12/03/2019 (Brève 1335) Lettre du 8 mars de l’AFASPA à E. Macron pour dénoncer les violences contre les femmes et les violations des D.H. par l’équipe de Guelleh

20/07/2017 (Brève 1036) Un cadavre encombrant pour le régime ? (Communique de la LDDH, suivi d’un appel urgent à témoin de l’ARDHD.

Selon un communiqué récent que la LDDH vient de nous adresser, la dépouille du jeune docker qui serait mort le 11 juin 2017
(Voir notre article du 29 juin 2017: http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16870) serait toujours en dépôt à la morgue de l’hôpital.

La LDDH rappelle « que le jeune Mohamed Hamadou Hamad avait été arrêté par une unité de la Police du Port le 28 mai 2017 et conduit au poste de police près du PAID où il a subi des actes de torture. »

En effet à sa sortie de cellule Mohamed Hamadou Hamad souffrait énormément et son état de santé a justifié une hospitalisation le 4 juin 2017 à l’hôpital Peltier.

Il a finalement succombé à ses blessures, conséquence des supplices qui lui avaient été infligés, le 11 juin 2017.

Avant de mourir, Mohamed Hamadou Hamad avait réussi à informer ses proches et d’autres personnes des circonstances de son arrestation et de ce qu’il avait subi au cours de sa détention.

Mohamed Hamadou Hamad, docker djiboutien mort sous la torture en juin 2017 a Djibouti
Photo de la dépouille de Mohamed Hamadou Hassan, torturé, mais pas encore enterré… Qu’il puisse reposer en paix !

Il avait désigné nommément son tortionnaire. Mais ce bourreau bénéficie de l’impunité totale.

La plainte devant le Parquet, les diverses demandes de recours auprès du Premier Ministre,des Ministres de la Justice et de l’Intérieur déposées par les proches du défunt restent lettre morte.

++ 2 – Appel à témoin

L’ARDHD sollicite tous ses correspondants et ses lecteurs pour qu’ils lui fournissent l’identité de ce bourreau et si possible une photo…

En effet, l’ARDHD, qui s’engage toujours à protéger l’anonymat de ses sources, souhaiterait le coopter dans l’Ordre des Bourreaux de la République, afin qu’il soit bien identifié par la communauté internationale et que des poursuites judiciaires puissent être engagés contre lui.

C’est en tout cas, la seule façon à notre portée de mettre un frein à ses agissements, s’ils sont dénoncés par une source extérieure au Pays et nous considérons qu’il s’agit d’un acte citoyen responsable pour lutter contre les dérives insupportables commises par les agents à la solde de Guelleh.

29/06/2017 (Brève 1021) De nouvelles victimes des forces de sécurité … (LDDH)

Dans un communiqué de la LDDH signé par son Président Omar Ali Ewado, nous apprenons que les nomades qui avaient été arrêtés dans le nord du pays et transférés en grand nombre dans le centre de rétention de Nagad, pourraient avoir été récemment relâchés, après deux mois d’incarcération illégale dans des conditions particulièrement pénibles : chaleur, insalubrité, etc. Ce point reste à vérifier, car l’accès au centre et aux informations sont strictement interdits et en particulier aux ONG.

L’élément
important est de savoir qu’il y a eu un mort (mauvais traitement, refus de soins ???) le 25 juin : il s’agit d’Abdo Mohamed Ismaïl qui avait été arrêté à Tadjoura deux mois auparavant.

On signale aussi la mort le 11 juin, des suites d’actes de torture, d’un docker qui avait été arrêté le 28 mai 2017 par la Sécurité du port.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • demander l’ouverture d’une enquête à la suite de ces deux décés et le renvoi devant la justice pénale
    des auteurs de ces crimes.
  • demander la fermeture définitive du centre de rétention de Nagaq, qui est un lieu de détention aux conditions inhumaines et qui échappe au contrôle de l’autorité judiciaire

26/02/2016 (Brève 678) Selon nos correspondants, le brigadier tortionnaire de Tadjourah serait entre les mains de la commission d’enquête et déjà remplacé à son poste. (Correspondants)

Mohame Abdourahman AskarL’énorme colère et l’indignation suscitées par la mort du jeune Houmed Ismaël sous les coups du Brigadier Tortureur de Tadjourah, le célèbre Mohamed Abdourahman Askar, auraient alerté sa hiérarchie qui aurait pris la décision de le confier à une commission d’enquête.

Selon nos correspondants, il aurait déjà été remplacé par Hamid Hassan Hamid, qui nous l’espérons, saura redresser l’image écornée de la Gendarmerie et agir selon la justice et dans l’honneur de ce corps.

Nous espérons que la commission d’enquête aboutira à un renvoi du tortureur devant une juridiction pénale et qu’il ne sera pas sauvé au final par une décision du Palais de l’Escale ou une simple mutation-sanction.

16/02/2016 (Brève 673) Crime odieux à Tadjourah ! L’assassin identifié ? Il pourrait s’agir d’un homme en uniforme !!

Mohamed AbdourhamUn jeune homme, Houmed Ismael âgé de 25 ans et employé comme ouvrier à la construction du port de Tadjourah, a été arrêté puis torturé par le Chef de la Brigade de Gendarmerie, le fameux Abdourahman Askar (membre de l’ordre prestigieux des Bourreaux de la République – 30/1/2015) et ses collègues

La jeune victime a succombé aux sévices qui lui ont été infligées et s’est endormi à jamais le dimanche 14 fevrier vers 14h dans les locaux de la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah. .

Pour camoufler son crime, c’est le Chef de Brigade, en personne, qui a rapatrié le corps de sa victime vers la capitale, empêchant sa famille de le récupérer et de constater les traces de violence..

Par peur des représailles, tous les proches gardent le silence sur ce crime odieux, perpétré par un Officier de Gendarmerie qui n’a jamais respecté la vie humaine et qui bénéficie, semble-t-il, du soutien personnel du dictateur.

Nous alertons tous les Défenseurs des Droits de l’Homme sur ce crime commis par un Officier en uniforme, dont la mission est de protéger les populations civiles, qui agist directement sous les ordres du dictateur Djiboutien.

Nous condamnons le décès sous la torture du jeune Houmed Ismaël âgé seulement de 25 ans sous les coups du Chef de la Brigade de Gendarmerie Abdourahman Askar.

Nous exigeons également l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de ce crime abominable et l’arrestation des auteurs et leur traduction devant la Justice pour qu’ils paient leurs actes illégaux, répréhensibles et odieux..

Nous appelons également la population de Tadjourah à se mobiliser pour dénoncer cet acte insupportable..

Un lecteur de tadjourah .

 

05/02/2012 (B642) Témoignages des tortures et des traitements inhumains et dégradants, qu’a subis Farah Abadid Hildid dans les locaux du SDS. Appel de l’ARDHD pour identifier les tortureurs.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Nous avons reçu deux photos récentes de Farah Abadid Hildid, qui témoignent des souffrances qu’il a endurées dans les locaux du SDS.

Nous renouvelons nos appels à toutes celles et tous ceux qui auraient des informations fiables sur l’identité des ravisseurs et des tortureurs, afin qu’ils nous les communiquent rapidement. Merci à l’avance.



Pour des personnes non averties, la perte d’une paire de lunettes peut apparaître comme un dégât mineur ! Eh bien non !

Il faut savoir que les opposants djiboutiens sont privés de toutes ressources par le régime : impossibilité d’avoir un emploi, une activité et donc des revenus …

Par ailleurs le corps médical a reçu des instructions pour refuser de délivrer des soins aux opposants et de leur remettre des ordonnances. Les opposants torturés n’ont plus aucun secours à attendre du corps médical.

A titre d’exemple, ce fut le cas avec le Docteur Bruno dell’acquila qui a refusé de délivrer un constat décrivant simplement les lésions qu’il a découvertes sur deux torturés dont Farah Abadid. Interrogé officiellement par le Conseil français de l’ordre des médecins et pour échapper à une mesure disciplinaire, le docteur Dell’Acquila s’est retranché derrière son appartenance à l’ordre des médecins djiboutiens nouvellement créé.

Ce qui laisse bien imaginer que la déontologie des médecins, comme c’est le cas pour le barreau de Djibouti, doit passer en dernier, après les ordres et les désirs d’un pouvoir sanguinaire qui asservit sa population, et dont ils deviennent les complices actifs.

L’ARDHD conserve ce dossier et les échanges de lettre, concernant les manquements graves qui pourraient être reprochés, dans l’avenir, par la Justice au Docteur Dell’Acquila.

03/12/2011 (B633) LDDH : le témoignage des tortures qu’il a subies au SDS, puis à la Gendarmerie par une victime : Houssein Robleh Dabar, défenseur des Droits de l’Homme et journaliste.


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION

TEMOIGNAGE DE TORTURE


Tortures commises par la police politique (SDS)
rattachée à la Présidence de la République

Victime : le défenseur des Droits de l’homme et journaliste HOUSSEIN ROBLEH DABAR

Djibouti, le 1er décembre 2011

Le 21 novembre 2011, j’ai été enlevé à 11 heures 30 par quatre membres des services, que je ne connaissais pas. Je n’ai pas eu le temps de bien les regarder car tout est allé très vite.

J’ai été jeté dans une voiture de l’EDD, immatriculée 1668C. Cela se déroulait en plein centre ville. Je fus immédiatement cagoulé.

Arrivé à destination, on m’a fait monter un escalier qui menait à la salle de torture. Je fus jeté à plat ventre par terre, un pied fut posé sur ma nuque, un autre pied sur mes reins et deux autres pieds sur mes mollets.

Alors commença les séances de tortures, qui ont duré presque une éternité, environ trois heures, avant de m’amener dans un bureau climatisé pour me faire déposer mes empreintes du pouce en guise de signature.

Ces méthodes de tortures, que j’ai subi sont les suivantes :
– Bastonnades sur les cuisses et mes fesses ;
– Suivis par des frappes interminables et très, très douloureuses sur la plante des pieds, non loin des talons, afin de ne pas laisser des traces, je me suis évanoui et pendant un moment j’étais dans le coma ;
– Ensuite j’ai subi des chocs électriques sur mes testicules dont celui de gauche qui a été très atteint et je continue encore à en souffrir.
– Durant tous ces tortures j’ai éjaculé du sperme, puis j’ai pissé sur moi, tellement la douleur était violente ;
– Toutes ces tortures ont été accompagnées des questions notamment et d’emblée sur Jean-Paul Noel pour savoir si c’est lui qui avait rédigé l’article signé par le Juge Mohamed Cheick Souleiman, sur la date de la mobilisation des militants de l’UAD, de mes liens avec la Voix de Djibouti et tant d’autres questions.

Je ne me souviens plus de mes réponses qui ont été contradictoires, en raison de l’intensité des tortures. On m’a traité comme si j’étais un violent terroriste.

A peine repris mon souffle, je fus amené à la Brigade de la Gendarmerie où je fus jeté dans une salle de tortures aux puanteurs insupportables puis la cagoule m’a été enlevé.

Vers 17 heures, l’officier de la Gendarmerie m’a amené dans une autre salle où je fus interrogé.

A la Gendarmerie, je n’ai pas été torturé aussi sauvagement qu’à la SDS.

Le 25 novembre 2011 menottés ensemble, avec Farah Abadid, le Juge et un autre, nous avons été traduits devant les deux Procureurs Maki et Djama Souleiman en présence de l’Officier de la police judiciaire de la gendarmerie qui commandait les auteurs de torture. Il a assisté à tout l’interrogatoire, certainement pour m’intimider, mais je n’ai pas hésité à décrire avec des précisions les tortures atroces que j’ai subies.

Reste à savoir les mesures que prendront les deux Procureurs.

Puis dans la nuit, je fus interrogé par la Juge d’Instruction Ad Hoc de la Cour Suprême. Elle, a demandé au gendarme de sortir et c’est avec avec sérénité qu’elle m’a posé des questions. Je n’ai pas manqué de l’informer que j’avais été sauvagement torturé et risqué de perdre la vie, Madame la Juge a tout noté.

La juge d’instruction de la Cour Suprême nous a placé Farah et moi en liberté provisoire et nous attendons la copie de son ordonnance.

A aucun moment, je n’ai caché ma détermination à combattre la dictature qui nous tue à petit feu. A l’origine, j’avais soutenu Mohamed Djama Elabeh lors des élections présidentielles de 1993, puis Hamarretay lors des élections parlementaires de 1997. J’ai été un membre actif du GDR avant de rejoindre le Frud-armé dirigé par Ahmed Dini.

Actuellement je suis membre fondateur de l’UDJ et membre actif de l’UAD

En tant que personnalité politique, je suis aussi journaliste et défenseur affilié à titre individuel à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), membre du Conseil national des Droits de l’Homme.

Houssein Robleh Dabar