22/09/2015 (Brève 477) Djibouti : Ismaël Omar Guelleh persévère dans son projet d’affrontement interclanique. Pubication de l’UDDESC signée par Hassan Cher Hared, son secrétaire général.

UDDESC
Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux
et Culturels &Civils et Politiques Quartier 4 –
Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 03/C/AN2015

D’après une source bien informée de l’armée nationale djiboutienne, AND, le lundi 14 septembre 2015, s’est tenue une réunion dans la grande salle de l’état-major de l’armée djiboutienne, à laquelle presque tous les officiers et sous-officiers de l’armée nationale djiboutienne avaient été convoqués. Il s’agissait d’une réunion « d’extrême importance » organisée sur ordre du chef suprême de l’armée nationale, monsieur Ismaël Omar Guelleh, actuel président de Djibouti mais ce dernier n’y pas participé.

Comme à l’accoutumé, la réunion débute par la récitation d’une sourate du Saint Coran. Ensuite le Général Zakaria Cheikh Ibrahim (de l’ethnie Mamasan comme Guelleh), chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, prend la parole et psalmodie devant les officiers et sous-officiers  des propos haineux que son maitre lui a fait boire comme de l’eau, et il dit : « chers officiers et sous-officiers, je vous ai appelé ici aujourd’hui pour vous annoncer que la nation est en danger, nous devons nous souder pour faire face à une tribu qui a décidé de déstabiliser le pays. Les Odahgobes ont constitué une plateforme non pas pour subvenir ou remédier aux problèmes sociaux de leur ethnie mais plutôt pour chasser du pouvoir son Excellence Ismaël Omar Guelleh. L’armée doit se préparer à les mater les armes à la main et votre chef suprême vous remerciera généreusement. »

Certains officiers commencent à rire et d’autres laissent apparaître des visages inquiets devants ses propos irresponsables et sectaires venant de leur chef, le Général Zakaria.

Mais, le Général Osman Nour Soubagleh (de l’ethnie Odahgobe), réagit et s’en prend au Général Zakaria en s’adressant aux invités : «  n’écoutez pas ce vieux qui délire. Nous sommes une armée nationale formée pour protéger la nation de l’ennemi extérieur et pour défendre notre peuple. Nous ne devons pas nous mêler dans les affaires internes du pays qui relève de la compétence d’autres institutions. En acceptant de jouer le heu de Zakaria. Je vous garantis que l’armée partira en vrac. »

Et en quelques heures l’information dépasse nos frontières et le Gande de l’ethnie Issa, dont leur résidence principale est Dire-Dawa, tient une réunion d’urgence sur la situation le lendemain même.

Le Général Osman Nour Soubagleh qui avait demandé audience le même jour au président Guelleh tente de lui exposer son point de vue sur la situation et sa colère à l’égard de Général Zakaria.

Comme dit un proverbe somalien « Doofar waligii madaahiro ooma daayo dabeecadiisa » ce dernier coule des larmes de crocodile et traite de tous les noms d’oiseaux le General Zakaria. Il rajoute que sa propre famille et ses proches travaillent à sa perte et s’engage à trouver une solution aux dérives sectaires de certains militaires de sa famille. C’est à la fois comique et bête quand l’ordonnateur se déclare victime !

La question qui se pose est : Que gagnera IOG en déclenchant des affrontements interclaniques ?

Dans nos échanges d’information avec des proches du régime de guelleh, deux réponses reviennent chaque fois :

1 – Des conseils sataniques pour un pouvoir éternel.
Des féticheurs d’origine tanzaniens et ougandais que Guelleh a l’habitude de consulter lui auraient conseillé de faire couler beaucoup de sang au Sud du pays et dans son ethnie immédiate. Une information à prendre avec beaucoup de précaution mais pas impossible quand on sait que dans l’histoire des dictatures africaines certains ont déjà utilisé ces pratiques sataniques dans le but de s’assurer une présidence éternelle.

L’un des précurseurs en la matière fut le maréchal-président Joseph-Désiré Mobutu du Zaïre, l’actuelle république démocratique du Congo. Des multiples pratiques magiques de ce dernier, qui n’ont jamais permis à son pays d’aller de l’avant, l’enfonçant au contraire dans les ténèbres, on peut Entre autres retenir, le déversement de ses selles et urines dans l’une des principales sources d’eau du pays. D’ailleurs, lors de sa repentance publique, son ministre de la communication, feu Sakombi Inongo, dira dans différentes interviews télévisées : « Le maréchal-président prenait un verre de sang humain le matin… lien : https://youtu.be/hEJ9KxRWe88?t=2m36s».

2 – La haine destructrice de Guelleh à l’encontre de toute organisation non soumise.
« La souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez présentement et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre mental.

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper et tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. C’est une névrose obsessionnelle qui s’installe avec une haine consciente ou  inconsciente envers le rival. Cette dimension « négative » connote une névrose plus difficile à traiter parce que plus tournée vers les désirs inconscients de destruction ou d’élimination. »

Cette théorie relative décrit mot à mot une grande partie de la personnalité de Guelleh qui est régulièrement animé d’une haine à l’égard de tout pensé, individu ou organisation vu comme rival ou non soumis à ses exigences. Il peut, sans s’y lasser une seconde, travailler à sa destruction pendant des générations. Le cas du syndicat en ait une preuve révélatrice de la personnalité d’IOG.

À la fin des années 80 et au début des années 90 Guelleh, préparé à succéder son oncle Hassan Gouled Aptidon, devait surpasser et écarter deux rivaux plus expérimentés et plus talentueux (Ismail Guedi Hared  et  Moumin Bahdon Farah).  Et chacun, de son côté, rassemble sous son aile toutes les organisations existantes.

L’UGTD dirigée par Kamil Diraneh Hared, cousin germain de Guedi, a été automatiquement taxé de supporter son cousin. Ismaël Omar Guelleh se rabat sur l’UDT qui a vu le jour en 1992 et y investit à sa manière. Les dirigeants de l’UDT, n’ayant pas compris l’attente de Guelleh ou n’ayant pas voulu jouer son jeu, quel qu’en soit la raison, pour IOG ils demeurent des ennemies éternels. La preuve, deux générations et 20 ans après il ne manque aucune occasion pour nettoyer l’UDT et l’UGTD du paysage associatif et sociale de Djibouti et internationale avec ses clonages, ses corruptions des fonctionnaires internationaux, licenciements abusifs, emprisonnements arbitraires, etc…

Si je me réfère à mon opinion sur…
« Je crois qu’IOG pense faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il espère toujours la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti. Lien : http://www.hch24.com/actualites/07/2015/djibouti-affrontement-inter-clanique-programme-et-etat-durgence-sur-le-pays-le-projet-diog-pour-une-presidence-2016-sans-election/»

Conclusion
Quels que soient les avantages politiques ou matériels que compte retirer Ismaël Omar Guelleh, le dictateur mafieux de Djibouti, à précipiter son peuple et le pays dans des affrontements interclaniques, nous sommes sûrs que la réussite de son projet machiavélique mettra Djibouti dans une mini situation comparable au malheur rwandais de 1994.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle le peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu une fois de plus.

Fait en Suisse, le 18/9/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

17/06/2015 (Brève 467) L’UDDESC, sous la signature de son secrétaire général Hassan Cher Hared nous adresse un rapport précis sur la situation des syndicats et de travailleurs à Djibouti et sur les manoeuvres inadmissibles et éhontées à la conférence de l’OIT de l’Ambassadeur de Djibouti en Suisse et du ministre djiboutien du travail.

Nous conseillons à toutes les lectrices et à tous les lecteurs d’en prendre connaissance, car la précision avec laquelle le secrétaire de l’UDDESC décrit la situation est remarquable… Même si elle est alarmante sur l’évolution dictatoriale du régime.

La conclusion est explicite : « Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti, est l’unique personne à décider du blocage ou déblocage de la situation syndicale à Djibouti, mais tous les contacts et informations reçus démontrent qu’il n’est nullement disposé à traiter ce dossier. »

Le document au format Pdf est accessible en téléchargement sur notre site : lien : http://www.ardhd.org/uddesc/rapport-2013-2015.pdf

08/06/2014 (Brève 399) Communiqué de l’UDT sous la signature de son responsable aux relations extérieures Hassan Cher Hared pour dénoncer l’arrestation et le refoulement du camarade ADAN MOHAMED ABDOU à l’aéroport de Djibouti. (Selon les informations reçues à l’ARDHD, ce refoulement saurait été commis à bord d’un avion étranger, donc en territoire étranger, et en dehors de toute légalité – Nouvelle violation flagrante des libertés et des droits syndicaux)

Le camarade ADAN Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT, devait décoller ce matin, 6 Juin 2014, vers 12h 10min, de l’aéroport de Djibouti sur un vol de la compagnie Turkish
Airlines. Il finit l’embarquement sans encombre et monte dans l’avion, mais quelques
minutes avant le décollage des membres de la police politique montent dans l’avion et le
font descendre par force.

Il est conduit dans un local de la police des frontières, à l’intérieur de l’aéroport, aménagéen centre d’interrogatoire et de torture.

Son passeport (pièces d’identités), son billet d’avion et ses bagages lui sont confisqués définitivement. Le gouvernement djiboutien justifie cette violation grave de la liberté de circulation, une sanction qui frappe toute personne qui n’est pas de même avis du régime djiboutien, comme suit : « ADAN Mohamed Abdou comptait participer à une conférence
internationale sans l’autorisation du président de la république. Ce qui est une faute grave au vu de la loi du pays et de nos intérêts. »

Le gouvernement djiboutien a, par cet acte, démontré une fois de plus qu’il n’apportait aucune considération à ses engagements devants les instances et les lois internationaux, tels que la constitution de l’OIT, les conventions internationaux, la déclaration universelle des droits de l’homme, etc…

D’autre part, pas plus qu’hier une délégation conduite par le ministre de travail de Djibouti a rendu visite au directeur général du BIT, Guy Ryder, dans l’objectif sournois d’impliquer le BIT à un projet qui mettra fin à la liberté syndicale et au syndicalisme libre et indépendant au pays.

Cette délégation, qui comprenait des agents de la police politique déguisés en syndicaliste, tels que Mohamed Youssouf et Abdo Sikieh qui est à la fois le secrétaire général de l’UGTD clone et un parlementaire coopté à l’assemblé nationale djiboutienne sur ordre du président de la république de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, recommande au BIT la tenue d’un congrès pour le deux centrales syndicales, l’UDT et l’UGTD.

Quelle hypocrisie de la part du gouvernement djiboutien alors que nous savons que, ce dernier, depuis plus de 18 ans refuse d’intégrer les cadres et militants syndicaux licenciés pour activités syndicales et fait fi de tous les recommandations du BIT.

Cette nouvelle mascarade consiste à imposer aux centrales syndicales des hommes de la police politique et à bloquer les cadres syndicaux issues des syndicats de base comme il a été toujours chez nous. Les responsables des centrales syndicaux sont des responsables et militants qui ont acquis de l’expérience dans les syndicats de base.

Cependant, l’UDT appelle à tous les syndicats amis, à la CSI, aux organisations internationales, au BIT et toutes autres instances que les droits de l’homme concernent de près ou de loin à saisir le président de la république de Djibouti afin de lui recommander à restituer à notre camarade Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT, ses bagages et son passeports et à respecter ses engagements devant les instances internationales.

Hassan Cher Hared
Responsable aux relations internationales de l’UDT

02/05/2014 (Brève 384) Les travailleurs djiboutiens célèbrent le 1er Mai 2014 sous la répression policière violente. Comuniqué de l’Union djiboutienne des travailleurs UDT et UGT, sous la signature du Secrétaire général de l’UDT Adan Mohamed Abdou

Télécharger le communiqué en PdF
(http://www.ardhd.org/udt/O0502_communique-UDT_1mai14.pdf)

Le bâtiment qui fait le siège officiel de deux centrales syndicales de Djibouti, l’UDT et l’UGDT, a été confisqué depuis longtemps par l’état.

C’est des faux syndicats crées par le régime djiboutien qui occupent les lieux et jouent la clarinette sur des morceaux d’hypocrisies préparés dans les locaux du service des renseignements djiboutiens.

Hier, la présidence a alloué une aide financière aux faux syndicats afin qu’ils organisent cette mascarade de fête du 1er Mai 2014 au couleur de gouvernement.

La preuve, les discours et les chansons entonnés sur place ne faisaient que la louange du pouvoir en place et n’avaient rien à avoir avec les attentes et les droits des travailleurs djiboutiens. Pour empêcher toute autre manifestation et ceux des syndicats indépendants et libres que sont les affiliés de deux centrales syndicales l’UDT et l’UGTD, le pouvoir a mobilisé presque la totalité de la police nationale et une bonne partie de la gendarmerie.

Des syndicalistes ont été empêchés de sortir de chez eux et des arrestations ont été opérées dans les milieux syndicaux. Des centaines des militants syndicales et travailleurs sont déférés ce matin dans les geôles (centre de Nagad et dans des arrondissements) du pouvoir en place, dont 34 femmes, et des dizaines sont blessés parce qu’ils n’ont pu fuir la répression policière violente. les blessés ont des proéminences et des plaies ouvertes sur la tête à cause des coups de matraque de la police et d’autres sont brulés aux pieds et corps par des gaz l’lacrymogène.

Et les services des renseignements étaient pressent sur le lieu comme un essaim d’abeille afin de pourchasser les responsable syndicaux mentionnés sur une liste préétablis..

Encore un 1er mai, normalement journée fêtée dans la gaieté, célébrée dans la répression policière à Djibouti.

Nous appelons une fois de plus aux organisations et instances régionales et internationales de dénoncer la répression et d’intervenir auprès du président de la république de Djibouti afin que tous les détenus soient libérés sans conditions.

Adan Mohamed Abdou
Secrétaire général de l’UDT

18/05/2012 (B566) Petites nouvelles du front. Le monde syndical libre de Djibouti franchira-t-il la ligne jaune ? (Correspondant)

Cela se passait dans le cadre de la préparation du 1er mai, l’intersyndicale djiboutienne s’était réunie pour étudier les moyens de réussir cette journée de liberté syndicale. Voici un bref compte-rendu.

M. Aden Mohamed Abdo, secrétaire général de l’UDT-UGTD (et vice-président du parti politique ARD) a proposé aux syndicalistes présents, tous chômeurs, de demander au ministère du Travail une subvention financière pour organiser cette journée.

Un syndicaliste intraitable, également impliqué dans la défense des droits de l’homme, s’est levé pour dire toute son indignation devant une telle suggestion : « comment peux-tu oser nous proposer de demander de l’argent pour fêter le 1er mai à un régime qui ne nous reconnaît même pas en tant que syndicats libres ?

C’est indécent, inadmissible et suspect, qui plus est venant d’un syndicaliste également politicien comme toi!

01/12/2011 (B632) Intersyndicale UDT/UGTD : communiqué de presse à propos de la détérioration de la situation sociale dans le pays.

INTERSYNCIALE UDT / UGTD

Djibouti, le 29/11/11

COMMUNIQUE DE PRESSE

La situation sociale se détériore rapidement et dans tous les domaines en République de Djibouti où les retards dans les paiements des salaires des fonctionnaires se précisent. Outre ce contexte social ; l’intersyndicale UDT / UGTD constate avec amertume que ce qui reste des libertés collectives et individuelles ne sont pas mieux lotis et chaque jour qui passe apporte son lot des frustrations à l’arbitraire du pouvoir.

La dérive en matière d’atteinte aux droits humains et syndicaux est telle aujourd’hui qu’il n’existe plus officiellement des syndicats libres, tous remplacés par des clones fabriquées par le régime. Il en est de même des partis politiques et des associations ; dont le dernier carré est en train de se faire laminer par duplication.

Les arrestations se multiplient dans les milieux syndicaux, politiques, associatifs, universitaires (étudiants en médecine), religieux et face à l’arbitraire de ce régime les lois valent ce qu’elles valent et toute possibilité de recours est inexistante.

Le régime a progressivement obstrué toutes les voies menant au dialogue en faisant la promotion d’un partenariat social virtuel, en procédant à la création depuis plus d’une décennie des clones syndicaux en lieu et place des centrales syndicales, légales et légitimes, soutenues par des travailleurs et reconnues par les organisations syndicales internationales et le BIT.

Ainsi, l’exercice des libertés syndicales se décline pour le gouvernement en une scène ou une poignée d’alibis maquillés en syndicalistes tentent d’amuser la galerie et tromper le monde.
C’est une tragédie qui risque de faire prendre une tangente dangereuse à un pays confronté à toutes sortes des difficultés avec le risque inévitable cela étant de faire exploser le couvercle.

Et pour cause :

• Depuis plus d’une décennie les dirigeants syndicaux licenciés arbitrairement pour fait grève et engagement syndical suite à la grande grève générale de Septembre 1995, le demeurent toujours malgré les engagements pris par le pouvoir à cet effet devant le BIT et les organisations syndicales internationales.

Le clonage des organisations aussi bien syndicales, politiques qu’associatives est devenu une pratique courante ancrée dans les mœurs du régime et par conséquent le sponsoring des alibis syndicaux perdurent et demeurent toujours d’une actualité brulante.

Le non respect des conventions, recommandations et résolutions du BIT s’accentue davantage.

Les licenciements abusifs et arbitraires des militants syndicaux et des défenseurs des droits humains se perpétuent.

Une pauvreté galopante qui atteint des sommets et dont les victimes qui vivent sous le seuil de niveau de vie minimale acceptable, atteignent les 70% de la population.

Des nouvelles atteintes intervenues dernièrement rendent encore plus dramatiques la situation déjà très préoccupante, à savoir :
-Confiscation du siège et expropriation extrajudiciaire de l’UDT en Octobre 2011 au profit du Ministère de la jeunesse et de sport après celui de l’UGTD bien avant alloué à son clone.

-Mesures discriminatoires renforcées à l’égard des syndicalistes ou supposés meneurs et répressions tous azimuts de toutes contestations pacifiques.

-Les remises en cause et les violations arbitraires des droits de dockers spoliés de leurs indemnités versés par un employeur international privé par le biais d’une politique d’exclusions et de répressions de plus en plus croissantes.

-Les calvaires des travailleurs du CDE (Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien) dont les salaires sont gelés depuis près d’une année et les emplois en sursis alors que les droits et salaires de leurs collègues éthiopiens ont été préservés par leur Etat.

Tout ceci sur fond d’une impasse syndicale et sociale vieille de 16 ans et un blocage dans le dialogue et les missions de bons offices entrepris par le BIT et l’OAT.

Le régime a profité de ce contexte ainsi artificiellement crée pour dupliquer les syndicats, mettre en place un code de travail marqué par un recul des libertés, emprisonner, licencier, intimider, dégrader…… bref humilier et ostraciser tous les travailleurs suspectés de menées syndicales et corporatistes.

Avec la disparition d’un réel partenariat social, c’est toutes les opportunités d’un dialogue sain et responsable qui laisse place nette à un silence méprisant.

L’intersyndicale indignée et préoccupée au plus haut point par cette situation dramatique sur le plan social notamment, appelle l’opinion nationale Djiboutienne et en particulier les travailleurs et ses organisations syndicales qui constituent les principales victimes de prédilection de ce régime, à une vigilance accrue ainsi qu’à une mobilisation soutenue pour pouvoir endiguer résolument et à temps cette dégringolade sociale qui a tout l’air d’une descente aux enfers.

Le secrétaire Générale de l’UGTD
Kamil Diraneh Harred

Le Secrétaire général de l’UDT
Adan Mohamed Abdou

28/08/11 (B619) LDDH : la terreur par la famine frappe les cheminots


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 28 AOÛT 2011

La terreur par la famine
frappe les Cheminots

Les Terroristes de l’Etat continuent à semer la panique au sein des familles des Cheminots.

Mais pourquoi les Cheminots et les dockers font-ils l’objet de mesures intolérables et inhumaines tendant à affamer leurs familles ?

Est-ce parce qu’ils ont tourné le dos aux violences de l’Etat contre ses propres citoyens ?

Alors que les Cheminots sont rentrés dans les périodes de l’Aïd EL FITR à l’instar des autres travailleurs de la République de Djibouti, ces derniers encaissent dix mois d’arriérés de salaires interminables

Certes depuis sa nomination Monsieur le Ministre Moussa Ahmed Ibrahim dit « Balala » n’a pas cessé d’essayer à remédier à une situation déjà laissée alarmante par son lamentable prédécesseur, qui avait enterré les droits des pauvres victimes Cheminots, sa politique d’indécision ou plus exactement sa politique d’incapacité consécutive à sa nomination sur des critères purement familiale, car gendre par alliance du dictateur au pouvoir.

Cette politique en réalité de mauvaise gestion, plus précisément d’une mauvaise foi du Chef du gouvernement, et Chef de Armées l’individu Ismaël Omar Guelleh qui n’a apparemment qu’un seul objectif, celui de continuer à régner par la force et la terreur.

C’est dans l’unique objectif de régulariser la situation salariales des Cheminots, que l’actuel ministre des Transports dès sa nomination s’est attelé à payer deux mois de salaires successifs en louant un terrain du Chemin de Fer Djibouti-Ethiopien en zone franche à Abdou Yasser.

Cette opération a été rapidement bloquée et malgré la volonté réelle du Ministre des Transports à trouver une solution permanente en proposant à la présidence la création et d’ouvrir un compte de solidarité permanent en faveur des Cheminots.

Cette proposition qui aurait pu permettre à résoudre assez rapidement le paiement des salaires des Cheminots ainsi que les cotisations sociales à l’Office des Prestations Sociales (OPS), l’équivalent de la Sécurité Sociale, mais cette proposition qui avait été auparavant acceptée dans un premier stade a été rapidement rejetée probablement dans l’objectif à détourner les Fonds proposés car le dictateur Djiboutien est insatiable et avide d’argent.

Ordre fut donné au ministre des Transports de ne plus se mêler des affaires des Cheminots.Force est de constater qu’aujourd’hui le Cheminots sont les Travailleurs qui souffrent le plus de la répression salariale.

C’est dans ce cadre et afin d’apporter son soutien moral à la partie Djiboutienne, que les Autorités Ethiopiennes ont dépêché une délégation auprès du gouvernement Djiboutien, afin d’apporter leur savoir faire car le gouvernement Ethiopien gère parfaitement la situation des Cheminots sous leur responsabilité qui opèrent en Territoire Ethiopien soit la très grande majorité de la ligne ferroviaire.

Ces Autorités Ethiopiennes non seulement paient régulièrement les salaires de leurs Cheminots mais encore, les salaires des Cheminots de la partie Ethiopienne ont été substantiellement augmentés le mois dernier du fait de l’inflation et de la cherté du niveau de vie en Ethiopie.

Inflation et cherté de vie qui affecte lourdement les Travailleurs Djiboutiennes et Djiboutiens, même les fonctionnaires sont eux aussi victimes car les grilles de leurs salaires sont gelées depuis 1986, tandis que les Cheminots avec leurs six cents (600) familles ne sont plus payés depuis des mois, arriérés qui se cumulent condamnant leurs familles à l’extrême pauvreté avec ses conséquences d’une famine insoutenable pire que celle de Mogadiscio où le présumé membre de la Mafia régionale s’est rendu alors que le pillage, mais surtout la vente des denrées alimentaires octroyées sous forme de dons par la Communauté Internationale se passaient sous son nez.

Ces ventes des forces armées du Gouvernement fantoche de la Somalie du Sud, créé dan un hôtel de Djibouti, sont inéluctablement cautionnées par les Forces d’occupation du Burundi et de l’Ouganda et les observateurs de Nations Unies n’ont pas jusqu’à présent envoyé une Mission d’Enquête Internationale afin de déclencher des poursuites internationales à l’égard des auteurs de ces Crimes odieux contre l’Humanité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté Internationale à prendre des mesures adéquates en réduisant même s’il le faut l’aide à ce régime irresponsable qui détourne en toute Impunité les Fonds Publics et les Biens Sociaux, qui brade les logements des Cheminots en autres.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au BIT à l’OIT, et à tous les Cheminots du monde entier à commencer ceux de la France qui avaient avant et après l’Indépendance géré en partie le Chemin de Fer Franco Djiboutien.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Communauté
Djiboutienne en Europe et en Amérique à déposer des plaintes pour Crimes contre l’Humanité suite à la famine provoquée à l’encontre des Travailleurs Djiboutiens en priorité les Cheminots et les Dockers.

NOEL ABDI Jean-Paul

22/06/11 (B609) Conférence internationale du Travail – Compte rendu provisoire 5D – 100e session, Genève, juin 2011 (Extraits concernant la représentation des syndicats djiboutiens et les protestations) (Info syndicats)

Télécharger le document complet en PdF : lien

__________________________ Extrait concernant Djibouti

Protestation concernant la désignation
de la délégation des travailleurs de Djibouti

30. La commission a été saisie d’une protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti, présentée par MM. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’Union djiboutienne du travail (UDT), et Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD).

Les auteurs de la protestation, qui estiment que l’UDT constitue l’organisation la plus représentative de travailleurs du pays, allèguent que le gouvernement a, une fois de plus, refusé de tenir compte de la liste des représentants désignés par leurs organisations respectives en vue de leur participation à la présente session de la Conférence. Selon eux, le gouvernement usurpe le nom de l’UGTD
et continue à faire fi de ses engagements pris devant la commission. Se référant à la déclaration du gouvernement adressée à la Commission de vérification des pouvoirs lors de sa 99e session (2010), à propos des élections syndicales de l’UGTD prévues en août 2010 en collaboration avec la Fédération syndicale mondiale (FSM) et la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA), les auteurs de la protestation demandent que des informations soient fournies à cet égard par la FSM, comme par le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV).

Ils demandent à la commission de prendre une décision effective et définitive à l’égard de la délégation de Djibouti. Dans des documents portés tardivement à la connaissance de la commission, l’organisation protestataire fait état d’un procès verbal non signé indiquant que les affiliés de l’UDT ont tenu leur congrès, dans la crainte et la discrétion, au siège de l’UDT, les 17 et 18 janvier 2010.

31. Dans une communication écrite adressée à la commission en réponse à sa demande, le gouvernement indique que l’UGTD a organisé son congrès ordinaire les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. La tenue de ce congrès a été marquée par la présence d’observateurs nationaux et internationaux.

Il souligne que l’UGTD est affiliée à la FSM et que le secrétaire général adjoint de la FSM, M. Adib Miro, a assisté personnellement au congrès. Pour le gouvernement, l’UGTD devient la seule centrale syndicale ayant une représentation légitime. S’agissant de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence, le gouvernement indique avoir saisi par écrit l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants par courrier daté du 3 mai 2011. L’UGTD a désigné MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh, respectivement secrétaire général et premier secrétaire général adjoint de l’organisation. Quant à l’UDT, le gouvernement indique avoir reçu trois réponses distinctes portant sur la désignation des délégués.

M. Mohamed Youssouf et M. Ahmed Djama Egueh ont demandé par courriers séparés à être inclus dans la délégation. M. Mohamed Abdou a quant à lui adressé une liste comprenant un délégué (lui-même) et quatre conseillers techniques, dont trois de l’UDT (M. Hassan Cher Hared, également délégué suppléant; M. Farah Abdillahi Miguil; M. Souleiman Ahmed Mohamed) et M. Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’UGTD. Il est indiqué que le directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux, en sa qualité de secrétaire de la Commission permanente du Conseil national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé un courrier au président de l’UDT, le 25 juillet 2010, l’invitant à prendre des mesures pour déterminer la représentativité de l’organisation. Le gouvernement précise que la lettre est restée sans réponse et que l’UDT n’a toujours pas organisé son congrès. Selon le gouvernement, M. Kamil Diraneh Hared, co-signataire de la protestation, a été officiellement invité à participer au congrès de l’UGTD, mais il ne l’a pas fait.

D’après le gouvernement, les auteurs de la protestation ne disposeraient d’aucun mandat syndical, comme les autres représentants des travailleurs proposés par MM. Mohamed Abdou et Kamil Diraneh Hared. Il n’existerait pas non plus d’intersyndicale UDT-UGTD.

32. La commission a entendu, au nom du gouvernement, M. Hassan Houmed Ibrahim, directeur de l’emploi et des relations avec les partenaires sociaux et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de deux conseillers techniques, Mme Koina Omar Dahelo, inspectrice du travail et des lois sociales, et M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève.

Tout en déclarant ne pas être au courant des conclusions formulées l’an dernier par la Commission de vérification des pouvoirs, il a souligné que le gouvernement s’était borné à saisir l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants; le fait que les lettres sont adressées au président pour une centrale syndicale (UDT) et au secrétaire général pour l’autre (UGTD) relèverait de la structure interne des organisations concernées qui désignent elles-mêmes les destinataires des communications du gouvernement.

Il a confirmé que, dans la mesure où l’UDT n’avait pas tenu de congrès, bien qu’il l’ait invitée à le faire, et que le gouvernement était en présence de trois réponses différentes de la part de l’UDT, le délégué et son conseiller technique ont été désignés dans les rangs de l’UGTD, seule centrale ayant une existence légale aux yeux du gouvernement. En ne nommant pas de représentants issus de l’UDT, il entend ainsi ne pas s’immiscer dans un problème de dissensions internes au sein de l’UDT. Selon lui, M. Abdou est secrétaire général d’un parti politique, ce qui serait incompatible avec l’exercice d’un mandat syndical.

33. Mme Osiris Oviedo de la Torre, secrétaire générale adjointe de la FSM, a fourni des éclaircissements à la demande de la commission. Elle a confirmé la tenue du congrès de l’UGTD les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. Elle a présenté une déclaration de la FSM datée du 7 juin 2011 confirmant la légitimité de l’élection de MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh à la tête de l’UGTD, pour la période 2010-2013. La FSM, représentée lors du congrès par M. Adib Miro, secrétaire général adjoint, atteste de la régularité de la procédure électorale et des actes adoptés lors du congrès.

34. La commission prend note de la déclaration de la FSM concernant la tenue du congrès de l’UGTD et de l’élection de ses dirigeants pour la période 2010-2013. Elle note que MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh ont été respectivement élus secrétaire général et premier secrétaire général adjoint. Elle relève néanmoins que la protestation dont elle est saisie est co-signée par M. Kamil Diraneh Hared, en tant que secrétaire général de l’UGTD. Elle note que trois membres de l’UDT figurent sur la liste des représentants de la CSI à la présente session de la Conférence.

35. La commission exprime sa profonde préoccupation devant l’absence de progrès sur plusieurs points, ce qui ne permet pas de lever le doute sur la situation du mouvement syndical djiboutien. La commission regrette profondément l’absence d’engagement du gouvernement vis-à-vis du respect des procédures devant la commission, et plus
généralement vis-à-vis de ses obligations en tant que membre de l’Organisation
internationale du Travail.

36. La commission déplore que le gouvernement ne soumette pas les rapports qui lui sont demandés (voir paragr. 7). L’absence de coopération a pour effet de jeter le doute sur la volonté du gouvernement de mettre un terme aux problèmes récurrents soulevés à chaque session de la Conférence.

Le doute est d’autant plus grand au regard de l’absence de coopération du gouvernement, en dépit d’un appel pressant, dans un cas en instance devant le Comité de la liberté syndicale qui concerne des allégations de violations graves de la liberté syndicale à l’encontre de l’UDT et de ses dirigeants (cas no 2753, 359e rapport). La commission note que dans ce cas le comité a exprimé dans les termes les
plus forts son attente de voir le gouvernement prendre sans délai des mesures concrètes pour améliorer la situation.

37. Les auditions du gouvernement par la commission ne permettent pas non plus de lever les incertitudes qui pèsent notamment sur la situation de l’UDT. Le fait que l’UDT n’ait pu tenir son congrès, pour des raisons qui demeurent obscures, ne saurait préjuger de sa légitimité en tant qu’organisation syndicale.

De même, le fait que M. Abdou soit dirigeant d’un parti politique ne l’empêche pas a priori d’exercer un mandat syndical (Compte rendu provisoire no 17, 2001). La commission rappelle qu’il ressort des éléments d’information à sa disposition, notamment des recommandations des organes de contrôle de l’OIT depuis une décennie, des rapports des missions de contacts directs qui se sont rendues à Djibouti, et d’autres sources concordantes, que l’existence de l’UDT, dirigée par M. Abdou, dans le mouvement syndical de Djibouti, est une réalité (voir Compte rendu provisoire no 4C, 2009).

38. La commission considère, une fois de plus, que la protestation soulève des questions qui vont au-delà de celles qui concernent exclusivement la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence et, partant, qui échappent au mandat de la commission. La commission attire l’attention des organisations protestataires sur l’intérêt qui est le leur de présenter des allégations précises, étayées de documents pertinents, en lien avec la compétence de la Commission de vérification des pouvoirs.

39. Prenant note des élections qui se sont tenues au sein de l’UGTD, la commission veut croire que les mesures nécessaires seront prises pour clarifier rapidement l’ensemble du paysage syndical à Djibouti. La commission exhorte le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent pour que l’UDT puisse tenir son congrès, en toute indépendance.

Elle veut croire qu’un tel congrès permettra aux travailleurs de désigner leurs représentants en toute liberté, sans intervention des autorités publiques, que ce soit dans la détermination des conditions d’éligibilité des dirigeants ou dans le déroulement des élections elles-mêmes.

40. Dans un cadre qui respecte pleinement la capacité d’agir des organisations de travailleurs, le gouvernement sera ainsi en mesure de déterminer avec ces dernières des critères objectifs et transparents aux fins de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence internationale du Travail (cf. cas no 2450, 359e rapport du Comité de la liberté syndicale). Se référant aux recommandations du comité dans ce cas, la commission prie le gouvernement d’accepter une mission tripartite.

41. A la lumière de ce qui précède, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence à sa dernière session, c’est-à-dire un suivi renforcé. En vertu des dispositions des articles 26quater et 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence, la commission propose à l’unanimité à la Conférence de demander au gouvernement de Djibouti de:

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, d’ici à la fin de l’année 2011, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un règlement définitif du problème; et

b) soumettre à la prochaine session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’oeuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations, et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations.