20/07/2017 (Brève 1036) Un cadavre encombrant pour le régime ? (Communique de la LDDH, suivi d’un appel urgent à témoin de l’ARDHD.

Selon un communiqué récent que la LDDH vient de nous adresser, la dépouille du jeune docker qui serait mort le 11 juin 2017
(Voir notre article du 29 juin 2017: http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16870) serait toujours en dépôt à la morgue de l’hôpital.

La LDDH rappelle « que le jeune Mohamed Hamadou Hamad avait été arrêté par une unité de la Police du Port le 28 mai 2017 et conduit au poste de police près du PAID où il a subi des actes de torture. »

En effet à sa sortie de cellule Mohamed Hamadou Hamad souffrait énormément et son état de santé a justifié une hospitalisation le 4 juin 2017 à l’hôpital Peltier.

Il a finalement succombé à ses blessures, conséquence des supplices qui lui avaient été infligés, le 11 juin 2017.

Avant de mourir, Mohamed Hamadou Hamad avait réussi à informer ses proches et d’autres personnes des circonstances de son arrestation et de ce qu’il avait subi au cours de sa détention.

Mohamed Hamadou Hamad, docker djiboutien mort sous la torture en juin 2017 a Djibouti
Photo de la dépouille de Mohamed Hamadou Hassan, torturé, mais pas encore enterré… Qu’il puisse reposer en paix !

Il avait désigné nommément son tortionnaire. Mais ce bourreau bénéficie de l’impunité totale.

La plainte devant le Parquet, les diverses demandes de recours auprès du Premier Ministre,des Ministres de la Justice et de l’Intérieur déposées par les proches du défunt restent lettre morte.

++ 2 – Appel à témoin

L’ARDHD sollicite tous ses correspondants et ses lecteurs pour qu’ils lui fournissent l’identité de ce bourreau et si possible une photo…

En effet, l’ARDHD, qui s’engage toujours à protéger l’anonymat de ses sources, souhaiterait le coopter dans l’Ordre des Bourreaux de la République, afin qu’il soit bien identifié par la communauté internationale et que des poursuites judiciaires puissent être engagés contre lui.

C’est en tout cas, la seule façon à notre portée de mettre un frein à ses agissements, s’ils sont dénoncés par une source extérieure au Pays et nous considérons qu’il s’agit d’un acte citoyen responsable pour lutter contre les dérives insupportables commises par les agents à la solde de Guelleh.

29/06/2017 (Brève 1021) De nouvelles victimes des forces de sécurité … (LDDH)

Dans un communiqué de la LDDH signé par son Président Omar Ali Ewado, nous apprenons que les nomades qui avaient été arrêtés dans le nord du pays et transférés en grand nombre dans le centre de rétention de Nagad, pourraient avoir été récemment relâchés, après deux mois d’incarcération illégale dans des conditions particulièrement pénibles : chaleur, insalubrité, etc. Ce point reste à vérifier, car l’accès au centre et aux informations sont strictement interdits et en particulier aux ONG.

L’élément
important est de savoir qu’il y a eu un mort (mauvais traitement, refus de soins ???) le 25 juin : il s’agit d’Abdo Mohamed Ismaïl qui avait été arrêté à Tadjoura deux mois auparavant.

On signale aussi la mort le 11 juin, des suites d’actes de torture, d’un docker qui avait été arrêté le 28 mai 2017 par la Sécurité du port.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • demander l’ouverture d’une enquête à la suite de ces deux décés et le renvoi devant la justice pénale
    des auteurs de ces crimes.
  • demander la fermeture définitive du centre de rétention de Nagaq, qui est un lieu de détention aux conditions inhumaines et qui échappe au contrôle de l’autorité judiciaire

26/02/2016 (Brève 678) Selon nos correspondants, le brigadier tortionnaire de Tadjourah serait entre les mains de la commission d’enquête et déjà remplacé à son poste. (Correspondants)

Mohame Abdourahman AskarL’énorme colère et l’indignation suscitées par la mort du jeune Houmed Ismaël sous les coups du Brigadier Tortureur de Tadjourah, le célèbre Mohamed Abdourahman Askar, auraient alerté sa hiérarchie qui aurait pris la décision de le confier à une commission d’enquête.

Selon nos correspondants, il aurait déjà été remplacé par Hamid Hassan Hamid, qui nous l’espérons, saura redresser l’image écornée de la Gendarmerie et agir selon la justice et dans l’honneur de ce corps.

Nous espérons que la commission d’enquête aboutira à un renvoi du tortureur devant une juridiction pénale et qu’il ne sera pas sauvé au final par une décision du Palais de l’Escale ou une simple mutation-sanction.

16/02/2016 (Brève 673) Crime odieux à Tadjourah ! L’assassin identifié ? Il pourrait s’agir d’un homme en uniforme !!

Mohamed AbdourhamUn jeune homme, Houmed Ismael âgé de 25 ans et employé comme ouvrier à la construction du port de Tadjourah, a été arrêté puis torturé par le Chef de la Brigade de Gendarmerie, le fameux Abdourahman Askar (membre de l’ordre prestigieux des Bourreaux de la République – 30/1/2015) et ses collègues

La jeune victime a succombé aux sévices qui lui ont été infligées et s’est endormi à jamais le dimanche 14 fevrier vers 14h dans les locaux de la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah. .

Pour camoufler son crime, c’est le Chef de Brigade, en personne, qui a rapatrié le corps de sa victime vers la capitale, empêchant sa famille de le récupérer et de constater les traces de violence..

Par peur des représailles, tous les proches gardent le silence sur ce crime odieux, perpétré par un Officier de Gendarmerie qui n’a jamais respecté la vie humaine et qui bénéficie, semble-t-il, du soutien personnel du dictateur.

Nous alertons tous les Défenseurs des Droits de l’Homme sur ce crime commis par un Officier en uniforme, dont la mission est de protéger les populations civiles, qui agist directement sous les ordres du dictateur Djiboutien.

Nous condamnons le décès sous la torture du jeune Houmed Ismaël âgé seulement de 25 ans sous les coups du Chef de la Brigade de Gendarmerie Abdourahman Askar.

Nous exigeons également l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de ce crime abominable et l’arrestation des auteurs et leur traduction devant la Justice pour qu’ils paient leurs actes illégaux, répréhensibles et odieux..

Nous appelons également la population de Tadjourah à se mobiliser pour dénoncer cet acte insupportable..

Un lecteur de tadjourah .

 

05/02/2012 (B642) Témoignages des tortures et des traitements inhumains et dégradants, qu’a subis Farah Abadid Hildid dans les locaux du SDS. Appel de l’ARDHD pour identifier les tortureurs.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Nous avons reçu deux photos récentes de Farah Abadid Hildid, qui témoignent des souffrances qu’il a endurées dans les locaux du SDS.

Nous renouvelons nos appels à toutes celles et tous ceux qui auraient des informations fiables sur l’identité des ravisseurs et des tortureurs, afin qu’ils nous les communiquent rapidement. Merci à l’avance.



Pour des personnes non averties, la perte d’une paire de lunettes peut apparaître comme un dégât mineur ! Eh bien non !

Il faut savoir que les opposants djiboutiens sont privés de toutes ressources par le régime : impossibilité d’avoir un emploi, une activité et donc des revenus …

Par ailleurs le corps médical a reçu des instructions pour refuser de délivrer des soins aux opposants et de leur remettre des ordonnances. Les opposants torturés n’ont plus aucun secours à attendre du corps médical.

A titre d’exemple, ce fut le cas avec le Docteur Bruno dell’acquila qui a refusé de délivrer un constat décrivant simplement les lésions qu’il a découvertes sur deux torturés dont Farah Abadid. Interrogé officiellement par le Conseil français de l’ordre des médecins et pour échapper à une mesure disciplinaire, le docteur Dell’Acquila s’est retranché derrière son appartenance à l’ordre des médecins djiboutiens nouvellement créé.

Ce qui laisse bien imaginer que la déontologie des médecins, comme c’est le cas pour le barreau de Djibouti, doit passer en dernier, après les ordres et les désirs d’un pouvoir sanguinaire qui asservit sa population, et dont ils deviennent les complices actifs.

L’ARDHD conserve ce dossier et les échanges de lettre, concernant les manquements graves qui pourraient être reprochés, dans l’avenir, par la Justice au Docteur Dell’Acquila.

03/12/2011 (B633) LDDH : le témoignage des tortures qu’il a subies au SDS, puis à la Gendarmerie par une victime : Houssein Robleh Dabar, défenseur des Droits de l’Homme et journaliste.


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION

TEMOIGNAGE DE TORTURE


Tortures commises par la police politique (SDS)
rattachée à la Présidence de la République

Victime : le défenseur des Droits de l’homme et journaliste HOUSSEIN ROBLEH DABAR

Djibouti, le 1er décembre 2011

Le 21 novembre 2011, j’ai été enlevé à 11 heures 30 par quatre membres des services, que je ne connaissais pas. Je n’ai pas eu le temps de bien les regarder car tout est allé très vite.

J’ai été jeté dans une voiture de l’EDD, immatriculée 1668C. Cela se déroulait en plein centre ville. Je fus immédiatement cagoulé.

Arrivé à destination, on m’a fait monter un escalier qui menait à la salle de torture. Je fus jeté à plat ventre par terre, un pied fut posé sur ma nuque, un autre pied sur mes reins et deux autres pieds sur mes mollets.

Alors commença les séances de tortures, qui ont duré presque une éternité, environ trois heures, avant de m’amener dans un bureau climatisé pour me faire déposer mes empreintes du pouce en guise de signature.

Ces méthodes de tortures, que j’ai subi sont les suivantes :
– Bastonnades sur les cuisses et mes fesses ;
– Suivis par des frappes interminables et très, très douloureuses sur la plante des pieds, non loin des talons, afin de ne pas laisser des traces, je me suis évanoui et pendant un moment j’étais dans le coma ;
– Ensuite j’ai subi des chocs électriques sur mes testicules dont celui de gauche qui a été très atteint et je continue encore à en souffrir.
– Durant tous ces tortures j’ai éjaculé du sperme, puis j’ai pissé sur moi, tellement la douleur était violente ;
– Toutes ces tortures ont été accompagnées des questions notamment et d’emblée sur Jean-Paul Noel pour savoir si c’est lui qui avait rédigé l’article signé par le Juge Mohamed Cheick Souleiman, sur la date de la mobilisation des militants de l’UAD, de mes liens avec la Voix de Djibouti et tant d’autres questions.

Je ne me souviens plus de mes réponses qui ont été contradictoires, en raison de l’intensité des tortures. On m’a traité comme si j’étais un violent terroriste.

A peine repris mon souffle, je fus amené à la Brigade de la Gendarmerie où je fus jeté dans une salle de tortures aux puanteurs insupportables puis la cagoule m’a été enlevé.

Vers 17 heures, l’officier de la Gendarmerie m’a amené dans une autre salle où je fus interrogé.

A la Gendarmerie, je n’ai pas été torturé aussi sauvagement qu’à la SDS.

Le 25 novembre 2011 menottés ensemble, avec Farah Abadid, le Juge et un autre, nous avons été traduits devant les deux Procureurs Maki et Djama Souleiman en présence de l’Officier de la police judiciaire de la gendarmerie qui commandait les auteurs de torture. Il a assisté à tout l’interrogatoire, certainement pour m’intimider, mais je n’ai pas hésité à décrire avec des précisions les tortures atroces que j’ai subies.

Reste à savoir les mesures que prendront les deux Procureurs.

Puis dans la nuit, je fus interrogé par la Juge d’Instruction Ad Hoc de la Cour Suprême. Elle, a demandé au gendarme de sortir et c’est avec avec sérénité qu’elle m’a posé des questions. Je n’ai pas manqué de l’informer que j’avais été sauvagement torturé et risqué de perdre la vie, Madame la Juge a tout noté.

La juge d’instruction de la Cour Suprême nous a placé Farah et moi en liberté provisoire et nous attendons la copie de son ordonnance.

A aucun moment, je n’ai caché ma détermination à combattre la dictature qui nous tue à petit feu. A l’origine, j’avais soutenu Mohamed Djama Elabeh lors des élections présidentielles de 1993, puis Hamarretay lors des élections parlementaires de 1997. J’ai été un membre actif du GDR avant de rejoindre le Frud-armé dirigé par Ahmed Dini.

Actuellement je suis membre fondateur de l’UDJ et membre actif de l’UAD

En tant que personnalité politique, je suis aussi journaliste et défenseur affilié à titre individuel à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), membre du Conseil national des Droits de l’Homme.

Houssein Robleh Dabar

28/11/2011 (B632) LDDH : Etat de santé de Farah ABADID HILDID


Le Président
Etat de santé de Farah ABADID HILDID

Hier 27 octobre 2011, Farah Abadid Hildid a été confronté à plusieurs refus de médecins privés de lui établir un certificat médical constatant les tortures corporelles dont il est victime

Même le Dr Buno dell’Aquila qui l’a examiné sérieusement, a dit que son cas était extrêmement grave et que ces deux oreilles étaient sérieusement atteintes. Son audition est-elle compromise ? De façon irréversible ?

Pourtant ce Docteur a refusé d’établir un certificat médical et de mettre par écrit ses constatations. Il s’est borné à remettre à Farah une prescription en lui recommandant de prendre ces médicaments pendant un moi et demi et ensuite de revenir le voir afin de faire une radio du crâne.

La prescription médicale est ci-dessous.

Le tortionnaire de la gendarmerie qui a pratiqué des actes de cruauté serait le sergent Chef Ahmed Moumin dont le père est pourtant un ancien militaire, bien connu pour son sérieux et sa droiture..

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________ Note de l’ARDHD
On constate malheureusement une fois de plus, que tout le système est désormais grangéné à Djibouti.

Quand les médecins privés se rangent du côté de Guelleh au détriment des victimes de la torture, c’est soit parce qu’ils ont peur, soit parce qu’ils ne contestent pas les souffrances qui sont infligées aux torturés, pour ne pas dire qu’ils les approuvent ….

Nous lançons un appel solennel au corps médical, pour qu’il exerce son travail en toute indépendance, conformément aux serments qu’il a prononcés et qu’il reconnaisse les lésions dont sont victimes les opposants qui sont torturés par les milices à la solde de la dictature.

Pourquoi attendre un mois pour prescrire une radio, si la victime présente des séquelles graves ? Le corps médical sait que les problèmes d’audition doivent être pris en charge très rapidement et que certains symptomes nécessitent même des interventions en urgence.
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27/04/11 (B601) Appel de l’OMCT / DJI 210710.4 (Info lecteur) Concernant les mauvais traitements (tortures) subis par MM. Mohamed Abdallah Satta, Mohamed Ahmed dit Jabba, Abdi Houssein Omar, Mandaytou Ali Daoud et Ibrahim Borré Ali

Suivi du cas DJI 200710, DJI 200710.1, DJI 200710.2 et DJI 200710.3

Libération provisoire/ Absence de soins médicaux adéquats/ Allégations de torture et autres mauvais traitements/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que M. Mohamed Abdallah Satta, un berger de Syaru (au Sud ouest du district de Tadjourah), arrêté en janvier 2011 et détenu à la prison centrale dite « Gabode », dans la ville de Djibouti, a été libéré sous contrôle judiciaire.

Selon les informations reçues, M. Mohamed Abdallah Satta aurait été conduit hors de la prison de « Gabode », dans la nuit du 12 au 13 mars 2011, et présenté, dans la matinée du 13 mars 2011, devant le juge du tribunal d’instance de Djibouti.

Selon les mêmes informations reçues, M. Ibrahim Borré Ali, un berger arrêté en même temps que M. Mohamed Abdallah Satta en janvier 2011, près de Moussa Ali (Alaylu), est toujours hospitalisé à l’hôpital de Paul Faure. Il refuserait de manger et se trouverait dans un état de grande nervosité. Il serait toujours menotté au lit.

M. Mohamed Ahmed dit Jabba, un militant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD) arrêté le 1er mai 2010 puis torturé, est toujours détenu à la prison de « Gabode ». Son état de santé reste préoccupant[1].

L’OMCT a également été informée des actes de torture et de mauvais traitements subis par MM. Abdi Houssein Omar et Mandaytou Ali Daoud. M. Abdi Houssein Omar, 22 ans et originaire d’Ali Sabieh (au Sud de Djibouti), aurait été torturé par des membres du Service de Documentation et de Sécurité (SDS), à la suite de son arrestation, le 24 février 2011. Il a été retrouvé les yeux bandés, le 25 mars 2011, par des passants dans la rue à Djibouti. Il souffrirait des séquelles des actes de torture, notamment sur les parties génitales.

M. Mandaytou Ali Daoud, âgé entre 38 et 40 ans et originaire d’Adaïlou (dans le district de Tadjourah, dans le Nord de Djibouti), a été arrêté en mars 2011, à Randa. Il aurait transité par un camp militaire dans le Nord du pays pendant quatre jours. Il aurait été torturé par le SDS. Il est actuellement détenu à la Gendarmerie (SRD) et souffrirait, entre autres, de douleurs au ventre. Il n’est pas autorisé à rencontrer un avocat de son choix ni un médecin.

Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive inquiétude quant aux nouvelles allégations de torture et de mauvais traitements et demande aux autorités de Djibouti de garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mandaytou Ali Daoud, conformément au droit international et régional pertinent, et notamment aux dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’OMCT réitère également sa vive préoccupation quant à l’état de santé de M. Ibrahim Borré Ali et M. Mohamed Ahmed dit Jabba et demande, par conséquent, leur transfert immédiat dans un établissement médical adéquat afin qu’ils reçoivent des soins appropriés.

Enfin, l’OMCT demande aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur toutes les allégations de torture et de mauvais traitements documentées, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de l’état de santé critique de M. Mohamed Abdallah Satta à la suite des actes de torture et des mauvais traitements subis et de sa détention à la prison de « Gabode », interdit de soins médicaux. M. Mohamed Abdallah Satta était porté disparu depuis la nuit du 12 au 13 mars 2011.

M. Ibrahim Borré Ali, dont les proches étaient sans nouvelle à la suite de son arrestation, a été retrouvé à l’hôpital de Paul Faure. Il aurait subis des actes de torture et des mauvais traitements pendant plusieurs jours dans des camps militaires situés au nord du pays (Margoïta, Doumeira et Waddi). Malgré son état de santé, il aurait été menotté au lit.

(…)
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Genève, le 22 avril 2011.

Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel