20/12/2015 (Brève 550) Telegraph (UK) sous la signature de Con Coughlin (Traduit par Hassan Cher HCH24) Djibouti / USA / Chine : La Chine menace la stratégie de Washington dans le Moyen-Orient et l’Afrique avec le concours de la dictature du Guelleh de Djibouti

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Les Chinois sont en passe d’établir leur première base militaire à l’étranger à Djibouti, l’un des avant-postes les plus importants pour le Pentagone et la stratégie en général des Etats-Unis d’Amérique.

Le délicat équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient a déjà subi un bouleversement spectaculaire cette année, après la décision de Moscou de lancer son intervention militaire en faveur du dictateur syrien Bachar al-Assad. Maintenant il existe des préoccupations croissantes que la région pourrait souffrir davantage d’instabilité suite à la décision de la Chine d’établir son premier avant-poste militaire à l’étranger dans l’une des régions les plus troublées du monde.

Depuis que le Président Obama a décidé de réduire l’engagement américain dans une région qui a pendant des décennies été considérés comme la sphère d’influence de Washington, les décideurs ont mis en garde que le vide du pouvoir serait comblé par des régimes qui ne se soucient pas des intérêts occidentaux.

L’absence d’une politique occidentale efficace pour traiter le chaos en Syrie  a invité Vladimir Poutine à former une alliance militaire avec l’Iran pour sauver le régime d’Assad de l’anéantissement.

Maintenant, le Chinois semble avoir décidé  à faire leur propre jeu de puissance en établissant leur première base militaire à l’étranger dans le petit état stratégiquement importance de Djibouti, l’un des postes d’écoute plus importantes du Pentagone pour le monde arabe et en Afrique.

Situées à la jonction entre le golfe d’Aden et la mer Rouge, Djibouti est le foyer de Camp Lemonnier, poste principal de collecte de renseignements du Pentagone pour le monde arabe et les voies d’importance stratégique à travers le golfe d’Aden et la mer Rouge. La base accueille 4.500 militaires américains et est devenu l’un des postes d’écoute clés de Washington depuis les attentats du 11 Septembre.

Bien que sa fonction principale est de servir de poste d’écoute pour le monde arabe et point névralgique de l’Afrique, tels que la Somalie voisine, il abrite également des Forces spéciales américaines, avions de combat et hélicoptères, ainsi que d’être un centre opérationnel important pour les opérations de drones en Afrique et le Moyen-Orient.

Mais la décision de la Chine apparue le début de ce mois-ci et annonçant qu’il va construire sa propre base navale à Djibouti, la première fois que Beijing a cherché à établir une présence militaire permanente au-delà des frontières du pays, a été accueillie avec une profonde préoccupation au Pentagone, qui a récemment annoncé un nouveau budget de 1.4 milliards de dollars pour un plan d’expansion de la base. Les responsables du Pentagone craignent que la proximité de l’installation militaire de la Chine puisse avoir un impact négatif sur l’efficacité du Camp Lemonnier comme un poste d’écoute et de renseignement.

Une des raisons qui a motivé la Chine a été de tirer profit de l’implantation militaire audacieuse à Djibouti, un pays auparavant considéré comme étant situé dans la sphère d’influence de Washington, est le comportement plus erratique de son leader tyrannique, le Président Ismail Omar Guelleh.

Pendant de nombreuses années après son arrivée au pouvoir en 1999, M. Guelleh a forgé une relation étroite avec Washington, en tirant profit de la manne d’argent évalué à des centaines de millions de dollars d’aide.

Mais les relations sont devenues tendues après les  critiques intenses de Washington à l’égard de M. Guelleh sur son bilan des droits de l’homme, et sa détermination à rechercher un quatrième mandat lors des élections présidentielles de l’année 2016, que beaucoup de ses adversaires prétendent être inconstitutionnelle.

La détermination de l’homme fort de Djibouti pour se cramponner au pouvoir a même entraîné une brouille majeur avec un ancien partenaire d’affaires, résultant dans un procès acrimonieux à Londres, où un juge au tribunal de commerce de Londres a pris la décision sans précédent d’ordonner M. Guelleh de comparaître en personne après que son équipe juridique ont été accusés d’avoir délibérément trompé le tribunal. C’est la première fois qu’un chef d’État avait été ordonné de comparaître devant un tribunal britannique depuis le roi Charles 1er en 1649, qui a ensuite été exécuté pour trahison. Dans le cas de M. Guelleh, il  a décidé de s’absenter sous des faux prétextes comme d’habitude.

La conduite dictatoriale de M. Guelleh a, cependant, fourni aux Chinois l’occasion, à établir un pied dans les zones d’influences de Washington, qui permettra à Pékin de protéger ses actifs commerciaux précieux dans la péninsule arabique et l’océan Indien et de mettre la pression sur les Etats-Unis au besoin.

Mais tandis que la mise en place d’une base navale à Djibouti représente un gain important pour les Chinois, les responsables du Pentagone craignent qu’ils puissent être les grands perdants, en particulier la mesure où leurs opérations de contre-terrorisme contre l’Etat islamique et Al-Qaïda sont concernées.

Par Con Coughlin de http://www.telegraph.co.uk/

Et traduit en français par Hassan Cher

10/11/08 (B473) Telegraph.co.uk/ Des somalis résidant en Angleterre envoient des fonds aux « talibans » qui ont fait éxécuter par lapidation publique, une jeune fille violée // Somali « Taliban » behind stoning of 13-year-old girl are receiving funding from Britain (En Anglais – Info lecteur)

Somalis living in Britain are channelling cash to al Qaeda-linked Islamist groups committing human rights atrocities in their war-torn homeland, a community leader has claimed.

By Colin Freeman, Chief Foreign Correspondent , Telegraph,


Sums thought to be totalling tens of thousands of pounds a week are being sent to the Shabaab militia, a fundamentalist Islamic group blamed for sentencing a 13-year-old girl to be stoned to death in the southern city of Kismayo.

The execution, details of which were revealed last week by Amnesty International, was imposed on the girl, Aisha Ibrahim Duhulow, after she complained to a Shabaab-run Sharia court that she had been gang-raped.

Instead of sentencing her alleged attackers, the court found her guilty of adultery and sent her a local stadium, where she was buried up to her neck in sand and then stoned in front of a 1,000 strong crowd.

The brutal punishment was part of the Taliban-style Islamic regime imposed on the city by the Shabaab, who are designated as a terrorist group by the United States and whose leadership was the target of American missile strikes earlier this year.

A London-based Somali community leader has claimed that much of their funding is coming from the country’s diaspora in Britain, many of whom support the groups’ fierce guerrilla war against Somalia’s long-time enemy Ethiopia, which invaded in January 2007.

« People are sending money over to back the Shabaab because they want to see the Ethiopians kicked out, even if they don’t have much sympathy with the Islamist agenda, » said Mohamed Abdullahi, director of the UK Somali Community Initiative.

« But over here in Britain, they are not seeing the violence that they are fuelling, or realising that al-Shabaab has some very hardline policies. Many people here were shocked to hear about the stoning incident, and said that it was not Islamic. In that case, they should think twice about sending money. »

Ethiopia sent troops into Somalia as part of a US and British-backed bid to topple the Shabaab’s more moderate allies, the Islamic Courts Union, and replace them with internationally-backed transitional federal government.

Although the courts union had managed to impose order on the lawless nation, which has been without a functioning government since 1994, it was suspected by Washington of harbouring foreign al-Qaeda fighters.