06/02/08 (B433-B) Incarcération du Père Sandro de Pretis. La mobilisation continue en Italie pour sa libération (ARDHD)

La pétition en faveur de la libération du Père Sandro de Pretis, arbitrairement incarcéré par Guelleh, sous de fausses accusations mais pour des motivations politiques bien réelles du Gouvernement fait tâche d’huile.

SIGNEZ EN FAVEUR DE LA LIBERATION DU PERE SANDRO
http://www.vitatrentina.it/appello

Actuellement plus de 3.700 signatures ont déjà été recueilli en sa faveur, et pas seulement en Italie. C’est une nouvelle humiliation pour le régime dictatorial de Guelleh, qui aura beau se payer, sans grand résultats, des pages d’articles sponsorisés dans Jeune Afrique ou dans Paris Match pour tenter de sauver son image de marque.

Le mal est fait ! Le monde entier découvre la vraie nature de ce régime qui asservit sa population et qui s’assied sur les droits de l’homme.

Et qui a fait ce mal à l’image du dictateur ? C’est Guelleh lui-même avec les conseils malvenus de sa bande de sbires, dont en particulier ceux de ses deux bouffons préférés "obligés pour l’un" et "repentis" pour l’autre : Djama Souleiman et Aref Mohamed Aref. Dans quelles galères ne l’ont-ils pas emmené ? Incarcération de Jean-Paul Noël Abdi, plainte devant la CIJ et tant d’autres …

24/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE : La pétition franco-italienne pour la libération du Père Sandro de Pétris, victime de Guelleh, qui croupit à Gabode va atteindre aujourd’hui les 2.500 signatures. (ARDHD)

Le Père Sandro de Petris, aumonier catholique est incarcéré depuis octobre 2007 à Gabode, pour des motifs, qui sont certainement beaucoup plus liés aux difficiles relations entre la France et Guelleh, eu égard à l’instruction judiciaire pour le meurtre du Juge Borrel, que pour la moindre culpabilité personnelle.

L’importance du nombre de signatures : près de 2.500 à l’heure où nous publions cet article, prouve la forte émotion et la forte médiatisation que cette affaire suscite surtout non seulement en Italie, mais aussi dans le monde, comme l’attestent les pays d’origine des signataires. N’oublions pas la semaine dernière que le Gouvernement de Prodi a été officiellement interpellé sur cette affaire.

Encore un mauvais coup pour l’image de Guelleh, mais au fond, ça ne fera jamais qu’une casserole de plus.. Cette fois, ce qui est différent, c’est qu’elle se développe dans un autre pays, membre de l’Union européenne, qui n’aura peut-être pas la même délicatesse que la France pour appuyer les demandes de subvention et d’aide … 

Et puis, on parle beaucoup du retrait de la France de Djibouti qui devrait se préciser progressivement, cela fait de moins en moins de doute (Cf la lettre du Continent) … Y-a-t-il eu déjà un accord secret entre les Français et les Américains pour leur laisser le champs libre à Djibouti : tout à fait imaginable !

Mais attention pour Guelleh, comme nous l’écrivions il y a quelques jours, les Américains n’auront certainement pas les mêmes attentions que les Français avec lui : business et intérêt d’abord. Soutien à Guelleh tant qu’il peut être utile et lachâge brutal, le jour où il n’en auront plus besoin.Et jamais, au grand jamais, ils ne lui feront confiance …

Il aurait déjà perdu ses chances d’abriter le commandement militaire américain AFRICACOM, qui aurait constituté une belle source de revenus (si l’on donne du crédit aux nouvelles confidentielles publiées par Algérie-liberté …)

21/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Père Sandro de Petris/ Interpellation au Parlement italien avec évocation de l’affaire Borrel et du mandat d’arrêt contre Djama Souleiman. (Info lecteur)

Nous venons d’apprendre que le 17 janvier 2007 trois députés italiens ont interpellé officiellement le Président du Conseil (Romano Prodi) et le Ministre des Affaires étrangères italiens sur l’incarcération du Père Sandro de Petris. En plus, c’est l’affaire Borrel et les accusations de subornation de témoins contre Djama Souleiman qui ont été évoquées officiellement maintenant devant le Parlement italien, avec une intensification de la médiatisation qui devrait suivre. La pétition en faveur de la libération du prêtre a déjà été signée par près de 1.800 personnes !!

Cliquez ici sur le lien officiel et le texte original en italien

Acte de la Chambre des députés italiens
Interpellation N° 2-00924

présentée par
MAURO BETTA  le jeudi 17 janvier 2008


(Traduction de Jean-Loup Schaal – seul le texte italien fait foi – Cf le lien ci-dessus)

Les sous-signés demandent l’interpellation du Président du Conseil et du Ministre des Affaires étrangères sur l’affaire suivante :



Le 8 octobre 2007, le Père Sandro de Pétris, curé à Ali Sabieh – après un interrogatoire conduit par un juge d’instruction du tribunal de première instance de Djibouti qui l’a accusé de détention et de diffusion de photos pédophiles et pornographiques – a été laissé en liberté provisoire.

Le 17 octobre, l’évêque de Djibouti, Monseigneur Bertin, a informé le Secrétariat d’Etat du Vatican qui lui a conseillé de demander l’intervention de l’Ambassade d’Italie. Le consul d’Italie à Djibouti, Gianni Rizzo, a rencontré successivement le Ministre de la Justice, le Ministre des Affaires étrangères et le Premier Ministre « rencontres qualifiées d’ouvertes et de cordiales », mais qui n’ont abouti à aucun résultat.

Fin octobre, le Père Sandro de Pétris a été arrêté et incarcéré à la prison de Djibouti, en périphérie de la capitable où il est toujours détenu.



La France a émis un mandat d’arrêt international contre Djama Souleiman Ali, le procureur de la République de Djibouti, qui a obtenu l’incarcération du Père Sandro (le 28 octobre 2007). Il est convoqué par la Cour de Versailles pour être auditionné (il ne s’est pas présenté à une première convocation) sur l’accusation de subornation de témoins dans l’affaire Borrel.

Le 22 novembre, le nonce apostolique Ramiro Moline Inglés et l’évêque de Djibouti, Monseigneur Bertin ont été reçus par le Ministre des Affaires étrangères qui a promis de faire le point sur la situation.

Le 15 décembre, le Ministre de la Justice a accepté de recevoir Monseigneur Bertin, qui a demandé la libération du prêtre, s’engageant à l’éloigner ensuite du diocèse.


Le 17 décembre, les motifs de l’accusation contre le Père de Petris ont été changés en « incitation à la dépravation et à la corruption de mineurs ». Deux témoins ont été présentés ; ils ont certifié sous serment d’avoir subi, quant ils étaient encore mineurs, des violences sexuelles répétées de la part du Père Sandro.

Le 19 décembre, le Juge Hassan Ali Hassan a interrogé pendant deux heures, le Père Sandro, assisté de son avocat. Ce dernier a contesté les photographies qui auraient été trouvées sur son P.C. et considérées comme compromettantes (en particulier l’une avec la photo d’un enfant nu dans les bras du prêtre) et une quinzaine d’autres dont il n’a pu expliquer ni la provenance ni le contenu.

En janvier 2008, l’évêque de Trente, Monseigneur Luigi Bressa a demandé le soutien des responsables politiques au niveau local, régional et national. L’évêque de Djibouti, en déplacement à Rome, a présenté la situation au Pape.

Il est un fait qu’une campagne contre l’Eglise catholique est orchestrée à Djibouti dans le contexte d’une réouverture de l’instruction de l’Affaire Borrel, un cas qui touche la mort en 1995 d’un juge français, accusé de pédophilie. Son décès a été considéré comme suicide, alors que sa veuve a toujours défendu la thèse de l’assassinat.

A ce moment, l’instruction concerne aussi le Père Sandro. En effet, le Président Sarkozy a reçu récemment la veuve Borrel et il a demandé à la Justice française de faire son travail. Ce qui a beaucoup irrité les autorités djiboutiennes.

(…)

Si le Gouvernement (italien) ne demande pas au Président Sarkozy qui devrait se rendre prochainement à Djibouti, d’évoquer le cas avec son homologue, il deviendrait évident qu’il y a un lien entre l’hostilité contre le Père de Petris et la réouverture de l’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel par la Justice française.

16/01/08 (B430) LIBERO (Italie) Le Père Sandro, bouc émissaire des chantages France-Afrique (article écrit par Maria Acqua Simi et publié le 11 janvier 2008 , traduction de l’italien par Fabio de Petri)

________________________________________ Note de l’ARDHD
La presse italienne s’active pour dénoncer l’incarcération du Père Sandro de Pétris et elle porte désormais un regard accusateur sur le régime de Guelleh, sur ses dérives et sur toutes les violations des Droits de l’Homme et les abus de tous ordres qui sont commis chaque jour.

L’affaire de l’assassinat du Juge Borrel, dont on ne parlait que très peu en Italie, est désormais médiatisé chez nos voisins.
_________________________________________ Article de Libero

La cellule est petite, quatre pas sur sept. Aucun meuble sauf un petit matelas et les latrines. Dehors, l’aire étouffant annonce l’arrivé des grandes chaleurs et les moustiques qui ne donnent aucun répit. Depuis 77 jours père Sandro De Pretis, missionnaire à Djibouti, dans le Corne d’Afrique, est incarcéré sans aucune accusation précise.

“Mis en examen pour corruption de mineur” dit la magistrature djiboutienne. Mais il n’y a pas la moindre preuve. Il lui ont saisi son passeport de citoyen italien ; il l’ont mis en « détention préventive » à la suite d’une attaque virulente publiée par le seul quotidien national autorisé par le gouvernement local, « La Nation », contre la « France pédophile » et l’Eglise accusée d’organiser « un réseau pédophile ».

A ce jour ni les protestations du nonce apostolique Ramiro Moliner Ingles ni les demandes réitérées du consul d’Italie Gianni Rizzo n’ont abouti.

La diplomatie italienne a fait son travail, elle a fait bloquer aussi un financement important pour la construction d’un hôpital dans le pays.

En vain. « Ici, la magistrature ne veut pas élucider. Je vous remercie si vous arrivez à faire intervenir le Président du Conseil Romano Prodi » écrivait au mois de novembre le prêtre de sa prison.

Ainsi, quand le 8 décembre 2007 a eu lieu la rencontre entre les chefs d’état africains et européens à Lisbonne, où étaient présents Prodi et Guelleh (actuel président de Djibouti), on a pensé pouvoir parvenir rapidement à une solution. La Farnesina (Ministère des Affaires Etrangères italien) était au courant du problème. Mais personne n’en a parlé. Parce que “le père Sandro est simplement un bouc émissaire, victime d’intérêts bien plus grands » explique un ami du prêtre de Trento, Fabio de Petri.

Un prêtre qui dérange, pour être clair. L’hebdomadaire « Vita Trentina », dirigé par le père Ivan Maffeis, raconte dans un reportage courageux que derrière l’injuste détention du missionnaire se cache un épisode pas encore éclairci, qui s’est passé à Djibouti à la fin des années ’90 : l’affaire Borrel.

Au cours de l’année 1995 à Djibouti on trouve, dans un ravin, le corps calciné du juge Bernard Borrel.

Les autorités locales classent le dossier comme « suicide », mais la femme du juge n’est pas d’accord et demande à être reçue par Chirac. Elle ne reçoit aucune réponse. « Borrel était “coupable” d’avoir découvert des affaires de corruption et des affaires illicites – blanchiment d’argent, trafic d’armes entre autres – entre les autorités de Djibouti et certains coopérants français » explique Maffeis. C’est ainsi que l’on arrive à construire le mobile du « soi-disant geste désespéré ».

Le juge, catholique, n’aurait pas supporté le remords d’avoir cédé à la pédophilie. Note : à l’époque, le chef de la police secrète djiboutienne était Guelleh, aujourd’hui Président. Le dossier a été classé sans suite, même si beaucoup de personnes, italiennes et françaises, connaissaient la vérité. Maintenant, la veuve Borrel a obtenu de Sarkozy la poursuite de l’instruction pour assassinat et non plus pour suicide. Comme il y aura bientôt des élections à Djibouti, le président-dictateur veut éviter à tout prix, des interférences créées par ce dossier.

Comme avertissement, il a fait incarcérer le père Sandro, le seul prêtre italien témoin de sa despotique ascension au pouvoir. « Guelleh veut changer la Constitution, se représenter aux prochaines élections sans adversaires ; autrement il aurait du affronter les deux tours prévus par la Constitution » explique encore à « Libero » Fabio de Petri.

Pendant ce temps notre missionnaire attend que quelque chose se passe. Il se sent abandonné par les institutions, mais la foi est ferme. « J’ai au moins le confort des sacrements », dit-il à ceux qui viennent le voir. Dehors, ses pauvres de la paroisse d’Ali Sabieh l’attendent.

14/01/08 (B430) Journal LIBERO (Italie) Un prêtre et un technicien : deux italiens à libérer (Article de Renato Farina publié le 11 janvier et traduit de l’Italien par Fabio de Petri)

Renato Farina (*)

[…]L’un des deux est carrément un héros, il a donné sa vie pour les autres. Il va falloir une pression ferme de Prodi, de D’Alema (Ministère des affaires étrangères) et de Mastella (Ministére de la justice) sur les gouvernements de Djibouti, de Paris et de Washington.

Aujourd’hui dans le monde il est difficile de défendre un prêtre accusé de pédophilie. Il y a toujours la présomption de faute. Les persécuteurs le savent aussi.

C’est comme cela qu’à Djibouti, petit pays de la Corne de l’Afrique, depuis toujours sous l’orbite de la France, un prêtre de Trente (Italie) est soumis à un régime infâme. Il s’appelle Sandro De Pretis, 52 ans, il a passé sa vie comme missionnaire entre trois pelés et quatre tondus catholiques de cette terre, en aidant les musulmans et les gens de toutes les classes, augmentant ainsi l’estime que l’on avait pour l’Eglise.

Depuis le 28 octobre il est en prison accusé d « incitation à la dépravation et à la corruption des mineurs » .

Une faute dont fut accusé à son époque Socrate. En réalité il a été trouvé en possession de quelques photos de ses jeunes paroissiens le torse nu à la plage.

La décision de le saisir avait déjà été prise au niveau politique.

Sur une autre photo il a dans ses bras un enfant avec une « grosseur » : cet enfant a une tumeur et le père Sandro le soigne. Les enquêteurs sont arrivés à déduire des infamies alors que cette situation prouve au contraire toute la tendresse de cet homme d’église.

La réalité est quelque chose de très trouble. Une situation de chantage qui touche l’actuel président-dictateur de Djibouti et la France. Maria Acqua Simi l’explique sur cette page (ndr. 19). L’évêque de Djibouti prend fait et cause pour De Pretis. La diocèse de Trento a fait, par le directeur de l’hebdomadaire diocésain, sa propre enquête. Tout de suite la grossièreté et le caractère mensonger des accusations lui ont sauté aux yeux.

Il s’agit d’une véritable persécution qui touche un citoyen italien discriminé et bafoué parce qu’il est Ministre d’une certaine religion qui s’appelle catholique.

Djibouti écoute peu l’Italie mais beaucoup la France.

M. Prodi, ou toi, D’Alema, prenez votre téléphone !

Et si vous n’avez pas le courage de parler avec Sarkozy, demande à parler avec Carla Bruni. Mais vous devez agir très vite. Dans les prisons africaines on meurt vite ….

(*) NDLR : Renato Farina est un journaliste très connu en Italie.

12/01/08 (B430) Incarcération du Père don Sandro de Petris- Voilà pourquoi l’affaire est politique. (Article signé par le Père Ivan Matteis et publié sur « Vita Trentina » du 10 Janvier 2008 – Traduction en Français de Fabio de Petri)


Le Père Don Sandro de Petris

Djibouti, Janvier 2008 – « Rien ne va plus. Il faut lancer la piste pédophile et les jeux sont faits ».

C’est comme ça qu’en 1995 à Djibouti, le juge français Bernard Borrel « a été suicidé »; « coupable » d’avoir découvert des preuves de la corruption et des affaires illicites – blanchiment d’argent, trafic d’armes et d’autre encore – entre les Autorités de Djibouti et certains coopérants français.

Pour tout étouffer on en est arrivé à « fabriquer » le mobile du « geste désespéré » : le juge, catholique, n’aurait pas supporté les remords d’avoir succombé à la dépravation et à la pédophilie.

Mais c’est Ismail Omar Guelleh, actuellement président de la République de Djibouti, qui, à l’époque – et depuis 1977 – était le chef de la police spéciale. Son pouvoir est toujours soutenu par des colonels français d’extrême droite, ainsi que par les spéculateurs qui ont trouvé leur paradis fiscal à Djibouti.

Dans ce petit pays de la corne d’Afrique, la France a encore un poids important : elle renfloue largement ses finances. La France a une présence de 2.800 militaires qui en protègent les frontières. Sans cette défense, l’Ethiopie serait sans doute la première à envahir ce pays pour garantir à un débouché sur la mer à son commerce.

Le président Guelleh s’est occupé de l’intérieur du pays. Toute forme d’opposition a disparu depuis longtemps. Tous ses adversaires politiques – appartenant à son propre parti étant donné que c’est le seul parti qui existe – ont été reduits au silence.

Tant qu’ils pouvaient encore parler, ils l’ont accusé, à maintes reprises, d’avoir assassiné les opposants.

La liberté de presse est le monopole de « La Nation », porte-voix du gouvernement.

C’est ce journal qui a titré, il y a trois mois « la France pédophile » après que le Président Nicolas Sarkozy ait reçu la veuve Borrel en promettant d’ouvrir les archives de l’Elysée et de lancer une véritable enquête pour établir les mobiles et les commanditaires de l’assassinat de Bernard Borrel.

C’est encore « La Nation » qui, pendant la même semaine d’octobre, a attaqué l’Eglise catholique en parlant d’un réseau pédophile qui organiserait « des orgies dans la cathédrale ».

Le corps du juge Borrel fut retrouvé calciné au fond d’un ravin. Le seul prêtre qui était à Djibouti à l’époque et qui est toujours là bas, s’appelle Sandro De Pretis.

Depuis 76 jours il est en détention préventive. Avec ce régime, il pourrait y rester pendant 4 mois, renouvelables une deuxième fois, à la merci d’accusations qui changent sans cesse.

Il vit dans une cellule de 4 pas par 7. Par terre un petit matelas qui lui a été apporté par le secrétaire de l’évêque. Les latrines, un bidon dans lequel il peut recueillir de l’eau pour se laver. Six gouttes de vin clandestin pour l’Eucharistie. Les moustiques.

La perspective à bref d’y subir une chaleur insupportable.

La diplomatie italienne a fait ses démarches en bloquant un gros financement.

Vainement. Dans un pays où moyennant le versement de bakchic, on trouve des solutions à tout, les vicissitudes du prêtre de Trente se heurtent contre un mur en caoutchouc. Les contacts avec les différents ministres n’ont abouti à rien.

Le cas n’est pas dans les mains de la magistrature mais du président.

C’est à lui qu’il faut arriver. Avant qu’il ne soit trop tard.

C’est pour cela qu’il appartient à notre président du Conseil, Mr. Romano Prodi d’intervenir conjointement avec le Président français. Ce dernier a donné un signal de détente lors de sa rencontre avec Ismail Omar Guelleh au mois de décembre à Paris; en février c’est Sarkozy qui devrait se rendre à Djibouti.

J’écris ces lignes – au nom aussi de ceux qui ne peuvent pas s’exposer eux-mêmes – avec l’angoisse dans le coeur, sachant bien comment la position du père Sandro est délicate. C’est pour ça qu’il ne faut pas le laisser seul. L’évêque de Djibouti est disponible à l’éloigner du pays dès qu’il sera libéré.

10/01/08 (B429) La presse en italie : nombreux articles pour dénoncer l’emprisonnement du Père di Sandro. (lecteur en Italie)

Un lecteur, que nous remercions au passage, nous a fait parvenir les copies de la presse italienne qui dénonce, preuves à l’appui, l’incarcération arbitraire et non fondée du père di Sandro de Pétris.

Nous allons traduire dans les prochains jours, certains articles pour en diffuser les informations principales.

VT / Vita Trentina explose pour dénoncer les faux soupçons qui ont été utilisés par la justice djiboutienne pour incarcérer le père di Sandro. L’archevèque de Djibouti, Monseigneur Giorgio Bertin exprime son sentiment et on peut comprendre qu’il dénonce un véritable tentative d’affaiblissement de l’église catholique. Pour quelles raisons ?

Lorsqu’un pays est en faillite par la faute de ses dirigeants, ces derniers doivent trouver un coupable … Cela s’est vu si souvent dans le passé … Aujourd’hui Guelleh qui a acculé le pays et le peuple à la ruine, se doit de trouver ses coupables : ce seront les autorités religieuses catholiques … ! Fera-t-il ainsi oublier ses possibles relations avec des membres importants d’Al Qaïda et les soupçons de financement ?

Avait-il prévu que cette affaire indigne et scandaleuse aurait pour conséquence, la médiatisation en Italie de l’Affaire Borrel et de sa possible implication dans le meurtre du magistrat ? En tout cas, c’est fait ! Jusqu’à ce jour, la presse italienne n’avait pratiquement jamais parlé de l’affaire Borrel. Aujourd »hui, cest fait !

Dans le cadre de son combat pour le Respect des Droits de l’Homme, l’ARDHD soutient la lutte du Père di Sandro et dénonce les harcèlements odieux dont il est victime.

26/10/07 (B427) LDDH : La Corne de l’Afrique doit continuer à se mobiliser. Félicitations au Journaliste Le Gouil. Lettre ouverte au Père di Sandro, injustement emprisonné à Gabode, alors que la population se mobilise en sa faveur.

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 25 DÉCEMBRE 2007
La Corne d’Afrique
doit continuer à se mobiliser.

– Libération du Journaliste français Le Gouil,
– Lettre ouverte de soutien au Père Di Sandro.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme de la Corne d’Afrique de se mobiliser toujours et ensemble pour que la Liberté d’Expression, la Liberté de la Presse soient un Réalité dans notre Région en particulier.

Il faut continuer à se mobiliser contre l’Impunité, et dans notre Région
contre le génocide et les crimes de guerre au Darfour et en Somalie depuis
un an.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste et restera fidèle au
juste et légitime combat pour la Vérité que mène les Journalistes d’ici ou
d’ailleurs.

Le silence tue et les Journalistes continuent de dénoncer !

Joyeux Noël et nos meilleurs voux pour le 60ème anniversaire des Droits de
l’Homme à Le Gouil à sa famille et à tous ses proches.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________________________ REUTERS

Le journaliste d’Arte libéré en Somalie

Par Abdigani Hassan, Reuters

BOSASSO, Somalie (Reuters) – Gwen Le Gouil, cameraman français enlevé au
Puntland le 16 décembre, a été remis en liberté lundi par ses ravisseurs, a
annoncé le ministre du Commerce et de l’industrie de cette région autonome
du nord-est de la Somalie.

« Le journaliste français vient juste d’être libéré et se trouve actuellement dans un hôtel (de Bossaso) avec des responsables, des chefs coutumiers et des diplomates », a précisé à Reuters Abdishamad Yusuf Abwan.

Il a ajouté: « Il est en bonne santé et s’en ira demain ».

Lors d’une brève conférence de presse à Bosasso, l’intéressé a déclaré: « Je me porte bien, je suis en bonne santé. Je suis simplement très fatigué mais je suis très heureux d’être libre, de rentrer en France et de revoir mes proches ».

Selon des témoins, Le Gouil a été remis en début de journée dans un hôtel de Bossaso par ses ravisseurs aux diplomates français.

Le ministre des Pêches, Ahmed Saeed Awnur, a déclaré qu’aucune rançon n’avait été versée. Les ravisseurs avaient, dans un premier temps, réclamé 80.000 dollars en échange de sa libération. « Le journaliste a été remis en liberté sans condition.

Les responsables de son enlèvement, quels qu’ils soient, devront répondre de leur acte devant la justice », a prévenu le Ministre.

TRAFIC DE MIGRANTS

Lors de la conférence de presse, un diplomate français a déclaré sous couvert de l’anonymat: « Nous quitterons le Puntland demain parce que c’est Noël ».

A Paris, la nouvelle de la libération du journaliste freelance, qui enquêtait dans cette région pour le compte de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, a été confirmée sans plus de précisions par une porte-parole du Quai d’Orsay.

De son côté, Reporters sans Frontières a fait de même en citant le secrétaire général de l’Union nationale des journalistes somaliens (Nusoj), Omar Faruk Osman.

« Gwen Le Gouil a été récupéré par des chefs coutumiers à mi-chemin de son lieu de détention. Il est maintenant libre, avec des diplomates français, dans un hôtel de Bosasso », a précisé le syndicaliste somalien.

Selon RSF, le journaliste français était détenu par une milice clanique opérant dans une région montagneuse. « Les revendications des ravisseurs, une bande connue pour organiser le passage de clandestins en Arabie saoudite via
le Yémen, étaient crapuleuses ».

Le journaliste enquêtait apparemment sur ce trafic de migrants.

Havre relatif de paix et de stabilité dans une Somalie par ailleurs en pleine anarchie, le Puntland est devenu ces derniers temps synonyme d’enlèvements et d’actes de piraterie et de racket.

Version française Jean-Loup Fiévet

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LETTRE OUVERTE.

PÈRE SANDRO ENCORE EN DÉTENTION ARBITRAIRE ON NE T’OUBLIE PAS.

« Peuple fidèle, le Seigneur t’appelle, en lui viens reconnaître
Ton Dieu, ton Sauveur. »
Chant d’entrée à la Messe de Noël
A Boulaos, le 25 Décembre 2007.

Tous les matins, Chrétiens ou Musulmans nous prions pour toi.

Du Mont Arrey, en passant par les Monts Mabla et celle du Day jusqu’au Mont Moussa Ali, les échos contre l’Injustice en République de Djibouti tonnent régulièrement.

Des membres des anciens de la Mission Saint Louis d’Ali Sabieh sont sidérés.

Des Assagohs de la Région d’Ali Sabieh sont choqués.

Vos témoignages de solidarité et vos appels caritatifs à travers « Justice et Paix » resteront toujours inscrites dans nos cours.

Votre rigueur dans le contrôle des Biens caritatifs doit servir d’exemple à tous ceux qui ont la responsabilité du contrôle de la gestion des fonds caritatifs et par extrapolation à la gestion des Biens Sociaux et des Fonds
Publics.

Père SANDRO, que Dieu TOUT-PUISSANT vous épaule à surmonter cette détention inadmissible, et dans un isolement injuste que l’on vous impose, dans la sinistre prison de Gabode.

Jean-Paul, au nom de tous vos amis
en République de Djibouti
qui pensent souvent à vous.
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Thème de réflexion

Aux croyants pratiquants, croyants non pratiquants ou non croyants. A la Jeunesse Djiboutienne décidée
de combattre l’injustice et l’Impunité.

Emprisonnement de Paul et de Sials

(Un jour que nous nous rencontrons à la prière, nous rencontrâmes une
servante qui avait un esprit divinateur ; elle faisait gagner beaucoup
d’argent à ses maîtres en rendant des oracles. Elle se mit à nous suivre,
Paul et nous, en criant : « ces gens là sont des serviteurs du Dieu
Très-Haut ; ils vous annoncent la voie du salut. » Elle fit ainsi pendant
bien des jours. A la fin Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit « Je
t’ordonne au nom de Jésus Christ de sortir de cette femme. » Et l’esprit
sortit à l’instant même.

Mais ses maîtres, voyant disparaître leurs espoir de gain, se saisirent de
Paul et de Sials, les traînèrent sur l’agora devant les magistrats et
dirent, en leurs présentant aux stratèges : « ces gens là jettent le
trouble dans notre ville. Ce sont de Juifs, et ils prêchent des usages qu’il
ne nous est permis, à nous Romains ni d’accepter ni de suivre ».

Ayant reçu pareille consigne, celui-ci les jeta dans le cachot intérieur et
leur fixa les pieds dans le ceps)