23/03/2017 (Brève 956) ALERTE ROUGE – Le franco-djiboutien Abdallah Deberkalleh extradé d’Ethiopie à la demande de Djibouti ? (Info UDDESC)

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels

UDDESC

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Appel de l’UDDESC pour la libération du franco-djiboutien, M. Abdallah Deberkalleh Ahmed

L’opposant franco-djiboutien, Abdallah Deberkaleh Ahmed s’était rendu à Addis-Ababa, en Ethiopie, le 17 mars 2017 pour une visite de travail et d’amitié à un de ces ancien éthiopiens, un ex*ministre issu de la région afar de l’Ethiopie.

Il s’était déplacé à Addis-Abeba sur invitation de son ami précité dans le but de discuter d’un projet commercial qui consistait à mettre en place une société d’import/export en Dubaï et Semera, la capitale éthiopienne.

Du vendredi 17 au lundi 20 mars 2017 il était bloqué à l’hôtel  » Guest House Addis-Ababa Bole

D’après les derniers messages que nous avons reçu d’Abdallah Deberkaleh Ahmed,  l’ambassade de Djibouti fait tout pour qu’il soit mis dans l’avion, dès le lundi 20 mars 2017, pour Djibouti.  

Des proches d’Abdallah nous ont informés depuis deux jours que la sécurité éthiopienne a accepté sa déportation vers Djibouti.

Nous recommandant au régime d’Ismaël Omar Guelleh la libération immédiate et sans conditions du compatriote Abdallah Deberkaleh Ahmed qui fut kidnapper de l’Ethiopie sur la demande de l’état Djiboutien et avec la complicité éthiopienne.

De l’autre côté nous exhortons les organisations et instances internationales ainsi que les pays amis d’intervenir auprès du pouvoir djiboutien pour sa libération.

Adresses :

  • Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71
  • Monsieur Moumin Ahmed Cheikh, le nouveau Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et chargé des droits de l’homme, BP 12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20

Fait à Genève, le 22/03/2017 
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

04/08/2016 (Brève 831)  Deux victimes par balles d’une bavure (intentionnelle ?) de la Police de Guelleh, condamnées à 2 ans de prison ferme en lieu et place de l’auteur. L’UDDESC déclenche deux procédures d’alerte.

Djibouti : Président Guelleh a condamné les victimes blessées par balle à 2 ans de prison ferme…

Les deux victimes dont l’un blessé par balles s’appellent Mohamed Elmi et l’autre Naguib Moumin Ahmed

Le 31 juillet 2016 un policier ripou, chauffeur du commissaire de l’arrondissement 4, avait fait usage de sa pistole de service à l’égard de deux chômeurs djiboutiens qui avaient trouvé un emploi d’occasion dans un chantier au lieu-dit Barwaqo 2 – phase 1, dans la commune de Balbala.

Monsieur Abdillahi, le policier ripou, un cousin d’Ismaël Omar Guelleh – président de Djibouti, avait tenté de chasser leur travail deux djiboutiens du clan Yonis/Moussa afin de placer deux clandestins éthiopiens qu’il exploite avec le soutien de son autre cousin, le commissaire de l’arrondissement 4. Le commissaire et son chauffeur ont sous leur protection une centaine des clandestins qui partent gagner leurs vies dans la ville et surtout dans la commune de Balbala et ces derniers reversent chaque jour une partie de leur gain à leurs protecteurs. Un système de rackette pratiqué à Djibouti par beaucoup des fonctionnaires de l’état. Voir rapport sur le trafics d’êtres humains du département d’état américain de juillet 2016 donne un aperçu –http://www.rfi.fr/ameriques/20160701-etats-unis-john-kerry-trafic-humains-birmanie-afrique-djibouti-soudan-haiti-.

Quand les deux djiboutiens ont montré de la résistance, le policier ripou n’a pas hésité à un moment pour faire usage de son arme à feu de service. Une balle traverse le bras d’un de deux djiboutiens, Mohamed Elmi. Voyant la gravité de la bavure, le policier court trouver la protection de ses cousins. L’affaire remonte rapidement à Ismaël Omar Guelleh, qui dans sa haine personnelle à l’égard du clan Yonis/Moussa ordonne l’arrestation de deux victimes.

Les deux victimes Djiboutien sont traduites devant la justice le jeudi 4 aout 2016. Dans un semblant de colère le procureur de la république se met à crier devant les deux victimes, Mohamed Elmi et Naguib Moumin Ahmed, en leur disant : «  savez-vous que le président de Djibouti n’aime pas ceux qui collaborent avec les perturbateurs des réseaux sociaux ? Pourquoi avez-vous donné une photo et des informations à www.hch24.com? »

Le procureur de la république a tenu un procès express plutôt tourné sur l’article que nous avions publié le 3 aout 2016 sur cette affaire. Le seul moment que le sujet principal a été abordé fut quand la djiboutienne de l’ethnie Afar qui avait recruté les deux travailleurs djiboutiens avait été contrainte de se présenter à la barre avec deux versions de faits totalement différents. Ayant subi une pression terrible et des menaces sérieux, elle n’arrivait pas à se défaire de la vérité sans oubli le sort qui l’attend si elle ne suit pas les ordres reçus de la police politique.

Sans débat, ni des preuves culpabilisant les victimes, ni une instruction d’enquête justifiant une décision d’emprisonnement, le procès prend fin rapidement et le procureur recommande la condamnation des deux djiboutiens à 2 ans de prison ferme. Les juges acceptent l’ordre et envoient Mohamed Elmi et Naguib Moumin Ahmed à la prison centrale de Gabode pour 2 ans de prison ferme avec seulement dix de possibilité de recours contre la décision.

Cette condamnation basée sur l’ordre d’Ismaël Omar Guelleh motivé par sa haine particulière à l’encontre  du clan des deux victimes a remis à jour la tension entre le clan du président Guelleh, le Mamasan, et le Yonis/Moussa. La tension est palpable dans la ville de Djibouti depuis le jeudi et le risque de la dérive vers une situation comparable aux guerres civiles de la Somalie en 1991 et au Rwanda 1994 est à redouter.

Le samedi 6 aout 2016, l’UDDESC a saisi différentes instances onusiennes et des ongs des droits de l’homme afin que des réactions et des condamnations soient adressées au gouvernement djiboutien.

04/08/2016 (Brève 830)  UDDESC. Message de condoléances adressé aux proches de Roger Picon, au nom du peuple djiboutien.

Lien avec l’article : http://www.hch24.com/actualites/08/2016/france-djibouti-condoleances-du-peuple-djiboutien-a-la-famille-et-proches-de-feu-roger-picon/

La mort en ce jardin… cette expression me vient à l’esprit, cette expression qui est le titre d’un film de Luis Bunuel, dans les années 1956… La mort en ce jardin, c’est une belle expression qui me rend nostalgique et poétique, deux sentiments de l’émotion, cette émotion si forte que je ressens aujourd’hui, en évoquant la disparition d’un ami du peuple djiboutien, Roger Picon, qui nous a quittés, le 27 juillet 2016,  à l’aube de ses 70 ans.

Ton amitié, mon cher Picon, nous la considérions comme un jardin que nous aimions. Quelle que soit la situation, nous nous efforcions de la cultiver afin qu’elle poursuive son épanouissement, dans toute sa beauté. Parfois, les couleurs étaient changeantes, passant du rouge vif au jaune pastel, toujours sur fond de vert, la couleur de l’espérance. Et tout au long de ta vie,  nous avons cueilli tes soutiens sans failles comme des fruits et des fleurs de ton amour pour le peuple djiboutien.

Aujourd’hui, ce jardin est fané et nous en sommes tout terriblement tristes. Il est fané et cela définitivement, car tu nous as quittés, notre cher ami Roger Picon brusquement.

L’amitié est un sentiment tellement fort qui jamais ne s’éteint.  Au du peuple djiboutien, nous nous associons à la peine de ses proches et familles et  vous présentons, en ces moments douloureux, toutes nos condoléances émues.

Pensons à lui comme à un merveilleux jardinier de l’amitié et des nobles sentiments.

Peuple djiboutien

25/11/2015 (Brève 524) UDDESC / Plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Lien : http://www.hch24.com/actualites/11/2015/djibouti-legitimation-du-coup-detat-institutionnel-de-guelleh-de-djibouti-a-la-24eme-seance-du-conseil-des-ministres-de-mardi-24-novembre-2015/

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Réf. : 09/PL/AN2015
Djibouti : Légitimation du  coup d’état institutionnel de Guelleh de Djibouti à la 24ème séance du Conseil des Ministres de mardi 24 novembre 2015

A Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, songe à se représenter en 2016 même si la Constitution le lui interdit. Cela ne saurait être un obstacle insurmontable pour cet homme qui avait déjà fait modifier la Constitution en avril 2010 pour pouvoir postuler à un troisième mandat l’année suivante. Il avait promis à l’époque qu’il quitterait le pouvoir en 2016, mais semble être en train de retourner sa veste pour y rester.

Après 17 années au pouvoir et devant à un soulèvement populaire de plus en plus progressive, Ismail Omar Guelleh ne se pose plus de question sur l’opportunité ou non de briguer un quatrième mandat, alors que la contestation de son régime est grandissante au sein d’une population qui compte jusqu’à 65 % de personnes en situation de pauvreté et 57 % en situation d’extrême pauvreté. Le pays se classe 147e sur 169 en termes de développement humain, la pauvreté y est endémique et la richesse est distribuée à la tête du client ou simplement à ceux qui suivent âme et corps le régime de Guelleh !

Une dérive autoritaire pourrait déstabiliser profondément Djibouti, ce qui aurait des conséquences néfastes pour ses habitants mais également pour les intérêts de l’internationale dans région à haut risque.

Mais Guelleh ne manque pas de faire usage de tous les moyens possibles afin de tenter à étouffer la grogne du peuple djiboutien.

Ainsi, le gouvernement djiboutien a approuvé mardi 24 novembre 2015 en conseil des ministres un projet de décret portant sur la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité.

Selon un communiqué publié à l’issue de ce conseil, cette décision vise à assurer la protection des biens et des personnes dans une situation de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.

Ces mesures exceptionnelles de sécurité seront applicables sur l’ensemble du territoire de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois, note par ailleurs le document.

A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne.

« Primature : Projet N° 5 Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, Extrait.

Le projet de Décret a pour objet la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, afin d’assurer la protection des biens et des personnes, dans une situation exceptionnelle de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.
Ces mesures exceptionnelles de sécurité sont applicables sur l’ensemble du territoire de la République de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois.
A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne (pièce 01 – https://youtu.be/5KCMvblj0Ps ). »

Vu que les pays le plus impliqué dans la situation somalienne et le plus menacé dans la région, l’Ethiopie et le Kenya, n’ont mis en application l’état d’urgence, il n’y a aucune raison de l’appliquer à Djibouti malgré la présence de bases militaires occidentales.  Al-shabab étant la menace directe invoquée par le gouvernement djiboutien, il est totalement inconcevable que ce groupuscule, au vu de la position géographique de Djibouti et de la zone d’influence d’AL-shabab, s’hasarde à faire 2.000 km pour mener des actions terroristes à Djibouti alors que des grandes villes éthiopiennes et kenyanes sont situées à une centaine de kilomètres de leurs positions.

Cet inquiétude travestie ne découle pas d’une menace terroriste mais plutôt du dernier meeting d’information de l’USN du 20 novembre 2015 qui a pu mobiliser une marée humaine et le risque pour le régime de voir le meeting prévu pour le 20 décembre 2015 se transformer en une révolte populaire prônant une alternance tant espérée et souhaitée (pièce 02 – https://drive.google.com/file/d/0B1rBTIRTfjacR2ZGbGNxR2dfNGM/
view?usp=sharing
).

On pouvait aussi entendre ces derniers jours dans les villes du pays des rumeurs annonçant une possible révolte spontanée comparable à celle qui a chassé du pouvoir Blaise Compaoré en Burkina-Faso.

Des mesures exceptionnelles de sécurité.
La France qui a connu, en 2015, à deux reprises, des attentats terroristes spectaculaires, n’a jamais interdit les grands rassemblements, spécialement lorsqu’ils se tiennent pas dans un lieu confiné. Quant aux manifestations publiques, ils ne sont pas annulées mais les organisateurs sont appelés à prendre leurs responsabilités en matière de sécurité. D’ailleurs Bernard Cazeneuve a affirmé le samedi 10 janvier 2015 que des « mesures exceptionnelles » de sécurité seront prises pour encadrer la manifestation parisienne en soutien au journal Charlie Hebdo : plus de 5 500 policiers et militaires seront mobilisés dimanche à Paris et son agglomération.

D’autre part dans les observations du Comité des droits de l’Homme et particulièrement l’observation générale No 29, observation Générale Sur l’Article 4 (adoptée le 24 juillet 2001 à sa 1950e session du conseil des droits de l’homme de l’ONU) il est bien établie que « toute dérogation aux obligations qui incombent à l’État partie en vertu du Pacte n’est permise que «dans la stricte mesure où la situation l’exige». Cette condition fait obligation aux États parties de justifier précisément non seulement leur décision de proclamer un état d’exception, mais aussi toute mesure concrète découlant de cette proclamation.

L’État partie qui entend invoquer le droit de déroger au Pacte, lors, par exemple, d’une catastrophe naturelle, d’une manifestation massive comportant des actes de violence ou d’un accident industriel majeur, doit pouvoir justifier que cette situation représente une menace pour l’existence de la nation mais aussi que toutes les mesures qu’il a prises et qui dérogent au Pacte sont strictement exigées par la situation. De l’avis du Comité, la possibilité de limiter l’exercice de certains droits garantis dans le Pacte, par exemple la liberté de mouvement (art. 12) ou la liberté de réunion (art. 21) suffit généralement dans ce genre de situation et une dérogation aux dispositions en question ne serait pas justifiée par ce qu’exige la situation. »

Dans l’état actuel à Djibouti, le Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité n’a nullement exposé  ou justifié une situation grave mettant en danger l’existence de la nation. L’unique but motivant ce projet du gouvernement djiboutien est le souhait de bafouer, sous couverture de la loi affublée, les droits fondamentaux du peuple et particulièrement la liberté de mouvement (art.12 et la liberté de réunion (art.21) ainsi que les articles 11, 12 et 13 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Quel que soit l’expression utilisée et l’objectif visé par le gouvernement djiboutien, il est indiscutable que ce Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité  n’est autre qu’un état d’urgence camouflant un coup d’Etat institutionnel.

Nous sommes en face d’une violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Cependant, nous nous permettons par la présente de porter plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre plainte, nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Fait en Suisse, le 25/11/2015

Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC.

13/11/2015 (Brève 515). UDDESC : lettre de soutien aux victimes, au peuple et au gouvernement français, dans laquelle nous déplorons les événements qui ont frappés le pays ce soir de vendredi 13 novembre 2015.

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Djibouti : lettre de soutien aux victimes, au peuple et au gouvernement français, dans laquelle nous déplorons les événements qui ont frappés le pays ce soir de vendredi 13 novembre 2015.

En perpétrant l’attentat de ce soir, vendredi 13 novembre 2015, à Paris, les terroristes ont tenté de porter un coup mortel à l’une des premiers foyers de la démocratie sur notre planète.

Leur objectif est clair : avec une précision et une férocité de carnassier, ils réalisent un carnage aveugle auprès d’une population innocente avec laquelle nous, djiboutiens, avons des liens historiques de longue date.

Tout en exprimant notre solidarité avec les victimes et leurs familles ainsi qu’avec le gouvernement et le peuple français, les pays démocratiques et l’Europe en particulier se doit non seulement de redoubler son soutien, mais aussi d’exiger de la communauté internationale qu’elle prenne toutes ses responsabilités pour accompagner la vulgarisation de la démocratie au niveau de la planète afin de défaire le terrorisme.

Une fois de plus nous adressons nos condoléances et exprimons notre solidarité aux victimes et leurs familles ainsi que toute la France.

Fait en Suisse, le 13/11/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

14/10/2015 (Brève 487) Communiqué de l’UDDESC sous la signature d’Hassan Cher Hared, son secrétaire général. Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

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Réf. : 04/C/AN2015

Djibouti : Dès son retour au pays Guelleh met en exécution son projet machiavélique d’affrontement interclanique.

Un mineur odahgobe, dont sa famille réside au quartier Hayabley – secteur 5, de la commune de Balbala, s’est rendu comme d’habitude dans une boutique voisine à leur maison pour acheter de l’huile de cuisine pour sa mère. La famille propriétaire de la boutique, proche cousin de Guelleh, traite l’enfant de « BOKO-HARAM ».

L’enfant leur demande la raison pour laquelle il se fait insulter. La famille mamasan lui répond : « ton clan tient de réunion pour se montrer mais ce pays est dans notre main et nous vous chasserons comme Boko-haram si les odahgobes n’arrentent pas leurs réunions. »

Le mineur odahgobe rétorque : « comment vous pouvez insulter ma tribu alors que vous êtes les femelles des gadaboursis à Lughaya. »
L’enfant revient chez lui et informe ses parents de l’incident.

Le père du jeune odahgobe et des vieux proches rendent visite aux sages de la tribu mamasan afin de remédier l’affaire par le dialogue. Les sages mamasans répondent qu’ils feront de leur mieux pour calmer la situation.

Le lendemain matin, trois hommes majeurs de la tribu mamasan font un guet-apens au petit odahgobe sur le chemin de l’école et ils lui infligent des blessures légères.
Le père de la jeune victime et ses oncles rendent visitent aux sages mamasans du quartier pour avoir des explications et payer les frais nécessaire à la réparation du dommage corporel conformément au Xeer-Issa.

Les sages mamasans prétendent n’avoir aucun lien avec cette affaire et mettent la responsable sur des voyous fictifs.
Les parents de la jeune victime ont ciblé celui de trois agresseurs qui avaient porté la main sur le petit et des cousins proches du jeune odahgobe lui ont infligé les mêmes blessures.
Les sages mamasans qui avaient rejeté la responsabilité de l’agression du mineur odahgobe menacent de se venger.

Les sages mamasans tiennent une réunion avec le Général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne, un mamasan comme Guelleh.
La situation reste calme pendant quelques jours mais la soirée du samedi 10 octobre 2015 vers 19h à l’heure de Djibouti une centaine d’homme mamasans armés des barres de fer, des cailloux, des couteaux et des machettes s’en prennent à des maisons odahgobes spécialement désignées dans une liste préparée dans les locaux de la police politique du régime de Guelleh.

Beaucoup des témoins neutres ont reconnus dans les miliciens qui ont été derrière l’attaque clanique de la nuit des membres de la garde républicaine.
Les familles victimes alertent leurs proches et une riposte s’organise en moins de 10min. les milices sont pourchassées et certains se réfugient dans des maisons mamasans à Balbala et d’autres à la caserne de général ZAKARIA, caserne Sheikh Osman à Balbala.

Le matin du dimanche 11 octobre 2015 c’est l’alerte totale chez les odahgobes qui commencent à louer des bus dans toutes les régions Sud du pays mais les dirigeants de la plateforme odahgobe, informée entre temps, ordonne au clan de se calmer, stoppe ce mouvement et évite pour l’instant la généralisation des affrontements interclaniques de Balbala.
Les douze sages issa de l’oued d’Ambouli connu sous le sobriquet « les douze salopards » interviennent à leur tour et recommandent au deux clans d’arrêter les hostilités le temps d’organiser des assises.

Les premières informations crédibles que nous avons eu nous apprennent que ses affrontements ont occasionné 40 blessés, 3 maisons détruites, des dommages matériels importants (la razzia dans des boutiques) et exodes des populations dans certains quartiers de la capitale chez les mamasans et 9 blessés chez les odahgobes avec des dégâts matériels dans des habitations.

Des hauts responsables proches du régime de Guelleh qui nous ont contactés affirment aussi aujourd’hui qu’IOG est derrière ses affrontements interclaniques parce que pour eux autant de coïncidence sont surprenant dans cette affaire. Ils ont rajouté craindre que les affrontements se répètent avec des conséquences plus graves.

D’autres contacts qui nous ont interpellé de Dire-Dawa, en Ethiopie, nous ont appris l’existence de 37 conteneurs bourrés d’armes à feu légers et d’armes blanches entreposées dans les casernes de la garde républicaine dirigée par le cousin de Guelleh, Le commandant de la Garde Républicaine(GR), le colonel Mohamed Djama Doualeh.

Ces mêmes contacts de Dire-Dawa nous apprennent aussi que les odahgobes de l’Ethiopie sont prêts à y répondre par les armes à la « milice de Guelle » camouflée sous le nom de garde républicaine.

Autre part, en Somaliland aussi la tension est montée d’un cran entre les mamasans et les odahgobes, où il est possible que des affrontements se déclarent sans crier gare.
Affaire à suivre…

Fait en Suisse, le 11/10/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

12/07/2015 (Brève 471) Constat sur le Projet caché d’Ismaël Omar Guelleh afin de briguer un 4ème mandat en 2016 : affrontement inter clanique programmé et état d’urgence sur le pays.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
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Lien pour télécharger le texte au format PdF : http://www.ardhd.org/uddesc/constat-juil-2015.pdf

UDDESC

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Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr – Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 02/C/AN2015

  1. L’impact des injonctions de la communauté internationale au Burundi sur le 4ème Mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Le 30 décembre 2014 depuis qu’IOG a réussi à se mettre sous les dents la plateforme de l’opposition, l’USN, avec un accord-cadre anecdotique dont les points abordés ont tous été dicté par le parrain du système mafieux travesti en parti politique dès sa création, le Rassemblement Pour le Peuple, groupuscule clanico-mafieux qui monopolise le pouvoir du peuple par la terreur et la force, les parades anticonstitutionnelles pour un 4ème mandat à la haute magistrature du pays vont bon train.

Mais, les injonctions de la communauté internationale à l’encontre du président de Burundi qui pense briguer un 3ème mandat semble avoir un peu refroidit les ardeurs de Guelleh. Donc, toutes les solutions secourant son projet d’usurpation de pouvoir sont les bienvenues.

2 – la réunion secrète chez Guelleh et son projet machiavélique

La dernière idée des barons du régime est la plus perfide et la plus dangereuse tant au niveau national que régional.

À la dernière semaine du mois de juin 2015 s’est tenu une réunion secrète dans le palais de Guelleh à Haramous, résidence située au Sud-Est de la capitale. Ce rassemblement avait regroupé autour d’Ismaël Omar Guelleh des absolutistes du régime en uniforme et en civil. Vu que la date fatidique du mois d’avril 2016 s’approche gravement, dans cette réunion le groupe a débattu de toutes les options possibles afin de crédibiliser le 4ème mandat de Guelleh devant l’internationale et le peuple djiboutien. La plupart des intervenants parlent des candidats mercenaires financés avec les deniers publics et gracieusement recomposés après l’élection en fonction de la vraisemblance de leur rôle théâtral au cours de la compagne électorale.

Nonobstant, comme toujours l’esprit pernicieux d’Ismaël Omar Guelleh ne manque pas d’idée chthonien et lugubre. Il propose la mise en place d’un état d’urgence pour ainsi annuler toute élection sous prétexte d’assurer la sécurité et l’existence de Djibouti.

Comment justifier cet état d’urgence et en plus dans un pays  où presque les forces de tous les pays démocratiques de la planète sont présents?
IOG veut faire d’une pierre deux coups. Il compte déclencher une guerre civile entre deux clans Issa : les mamasans et les odahgobes. D’après son esprit limité il pense de cette manière à la fois justifier son état d’urgence et saper la plateforme clanique Odahgobe.

Les noms des participants de la réunion

Cette assemblée clanique déguisée en séance gouvernementale qui avait lieu dans le palais d’Haramous d’Ismaël Omar Guelleh a regroupé que des dirigeants de la tribu Mamasan, en partant du président au directeur de l’électricité :

Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti – Ismaël Houssein Tani, secrétaire général du gouvernement – Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale – Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine – Générale Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de la Défense Djiboutienne – Colonel Wais Omar Bogoreh, Commandant des gardecôtesdjiboutiens– Saad Omar Guelleh, directeur du port de Djibouti – Djama Ali Guelleh, directeur de l’électricité de Djibouti – etc…

3 – des actions préliminaires pour justifier le projet de guerre clanique

Le jeune ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Djama Elmi Okieh, marié il y a environ une année à la fille du président Guelleh, a été mandaté à Ali-sabieh pour réunir 11 des 12 tribus qui composent l’ethnie Issa. Ce jeune de la tribu Saad-moussa – ethnie Issa –  a voulu faire avaler aux sages des 11 tribus présents le projet diabolique de Guelleh. Il raconte aux sages que la plateforme odahgobe a été créé dans le point de déstabiliser le régime et pourchasser du pays leurs cousins mamasans. Un ministre qui propage de la haine clanique en direct, on peut tout voir avec le régime de Guelleh !

La réaction des sages ne se fait pas attendre, un vieux de la tribu Wardiiq lui répond comme suit : « quand une tribu se verra agresser par une autre plus puissant, nous avons le xeer-issa pour juger la chose et définir les dommages-intérêts. Mais, toi si tu aimes vraiment ton ethnie et que tu es là parce que tu t’inquiètes pour son avenir, de la commune de Balbala à Assamo il y a la pauvreté. Aides les à sortir de la précarité, sans quoi ne nous casse pas la tête avec des discours haineux». Et un second sage, cette fois, de la tribu Hole ou Fourlaba prend à son tour la parole et met le point sur le i au jeune ministre : « écoutes, tu violes le xeer-issa en n’invitant pas l’ainé de notre ethnie, les odahgobes, à cette réunion et en plus tu comptes tenir des propos fielleux à leurs égards et en leur absence. Laisses nous tranquille et dis à ceux qui t’ont envoyé que nous ne voulons pas d’affrontement clanique à Djibouti ».  Le jeune ministre prend ses jambes sur son coup et rentre à Haramous exposer sa mésaventure à Ali-sabieh à son parâtre.

Le deuxième cas est l’œuvre d’Hassan Saïd Khaireh, directeur de la sécurité nationale et le Colonel Mohamed Djama Doualeh, commandant de la garde républicaine. Ils ont monté un dossier contenant une plainte, protestation et demande de protection adressé au régime et signé par douze sages de douze tribus de l’ethnie Issa. Ce dossier est déposé au ministère de l’intérieur qui doit engager des actions de répressions policier à ciblage clanique et si possible des poursuites judiciaires devant la justice convertir en appareil d’expiation. Le plus cocasse fut les signatures apposées sur les documents contenus dans le dossier qui ne sont pas ceux des sages des tribus mais des collaborateurs connus de la police politique.

Le dossier précité accuse gratuitement la plateforme odahgobe parce qu’elle n’est pas du relent de Guelleh en personne et des sbires du régime.
Le régime compte impliquer le jeune Ugaas de l’ethnie dans cette mascarade à la senteur de poudre noire. Une délégation a été envoyée à Dire-Dawa afin de convaincre l’Ugaas à le suivre dans son projet démoniaque.  

La plateforme odahgobe a reçu une ultime menace de la part du régime et à travers le Ministre des Affaires Musulmanes, de la Culture et des Biens Wakfs, M. ADEN HASSAN ADEN, de la tribu odahgobe, il y a moins de deux semaines.

4 – la plateforme clanique odahgobe qui dérange

Communément, les clans sont formés selon le principe de l’héritage, le tol. Les clans sont constitués en fonction des liens de parenté entre les membres des clans. Ils peuvent être restreints ou plus larges. Les groupes restreints peuvent être intégrés dans des groupes plus larges, ayant des liens de parentés relativement évidents. Parfois, ces clans ne sont pas très grands, à cause de l’absence de liens de parenté avec les autres clans ou la faible croissance démographique au sein du clan.

Afin d’être capable de payer les dédommagements ou prix du sang, les clans doivent être relativement larges, pour ne pas être défavorisés et se faire manipuler par les groupes plus grands. Si le nombre de personnes dans un clan composé selon le principe héréditaire n’est pas suffisant pour payer le dédommagement, il faut avoir recours à des contrats avec d’autres clans pour élargir le clan. Les clans établissent alors des alliances selon le principe contractuel du heer : les membres de chaque groupe ont un contrat informel et oral et doivent se soutenir les uns les autres et partager le paiement du dédommagement lorsqu’un délit est commis envers un autre clan. Les familles du groupe ont donc une responsabilité collective. Pendant les périodes de crise, les membres du groupe doivent partager leurs ressources avec ceux qui subissent des pertes, ce qui limite les risques individuels et facilite la réhabilitation après les périodes de crise.

La réorganisation de la plateforme odahgobe, qui n’est fonctionnelle que depuis une année et demie après une absence de 40 ans sur la scène sociale de l’ethnie Issa, a été plutôt motivée par l’urgence sociale.

Vu que le régime en place à Djibouti utilise couramment la pauvreté forcée comme moyen de répression de masse, la plateforme ou union des clans odahgobes a réussi atténuer d’une certaine manière cette forme de répression inhumaine. Elle a fortement réduire la contribution individuel des dédommagements   au point de le ramener de 4.000 fdj – 22 euros avant à 20 fdj – 10 centimes euros actuellement. Et avec des collectes mensuels de l’ordre de 100 fdj – 50 centimes euros par personne percevant un revenu régulier, la plateforme a pu réaliser des actions sociales en finançant les besoins de premiers nécessités de 1900 familles pendant le mois béni du ramadan 2015.

Le premier président, Feu Hassan Gouled Aptidon, et l’actuel, Ismaël Omar Guelleh, étant de la tribu Mamasan, ils avaient uniquement autorisé leur tribu de tenir des réunions ou rencontres claniques sur le territoire djiboutien et le Nord de la Somalie. Les onze autres tribus issas ne pouvaient tenir des séances de ces genres et les organisateurs de tels événements étaient poursuivis sur des chefs d’accusations fallacieuses fabriqués l’à-propos et les plus tenaces étaient éliminés physiquement.

D’après cette description, les clans semblent avoir une structure et des outils efficaces pour entretenir des relations pacifiques et promouvoir de procédés d’entraides sociales fonctionnelles. Nous sommes donc à même de nous demander pourquoi ce système traditionnel dérange autant le régime de Guelleh.

5 –  organisation clanique de l’ethnie Issa

Les Issas sont des indigènes de la Corne de l’Afrique, principalement au Sud de Djibouti, au Nord de la Somalie et dans l’Est de l’Éthiopie. Ils représentent un sous ensemble de l’une des cinq grandes « confédérations claniques » des Somalis, les Dir.

Les relations entre les groupes et à l’intérieur de ceux-ci sont réglementées par un droit appelé xeer. Il organise en particulier le paiement des dédommagements pour les blessures et décès (maag). Ce droit pénal est la base du contrat politique de la «démocratie pastorale» issa. Le « Xeer » issa s’applique aussi en cas de litige sur les biens, individuels ou tribaux, qu’ils soient d’ordre foncier ou matériel.
La population Issa est relativement homogène du point de vue ethnique (l’ethnie Issa), loi pastorale (Xeer-issa) et religieux (l’islam sunnite), elle est aussi caractérisée par un clanisme traditionnel, qui est un facteur central à la fois dans l’identité des individus, la vie politique, dans l’allocation des ressources, mais également dans le conflit.

Les tribus sont des sortes de familles au sens large, qui regroupent des individus unis par des liens étroits et héréditaires dont les critères de différenciation et les lignes de délimitation ne sont pas toujours clairement définis.

L’appartenance à une tribu est patrilinéaire : même si la mère appartient à une autre tribu, l’enfant appartient à la tribu du père ; un individu porte à la fois son prénom, celui de son père et celui de son grand-père. L’hérédité est ainsi centrale et explique que la tribu soit une composante primordiale de l’identité des issas. Les clans sont des structures d’entraide primordiales pour pallier aux aléas du quotidien (pénuries, mariage, décès, etc.). D’autre part, la tribu est la principale source de protection pour les individus vis-à-vis des autres tribus ou clans.

Les issas sont composés de 6 grandes tribus qui comprennent 12 clans, 24 divisions claniques,  48 sous-clans et ainsi de suite.

Les 6 tribus sont : Eeleye (Yonis mousse- Saad mousse – Bido mousse – Mahoure mousse et Mamasan) – Hole ou Fourlabeh (Amahadle et Saïb) – Hawle-qateh ou Waladon (Makahiil, Iidleh et Mahamuud) – Horone (Habarwalal et Guellewalal) – Ourweyne (Fiqi et Abdallah) – Wardiiq (Waaqtichiil et Ramwaaq)

6- les risques au niveau national et régional d’un tel affrontement interclanique

Les principes auxquels adhèrent l’immense majorité des Issas (Xeer-issa) ne peuvent souffrir une « guerre civile inter-Issas ». Autrement dit, selon la loi pastorale les jeunes Issas ne peuvent prendre les armes contre les membres de leurs ethnie pour défendre déjà des idéaux comme la liberté, la justice ou la démocratie sans transgresser le principe de solidarité versus Xeer-issa qui devrait prévaloir en tout circonstance, dans le temps et dans l’espace et moins pour les intérêts d’un groupe mafieux.

La haine et les rancœurs emmagasinées contre le régime qui opprime le peuple, sans distinctions de clans ou de langue, peut facilement servir de détonateur à une guerre civile et surtout des affrontements inter claniques dans l’ethnie Issa. La tribu Mamasan n’est nullement l’unique responsable de la déroute de Djibouti mais Guelleh et ses sbires jettent en pâture cette tribu qu’ils se servent sans scrupules comme rempart dans l’unique intérêt de la cour du régime tyrannique.
Particulièrement, les deux tribus, Mamasan et Odahgobe, aiguisent leurs armes dans le silence et la vigilance mutuelle pour se préparer à une guerre qui n’est aucunement la leur mais crée et initie spécialement par le régime dictatorial en place à Djibouti plus d’un quart de siècle.

Une telle guerre pourra avoir une incidence directe sur le fonctionnement de l’axe vital à l’économie de l’Ethiopie et le Nord de la Somalie dont les deux tribus sont autochtones avec des effectifs importants et comparables.

En conclusion

La liste complète des noms des initiateurs de ce probable affrontement inter-claniques sera transmis au l’UA, L’ONU, l’UE, la CPI et toutes autres organisations concernées de près ou de loin par cette affaire. Par la même occasion nous invitant la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples et le conseil des droits de l’homme de l’ONU à réaliser des enquêtes introductives sur ce sujet et l’UDDESC est disposée à faciliter tous contacts ou échanges entre l’internationale et des représentants coutumiers de deux tribus.

Dans l’espoir d’une réaction régionale et internationale l’UDDESC appelle au peuple djiboutien à plus de vigilance et de retenu sans oublier que les plaies de la guerre réprouvable du Nord du pays sont encore béantes.

Fait en Suisse, le 7/7/2015
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC

17/06/2015 (Brève 467) L’UDDESC, sous la signature de son secrétaire général Hassan Cher Hared nous adresse un rapport précis sur la situation des syndicats et de travailleurs à Djibouti et sur les manoeuvres inadmissibles et éhontées à la conférence de l’OIT de l’Ambassadeur de Djibouti en Suisse et du ministre djiboutien du travail.

Nous conseillons à toutes les lectrices et à tous les lecteurs d’en prendre connaissance, car la précision avec laquelle le secrétaire de l’UDDESC décrit la situation est remarquable… Même si elle est alarmante sur l’évolution dictatoriale du régime.

La conclusion est explicite : « Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti, est l’unique personne à décider du blocage ou déblocage de la situation syndicale à Djibouti, mais tous les contacts et informations reçus démontrent qu’il n’est nullement disposé à traiter ce dossier. »

Le document au format Pdf est accessible en téléchargement sur notre site : lien : http://www.ardhd.org/uddesc/rapport-2013-2015.pdf