14/08/05 (B311) LDDH : communiqué du 12 août 2005 sur le projet de statut pour Djibouti-Ville.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 12 AOÛT 2005
SUR LA DERNIERE VERSION DU PROJET DE LOI
DU STATUT DE DJIBOUTI-VILLE

Cette diffusion porte sur la version issue après un débat suspendu et repris entre les Partis de l’UMP (de la mouvance présidentielle) et les tendances affiliées.

Les Partis de l’Opposition avaient par Communiqué de Presse de l’UAD du 25 juin 2005 posés des conditions à leur participation, notamment :

– la mise en place de la Commission prévue par les Accords de Paix du 12/05/01

– Une réelle transparence électorale proposée dans les neuf points de mai 2004.

Voir aussi les lettres du PDD des 19 et 29 juin 2005 adressées au Gouvernement.

Une étude comparative s’impose pour constater « les changements substantiels » obtenus surtout par le FRUD de l’UMP. (Peu d’articles ont été amendés : voir ci-dessous)

Il serait intéressant de voir si les propositions via Internet de la LDDH ont eu des effets positifs lors des discussions à huit clos au Palais du Peuple (à votre aimable appréciation).

Une chose est sûre le Maire ne sera plus un Gouverneur désigné par Décret présidentiel, il sera tout simplement élu (c’est logique)

Reste à savoir si les propos, d’un Vice Président de l’Assemblée nationale sur les ondes de la RTD (le jour de la clôture) en langue Somalie seront mis en application.

Ce dernier a déclaré qu’il n’avait pas assisté aux travaux mais avait été invité pour la clôture.

Toutefois, il a fait remarquer deux points, qui paraissent importants à savoir :

– Est-ce que le Ministre ou le député ne peut pas être élu Conseiller ?

– Est-ce que toutes les listes doivent être présentées par les Partis politiques ?

Et « que de toutes les façons le dernier mot appartient à l’Assemblée Nationale. »

Cette déclaration nous rappelle le charcutage établi par l’Assemblée Nationale sur les propositions des Accords de Paix de 2001 dans le domaine de la Décentralisation. Dans ce cas, il vaut mieux pour le Ministère de l’Intérieur de tout recommencer à zéro, par respect pour ceux qui ont voulu comme le Frud apporter leur grain de sel, en négociant directement avec les parlementaires de l’Assemblée Nationale.

Sur la deuxième question, la réponse doit être NON, car elle viole par restriction le choix des élus locaux qui contrairement aux députés doivent être au quotidien sur le Terrain.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) remercie le Ministère de l’Intérieur pour la transmission de ce projet, et remercie ceux et celles qui n’ont pas hésité à donner leurs points de vue, qui feront ultérieurement l’objet de commentaires dans une prochaine Note.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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________________________________________________
LES ARTICLES AMENDES
(Les points amendés sont en rouge).

ARTICLE 9:
Les Conseillers communaux sont élus pour cinq (5) ans. (Au lieu de 3 ans)

ARTICLE 18 :
Le responsable de chaque liste ou mandataire doit verser auprès du Trésor Public pour le compte de la circonscription concernée un cautionnement de 250 000 FD. (Modification sur le montant au lieu de : 350 000FD lire : 250 000FD)

ARTICLE 47 :
Le Président du Conseil ou le vice-Président peut être démis de ses fonctions à la majorité absolue par les membres du Conseil.

Le Président ou le vice-Président démis, reste en temps que membre dans le Conseil qui procède à des nouvelles élections.

ARTICLE 51 :
L’installation du nouveau Conseil de Djibouti a lieu dans la semaine qui suit les élections des conseils communaux.

Le Représentant de l’Etat convoque l’ensemble des Présidents et vice-Présidents pour la désignation du Maire de Djibouti, du bureau et de ses adjoints. Il confie la présidence de la séance au Président du conseil communal le plus âgé.

ARTICLE 77 :
Pour l’élection du Maire de Djibouti, le représentant de l’Etat provoque une séance extraordinaire.

Le maire est élu au scrutin majoritaire à un tour. Le candidat qui réunit sur son nom le plus de voix remporte le scrutin.

Si aucun candidat n’a pas obtenu cette majorité, un deuxième tour de scrutin est organisé et le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix est déclaré élu.

En cas d’égalité de voix au deuxième tour entre les candidats les mieux placés, il est procédé sans interruption à un troisième tour.

Si au troisième tour les candidats les mieux placés obtiennent le même nombre de voix, le plus âgé est déclaré élu.

Toutefois ce dernier doit justifier de compétences et d’une expérience de cinq ans au moins dans l’administration publique.

Pour former son bureau, le maire désigne ses adjoints parmi les membres du conseil de Djibouti ville.

Il peut faire appel à des personnalités expérimentées dans l’administration publique en dehors du conseil de Djibouti ville.

Le maire communique la liste de ses adjoints au représentant de l’Etat et au conseil de Djibouti.

04/07/05 (B305) Lu sur l’ADI : les partis politiques et le gouvernement réfléchissent au statut de la capitale dans le cadre de la Décentralisation

DJIBOUTI (ADI) – 02 Juillet – Un atelier de réflexion sur le thème de la Décentralisation réunissant d’une part les représentants du gouvernement et d’autre part les leaders des principaux partis s’est ouvert aujourd’hui, au Palais du peuple, et ce en présence du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation M.Yassin Elmi Bouh.

L’atelier devra durer une dizaine de jours au bout duquel sera élaboré un document final portant sur le statut de la ville de Djibouti.

Au cours de cette première matinée, les débats on essentiellement porté sur les textes de lois actuellement en vigueur.

Les leaders des différents partis ont déjà émis quelques propositions portant sur l’examen des particularités de Djibouti ville, à savoir le fait que ce soit une grande agglomération composée d’arrondissement. Les participants ont proposé un découpage différent impliquant une grande autonomie administrative; un découpage en commune avec chacun leur maire s’inspirant du modèle français.

Des changements qui impliqueront des modifications, sur le plan juridique notamment aux deux niveaux de décentralisation que prévoit la loi : la région et la commune.

Le débat a été lancé grâce à l’initiative du gouvernement par la biais de l’UMP qui dans un communiqué de presse a invité « l’ensemble des partis politiques légalement constitués à participer au contenu d’un document de travail visant à la décentralisation du pouvoir à Djibouti » une invitation à la quelle les leaders de l’opposition n’ont pas répondu.

01/07/05 (B305) Projet de Statut pour Djibouti-Ville (Suite des voeux) (LDDH)


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 30 JUIN 2005

I ) – Préliminaires sur les points choquants.

En gros ce projet fait sciemment des amalgames farfelus en créant des catégories de Maire. Si le Gouvernement veut créer des Préfets ou des Gouverneurs il ne faut pas en profiter pour dénaturer le rôle électif du Maire.

Les propositions de vœux veillent essentiellement à établir une certaine cohésion avec les Textes des Accords illégalement amendés. Accord de Paix, relatif à la Loi Organique sur la Décentralisation, issue des engagements entre le Frud-Armé et le Gouvernement. Tout Accord entre deux Parties ne peut-être que ratifié ou rejeté globalement, mais jamais amendé.

II ) – VŒUX (1 ; 3 ; 4 ; 49 ; 76 ; 77 ; 78 ; 79 ; 80 ; 81 ; 83 ; 84 ; 85 ; 87 ; 90 ; 92 ; 94 ; 95 ; modifiants les articles du projet de Statut qui ont les mêmes numéros)

Vœu 1 : (article 1 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
La ville de Djibouti est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière dénommée « DJIBOUTI-VILLE ». Elle s’administre librement par l’intermédiaire des Conseils élus au suffrage universel directe dans les conditions fixée par cette Loi.

Elle concourre avec l’Etat, à l’administration et à l’aménagement de ses collectivités territoriales, au développement économique, social, sanitaire, scientifique et culturel ainsi qu’à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie conformément aux compétences et aux ressources attribuées, par cette Loi.

Vœu 3 : (article 3 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
Les organes de la ville de Djibouti sont :
– les conseils des communes
– le conseil de Djibouti
– l’exécutif du Conseil de Djibouti

Les conseils communaux siègent dans les locaux des arrondissements actuels, après cession de l’Etat et disposent de leurs propres personnels.

Le siège du conseil de Djibouti est fixé à Djibouti, dans les locaux du Ministère de l’Intérieur, après cession de l’Etat et disposent de leurs propres personnels.

Chaque commune forme une circonscription électorale de base.

Vœu 4 (article 4 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
Le Conseil des communes est composé d’une Assemblée des Conseils communaux, représentant le peuple et d’un Exécutif communale élu par l’Assemblée des Communes de Djibouti.

Les deux premiers candidats de la liste majoritaire des élections deviennent respectivement Président et vice-Président du Conseil communal.

L’Exécutif des Conseils communaux est composé d’un Maire et de trois Maire Adjoints.

Le Maire et ses Adjoints élus par l’Assemblée devant laquelle ils sont responsables.

Celle-ci peut mettre fin à ses fonctions par une motion de censure.

Le Maire et ses Adjoints sont chargés de mettre en œuvre les délibérations de l’Assemblée des Communes.

Vœu 49
Article 49 devra être supprimé dans sa totalité

Vœu 76 :

L’assemblée du Conseil de Djibouti doit prévoir dans son budget, les crédits nécessaires pour assurer la formation de ses membres à l’administration des affaires publiques.

Les conditions de mise en œuvre de cette disposition seront précisées par les documents joints à cette Loi.

Vœu 77:
Le Maire de Djibouti est élu parmi les membres de l’Assemblée du Conseil de Djibouti ville.

Toutefois ce dernier doit justifier de compétences dans l’administration publique ou privé.

A la suite de l’élection du Maire de Djibouti, les membres de l’Assemblée du Conseil de Djibouti, procèdent à l’élection des trois Maires adjoints parmi les membres du conseil de Djibouti ville pour former son bureau.

Ils peuvent se faire assister par des personnalités expérimentées dans l’administration publique et dans la magistrature.

Le maire communique la liste du personnel assistant au Conseil de Djibouti.

Vœu 78 :
Les fonctions de Maire du Djibouti ou d’Adjoint du Maire de Djibouti sont incompatibles avec celles :
– de maire des Communes d’autres régions
– de député à l’Assemblée Nationale.
– de membre du bureau Conseil de Djibouti.

Voeu 79:
L’exécutif du Conseil est assuré par le maire de Djibouti responsable devant l’Assemblée. II est assisté dans son action par des adjoints qui répondent de leurs actes devant lui.

Le maire de Djibouti propose des projets de délibération soumis au vote de l’Assemblée.

Tout projet de l’Exécutif peut être amendé et soumis à débat.

Si un projet de délibération est rejeté après trois lectures devant l’Assemblée ou si les amendements qui y sont faits lui semblent en modifier la nature ou l’économie générale, le maire peut engager sa responsabilité devant l’Assemblée sur le vote de la totalité de son projet. Si le texte est rejeté, la démission de l’Exécutif conséquente à un tel désaveu sera acquise de plein droit. Le Président du Conseil Communal sera tenu de procéder à une nouvelle convocation pour la formation d’un nouveau Maire conformément aux dispositions de l’article 77 de la présente loi.

Voeu 80:
Toutes les décisions (délibérations, convention ou arrêté…) doivent être transmises par le maire de Djibouti au représentant de l’Etat pour information.

Elles sont exécutoires.

Sous l’autorité de l’Assemblée, l’Exécutif du conseil de Djibouti est en charge du contrôle de la légalité, dans chaque conseil communal.

Voeu 81:
Le Maire de Djibouti est en charge de veiller à la sécurité, à la tranquillité et à la salubrité dans la ville sur délégation spéciale du Représentant de l’Etat.

II fait office d’officier d’état civil dans le cadre des compétences qui lui sont attribuées par la présente loi.

Plus généralement, il a pour mission d’appliquer et de mettre en pratique toutes les délibérations de l’Assemblée du Conseil de Djibouti

Voeu 83:
La démission du Maire de Djibouti est adressée au Président de l’Assemblée des Communes Elle devient effective à partir de son acceptation par ce dernier, à défaut, un mois après l’envoi de cette démission par lettre recommandée.

Vœu 84
Article 84 devra être supprimé dans sa totalité

Voeu 85 :
En cas d’absence prolongée, de démission, de décès, d’acquisition d’une qualité entraînant l’une ou l’autre des incompatibilités ou inéligibilités ou tout autre empêchement, le Maire est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses fonctions par son premier adjoint. Toutefois, en cas de révocation, de démission ou de décès du Maire, le Conseil doit être convoqué par le Président de l’Assemblée ce la Commune pour élire un nouveau Maire dans un délai d’un mois.

Voeu 87 :
Article 87 devra être supprimé dans sa totalité


Vœu 90 :
Lorsque l’ordre public est menacé dans le District de Djibouti, le Maire peut faire appel au Ministre de l’Intérieur pour exercer les pouvoirs de police.

Vœu 92:
Sous le contrôle de l’Assemblée, le maire de Djibouti est chargé d’exécuter les décisions de l’Assemblée et en particulier:
•de conserver et d’administrer les propriétés de la collectivité et de faire en conséquence tout acte conservatoire de ses droits
•de gérer les revenus, de surveiller les établissements publics créés par le Conseil de Djibouti
•de préparer, proposer le budget, et ordonnancer les dépenses
•de diriger les travaux de l’Exécutif
•de pourvoir aux mesures relatives à la voirie, à l’hygiène et à l’assainissement
•de souscrire les marchés, de passer les baux du Conseil de Djibouti dans les formes établies par les lois et règlements
•de passer dans les mêmes formes les actes de vente, les échanges, partages, acceptations de dons ou de legs, acquisition, transaction lorsque ces actes ont été régulièrement autorisés par l’Assemblée du Conseil de Djibouti.
•du suivi du rapport avec les conseils communaux
•de représenter le Conseil de Djibouti soit en défenseur, soit en demandeur devant les différentes juridictions
•Plus généralement de mettre en oeuvre toutes les décisions de l’Assemblée dans l’ensemble de son domaine de compétence…

Vœu 94:
Le Maire de Djibouti, sous le contrôle de l’Assemblée est en charge :
• De la publication et de l’exécution des lois et règlements
•De l’exécution des mesures de sûreté générale
•Des fonctions spéciales qui lui sont attribuées par la loi II assure par ailleurs la présidence du tribunal coutumier au 2° degré.

Vœu 95:
Le maire de Djibouti peut déléguer par arrêté sous sa surveillance et sa responsabilité, l’exercice d’une partie de ses attributions aux adjoints de l’Exécutif.
Ces délégations subsistent tant qu’elles n’ont pas été rapportées.

Vœu 96:
Aussitôt après son élection, le Maire prend fonction au sein de l’Exécutif du Conseil du District de Djibouti.

Vœu 97:
Les Adjoints sont élus par les membres de l’Assemblée du Conseil des Communes de Djibouti.

Vœu 98:
Sous l’autorité du Maire, le premier Adjoint est chargé:
1- des affaires administratives et juridiques ;
2- de la gestion des services, de la supervision des organismes personnalisés du District de Djibouti ;
3- de la police administrative ;
4- des affaires politiques, sociales, religieuses, culturelles ;
5- de toutes autres tâches que le Maire lui confie.
En cas d’absence ou d’empêchement du Maire du District, le premier Adjoint le remplace dans la plénitude de ses fonctions.

Vœu 99:
Sous l’autorité du Maire du District le deuxième Adjoint est chargé :
1- de l’élaboration et de la mise en oeuvre du programme de développement du District de Djibouti ;
2- de la gestion domaniale et foncière ;
3- de la programmation, de la réalisation et de l’entretien des infrastructures et équipements d’intérêt du District de Djibouti ;
4- de la protection de l’environnement dans le District de Djibouti ;
En cas d’absence ou d’empêchement du Maire du District et du premier Adjoint, le deuxième Adjoint remplace le Maire dans la plénitude de ses fonctions

Vœu 99 bis
Sous l’autorité du Maire du District le troisième Adjoint est chargé
1- du jumelage et de la coopération avec d’autres collectivités décentralisées ;
2- de la gestion financière et de la préparation des marchés publics, baux, contrats et conventions ;
3- de toutes autres tâches que le Maire lui confie.
En cas d’absence ou d’empêchement du Maire du District et du premier Adjoint, et du deuxième adjoint, le troisième Adjoint remplace le Maire dans la plénitude de ses fonctions

30/06/05 (B304) LDDH : Contre-propositions au nouveau projet de statut pour Djibouti-Ville + articles de Réalité (à télécharger)


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION
DU 28 JUIN 2005
SUR LA DECENTRALISATION
PREMIERE PARTIE : DE L’ARTICLE 1 A 76
DU PROJET DE LOI SUR LE STATUT DE DJIBOUTI-VILLE


Note liminaire sur la marche à suivre.
Un certain nombre de documents seront annexés à chaque Diffusion, mais le système de numérotation sera le même, car la combinaison des différentes diffusions (jusqu’à la fin de l’année ?) fera l’objet d’un rapport global sur les élections régionales en République de Djibouti. Des Tableaux de Bord pourront être établis et voir par à coup les démarches à suivre afin de mieux comprendre les différents obstacles politico administratifs.

Brefs rappels historiques.
Depuis ces vingt cinq dernières années, la politique pour une stricte application de la Décentralisation par la mise en place d’élections régionales ne fait que buter sur des barrages inextricables dressés par une volonté politique à Haut niveau avec l’aval des deux Chefs d’Etat qui se sont succédés depuis plus de vingt cinq ans.

D’emblée il est facile de comprendre que la politique de la Décentralisation représente un danger et surtout un obstacle potentiel à une volonté de centralisation à outrance tant nécessaire pour effectuer sans vergogne et en toute impunité les Détournements des Biens et des Deniers Publics et Sociaux. Avec des Assemblées régionales librement choisies, alors les contrôles seront probablement plus étoffés et placés dans tout le Territoire national, sans des aveugles applaudissements.

Il est donc important de savoir que l’actuelle politique, en vigueur sur des élections régionales en République de Djibouti, se poursuit :
1. sur la base des publicités gouvernementales ;
2. en vertu du principe de la Non Applicabilité, de tous les Textes législatifs en vigueur découlant de la Constitution du 4 septembre 1992 en cette matière ;
3. en vertu du principe de la Non Applicabilité des engagements signés entre le Frud–armé et le Gouvernement le 12 mai 2001.

Pour mémoire, lire en annexe à cette diffusion :
– Les contre-propositions aux articles de la Constitution
– Articles de la Constitution sur des Collectivités Territoriales.
– Un article à télécharger du journal « Réalité » sur « la Décentralisation oblitérée ». (PDF, 107 Ko)

LES CONTRE-PROPOSITIONS SOUS FORMES DE VŒUX
DE LA LDDH A PARTIR D’UN PROJET DE STATUT
RELATIF A LA VILLE DE DJIBOUTI.

I ) – Préliminaires sur les points choquants.

En gros ce projet fait sciemment des amalgames farfelus en créant des catégories de Maire. Si le Gouvernement veut créer des Préfets ou des Gouverneurs il ne faut pas en profiter pour dénaturer le rôle électif du Maire.

Les propositions de vœux veillent essentiellement à établir une certaine cohésion avec les Textes des Accords illégalement amendés. Accord de Paix, relatif à la Loi Organique sur la Décentralisation, issue des engagements entre le Frud-Armé et le Gouvernement. Tout Accord entre deux Parties ne peut-être que ratifié ou rejeté globalement, mais jamais amendé.

II ) – VŒUX (1 ; 3 ; 4 ; 49 modifiants les articles du projet de Statut qui ont les mêmes numéros)

Vœu 1 : (article 1 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
La ville de Djibouti est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière dénommée « DJIBOUTI-VILLE ». Elle s’administre librement par l’intermédiaire des Conseils élus au suffrage universel directe dans les conditions fixée par cette Loi.

Elle concourre avec l’Etat, à l’administration et à l’aménagement de ses collectivités territoriales, au développement économique, social, sanitaire, scientifique et culturel ainsi qu’à la protection de l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie conformément aux compétences et aux ressources attribuées, par cette Loi.

Vœu 3 : (article 3 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
Les organes de la ville de Djibouti sont :
– les conseils des communes
– le conseil de Djibouti
– l’exécutif du Conseil de Djibouti

Les conseils communaux siègent dans les locaux des arrondissements actuels, après cession de l’Etat et disposent de leurs propres personnels.

Le siège du conseil de Djibouti est fixé à Djibouti, dans les locaux du Ministère de l’Intérieur, après cession de l’Etat et disposent de leurs propres personnels.

Chaque commune forme une circonscription électorale de base.

Vœu 4 (article 4 du projet de Statut, qui est modifié comme suit)
Le Conseil des communes est composé d’une Assemblée des Conseils communaux, représentant le peuple et d’un Exécutif communale élu par l’Assemblée des Communes de Djibouti.
Les deux premiers candidats de la liste majoritaire des élections deviennent respectivement Président et vice-Président du Conseil communal.
L’Exécutif des Conseils communaux est composé d’un Maire et de trois Maire Adjoints.
Le Maire et ses Adjoints élus par l’Assemblée devant laquelle ils sont responsables. Celle-ci peut mettre fin à ses fonctions par une motion de censure.
Le Maire et ses Adjoints sont chargés de mettre en œuvre les délibérations de l’Assemblée des Communes.

Vœu 49
L’Article 49 devra être supprimé dans sa totalité

 

NOEL ABDI Jean-Paul

_____________________________ Annexe 1

ANNEXE N° 1

Articles de la Constitution sur des Collectivités Territoriales.

Article
Les Collectivités territoriales sont créés et administrées dans des conditions définies par la loi.

Ces Collectivités s’administre librement et dans des conditions prévues par la loi.

Article
Dans les collectivités territoriales, le délégué du Gouvernement a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois.

Brefs Commentaires

A la lecture de ces deux articles, il ressort
1. Que le Gouvernement avait peur de voir des élus du peuple à proximité du peuple et évidemment s’administrant lIbrement.
2. Qu’à chaque fois, que le Gouvernement veut enterrer des dispositions constitutionnelles ou législatives, il suffit d’insérer juste une phrase à savoir : « dans des conditions prévues par la loi » « ou dans des conditions prévues par Décret »
Soyez, certain que chaque fois, que vous verrez ce code de phrase, alors sachez que ces dispositions concernées seront renvoyées aux calendres greques.

Autres exemples d’utilisation de ce Code phrase :
L’article n° 5 de la Loi relative à la Communication qui stipule :

« Il est créé une Commission nationale de la Communication qui sera chargée de veiller au respect du pluralisme de l’information.

La Commission nationale de la Communication est saisie, pour avis, par l’autorité ayant en charge l’information.

Le fonctionnement et l’organisation de la Commission nationale de la Communication seront définis par une loi. (Cette loi n’a jamais vu le jour)

30/06/05 (B304) Message du Centre de Djibouti canadien pour soutenir l’opposition et réclamer l’application des accords de paix et le rétablissement de la Démocratie.

Le Centre de Djibouti Canadien c’est une organisation de bienfaisance qui félicite l’ensemble de l’opposition Djiboutienne concernant leurs derniers communiqués d’appel au dialogue national.

Nous souhaitons également que le process de démocratisation engage a Djibouti soit être respectable et nous soutênons que le gouvernement d’IOG respecte l’application de  l’accord de paix du 12 mai 2001.


Le Centre de Djibouti Canadien juge que la situation se degrade sur le plan politique et l’economique de notre pays et nous condamnons le dictateur avec fermeté de maniere qu’il dirige le pays.

Porte de Parole du Centre de Djibouti Canadien
Ali Moussa Waberi

30/06/05 (B304) Nous assistons à une véritable histérie de la part du régime … (Lecteur)

Nous assistons à une véritable histérie de la part du régime qui élève au rang de priorité nationale absolue, sa campagne de communication en faveur de ce que l’on pourrait considérer comme une catastrophe politique …

Alors que la moitié des Djiboutiens ont fui son régime et que l’autre endure difficilement l’enfer causé par les barons GUELLEH et Associés qui gèrent si mal l’électricité de Djibouti côté distribution et si bien côté détournement.


Ca c’est vraiment la marque du rationnel façon Guelléo-Paulettien.

Ces symptômes pourraient toutefois masquer une pathologie grave ajoutée à la cassure au sein du RPP où la succession du BOSS pose de graves problèmes sachant que Paulette ne peut pas encaisser les pricipaux prétendants. Pire encore, aucun autre prétendant ne saurait lui convenir et on assistera sans doute à la décomposition très rapide du PPUP (Parti Pratiquement Unique du Pays).

Il accouchera sans doute de plusieur fils … pour ne plus être unique.

30/06/05 (B304) Réponse du PDD au Ministre de l’Intérieur.

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur
et de la Décentralisation

Objet : Réunion de concertation
Réf: Vit n°1 154/MI du 16/06/05

Monsieur le Ministre,

En réponse à votre lettre citée en référence, nous avons l’honneur de vous faire connaître notre position relative au projet de loi, portant statut de la ville de djibouti. Il y a deux cas à distinguer :

1- Préparations du statut de la ville de Djibouti
Ce point fait partie des revendications des partis d’opposition. Mais avant de faire un tapage médiatique, ce statut doit être préparé par une commission mixte à créer d’un commun accord.

2- Les élections régionales :
Sur ce point, nous considérons qu’avant toute élection, il est prioritaire, après 28 ans d’indépendance, de procéder au recensement de la population. A cet effet, nous vous rappelons qu’en mars 2004, les présidents des quatre partis d’opposition avaient rencontré votre prédécesseur qui nous avait répondu à propos de la refonte des listes électorales, qu’un recensement est nécessaire mais le temps de le faire avant les élections présidentielles était court.

Actuellement, nous nous trouvons à 2 ans et demi des élections législatives de janvier 2008, le temps est donc largement suffisant pour procéder, enfm, au recensement, tant traîné, volontairement ou non depuis l’indépendance et pour établir des iiouveaux fichiers électoraux. Par ailleurs, il n’y a aucune urgence à s’entêter à tenir les élections régionales à la fm de cette année. Elles peuvent bien avoir lieu le même jour que celles de janvier 2008 après avoir rempli toutes les conditions requises pour la transparence électorale. Il est donc du devoir de tout gouvernement responsable de connaître, au moins, le nombre d’habitants du pays dont il assure la gestion.

En conséquence, en restant ouvert au dialogue sur tout sujet d’intérêt national, nous ne voyons pas l’utilité de participer à la réunion de concertation sur le statut de la capitale qui doit être d’abord préparé par une commission mixte à créer.

Pour information, nous vous faisons parvenir copie de notre correspondance au Président de la République.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

28/06/05 (B304) Désillusions d’un jeune militant du PDD …

Les promesses ronflantes dans le discours, prononcées au Palais présidentiel (le
27 juin), ont été plus que décevantes. Même les propositions concrêtes qui avaient été formulées (voir ci-dessous), par le Président du PDD M. Mohamed Daoud, dans sa lettre du 19 juin sur la
formation d’un gouvernement d’Union nationale et recensement de la
population n’ont pas été retenues.

Il ne reste plus qu’une chose (un devoir ?) pour les Djiboutiens, c’est celui de s’insurger pacifiquement, mais avec fermeté,
contre ce régime usurpateur.

Un sympathisant du PDD.

Aw… le jeune

___________________________________ Copie de la lettre du PDD

Djibouti, le 19/06/05

A Monsieur le Président de la République
Chef du Gouvernement
Palais Présidentiel
Djibouti

Objet : Formation d’un gouvernement d’union nationale et recensement de la population.

Monsieur le Président de la République,

Ce dernier temps, le gouvernement ne cesse de répéter, que les élections régionales auraient lieu à la fin de cette année. Par ailleurs, nous nous permettons de vous rappeler les revendications des partis d’opposition, entre autres, la refonte des listes électorales. Même dernièrement, le Président de la C.E.N.I a fait des recommandations au gouvernement pour faire le nettoyage de ces listes. Il est donc logique de commencer à connaître, d’abord le nombre approximatif d’habitants de la République de Djibouti.

Actuellement, nous nous trouvons devant une incohérence flagrante concernant le nombre d’habitants de notre pays. Lors de l’élection présidentielle du 08 Avril 2005, le nombre d’électeurs inscrits officiellement était de 198 000. Cela signifie que la population est estimée entre 400 000 et 450 000 habitants.

D’autre part, tout le monde s’accorde, et même l’ancien Ministre de l’Intérieur l’avait reconnu, que parmi les 198 000 électeurs se trouvent des Djiboutiens décédés depuis l’indépendance. Pour vous donner une idée sur le nombre de ces morts, nous vous rappelons que lors du scrutin du 08 mai 1977, il y avait 105 962 électeurs inscrits et 28 ans après, presque la moitié de ces Djiboutiens nous ont définitivement quitté mais malheureusement restent toujours inscrits sur ces listes électorales. Egalement parmi les 198 000 électeurs, figurent doublement inscrits, la majorité des Djiboutiens qui ont pris leur carte nationale d’ identité dans les districts de l’intérieur. Ces doublons loin d’être négligeables pourraient atteindre quelques dizaines de mille. En déduisant de ces listes, les morts et les doublons, le nombre d’électeurs réels se situeraient entre 120 000 et 130 000, ce qui nous donne encore une estimation de la population de 250 000 à 300 000 habitants.

Il est donc clair que les deux estimations faites ci-dessus de 1a population sont très inférieures du chiffre de 600 000 à 700 000 habitants souvent avancé par le gouvernement. Il y a donc urgence à procéder au recensement de la population avant toute élection.

Dans ces conditions, nous avons l’honneur de vous demander l’ouverture des négociations avec les partis d’opposition à fin de parvenir à la formation d’un gouvernement d’union nationale qui :

– Procéderait au recensement de la population

– Etablirait des nouveaux fichiers électoraux

– Mettrait en application l’accord de paix du 12 mai 2001

– Préparerait les élections régionales et législatives.

Cela éviterait ainsi le risque de retour au système du parti unique qui se profile à l’horizon avec le refus de remboursement de la caution de 32 500 OOOFD déposée lors des élections législatives du 10 janvier 2003.

Ce refus contraindrait tout éventuel candidat à s’abstenir lors de la prochaine échéance de janvier 2008. Alors, ce serait un grand handicap pour le développement de notre pays qui resterait encore sous le système révolu du 20e siècle.

Il vous appartient donc de montrer votre bonne volonté pour faire avancer la démocratie et cette fois par acte tel que la formation d’un gouvernement d’union nationale et non par des beaux discours restés très souvent lettres mortes.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République à l’assurance de notre haute considération.