20/10/2016 (Brève 850) LDDH : plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime…. !

LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 20 octobre 2016
                           

Communiqué de Presse

Plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime

Un dicton de la région d’Arta nous enseigne : « l’homme qui connait le travail court derrière le travail, celui qui ne connait rien court derrière les travailleurs ».

Le puissant Ministre de la Santé qui avait suspendu avant même sa prise de fonction au Ministère de la Santé quelques deux cent employés de ce Ministère ne semble pas être en mesure d’enrayer le Choléra qui s’est transposé à Djibouti après avoir sévi dans les régions du NORD.

Près de PK12, (à la périphérie de BALBALLA) loin des regards indiscrets un centre médical où sont traitées les personnes atteintes par cette terrible maladie semble être un mouroir, car sous équipe avec un déficit de personnel compétent les malades du Choléra ne sont pas soignés comme ils devraient être. Il n’est pas inutile de rappeler que le Choléra est une maladie très contagieuse et mortelle et sa présence dans la Capitale est une source d’inquiétude.

Selon les informations recueillies  par l’équipe de la LDDH, le Ministre de la Santé ne tolère pas que l’on parle de Choléra ; d’ailleurs un médecin du NORD a été suspendu de sa fonction pour avoir annoncé sur les antennes de la RTD, l’existence de cette maladie.

Le centre de PK12 accueille à l’heure actuelle plusieurs dizaines de malades atteints de Choléra qui ne reçoivent pas des soins adéquats à leur maladie. Ces personnes seraient-ils condamnées à mourir en silence à l’abri des regards des Communautés nationales et internationales ?

La LDDH dénonce et condamne sans réserve la gestion chaotique et erratique de la Santé Publique et lance un appel à l’aide à la Communauté internationale pour que les malades atteintes de Choléra puissent recevoir des soins adaptés à leur situation dramatique.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

14/04/2014 (Brève 380) Selon des informations généralement fiables, Guelleh aurait choisi de se faire soigner de préférence à Francfort en Allemagne et il ne serait pas rentré à Djibouti, où il aurait confié l’intérim au Général Zakaria.

Selon des informateurs généralement fiables, nous devrions être en mesure de vous annoncer que Guelleh, après un séjour médical au Val-de-Grâce, aurait été transféré dans un établissement de soins en Allemagne à Francfort et qu’il ne serait pas encore rentré à Djibouti.

Prudence : ces informations demandent toutefois à être recoupées avec d’autres sources, ce que nous n’avons pas encore été en mesure d’obtenir. Par ailleurs, la législation ne nous permet pas de publier ne serait-ce que la moindre information sur les pathologies dont Guelleh pourrait souffrir.

La seule chose que nous puissions dire est que la situation est probablement préoccupante, puisqu’IOG aurait confié l’intérim de la Présidence et la responsabilité de Chef du Gouvernement au Général Zakaria.

Doit-on voir dans cette décision, (si elle est confirmée, répétons-le) les signe que Guelleh pense 1°) que son séjour pourrait durer un certain temps et 2°) qu’il ne fait d’autre part aucune confiance ni à son Premier ministre ni à ses ministres et 3°) qu’il privilégie l’armée pour tenir les rênes du pouvoir, (solidement si possible …?)

13/04/2013 (Brève 133) Une certitude désormais : la banque mondiale n’est pas rancunière – Elle consent un nouveau « prêt » de 7 millions d’US $ au régime de Guelleh après qu’un prêt précédent pour les malades du SIDA ait été détourné par le Ministre de la Santé Abdillahi Miguil !!! Il faut comprendre la Banque mondiale qui ne sait pas refuser un peu de confort au couple de pacotilles.(Source ADI)

10/04/2013 – La Banque Mondiale octroie 7 millions de dollars US à Djibouti pour améliorer le rayon de couverture et la qualité des soins de santé 
On estime que 300 000 personnes, dont majoritairement des femmes, vont bénéficier d’un nouveau projet destiné à améliorer le rayon de couverture et la qualité des soins de santé à Djibouti. D’un montant de 7 millions de dollars, le nouveau crédit approuvé aujourd’hui par la Banque mondiale aidera le pays à assurer de meilleurs services de santé maternelle et infantile, et à améliorer ses programmes de lutte contre les maladies transmissibles (VIH/sida, tuberculose et paludisme).

Si Djibouti a enregistré ces dernières années des progrès considérables sur le plan de la prestation de services sanitaires, de l’offre de prestataires, de la disponibilité de médicaments et des capacités de gestion du secteur, il lui reste encore beaucoup à faire dans le domaine de la santé. 

Ses indicateurs en la matière figurent en effet parmi les plus bas du monde, et Djibouti risque de ne pas atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la santé.

Le nouveau projet de la Banque mondiale est en phase avec la « Vision Djibouti 2035 », le plan de développement adopté par les autorités djiboutiennes et sur lequel reposera la prochaine stratégie de partenariat de la Banque mondiale avec ce pays. Il a été conçu en se fondant sur les enseignements des opérations que la Banque a déjà soutenues dans le secteur de la santé à Djibouti ; il tient également compte des activités que mènent d’autres partenaires du développement en vue d’appuyer les efforts entrepris par le gouvernement.

« Avec ce projet, nous poursuivons notre soutien à l’Initiative pour le développement social par laquelle le pays s’est engagé à améliorer les services de santé, a déclaré Homa-Zahra Fotouhi, représentante résidente de la Banque mondiale à Djibouti. 

Ces efforts importants en direction de la réduction de la mortalité maternelle et infantile et de la lutte contre les maladies transmissibles aideront aussi le pays à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. »

Comme son nom l’indique, le Projet d’amélioration de la performance dans le secteur de la santé repose sur un système de primes financières qui vise à encourager les prestataires de soins de santé et leur personnel à fournir aux populations des services en plus grand nombre et de meilleure qualité. 

La hausse de la performance qui en découlera bénéficiera en premier lieu aux soins apportés aux femmes enceintes, aux nouveau-nés et aux enfants ainsi qu’aux programmes consacrés à la prévention et au traitement du VIH/sida, de la tuberculose et du paludisme.   

« Les résultats sont au cœur même de la conception du projet », a indiqué Sami Ali, responsable de l’équipe chargée du projet à la Banque mondiale. Les établissements de santé recevront des incitations financières en fonction de l’augmentation de la productivité et de l’amélioration de la qualité des soins. »

Comme l’a également précisé Sami Ali, les populations auront par ailleurs voix au chapitre pour ce qui concerne la définition, la planification et la gestion de leurs besoins en matière de santé, grâce à l’instauration de comités locaux.

Le projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des dons et des crédits ne portant pas intérêt et destinés à financer des projets de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. 

L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. 

Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années.

13/09/2011 (B621) La gestion désastreuse de la CNSS (ex OPS) expliquée « pour les nuls » par un lecteur qui nous envoie ces informations ainsi que le lien pour télécharger le rapport d’audit, qui explique un certain nombre de manquements aux obligations comptables et à la législation sur la passation des marchés publics. (Lecteur – une correction mineure le 14/09 à 7h00 Paris)

Le conflit qui oppose actuellement deux « voyous » de la République, l’un Ahmed Hassan Houssein, directeur de la CNSS et natif de Djibouti et l’autre Ali Hassan Bahdon Ministre (arrivé à Djibouti à l’âge de 14 ans avec sa famille), cache en faite une autre réalité, que je vais essayer de vous expliquer.

Sous « son règne » Abrahim Ali, l’ancien directeur général de l’OPS devenu maintenant CNSS, avait mis en place une source financière occulte. C’était un système simple, puisqu’il demandait aux laboratoires français et hollandais, producteurs des produits et des matériels pharmaceutiques à qui il attribuait le monopole des marchés à Djibouti, de lui reverser un pourcentage en échange..

A cette source déjà colossale de revenus, Abrahim Ali en ajoutait une seconde … il mutlipliait par 4 voir parfois par 7 les prix d’achat pour établir les prix de cession et il conservait la différence. Il a été dit que cela pouvait lui rapporter pas loin d’un million de dollars annuellement.

Dès sa nomintation en remplacement d’Abrahim Ali, le nouveau directeur Ahmed Hasan Houssein n’a pas jugé utile de modifier en quoi que ce soit ce système d’enrichissement personnel, mais à son profit dorénavant. A-t-il ajouté de nouvelles sources de détournement comme la passation de marchés fictifs pour augmenter encore ses bénéfices personnels ? On parle de travaux de terrassement pour plusieurs millions de Fdj ou encore lors d’achats de bureaux et de matériels informatiques avec des surfacturations avérées de l’ordre de 15 à 22 fois !!!

Pour ceux qui l’ignoreraient, la gestion du domaine bureautique est la chasse gardée de son épouse … !!

A-t-il été encore plus loin en 2009, quand il a décidé de mettre un terme à certains monopoles dont bénéficiaient des laboratoires français, pour favoriser le secteur pharmaceutique hollandais ?

En effet, il semblerait que pendant l’été 2009 lors d’un déplacement aux Pays-Bas pour rencontrer des directeurs commerciaux de cette industrie, le nouveau directeur de l’OPS n’avait pas hésité à se faire livrer par un proche dans une mallette des sommes en espèces pour effectuer les premiers achats. Bien évidement moyennant commission pour le porteur de sacoche et pour l’agent comptable, même s’il avait hésité un certain temps avant d’accepter.

A cette même période, Ahmed Hassan Houssein, avait pu avoir négocié l’ouverture d’un compte bancaire aux Pays-Bas avec l’aide d’un homme de paille local. A-t-il demandé aux producteurs pharmaceutiques hollandais d’y verser les commissions qu’il s’était réservé ? En tout cas il semble que les affaires allaient bien pour lui, puisqu’il a pu se faire construire un château (pardon une très très belle villa) à Djibouti et qu’il se murmure (ce point reste à vérifier avant de le considérer comme un élément fiable) qu’il se serait associé avec un libanais pour ouvrir un hôtel à Dubaï.

La manne d’argent, à la fois en disponibilités, mais aussi en source de revenus parallèle représente, comme chacun s’en doute, une source de conflit car tout le monde voit ses intérêts et aimerait bien partager le gâteau : il est si bon !.

L’arrivée du nouveau Ministre du travail, Ali Hassan Bahdon, dit le « dépressif », que nous considérons aussi comme un « voyou », semble être une manoeuvre du couple diabolique pour éjecter Ahmed Hassan Houssein et récupérer les milliards que génèrent directement et indirectement cette institution publique, qui est la plus riche de Djibouti. Ahmed Hassan Houssein était déjà en conflit avec la Présidence …. Certains se demanderont s’il n’y avait pas des conflits sur le partage des revenus ?

Comme l’ont révélé les rapports d’audit successifs de 2007, 2008 et 2009, il ressort non seulement de grosses zones d’ombres dans les méthodes comptables mais aussi le non-respect des dispositions relatives aux marchés publics, en particulier dans certains marchés conclus par la CNSS. Ces rapports d’audit avaient été demandés par le Ministre des finances de l’époque, et les conclusions avaient mis la puce à l’oreille de l’ex-ministre de la santé, qui révélera à son tour, que les produits solutés (Rangers lactate, glucose et chlorure de sodium) supposés être fabriqués par Djib-Pharma, sous la tuelle de la CNSS étaient en réalité des copies achetés en Inde. (Ces produits sont-ils conformes aux normes ? Pas si sur !)

Cette accumulation de défaillance suscita la colère du dictateur qui dépêcha aussitôt « l’extrêmiste » Ismaël Tani et le directeur de cabinet de la Présidence, à Djib-Pharma pour vérifier la véracité de ces craintes.

A leur grande surprise, ils ne trouvèrent aucune machine de production ni aucun employé dans les locaux. Pourtant l’entreprise recevait plus de 35 millions de subventions de la CNSS pour contribuer aux charges de salaires et de fonctionnement.

Alors où allait tout cet argent depuis plusieurs années? Seul le Directeur Ahmed Hassan le sait !!!.

Cette grave anomalie (la subvention d’une entreprise qui n’a pas d’activité de production, mais seulement de négoce de produits non certifiés) dans la gestion de Djib-Pharma résulte d’un flou juridique au niveau de son statut. En effet, Il n’existe aucun texte juridique définissant sa gestion administrative et financière.

La CNSS finance toutes les dépenses de fonctionnement et d’investissement du laboratoire (même si elles sont totalement fictives) et elle les comptabilise comme des avances faites sur sa participation au capital de Djib-Pharma. Cela permet donc aux initiés de s’enrichir facilement et au nez et à la barbe des autorités.

Nul ne serait vraiment surpris si Ahmed Hassan Houssein était poursuivi devant la justice du dictateur pour vol, détournement et/ou enrichissement personnel.

Cette situation semble être du pain béni pour l’actuel Ministre de la justice et ancien Ministre des finances … Lui permettrait-elle de régler (enfin ?) le conflit qui l’opposait avant l’élection présidentielle à ce directeur ?

A savoir qu’Ali Adnan souhaitait déjà l’éjecter pour nommer sa propre sœur au poste.

Je vous joins le lien internet pour télécharger le rapport d’audit de 2007 qui vous donnera une idée sur les méthodes de détournement à la CNSS.
http://www.ministere-finances.dj/Rapport%20Audit%202007/Rapport%20OPS%20final%202007.pdf

A tout hasard et dans l’hypothèse où le rapport pourrait être supprimé (certainement par maladresse) sur le site des finances djiboutiennes, nous proposons un lien de téléchargement alternatif sur le site de l’ARDHD. lien de téléchargement

Espérant avoir apporte un peu plus d’éclaircissements sur cette affaire à toutes les lectrices et lecteurs de l’ARDHD.

04/02/11 (B590) Romandie News (Suisse) avec AF / Corruption: le Fonds mondial renforce les contrôles financiers

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé vendredi qu’il renforçait ses contrôles financiers après que Berlin ait récemment annoncé la suspension d’un versement en raison d’accusations de corruption.

Dans un communiqué, le Fonds mondial indique qu’il prend une « série de mesures destinées à renforcer ses protections financières et à mieux lui permettre de déceler les cas de fraude et de malversation touchant ses subventions ».

Il va notamment augmenter le nombre d’employés chargés de la gestion financière et mettre sur pied un « groupe de haut niveau composé d’experts internationaux chargés d’examiner les systèmes mis en place et de veiller à ce que les mesures destinées à prévenir la fraude soient parmi les plus solides du monde ».

En décembre, le Fonds avait annoncé que 34 millions de dollars avaient été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie.

En réaction, le 22 janvier, le gouvernement suédois cité par la presse locale avait assuré qu’il cesserait de verser sa contribution de quelque 167 millions d’euros au Fonds tant que ce dernier ne mettrait pas en oeuvre « plus de mesures pratiques pour lutter contre le problème ».

Deux jours après, le directeur Michel Kazatchkine avait indiqué aux journalistes à Genève avoir eu « l’assurance que la Suède contribuerait et accroîtrait sa contribution au Fonds » et avait souligné que le Fonds pratiquait la « tolérance zéro » face à la corruption.

Le Fonds a pris des mesures « immédiates » afin de récupérer l’argent, avait-t-il ajouté, précisant que les mesures prises, qui concernent également la Côte d’Ivoire et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, visent aussi à prévenir de nouvelles dérives.

Ce qui n’a pas empêché l’Allemagne, troisième plus important contributeur au Fonds, d’annoncer le 26 janvier qu’il suspendait le versement de ses 200 millions d’euros par an.

A ce jour, le Fonds mondial a engagé 21,7 milliards de dollars US dans 150 pays pour soutenir des programmes de prévention, de traitement et de soins à grande échelle contre les trois maladies.

23/11/10 (B579) Les étudiants en médecine djiboutiens écrivent à leur Doyen pour exiger que les conditions d’étude et de stage soient conformes aux cursus pratiqués dans les autres pays, en particulier au niveau des stages

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

Que se passe-t-il à la faculté de médecine de Djibouti ?

Nous publions ci-après une lettre au Doyen de la faculté, que les étudiants en médecine ont signé collectivement. Plus qu’une demande de rétablissement de conditions normales d’études et de stages, les étudiants, probablement lassés que leurs demandes légitimes soient « classées sans suite », fixent un ulitmatum.

A la lecture de cette lettre, on ne peut que supposer que les fonds destinés au fonctionnement de cette université, financés par les Etats-Unis, l’OMS, la Banque mondiale, la France et tous les autres donateurs soient systèmatiquement détournés par certaines personnalités bien placées, proches du régime et probablement soutenues par le plus haut magistrat.

Si ces pratiques indignes sont vérifiées, on comprend à quel point, le régime dictatorial se moque à la fois du peuple et de sa jeunesse, en privant les uns, d’un système de santé digne de ce nom et les autres, des conditions d’étude, pour assurer la continuité de ce service public vital, dans tous les sens du terme.

___________________ 2 – Lettre ouverte des étudiants en médecine

Djibouti, le 06 Novembre 2010
A
Monsieur Le Doyen de l’Ecole de Médecine de Djibouti
Objet: demande de réponse officielle et définitive
Monsieur Le Doyen,
Nous vous écrivons la présente lettre pour recevoir une réponse officielle et définitive à nos requêtes au sujet de notre cursus médical.
En effet, l’existence de l’Ecole de Médecine de Djibouti grâce à la volonté politique engagée et à l’importance considérable qu’accorde notre gouvernement au développement des ressources humaines dans le but de garantir une homogénéité des compétences et une harmonisation de la formation des médecins capables de fournir des soins de santé de qualité et de contribuer au développement socio-économique de leur peuple constitue pour nous un motif de fierté et de confiance.
Cependant, nous affirmons que l’état actuel de notre système de soins en particulier le terrain de stage n’est pas en mesure d’accueillir des étudiants de médecine sur le plan pratique, technique et éducationnel en raison d’un manque des compétences et expertises professionnelles en qualité et en quantité qui seront détaillées, dans la feuille ci-jointe.

De ce fait, nous demandons, Monsieur Le Doyen:

  1. l’affectation des professeurs encadreurs permanents à l’externat, en dehors des 3 permanents présents, dans chaque service inscrit dans le carnet de stage des étudiants,
  2. le fait que notre internat de deux dernières années du cursus médical soit effectué en Tunisie ou en France,
  3. l’accréditation et la reconnaissance internationale de notre diplôme national de doctorat en médecine avec un acte officiel justificatif garantissant la crédibilité de notre diplôme.
A ce titre, en l’absence d’une réponse officielle et totale à nos requêtes au plus tard le samedi 13 Novembre 2010, nous serons dans l’obligation de faire un arrêt total et définitif des cours.

Dans l’attente d’une réponse favorable à. notre requête, veuillez agréer, Monsieur Le Doyen, l’assurance de nos considérations distinguées.

Signature
LES ETUDIANTS
DE L’ECOLE DE MEDECINE DE DJIBOUT
I

_____________________________________
Notre terrain de stage n’est pas en mesure d’accueillir des étudiants de médecine à cause de:

  1. un manque des professeurs encadreurs permanents et des spécialistes qui orientent, contrôlent et corrigent les actes médicaux des étudiants,
  2. une absence de disponibilité des spécialistes présents à cause de leurs charges professionnelles de soin des patients,
  3. un manque des staffs pour les étudiants dans le cadre de la discussion et l’apprentissage au raisonnement clinique des dossiers médicaux et des cas cliniques,
  4. une présence des spécialistes n’ayant pas les compétences requises sur le plan pédagogique et éducationnel pour enseigner des étudiants au cours de leur stage,
  5. un manque des moyens et des matériels techniques dans les services,
  6. une absence des protocoles standards intra-hospitaliers dans la prise en charge des cas urgents et d’un manque d’un savoir-faire sur le plan pratique dans la conduite à tenir devant les patients,
  7. une absence totale d’archivage des dossiers médicaux qui constitue une contrainte dans le cadre de Ta rédaction de notre thèse de doctorat de médecine.
  8. manque des services indispensables comme l’hématologie, l’urologie, l’anatomopathologie, l’endocrinologie, la dermatologie .. . etc.
Bien que le corps des enseignants dans l’enseignement théorique soit doté d’une haute compétence, nous affirmons encore que notre terrain de stage n’est pas adéquat étant donné que le stage constitue un élément fondamental et essentiel dans la formation du médecin.

Nous tenons à avoir une formation adéquate aux exigences d’un enseignement médical professionnalisé tant sur le plan théorique que sur le plan pratique dans un système de santé de qualité capable de répondre aux besoins de santé nationaux car nous serons demain des médecins sur le terrain et non des médecins sur les papiers.

Signature:

LES ETUDIANTS
DE L’ECOLE DE MEDECINE DE DJIBOUTI

10/11/10 (B577) “It’s time to stand up and start fighting against these stupid unwanted” // Il est temps de se lever et commencer à se battre contre ces stupides indésirables ( Par Bouh Warsama)

Au fil des ans, l’information libre est devenue une arme et constitue même le code de la vie, elle est bien plus forte que toutes les puissances de ce monde et il n’y a que la tyrannie doublée de l’imbécilité humaine et bestiale qui pourrait s’en plaindre.

Le Djibouti actuel sous cette tyrannie, cautionnée à tort par l’Occident, bloque épisodiquement toutes les informations qui dérangent le pouvoir en place : confirmant hélas ce que nous affirmons depuis bien des années.

La Santé publique est en situation de catastrophe.

La corruption et le pillage des aides internationales par le pouvoir politique en place sont « choses connues » et l’on oserait dire « admises » au niveau des instances internationales.

Ce silence coupable pénalise grandement les familles djiboutiennes pour lesquelles se soigner est devenu un « luxe impossible ».

La politique menée par les occidentaux à Djibouti est de ne « pas faire de vagues » aux fins d’éviter toute réaction…épidermique d’IOG.

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que cette « razzia officialisée » effectuée sur les aides internationales ait pris une dimension d’institution nationale alors que rien n’est fait au niveau des bailleurs de fonds pour y mettre un terme.

Lorsque vint le jour de l’indépendance, les Djiboutiennes et les Djiboutiens se mirent à chanter et à danser ; à justes raisons car elles et ils croyaient en la Liberté recouvrée.

Cette Liberté dont Jean Jaurès disait :
« Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail »

Après 20 ans de règne d’Hassan Gouled, les uns, les unes et les autres commencèrent à baisser la voix.

De fait, on savait que le « vieux chef » ne dirigeait pas le pays mais avait quasi exclusivement un rôle de « patriarche et d’ultime décisionnaire »…en certaines circonstances.

Seulement en « certaines circonstances » car pour le reste Ismaïl Bobard régnait sur le pays tout en préparant sa prise de TOUS les pouvoirs de l’Etat ; éliminant au passage ceux qui le gênaient et les « fouineurs », y compris « étrangers ».

Après la première année d’autoproclamation d’IOG à la tête du pays tout
fut mis en chiffres. Le réveil fut dramatique pour les Djiboutiennes et les Djiboutiens qui se turent.

Depuis ce temps là, elles et ils baissent la tête.

Les échecs successifs d’Ismaïl Omar Guelleh, dont la liste est loin d’être exhaustive, ce malgré les centaines de millions d’aides internationales et d’emprunts à fonds perdus qui arrivent mais qui « s’évaporent » systématiquement chaque année, ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent et de l’imagination créatrice mis à mal par une volonté d’opposition politique mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.

Les chiffres fournissent un éclairage blafard sur les vérités, aussi déplaisantes soient-elles pour le pouvoir en place.

Selon les études effectuées sur le plan Santé à Djibouti, par l’Université de SHERBROOKE qui est reconnue à l’échelle internationale pour ses innovations en recherche et en enseignement, le nombre de lits d’hôpitaux a chuté de manière vertigineuse ; soit de 79 % en 40 ans…

Il s’agit des lits que l’on retrouve dans les hôpitaux publics, privés et généraux, ainsi que les hôpitaux spécialisés et les centres de réhabilitation. Dans la plupart des cas, les lits pour les soins intensifs et chroniques sont inclus.

L’indicateur nous donne un ratio par tranche de 1000 habitants.

C’est en 1960 qu’on enregistrait le plus haut niveau : il y avait alors 7,8 lits par 1000 habitants et c’est en 2000 qu’on avait enregistré le plus bas niveau (1,6/1000).

Sur la base des informations obtenues par les experts sur place, on peut estimer qu’en 2010 ces données après analyses en fin d’année devraient être de l’ordre de moins 0,5 par rapport à l’année 2000, soit un résultat de 1,1 lit pour 1000 habitants.

A l’allure où va la catastrophe on comptera bientôt plus qu’un oreiller d’hôpital pour 1000 habitants.

Santé publique, bien tristes records !

Quant au nombre de médecins, il a considérablement baissé proportionnellement à la population ; les diplômés préférant s’expatrier car dans l’impossibilité qu’ils sont d’exercer dans de bonnes conditions et, phénomène aggravant, n’étant pas de la « famille » de la caste au pouvoir.

L’emploi dans le secteur de Santé publique en Occident est marqué aujourd’hui par la perspective de profondes mutations.

D’où un  » marché  » de l’emploi public qui est amené à évoluer alors qu’à Djibouti il régresse proportionnellement à la population.

Certains savoir-faire se révèlent être nécessaires aussi bien dans le public que dans le privé. Il en est ainsi des compétences managériales, des capacités à gérer un projet ou encore de la capacité à conduire le changement. De même, il existe des besoins communs en termes de savoir-être, comme les qualités relationnelles, le sens du travail en équipe et la rigueur.

Nous avions dit et écrit depuis des années qu’une rumeur grondait à Djibouti sur le plan Santé mais nous ne nous attendions pas à être autant dans le vrai.

L’ARDHD n’a pas changé de ton, elle se fait l’écho de l’angoisse des Djiboutiennes et des Djiboutiens – sans distinctions d’appartenance tribale, sociale ou religieuse – à Djibouti comme ailleurs dans le monde.

Pour chacune et chacun, la tristesse est devenue un pays ; Djibouti.

Quand on survit sous le joug de la tyrannie, la juste colère devient souvent angoisse voire l’accablement.

Lorsque l’on survit à Djibouti et que l’on est de santé précaire, comment pourrait-on se soigner en cas de maladie grave ou d’opération ?

Toujours selon les études effectuées, sur le plan Santé à Djibouti, par l’Université de SHERBROOKE, en matière de VIH/SIDA il apparaît que pour certaines statistiques concernant Djibouti, ladite Université ne disposerait pas des informations nécessaires en chiffres permettant la « construction dynamique des graphiques et des tableaux »…….

C’est la méthode IOG « CIRCULEZ, IL N’Y A RIEN A VOIR SUR LE SUJET »

Plusieurs raisons expliquent l’absence de données. Parfois les informations ne sont pas disponibles, parfois elles ne sont pas recueillies.

Dans d’autres cas, elles ne sont pas pertinentes.

Les experts ne disposant des informations que pour une seule année, il est alors impossible d’envisager la tendance ou l’évolution du phénomène.

Pour les pays ayant un petit nombre d’habitants, comme c’est le cas pour Djibouti ou les pays qui se retrouvent en marge de la communauté internationale, l’absence d’information fiables devient systématique.

Certains pays rejettent aussi la pertinence de certains indicateurs économiques. L’accès aux données est également problématique dans le cas de pays qui se trouvent dans une phase de reconstruction.

Pour des raisons de qualité (validité et fidélité) de données, il est aussi possible que l’information n’ait pas été retenue.

Il devient URGENT de changer les choses en virant la clique mafieuse qui s’est accaparée tous les pouvoirs.

“It’s time to stand up and start fighting against these stupid unwanted”

Il est temps de se lever et commencer à se battre contre ces stupides indésirables.