qu’il allait augmenter les tarifs du transport. Ce qui n’est acceptable. En ce moment la tendance est à baisse concernant les prix internationaux des carburants, alors comment expliquer cette hausse unilatérale ?… » a souligné le porte-parole.

Après plusieurs réunions entre Djibouti Airlines et les importateurs de khat, les tractations ont finalement abouti à un échec.

« Nous lui avons pourtant proposé un nouveau contrat, mais ce n’est pas marché. Alors, nous avons décidé de nous passer de l’avion, … » s’est justifié Sahal Ibrahim.

Le marché du khat est colossal à Djibouti, et fait vivre des milliers distributeurs et petits revendeurs. Sous la pression de ces derniers, les importateurs décidé d’assurer eux-mêmes la transport du khat avec l’assistance des forces de sécurité nationale.

En présentant ses excuses aux consommateurs, le porte-parole a indiqué que c’était « mieux ainsi », avant d’ajouter qu’ils étaient en mesure de livrer le khat plutôt que d’habitude

« Nous sommes à présent capable de fournir le marché national dès 11 heures du matin ! » a-t-il martelé.

05/09/08 (B463-B) RTD / Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service. (Info et commentaires d’un lecteur)

_____________________________________ Note d’un lecteur

Les Djiboutiens considèrent que le tragique accident de car aurait pu être évité si la liaison ferroviaire n’avait pas été interrompue brutalement, privant les malheureuses victimes d’un moyen de retour, qui soit moins dangereux.

Cette annonce de la reprise du trafic est uniquement motivée par le souhait de rassurer la population, mais il n’y a rien de concret derrière. Tout laisse penser que Guelleh prépare le transfert de concession à ses amis de Dubaï, mais il va laisser "pourrir" pendant quelque temps afin de laisser croire qu’il n’y a plus d’autre alternative et que c’est un miracle …

Dans les faits, même si la route remplit son rôle, les Ethiopiens peuvent difficilement faire une croix sur le train, qui est une solution adaptée au transport de leurs marchandises depuis le port de Djibouti, qui est de loin, leur principal centre d’accès à la mer.

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Le trafic ferroviaire djibouto-éthiopien reprendra bientôt du service

La compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE) a répondu aujourd’hui aux propos donnant lieu à la constatation récente du freinage systématique des activités du trafic ferroviaire.

Le directeur commercial Ahmed Doualeh Absieh s’est exprimé sur cette question.

Le directeur commercial du chemin de fer djibouto-éthiopien Ahmed Doualeh Absieh a fait une large mise au point sur le freinage des activités du trafic ferroviaire en indiquant que les choses se sont bloquées du côté de nos confrères éthiopiens du chemin de fer et non pas des autorités éthiopiennes.

Ahmed Doualeh a affirmé que le directeur général, qui siège à Addis Abeba, a conclu des contrats avec une société italienne qui travaille déjà sur le remplacement des rails du train qui va de Djibouti à Addis Abeba.

Il a déclaré que le responsable du bureau du chemin de fer à Addis Abeba n’a pas considéré la partie Djiboutienne des accords bilatéraux et a agit d’une manière isolée.

Il a ajouté qu’ils ont, de leur côté, rejeté cette mauvaise initiative de la part des responsables éthiopiens du bureau CDE d’Addis Abeba.

Il a souligné que ce sont ces mauvaises décisions qui ont entravé, ces derniers temps, les activités du trafic ferroviaire et qu’ils n’ont rien cru des propos citant que le trafic ferroviaire s’est arrêté.

Il a affirmé et reconnu qu’il y’a un freinage des activités mais jamais un arrêt en ajoutant que les discussions se poursuivaient et que le train reprendra normalement ses activités.

Ahmed Doualeh a conclu ses propos en disant que le chemin de fer djibouto-éthiopien est le plus ancien de l’Afrique subsaharienne.

30/08/08 (B463) Hypocrisie sur la RTD / La télé de Guelleh verse des larmes de crocodile sur l’arrêt du train entre Djibouti et Addis Abeba, alors que c’est une décision d’IOG ! Mais pas de panique, car La Nation nous informe que c’es probablement DP World qui va reprendre l’exploitation. Un comédie bien montée par la dictature pour donner sans appel d’offre à Dubaï, la concession et l’exploitation d’un nouveau bijou du patrimoine djiboutien.

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L’impact du manque du trafic ferroviaire sur les habitants de Galilé

La localité de Galilé est un poste de la frontière qui nous sépare officiellement de l’Éthiopie.

Cette localité est divisée en deux : une partie située sur notre territoire et l’autre partie se trouve sur le territoire éthiopien en étant symétriquement partagée par la frontière.

Sur la partie de cette localité de Galilé, située sur notre territoire, se trouve la caserne des militaire en poste à la surveillance de la frontière et des locaux abritant la police de l’air et la frontière, chargée de l’immigration et les service de la contribution et quelques habitants jonchant sur les collines dressées à l’arrière de la caserne militaire.

Étant un point de passage actif du transit de la contrebande, les service de la contribution en place et la police luttent étroitement, côte à côte, contre les différents produits destinés à la contrebande et qui arrivent surtout les nuits dans cette localité.

A Galilé, l’impact de l’arrêt du trafic ferroviaire et ressenti.

Un restaurateur de la localité de Galilé a indiqué que les différents problèmes rencontrés est avant tout l’absence de l’eau potable dans cette zone.

Il a affirmé que les habitants de Galilé ont de grandes difficultés pour se procurer de l’eau et que les gens se ravitaillent depuis la ville d’Ali-sabieh.

S’exprimant sur le phénomène de la contrebande, le restaurateur a reconnu que la contrebande possédait, à Galilé, des réseaux actifs mais qu’ils sont souvent démantelés par la police et par les services de la contribution qui, au profit de certains indicateurs infiltrés dans les réseaux, arrivent à les découvrir pour les traduire ensuite devant la justice.

Enfin, le restaurateur a indiqué aussi que le commerce de la localité de Galilé connaissait des difficultés et que les clients se faisaient rares, surtout en période des saisons fraîches car pendant les vacances, le marché est animé par les vacanciers qui partent et qui reviennent.

12/08/08 (B460) RTD / Vers la fin du service sur la ligne Djibouto-Ethiopienne ? (Cet article de la RTD confirme le radio-trottoir publié tôt ce matin)

Dans le secteur des transports, le trafic ferroviaire a brusquement cessé ses activités entre Djibouti et l’Ethiopie.

Actuellement, le train ne circule que le mercredi pour l’importation des fruits et légumes à Djibouti.

Constat frappant : toutes les gares où passait le train sont à présent désertes, au grand dam des voyageurs et des vendeurs vivant du commerce transfrontalier.

Les raisons de l’arrêt du trafic ferroviaire ne sont toujours pas connues, ni le CDE, ni Djibouti ou l’Ethiopie n’ont fait de déclarations à ce sujet.

« Le train permettait à beaucoup de gens vivant dans les petites localités transfrontalières de circuler. Depuis l’arrêt du trafic, les villageois sont obligés de parcourir à pieds d’énormes distances de part et d’autre des deux frontières » a indiqué un habitant de Gallileh.

Le manque de train est aussi durement ressenti par les habitants de localités installées sur la ligne ferroviaire djibouto –éthiopien, ces derniers vivaient essentiellement de petits commerces.

« L’arrêt du train est une catastrophe pour nous. Nous nous procurons nos marchandises que soient le lait des fermiers, le blé, le sorgho, les cigarettes de l’autre côté de la frontière, pour ensuite revendre ses marchandises à Djibouti. Aujourd’hui, nous n’avons aucun moyen pour faire venir ces marchandises, donc aucun revenu pour nos familles » a expliqué une Charchari, (commerçante).

A Chebelleh et Goubetto, petites localités djiboutiennes, les marchés d’approvisionnements à ciel ouvert ont fermé pour cause de pénuries.

11/06/08 (B451) RTD (Via Djibnet) Djibouti riposte après une attaque érythréenne (et se considère en guerre depuis mardi soir, avec l’Ethiopie)

La République de Djibouti est en guerre depuis hier soir contre l’Érythrée dans la région frontalière de Ras Doumeira depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril 2008. Nous publions ci-dessous un communiqué de l’État Major Général des Armées djiboutiennes.

« C’est suite à la poursuite d’un déserteur érythréen qui a foncé dans le dispositif des forces armées djiboutiennes, les militaires Érythréens ont ouvert le feu sur les unités du FAD aux alentours de midi trente.

Ce faisant, les forces armées djiboutiennes ont riposté avec leurs armes.

Cependant aucun dégât humain n’est à déplorer de part et d’autre jusqu’à l’heure actuelle.

Toutefois les responsables érythréens des troupes positionnées sur le mont Gabla ont lancé un ultimatum aux responsables militaires djiboutiens, leur intimant de remettre en leurs mains la totalité des déserteurs d’un effectif global d’une trentaine de personnes, faute de quoi ils seront obligés de faire usage de la force.

A 18h40, croyant profité de la tombée de la nuit et à l’heure de la prière, les troupes érythréennes ont ouvert le feu sur nos forces.

Face à cette attaque délibérée, nos militaires ont riposté grâce à leur vigilance instinctive adoptée depuis l’après midi.

A l’heure où ce communiqué est établit, les combats se poursuivent toujours. »

07/04/08 (B442) La Chasse aux Français, dont nous avions annoncé, en exclusivité mondiale, l’ouverture prochaine, vient d’être lancée aujourd’hui à 15h00 (Djib) sur la RTD en langue Somalie. Chasse sur terre, dans les airs et peut-être aussi sur mer, si les informations de Radio-trottoir se vérifient dans les prochains jours.(Correspondant)


Roger Picon
A 15 heures djibouti, en langue Somalie, la RTD a diffusé un communiqué lançant des mandats d’arrêt contre cinq français. Leurs noms n’ont pas été donnés. Le rédacteur a-t-il peur d’un dépôt de plaintes parallèles pour diffamation ou diffusions de fausses nouvelles ???

Tout ce que l’on sait c’est qu’il s’agit de cinq Français : deux anciens Conseillers à la Présidence de la République et à la Justice, deux Professeurs et un soit disant prêtre d’après la radio.

Si les noms ne sont pas précisés dans le Communiqué écrit qui ne manquera pas d’être diffusé par l’ADI, alors la peur va atteindre son niveau maximum, même Maki commencerait à trembler ?

11/02/08 (B434) (RTD) Coucou – Comme nous le suggérions dans les sept conseils pour réussir une élection à plus de 100 %, les Observateurs ont bien bu et bien mangé.Ils sont contents de ce qu’ils n’ont pas vu … Ils approuvent les erreurs de calcul de Guelleh. Bref les Observateurs de l’U.A. ont fait un bon travail .. et surtout, ils sont contents d’eux …

DJIBOUTI/ Conférence de presse des observateurs des élections

Les observateurs de l’Union africaine et de la ligue des états arabes des élections législatives qui se sont déroulées le 8 février dernier à Djibouti, ont dans une conférence de presse organisée pour la presse écrite et audio visuel indiqué que le scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité sur l’ensemble du territoire.

Cette délégation etait Composée de 11 membres de l’UA, présidé par Ali Said M’Dahoma, président de la commission nationale des élections des Comores, et quatre représentants de la ligue des états arabes présidé par Shams Mahmoud Farah.

Boycottée par l’opposition, la coalition de l’UMP qui s’est présenté toute seule aux élections législatives avec une liste de 65 candidats a remporté cette élection avec plus de 72 % (*) des suffrages exprimés.

Dans cette conférence de presse, le président Ali Said M’Dahoma s’est déclaré satisfait du déroulement du scrutin qui a été régulier, libre et transparent.

De son côté, Shams Mahmoud Farah a remercié les autorités djiboutiennes et le peuple de Djibouti pour l’hospitalité dont ils ont bénéficié durant leur séjour, et elle a félicite les femmes djiboutiennes pour leur participation massive au scrutin et pour le climat de sérénité qui a prévalu tout au long du scrutin.

Par ailleurs, dans une déclaration finale conjointe des missions d’observations de l’UA et de la ligue des états arabes, le président de la délégation de l’UA Ali Said M’Dahoma a félicité la République de Djibouti pour la réussite de ces élections qui se sont déroulées dans un climat démocratique.

(*) Note de l’ARDHD A noter une troisième version du taux de participation. L’ADI annonçait 80,3 % !! La différence est tellement énorme qu’il ne peut plus s’agir d’une correction réalisée par les observateurs … mais bien d’une nouvelle forme de fraude. Guelleh vous dit n’importe quoi, comme d’habitude !

02/09/07 (B411) En dépit des innombrables subventions qu’elle a reçue, l’EDD de Djama Ali Guelleh ne fournit pas l’électricité suffisante et les délestages se multiplient … créant des manifestations populaires, signalées par la RTD (Somali) …(Info lecteur)

Selon la RTD, journal en Somali, il y aurait eu des manifestations avant-hier soir et hier pour protester contre les délestages d’électricité. Les habitants des quartiers populaires ont brûlé des pneus dans les rues de capitale.

En revanche, la télevision djiboutienne n’a diffusé aucune image sur les arrestations des manifestants.

Le directeur de l’ EDD Djama Ali Guelleh a déclaré que deux groupes électrogens étaient tombé en panne. Il répondait aux questions posées par un journaliste de la RTD.