03/04/06 (B344-A) Le Télégramme de Brest / Edition du 31/03/06 / Soutien à la famille d’Abdoulkader Mohamed Guidar


C Le télégramme de Brest
De nombreux soutiens à la famille Abdoulkader
Plus d’une centaine de personnes assistaient à cette réunion publique.
Le cas de la famille Abdoulkader (notre édition de lundi) mobilise au sein du quartier et même largement au-delà. Mercredi soir, à la Rotonde, plus de 100 personnes sont venues soutenir
cette famille djiboutienne, menacée d’expulsion le 9 avril prochain. Autour de Marc Sawicki et Renée Milin, adjoints au maire, ainsi que d’Andrée Biré, responsable des parents d’élèves de l’école Buisson, plusieurs associations étaient représentées dont SOS racisme, la FSU, l’Abaafe, la compagnie Emmaüs et la maison de quartier de Lambézellec dont M. Abdoulkader est membre du conseil d’administration.

Toutes les personnes présentes ont
témoigné de leur soutien à
M. Abdoulkader, présent lui aussi.
« Mais cela suffira-t-il ? s’interroge
Andrée Biré.

A ce jour, nous avons
collecté 800 signatures sur la pétition;
la mobilisation est forte, chez
les commerçants, les habitants.

Nous attendons un rendez-vous
avec le préfet pour lui présenter la
pétition.

Plusieurs élus ont déjà
apporté leur soutien, de gauche
comme de droite, tels les députés
Ménard, à Châteaulin et Adam, à
Brest.
Un blog a été créé; il permet de
recueillir les informations en temps
réel et aussi d’apporter un soutien
à M. et Mme Adboulkader et à
leurs cinq enfants.

Un sitting-café aura lieu, toujours
à la Rotonde, demain à partir de
16 h.

Adresse du blog : http://spaces.msn.com/amicalebuisson/

27/03/06 (B343-A) Mobilisation en faveur d’Abdoulkader Mohamed Guidar. Le Télégramme de Brest : Expulsion d’une famille djiboutienne : les parents d’élèves de Buisson mobilisés.


Le Télégramme de Brest
De nombreux parents ont signé la pétition.

La mobilisation était forte, samedi
midi, au groupe scolaire Ferdinand-
Buisson.

En effet, l’association des
parents d’élèves se mobilisait en
soutien à la famille Adoulkader
menacée d’expulsion. Elle conviait
tous les parents à signer une pétition
visant à suspendre la mesure
de reconduite à la frontière concernant
une famille originaire de Djibouti,
dont cinq enfants sont scolarisés
en primaire et maternelle.

Emprisonnés et torturés

Depuis 2002, Mme Abdoulkader est
en France avec ses enfants pour fuir
les traitements du pouvoir local. Présidente
de l’association Matifidu
pour le respect des droits des femmes,
elle a été incarcérée et torturée
à différentes reprises. Le papa,
instituteur de profession, est membre
d’un syndicat enseignant. Il a
été emprisonné et torturé 20 jours
en 1998.

Après un exil de cinq ans
en Ethiopie, il a rejoint son épouse
à Brest en 2003.

Depuis cette date,
cette famille a réussi à s’intégrer en
s’investissant dans la vie de l’école
et celle du quartier. La commission
des recours des réfugiés a refusé sa
requête de demande d’asile politique.

M. et Mme Abdoulkader ont été informés de leur reconduite à la
frontière le 9 avril prochain.

Les
parents d’élèves ne veulent pas les
voir partir : « C’est en fait parce
que la France dispose d’une base
militaire sur place qu’elle ne considère
pas Djibouti comme un pays à
risque, elle ne veut pas froisser les
institutions en place. Nous nous battons
pour que cette expulsion soit
suspendue, pour que les enfants restent
à l’école.

S’ils sont reconduits à
Djibouti, quel sera leur avenir si
d’aventure leurs parents sont emprisonnés
? »

« L’école vit
un véritable malaise » « L’école, dans son ensemble, vit
un véritable malaise. Petits et
grands, de la petite section au
CM2, ne sont pas insensibles à
l’avenir de leurs cinq camarades parfaitement
intégrés. Ici et là, la résistance
s’organise.

Le maire de Brest
a écrit au préfet, il semblerait que
24 familles de toutes origines
seraient dans le même cas. Plusieurs
parlementaires UMP ont également
été contactés.

La Ligue des
droits de l’Homme a aussi écrit au
préfet. »
Une réunion publique se tiendra mercredi,
à 20 h, à la Rotonde, rue
Claude-Goasdoué en présence des
élus locaux, des parents d’élèves et
des associations mobilisées contre
ces expulsions.

07/12/02 (B 175/1) Faux diplomate mais vrai toxicomane ! (Le Télégramme)

Interpellé lors
d’un retour de rave party en mai dernier avec 200 g de résine de cannabis,
un étudiant vannetais de 22 ans était jugé hier par le
tribunal correctionnel.

Entre septembre 2001 et
mai 2002, les services des douanes estiment que l’étudiant aurait acheté
près de 1.200 g de résine de cannabis, dont une partie était
réservée à sa consommation personnelle. L’autre étant
destinée à la revente.

Lors de son audition par
les services de police, l’étudiant, originaire de Djibouti, n’avait
pas hésité à lancer aux policiers qu’ils ne pouvaient
rien faire contre lui du fait de son statut de diplomate. Une position d’intouchable
vite démentie, après vérification, par les forces de
l’ordre.

Abokor Daher Djama a été
condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis et à
une amende douanière de 4.800 Euros.

ARDHD : Passeport
diplomatique de complaisance ? Le cas est fréquent à Djibouti
où des passeports diplomatiques sont donnés, facilement aux
proches du régime, même s’ils n’ont rien à voir avec les services diplomatiques. Certains observateurs pensent être en mesure d’affirmer que Djibouti détient le record mondial du nombre de passeports diplomatiques par rapport au nombre d’habitants …. ?