04/10/2017 (Brève 1075) A la dernière minute, le Ministre djiboutien du travail annule une mission syndicalede la CSI, qu’il avait pourtant invité

Nous apprenons de source syndicale, que le Ministre du Travail qui avait invité la CSI à envoyer une mission sur place, vient d’annuler l’invitation, pratiquement la veille de l’arivée des membres de la mission.

Sans que nous ayons encore pu le vérifier, on nous dit que certaines personnalités qui auraient décidé de se joindre à la mission et qui seraient arrivées avec une petite avance, n’auraient pas été autorisées à pénétrer sur le territoire. On parle même de mauvais traitement. Les autres membres étaient en possession de leurs billets d’avion, qu’ils ne pourront pas utiliser.

Ces revirements incompréhensibles, dont le régime de Guelleh est coutumier, ne devraient pas améliorer l’image du Ministère du travail ni le manque de respect des droits des travailleurs et de leurs syndicats. Rappelons que la mission djiboutienne s’était « enfuie » de la conférence annuelle de l’OIT qui se tient à Genève en septembre, pour éviter de répondre à certaines questions embrrarassantes …

04/10/2017 (Brève 1076) Confirmation du refus des autorités d’accueillir des membres de la délégation du CSI. En particulier Mme D. Marlet a été refoulée à l’aéroport de Djibouti et renvoyée vers une destination inconnue

Dans un communiqué daté du 3 octobre et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH rapporte des faits extrêmement graves qui se sont produits ces derniers jours.

1°) Annulation en dernière minute d’une mission de la CSI, qui avait été invitée par le Ministre de l’intérieur.

Profitant de la journée mondiale de l’éducation, organisée le 5 octobre, deux personnalités avaient souhaité ce joindre à la délégation du CSI, qui avait officiellement confirmée les dates d’arrivée à Djibouti (voir notre article du 17 sept 2017 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16924)

Il s’agit de :
A) Monsieur Jean-Hervé Cohen, Président du CSEF, qui n’a pas pu obtenir un visa auprès du consulat djiboutien. Pour quelle raison ??????
B) Madame Dominique Marlet du bureau exécutif de l’Internationale de l’Education, qui, arrivée à Djibouti avec un visa en bonne et due forme, a été refoulée « sans ménagement » et renvoyée vers une destination inconnue…
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2°) Mise à pied de 50 enseignants avec suspension de salaire.
Le DGE du MENEFOP
avait rendue publique, le 10 septembre 2017, à la veille de la rentrée scolaire, une liste de 50 enseignants qui étaient suspendus et sans salaire.

En dépit des appels au respect des lois, après un mois, le MENEFOP n’a toujours pas fait connaître
les motifs de sa décision ni les faits qui sont reprochés à ces enseignants, condamner à vivre dans l’errance, privés de toute ressource.

Pourtant c’est le Ministère du Travail qui doit statuer sur la validité de la décision du MENEFOP, sur la base d’éléments prouvant sa nécessité et ce, dans les délais prévus par le code.

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L’ARDHD se joint à la LDDH pour dénoncer ces faits d’une extrême gravité et pour demander au Gouvernement djiboutien, d’assurer le respect des engagements internationaux du pays et celui des lois en vigueur dans le pays.

04/10/2017 (Brève 1077) Des précisions qui nous parviennent sur l’affaire de la mission du CSI et la décision djiboutienne de refouler Mme D Marlet, pourtant détentrice d’un visa.

Selon un observateur fin connaisseur de la situation !

Il règnerait
une certaine confusion dans le monde syndical actuellement.

La CSI avait confirmé au Ministère l’envoi d’une délégation composée de trois membres.

Ensuite deux personnalités se sont joints à la mission, Mme Dminique Marlet et Monsieur Jean-Hervé Cohen., dont la demande de visa a été refusée en amont.

Quand Mme Marlet est arrivée à l’aéroport, les autorités ont paniqué et elle a été refoulée manu militari, ce qui est un scandale. Le Ministre a alors annulé la venue de la mission du CSI.

Mais il semblerait qu’il souhaite quand même recevoir la mission et qu’il ait envoyé une nouvelle invitation.
Tout cela tradurait une grande confusion au niveau de l’éxécutif.

Bref, nous espérons en savoir plus dans les prochains jours, car les informations que nous recevons sont parfois contradictoires et il est difficile à l’heure actuelle de faire un point précis.

17/09/2017 (Brève 1069) Une mission de la CSI à Djibouti pour rencontrer les représentants de l’UDT, avec (enfin !) l’accord du Ministère du Travail

Nous avons reçu la copie de la lettre officielle de la CSI (Confédération Syndicale Internationale, basée à Bruxelles) datée du 4 septembre 2017, sous la signature de Sharan Burow, Secrétaire générale, qui est adressée au Ministre djiboutien du Travail pour confirmer la venue sur place, d’une mission syndicale du 2 au 4 octobre 2017.

Participeront à cette mission :
– M. Kwasi Adu-Amankwah, Secrétaire général de la CSI Afrique,
– M Mamadou Diallo, Directeur du Département DH et syndicats de la CSI,
– M Philippe Réau, responsable du Département international de la CFDT (France).

Les délégués ont pour mission, selon les termes de la lettre, de « recontrer les structures syndicales de l’UDT ainsi que votre Ministère, plusieurs fois interpellé sur la situation
syndicale dans le pays »

12/06/2017 (Brève 1000) 2ème round – La délégation djiboutienne à la 106è CIT de l’OIT à Genève en juin 2017 fuit la conférence. (HCH 24 signé Hassan Cher)

Lien avec l’article original : http://www.hch24.com/actualites/06/2017/djibouti-2e-la-delegation-djiboutienne-a-la-106e-cit-de-loit-a-geneve-en-juin-2017-fuit-la-conference/

Un proverbe somalien dit : « Doofaar abidkii ma daahiro oo ma daayo dabeecadiisa ». Dans une traduction directe en langue française, se proverbe signifie : Le phacochère n’est jamais propre et même s’il fait un effort pour être propre il ne peut se départir de ses habitudes. Et un autre proverbe arabe proche de celui-ci dit : « Le corps ne quitte une habitude que quand il se revêt du linceul mortuaire».

À Djibouti, tout le monde sait qu’un ministre, parlementaire, un juge, diplomate ou fonctionnaire de l’état est un figurant qui doit exécuter les taches des institutions du pays.  Ces institutions et hommes d’état doivent aussi fonctionnent pour faire croire à l’international qu’il y a une semblant d’état à Djibouti.

Mais en réalité c’est un seul homme qui décide pour tout et en tout dans ce petit pays de l’Afrique de l’Est.

L’une des bêtises la plus flagrante aux yeux de l’international est le cas du syndicat djiboutien. Depuis 1995 le gouvernement djiboutien fait promesses sur promesses à l’OIT mais rien ne bouge. Au contraire le gouvernement aggrave les choses en réprimant même les clones syndicaux,

La délégation djiboutienne dite tripartite déplacée pour assister à la 106ème conférence internationale du travail de l’OIT à Genève du 5-16 juin 2017 est restée sur place que 3 jours. Un membre du média en ligne « Djib-live » du gouvernement de Djibouti a été spécialement dépêché à Genève pour réaliser quelques photos avec le directeur de l’OIT pendant le bref séjour de la délégation.

Depuis le matin le jeudi 8 juin 2017, la délégation s’est dispersée à Londres, Bruxelles et Amsterdam pour passer des vacances de 15 à 30 jours. Or, la commission des vérifications de pourvoir de la 106ème CIT  de l’OIT à Genève en juin 2017 avait envoyé une convocation à la délégation gouvernementale djiboutienne afin d’écouter leur version sur une plainte de l’UDT/UGTD et rapport sur la situation syndicale à Djibouti en 2017.

Pour éviter l’humiliation la délégation a préféré prendre le large et un cadre de la représentation diplomatique de Djibouti à Genève est chargé de jouer la comédie devant la commission.

Aucun ministre ne peut se mettre sur le dos ce qui n’est pas du gout d’Ismaël Omar Guelleh, le président de Djibouti.

Hassan Cher

09/06/2017 (Brève 997) L’UDT-UGTD déposent un rapport auprès de devant la commission des vérifications de pouvoir de l’AG de l’OIT

Lien de téléchagement du rapport complet : http://www.ardhd.org/photos/udt/rapport_situtation_sociale_djibouti_2017_utd_ugtd.pdf

Selon son auteur Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, ce rapport co-signé par l’UDT et l’UGTD sur la situation sociale des droits syndicaux à Djibouti a été déposé auprès de la commission de vérification des pouvoirs des représentants désignés par les Gouvernements des Etats membres de l’OIT.

Il dénonce, preuve à l’appui le musellement permanent des syndicats légitimes de travailleurs et leur clonage (technique très utilisée par Guelleh à Djibouti, contre les syndicats, les partis politiques d’opposition et les associations de Défense des droits de l’homme en particulier) avec la complicité active d’hommes de main (de paille ?) du régime.

Il explique comment les représentants syndicaux, désignés par le dictateur, ne sont pas représentatifs et pourquoi ils ne devraient pas pouvoir rejoindre la Conférence, ni prendre part aux débats dans les commissions et lors de l’assemblée.

La délégation djiboutienne, qui est déjà privée du droit de voter, en raison du montant très important de la dette du pays envers l’organisation internationale, serait convoquée devant la Commission pour être entendue le lundi 12 juin 2017. Certains observateurs assurent que ses membres sont très embarrassés et que la délégation pourrait prendre le risque de ne pas se rendre à la convocation, mais cela reste à vérifier.

Toute l »équipe de l’ARDHD conseille aux internautes qui sont sensibles au sujet de l’exercice des droits légitimes et en particulier syndicaux et politiques à Djibouti de télécharger ce rapport de 10 pages qui est remarquable : chronologie, explications et justifications.

Lien de téléchagement du rapport complet : http://www.ardhd.org/photos/udt/rapport_situtation_sociale_djibouti_2017_utd_ugtd.pdf

24/05/2017 (Brève 989) Plainte des syndicats djiboutiens UDT et UGTD auprés du DG du BIT à Genève pour manipulation par leur gouvernement de la représentation syndicalelors de l’assemblée générale de l’OIT du 5 au 10 juin 2017

Télécharger le dossier sur notre site -deux documents-
1°) Plainte devant la commission de vérification des pouvoirs – http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_plainte_commission_verification_pouvoirs_106eme-2017-CIT.pdf

2°) Participation représentants UDT et UGTD – http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_participation_106eme_cit_ 5-16juin2017.pdf

Dans une lettre datée du 22 mai, les secrétaires généraux de l’UDT, Adan Mohamed Abdou et de l’UGTD, Kamil Diraneh Hared, co-signent une plainte qu’ils adressent au directeur général du BIT.

Dans ce courrier, ils dénoncent le fait, qu’en dépit de la démarche qu’ils ont régulièrement effectuée auprès du Ministre djiboutien de l’emploi, le Gouvernement ait décidé de désigner une délégation de personnes qui ne font pas partie de leurs syndicats et qui usurpent de plus les noms de l’UDT et de l’UGTD, dont ils ne sont pas les représentants.

Ils demandent au Directeur Général du BIT de transmettre leurs plaintes à la commission de vérification des pouvoirs de la prochaine assemblée générale et ils transmettent la liste des délégués syndicaux qui sont mandatés effectivement par leurs syndicats respectifs.

01/05/2017 (Brève 979) La LDDH demande, dans un communiqué, au régime djiboutien de lever toutes les restrictions relatives au monde du travail

Dans un communiqué daté du 30 mai et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH salue la mobilisation des travailleurs djiboutiens à l’occasion de la fête du travail et appuie leurs revendications légitimes contre les dérives autoritaires du régime qui :

++ a fait reculer les droits sociaux depuis 40 ans et qui a mis en veille le respect des conventions 87 et 89 de l’OIT

++ permet à un fonctionnaire de suspendre le salaire d’un autre fonctionnaire, qui afficherait des idées différentes de la pensée unique instaurée comme régle de fonctionnement,

++ favorise le tribalisme dans les recrutements, les promotions et les mises à l’écart de la fonction publique,

++ décapite les syndicats et les organisations de représentation des travailleurs en les privant de toute forme d’expression,

Sur ces bases, la LDDH demande au régime en place à Djibouti de lever toutes les restrictions relatives au monde du travail qui ne font que régresser le pays dans son ensemble.