13/05/2018 (Brève 1147) LDDH : licenciement massif et abusif des personnels de la collectivité territoriale d’Obock

Dans un communiqué du 12 mai, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH alerte à propos du licenciement brutal, massif et sans motif réel ni sérieux, de 200 femmes attachées au Service de la voirie d’Obock, livrant ainsi des familles à la précarité totale, puisqu’elle n’ont pratiquement aucune chance de retrouver un emploi dans le secteur

A cette occasion, la LDDH indique que ce cas est fréquent dans un pays où le droit des travailleurs est foulé aux pieds par le régime. A titre d’exemple, elle rappelle le licendiement récent et sans préavis de 10 techniciens du Ministère de la Santé, aussitôt remplacés par des membres du parti au pouvoir, l’UMP.

Naguère, servant des relais entre l’administration et les citoyens, les Okals / Chefs de tribus sont moralement torturés par les responsables de la Région d’OBOCK et ils n’ont plus la capacité de réaction, face à ces injustices et à des dénis du Droit.

L’équipe de l’ARDHD s’associe à la LDDH qui condamne énergiquement les mesures abusives et arbitraires qui frappent les personnes les plus vulnérables de la Société et qui demande aux autorités politiques et administratives le rétablissement des personnes concernées dans leur fonction et d’être à l’écoute des responsables coutumiers.

02/05/2018 (Brève 1146) LDDH : clônage de tous les syndicats, harcèlement des syndicalistes authentiques. Désormais, c’est le Président qui accorde ou qui refuse, en personne, les récipissés de déclaration des syndicats !!!

Dans un communiqué du 1er mai, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH établit un rapport alarmant à propos des syndicats et donc de la représentation des travailleurs.

La LDDH dénonce le clônage systèmatique de tous les syndicats authentiques depuis les années 95-96 et le remplacement des syndicalistes engagés par des "hommes de paille" qui ne font qu’appliquer les ordres de l’équipe dirigeante et qui prétendent représenter légalement les travailleurs, y compris devant les instances internationales.

Ces syndicalistes de la première heure sont victime de harcèlements et parfois de violents actes : torture, incarcérations abusives, etc… Certains ont été contraints de fuir le pays pour échapper à "la chasse gouvernementale et policière".

Il en ressort que les droits des travailleurs sont bafoués sans arrêt et sans contre-pouvoir : licenciements abusifs, mises à pied sans motif réel ni sérieux, etc… Et en plus, les obligations ne sont pas respectées : par exemple, au Port, il n’y a pas eu d’élections de représentants des travailleurs depuis 20 ans !!! Le tribalisme est omni-présent dans les embauches, les promotions et à l’inverse, dans les licenciements et les mises à l’écart de salariés compétents mais issus d’une "ethnie" qui n’est pas affiliée à la dictature.

En synthèse, un chomage endémique qui frappe toutes les couches de la population, surtout les plus pauvres et aussi en premier les jeunes. Toutes ces composantes ne bénéficient en aucune façon des taux de croissance claironnée par le pouvoir manipulateur.

Enfin, pour courronner le bilan, la LDDH dénonce le fait que désormais, c’est le Président qui s’est attribué le pouvoir d’accepter ou de refuser un nouveau syndicat. Ce qui permet de dénoncer le système dictatorial, autoritaire et sans partage, qui est instauré par Guelleh avec sa famille et ses obligés.

05/10/2017 (Brève 1080) Refoulement de Dominique Marlet par les autorités djiboutiennes, malgré un visa délivré légalement. (Communiqué de l’ODDH)

Communiqué de presse
Dominique Marlet, de l’IE, refoulée de l’aéroport malgré son visa d’entrée
Djibouti, le 4 octobre 2017 

Suite à la crise syndicale qui perdure depuis plus de 20 ans avec son lot de révocations et de licenciements et la paralysie totale de toutes les organisations indépendantes des travailleurs et surtout suite aux nombreuses et récurrentes discussions à la fois  au sein de la CSI et au sein de la Commission de Vérification des Pouvoirs de la Conférence International du Travail de l’OIT, la CSI avait décidé d’envoyer une mission Syndicale Internationale à Djibouti pour s’enquérir de la situation syndicale du pays. Cette visite placée sous l’égide de la CSI (Confédération Internationale des Syndicats), a été décidé d’un commun accord entre le Ministre du travail et la CSI lors de la Conférence de l’OIT en juin 2017.

Cette réunion de travail, prévue à Djibouti du 2 au 4 octobre 2017, a finalement été reportée sine die par le Secrétaire Général du Ministère.

Profitant de l’occasion, l’IE (International de l’Education) et le CSFEF (Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation) avaient délégué Dominique Marlet de l’IE et Jean Hervé Cohen du CSFEF, qui ont par la suite intégré le groupe de la mission.

La visite de la CSI  étant renvoyée à une date non définie, la représentante de l’IE et celui de la CSFEF ont maintenu leur déplacement à Djibouti dans l’optique de s’enquérir de la situation de leurs affiliés SYNESED et SEP avec le soutien du Secrétaire Général de l’IE. Ce séjour de 3 jours devait avoir lieu du 3 au 5 octobre 2017. D’ailleurs, le SG de l’IE a adressé dans ce sens un courrier en ces termes « Notre visite serait l’occasion de rencontrer des représentants du ministère de l’éducation et des enseignants, ainsi que de visiter des établissements scolaires. Elle nous permettrait également de donner un retentissement particulier auprès de nos affiliés à la journée du 5 octobre. »

Jean Hervé Cohen du CSFEF et du SNES de France n’a malheureusement pas pu être du voyage car il a essuyé un refus de visa par l’ambassade de Djibouti à Paris. Dominique Marlet a été, quant à elle, refoulée de l’aéroport le mardi 3 octobre 2017 malgré un visa d’entrée en bonne et due forme délivré par l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles.

L’ODDH condamne cet acte qui ternit l’image de notre pays aux yeux du monde et appelle les autorités de ce pays à faire preuve de plus de tolérance, de retenue et de responsabilité.

L’ODDH appel à la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable Etat de droit où sociétés civiles, défenseurs des droits humains, syndicalistes et opposants pourront s’exprimer librement.

L’ODDH appelle à la Communauté Internationale et à tous les citoyens Djiboutiens à œuvrer en faveur d’une société démocratique et pacifique, dans laquelle les droits humains seront respectés.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice 
Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH 

 

04/10/2017 (Brève 1075) A la dernière minute, le Ministre djiboutien du travail annule une mission syndicalede la CSI, qu’il avait pourtant invité

Nous apprenons de source syndicale, que le Ministre du Travail qui avait invité la CSI à envoyer une mission sur place, vient d’annuler l’invitation, pratiquement la veille de l’arivée des membres de la mission.

Sans que nous ayons encore pu le vérifier, on nous dit que certaines personnalités qui auraient décidé de se joindre à la mission et qui seraient arrivées avec une petite avance, n’auraient pas été autorisées à pénétrer sur le territoire. On parle même de mauvais traitement. Les autres membres étaient en possession de leurs billets d’avion, qu’ils ne pourront pas utiliser.

Ces revirements incompréhensibles, dont le régime de Guelleh est coutumier, ne devraient pas améliorer l’image du Ministère du travail ni le manque de respect des droits des travailleurs et de leurs syndicats. Rappelons que la mission djiboutienne s’était « enfuie » de la conférence annuelle de l’OIT qui se tient à Genève en septembre, pour éviter de répondre à certaines questions embrrarassantes …

04/10/2017 (Brève 1076) Confirmation du refus des autorités d’accueillir des membres de la délégation du CSI. En particulier Mme D. Marlet a été refoulée à l’aéroport de Djibouti et renvoyée vers une destination inconnue

Dans un communiqué daté du 3 octobre et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH rapporte des faits extrêmement graves qui se sont produits ces derniers jours.

1°) Annulation en dernière minute d’une mission de la CSI, qui avait été invitée par le Ministre de l’intérieur.

Profitant de la journée mondiale de l’éducation, organisée le 5 octobre, deux personnalités avaient souhaité ce joindre à la délégation du CSI, qui avait officiellement confirmée les dates d’arrivée à Djibouti (voir notre article du 17 sept 2017 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16924)

Il s’agit de :
A) Monsieur Jean-Hervé Cohen, Président du CSEF, qui n’a pas pu obtenir un visa auprès du consulat djiboutien. Pour quelle raison ??????
B) Madame Dominique Marlet du bureau exécutif de l’Internationale de l’Education, qui, arrivée à Djibouti avec un visa en bonne et due forme, a été refoulée « sans ménagement » et renvoyée vers une destination inconnue…
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2°) Mise à pied de 50 enseignants avec suspension de salaire.
Le DGE du MENEFOP
avait rendue publique, le 10 septembre 2017, à la veille de la rentrée scolaire, une liste de 50 enseignants qui étaient suspendus et sans salaire.

En dépit des appels au respect des lois, après un mois, le MENEFOP n’a toujours pas fait connaître
les motifs de sa décision ni les faits qui sont reprochés à ces enseignants, condamner à vivre dans l’errance, privés de toute ressource.

Pourtant c’est le Ministère du Travail qui doit statuer sur la validité de la décision du MENEFOP, sur la base d’éléments prouvant sa nécessité et ce, dans les délais prévus par le code.

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L’ARDHD se joint à la LDDH pour dénoncer ces faits d’une extrême gravité et pour demander au Gouvernement djiboutien, d’assurer le respect des engagements internationaux du pays et celui des lois en vigueur dans le pays.

04/10/2017 (Brève 1077) Des précisions qui nous parviennent sur l’affaire de la mission du CSI et la décision djiboutienne de refouler Mme D Marlet, pourtant détentrice d’un visa.

Selon un observateur fin connaisseur de la situation !

Il règnerait
une certaine confusion dans le monde syndical actuellement.

La CSI avait confirmé au Ministère l’envoi d’une délégation composée de trois membres.

Ensuite deux personnalités se sont joints à la mission, Mme Dminique Marlet et Monsieur Jean-Hervé Cohen., dont la demande de visa a été refusée en amont.

Quand Mme Marlet est arrivée à l’aéroport, les autorités ont paniqué et elle a été refoulée manu militari, ce qui est un scandale. Le Ministre a alors annulé la venue de la mission du CSI.

Mais il semblerait qu’il souhaite quand même recevoir la mission et qu’il ait envoyé une nouvelle invitation.
Tout cela tradurait une grande confusion au niveau de l’éxécutif.

Bref, nous espérons en savoir plus dans les prochains jours, car les informations que nous recevons sont parfois contradictoires et il est difficile à l’heure actuelle de faire un point précis.

04/10/2017 (Brève 1078) Le Ministère avait annulé la mission du CSI le 26 septembre par courrier

Copie d’un courrier que nous avons pu nous procurer et que nous mettons à disposition des lecteurs.

Il a été adressé le 26 septembre à M. Mamadou Diallo, directeur du département DH et syndicaux de la CSI à Bruxelles, sur papier du Ministère djiboutien du Travail.

Monsieur Abdallah Ali Mohamed, le signataire, en qualité de Secrétaire général du Ministère précise que le Ministre du Travail étant appelé à participer à une mission urgente, ne pourra pas recevoir la mission du CSI et que la visite est donc annulée.

Lien pout télécharger la copie de la lettre http://www.ardhd.org/syndicat/s0926_lettre_annulation_mission_csi.pdf

(A noter que le directeur de la Police nationale est en copie, ce qui pourrait laisser sous-entendre que toute personne se référant d’une organisation syndicale internationale devrait être refoulée dès son arrivée à Ambouli ??)

17/09/2017 (Brève 1069) Une mission de la CSI à Djibouti pour rencontrer les représentants de l’UDT, avec (enfin !) l’accord du Ministère du Travail

Nous avons reçu la copie de la lettre officielle de la CSI (Confédération Syndicale Internationale, basée à Bruxelles) datée du 4 septembre 2017, sous la signature de Sharan Burow, Secrétaire générale, qui est adressée au Ministre djiboutien du Travail pour confirmer la venue sur place, d’une mission syndicale du 2 au 4 octobre 2017.

Participeront à cette mission :
– M. Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général de la CSI Afrique,
– M Mamadou Diallo, Directeur du Département DH et syndicats de la CSI,
– M Philippe Réau, responsable du Département international de la CFDT (France).

Les délégués ont pour mission, selon les termes de la lettre, de « recontrer les structures syndicales de l’UDT ainsi que votre Ministère, plusieurs fois interpellé sur la situation
syndicale dans le pays »

12/06/2017 (Brève 1000) 2ème round – La délégation djiboutienne à la 106è CIT de l’OIT à Genève en juin 2017 fuit la conférence. (HCH 24 signé Hassan Cher)

Lien avec l’article original : http://www.hch24.com/actualites/06/2017/djibouti-2e-la-delegation-djiboutienne-a-la-106e-cit-de-loit-a-geneve-en-juin-2017-fuit-la-conference/

Un proverbe somalien dit : « Doofaar abidkii ma daahiro oo ma daayo dabeecadiisa ». Dans une traduction directe en langue française, se proverbe signifie : Le phacochère n’est jamais propre et même s’il fait un effort pour être propre il ne peut se départir de ses habitudes. Et un autre proverbe arabe proche de celui-ci dit : « Le corps ne quitte une habitude que quand il se revêt du linceul mortuaire».

À Djibouti, tout le monde sait qu’un ministre, parlementaire, un juge, diplomate ou fonctionnaire de l’état est un figurant qui doit exécuter les taches des institutions du pays.  Ces institutions et hommes d’état doivent aussi fonctionnent pour faire croire à l’international qu’il y a une semblant d’état à Djibouti.

Mais en réalité c’est un seul homme qui décide pour tout et en tout dans ce petit pays de l’Afrique de l’Est.

L’une des bêtises la plus flagrante aux yeux de l’international est le cas du syndicat djiboutien. Depuis 1995 le gouvernement djiboutien fait promesses sur promesses à l’OIT mais rien ne bouge. Au contraire le gouvernement aggrave les choses en réprimant même les clones syndicaux,

La délégation djiboutienne dite tripartite déplacée pour assister à la 106ème conférence internationale du travail de l’OIT à Genève du 5-16 juin 2017 est restée sur place que 3 jours. Un membre du média en ligne « Djib-live » du gouvernement de Djibouti a été spécialement dépêché à Genève pour réaliser quelques photos avec le directeur de l’OIT pendant le bref séjour de la délégation.

Depuis le matin le jeudi 8 juin 2017, la délégation s’est dispersée à Londres, Bruxelles et Amsterdam pour passer des vacances de 15 à 30 jours. Or, la commission des vérifications de pourvoir de la 106ème CIT  de l’OIT à Genève en juin 2017 avait envoyé une convocation à la délégation gouvernementale djiboutienne afin d’écouter leur version sur une plainte de l’UDT/UGTD et rapport sur la situation syndicale à Djibouti en 2017.

Pour éviter l’humiliation la délégation a préféré prendre le large et un cadre de la représentation diplomatique de Djibouti à Genève est chargé de jouer la comédie devant la commission.

Aucun ministre ne peut se mettre sur le dos ce qui n’est pas du gout d’Ismaël Omar Guelleh, le président de Djibouti.

Hassan Cher