26/09/2018 (Brève 1206) Appel de détresse de l’intersyndicale UDT/UGTD victimes de différentes manoeuvres visant à les condamner au silence.

08/06/2014 (Brève 399) Communiqué de l’UDT sous la signature de son responsable aux relations extérieures Hassan Cher Hared pour dénoncer l’arrestation et le refoulement du camarade ADAN MOHAMED ABDOU à l’aéroport de Djibouti. (Selon les informations reçues à l’ARDHD, ce refoulement saurait été commis à bord d’un avion étranger, donc en territoire étranger, et en dehors de toute légalité – Nouvelle violation flagrante des libertés et des droits syndicaux)

Le camarade ADAN Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT, devait décoller ce matin, 6 Juin 2014, vers 12h 10min, de l’aéroport de Djibouti sur un vol de la compagnie Turkish
Airlines. Il finit l’embarquement sans encombre et monte dans l’avion, mais quelques
minutes avant le décollage des membres de la police politique montent dans l’avion et le
font descendre par force.

Il est conduit dans un local de la police des frontières, à l’intérieur de l’aéroport, aménagéen centre d’interrogatoire et de torture.

Son passeport (pièces d’identités), son billet d’avion et ses bagages lui sont confisqués définitivement. Le gouvernement djiboutien justifie cette violation grave de la liberté de circulation, une sanction qui frappe toute personne qui n’est pas de même avis du régime djiboutien, comme suit : « ADAN Mohamed Abdou comptait participer à une conférence
internationale sans l’autorisation du président de la république. Ce qui est une faute grave au vu de la loi du pays et de nos intérêts. »

Le gouvernement djiboutien a, par cet acte, démontré une fois de plus qu’il n’apportait aucune considération à ses engagements devants les instances et les lois internationaux, tels que la constitution de l’OIT, les conventions internationaux, la déclaration universelle des droits de l’homme, etc…

D’autre part, pas plus qu’hier une délégation conduite par le ministre de travail de Djibouti a rendu visite au directeur général du BIT, Guy Ryder, dans l’objectif sournois d’impliquer le BIT à un projet qui mettra fin à la liberté syndicale et au syndicalisme libre et indépendant au pays.

Cette délégation, qui comprenait des agents de la police politique déguisés en syndicaliste, tels que Mohamed Youssouf et Abdo Sikieh qui est à la fois le secrétaire général de l’UGTD clone et un parlementaire coopté à l’assemblé nationale djiboutienne sur ordre du président de la république de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, recommande au BIT la tenue d’un congrès pour le deux centrales syndicales, l’UDT et l’UGTD.

Quelle hypocrisie de la part du gouvernement djiboutien alors que nous savons que, ce dernier, depuis plus de 18 ans refuse d’intégrer les cadres et militants syndicaux licenciés pour activités syndicales et fait fi de tous les recommandations du BIT.

Cette nouvelle mascarade consiste à imposer aux centrales syndicales des hommes de la police politique et à bloquer les cadres syndicaux issues des syndicats de base comme il a été toujours chez nous. Les responsables des centrales syndicaux sont des responsables et militants qui ont acquis de l’expérience dans les syndicats de base.

Cependant, l’UDT appelle à tous les syndicats amis, à la CSI, aux organisations internationales, au BIT et toutes autres instances que les droits de l’homme concernent de près ou de loin à saisir le président de la république de Djibouti afin de lui recommander à restituer à notre camarade Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT, ses bagages et son passeports et à respecter ses engagements devant les instances internationales.

Hassan Cher Hared
Responsable aux relations internationales de l’UDT

02/05/2014 (Brève 384) Les travailleurs djiboutiens célèbrent le 1er Mai 2014 sous la répression policière violente. Comuniqué de l’Union djiboutienne des travailleurs UDT et UGT, sous la signature du Secrétaire général de l’UDT Adan Mohamed Abdou

Télécharger le communiqué en PdF
(http://www.ardhd.org/udt/O0502_communique-UDT_1mai14.pdf)

Le bâtiment qui fait le siège officiel de deux centrales syndicales de Djibouti, l’UDT et l’UGDT, a été confisqué depuis longtemps par l’état.

C’est des faux syndicats crées par le régime djiboutien qui occupent les lieux et jouent la clarinette sur des morceaux d’hypocrisies préparés dans les locaux du service des renseignements djiboutiens.

Hier, la présidence a alloué une aide financière aux faux syndicats afin qu’ils organisent cette mascarade de fête du 1er Mai 2014 au couleur de gouvernement.

La preuve, les discours et les chansons entonnés sur place ne faisaient que la louange du pouvoir en place et n’avaient rien à avoir avec les attentes et les droits des travailleurs djiboutiens. Pour empêcher toute autre manifestation et ceux des syndicats indépendants et libres que sont les affiliés de deux centrales syndicales l’UDT et l’UGTD, le pouvoir a mobilisé presque la totalité de la police nationale et une bonne partie de la gendarmerie.

Des syndicalistes ont été empêchés de sortir de chez eux et des arrestations ont été opérées dans les milieux syndicaux. Des centaines des militants syndicales et travailleurs sont déférés ce matin dans les geôles (centre de Nagad et dans des arrondissements) du pouvoir en place, dont 34 femmes, et des dizaines sont blessés parce qu’ils n’ont pu fuir la répression policière violente. les blessés ont des proéminences et des plaies ouvertes sur la tête à cause des coups de matraque de la police et d’autres sont brulés aux pieds et corps par des gaz l’lacrymogène.

Et les services des renseignements étaient pressent sur le lieu comme un essaim d’abeille afin de pourchasser les responsable syndicaux mentionnés sur une liste préétablis..

Encore un 1er mai, normalement journée fêtée dans la gaieté, célébrée dans la répression policière à Djibouti.

Nous appelons une fois de plus aux organisations et instances régionales et internationales de dénoncer la répression et d’intervenir auprès du président de la république de Djibouti afin que tous les détenus soient libérés sans conditions.

Adan Mohamed Abdou
Secrétaire général de l’UDT

14/05/11 (B604) Copie de la lette que l’intersyndicale UDT / UGTD a adressé au Ministre djiboutien de l’emploi et de la solidarité pour demander à ce que les syndicats membres soient représentés à la 100ème réunion annuelle de l’OIT.

Union Djiboutienne du Travail
B.P : 2431
Tél : 253 82 39 79 / 35 65 32
Fax : 253 35 50 84 / 35 65 32
E-mail : udt_djibouti@yahoo.fr
Site web : www.udt-dj.org
Pays : République de Djibouti
Région : Est Afrique
Union Générale des Travailleurs Djiboutiens
B.P : 3886
Tél : 253 83 22 22
Fax : 253 42 21 93
E-mail : ugtd_djibouti@yahoo.fr
Pays : République de Djibouti
Région : Est Afrique

Djibouti, le 10/5/2011

Ministère de l’emploi et de la solidarité nationale
Cité ministérielle
BP : 155 – 170
98230 Djibouti

Monsieur le ministre,

Nous venons d’apprendre que l’intégration des représentants syndicaux dans la liste de la délégation tripartite Djiboutien à la 100ème conférence internationale du travail de l’OIT a débuté avec un peu de retard.

Ainsi, conformément à la constitution de l’OIT et aux différents appels, depuis 1997, des commissions de vérification des pouvoirs de la conférence annuelle dont spécialement ceux de la 97ème, 98ème et 99ème CIT qui fut plus pointillant sur le sujet, nous nous permettons par la présente de vous soumettre les cinq responsables syndicaux de l’Union Djiboutienne du Travail et de l’Union Général des Travailleurs Djiboutiens.

La liste de la délégation des travailleurs se présente comme suit :

DÉLÉGUÉ :

M. MOHAMED
ABDOU
ADAN
Secrétaire général
Union Djiboutienne du Travail – UDT

CONSEILLERS TECHNIQUES ET DÉLÉGUÉS SUPPLÉANTS
1 M CHER HARED
HASSAN
Secrétaire aux relations internationales
UDT (Suppléant)

2 M ABDILLAHI MIGUIL
FARAH
1er Secrétaire Géneral
adjoint
UDT

3 M AHMED MOHAMED
SOULEIMAN
3ème Secrétaire
Général
adjoint
UDT

4 M DIRANEH
HARED
KAMIL
Secrétaire général
Union Générale des
Travailleurs
Djiboutiens –
– UGTD

L’UDT étant la centrale syndicale libre et indépendante de loin la plus représentative avec à la clé une palette d’adhérents estimés à 15.000 travailleurs, c’est fut accorder le nombre de représentants le plus important dans la proposition des délégués des travailleurs.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de notre haute considération.

Copie :
1 – Présidence de la république de Djibouti
2 – Premier Ministre
3 – Ministre des finances et de l’économie

06/01/11 (B585) ALERTE ROUGE – Communiqué de l’UDT demandant la libération des 62 dockers et le rétablissement de leurs droits légitimes.

13/12/10 (B582) Communiqué de l’UDT pour dénoncer les mesures prises par le régime et ses policiers, avec la collaboration et la présence effective d’employés de Yemenia Airlines et aussi d’Air France (?), pour empêcher M Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’UDT de se rendre au Maroc pour participer à la conférence OIT OAT.

Communiqué (Fait en Suisse le 12 décembre 2010)

Objet: Entrave à l’excercice syndical et à la liberté de déplacement.

Ce soir, dimanche 12 décembre 2010, les employés du Yemeniya airlines ont utilisé tous les moyens possibles pour empêcher le camarade Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de
l’UDT, de prendre son vol pour le Maroc.

N’ayant trouvé aucune anomalie dans ses documents, ils ont fait discrètement appel à la police qui a confisqué son passeport et aussi son billet d’avion.

Les Policiers l’ont informé qu’il était fiché à Djibouti et
qu’ils agissaient sur ordre de la hiérarchie.

Chose tout à fait surprenante, le frère du ministre de l’Emploi, de
l’Insertion et de la Formation professionnelle était présent sur place avec un employé officiel d’Air France. A eux deux, ils soutenaient les agents de la compagnie Yemeniya comme s’ils avaient aussi reçu l’ordre de s’assurer de la
bonne exécution des instructions.

Dans la matinée de dimanche (jour ouvré à Djibouti) Adan avait été informé du fait que le ministre de
l’Emploi, qui est aussi convié à cette conférence régionale tripartite organisée conjointement par
l’OAT et l’OIT à Rabat au Maroc, avait été fort irrité d’apprendre que l’Union Djiboutienne du Travail soit invitée à y participer.

Il considère que les conférences de l’OAT sont la chasse gardée du régime.

La police a précisé à Adan qu’une enquête serait ouverte à son encontre.

Ce n’est plus un secret pour personne ! Le gouvernement Djiboutien viole et bafoue sans aucune retenue, depuis une quinzaine d’année, toutes les conventions et les recommandations du BIT, les
dispositions constitutionnelles de l’OIT et de l’OAT ainsi que le pacte international relatif aux droits
civils et politiques comme celui relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels.

Nous sollicitons la CSI, la CISA, l’OAT et l’OIT ainsi que les organisations syndicales amies, pour qu’elles condamnent cette nouvelle violation des droits syndicaux et en particulier l’interdiction de sortir du territoire qui a été opposée à notre camarade ADAN.

Nous remercions toutes ces organisations d’intervenir auprès du président de la République de Djibouti pour dénoncer ces mesures illégales et pour obtenir la restitution de son passeport au plus vite possible.

Dans l’attente, nous prions tous les dirigeants de ces organisations d’agréer l’expression de notre haute considération.

Hassan Cher Hared
Responsable aux relations internationales de l’UDT

______________ Note de l’ARDHD
Lire notre dossier concernant la répression syndicale à Djibouti : lien

07/02/10 (B537) UDT – Procès-Verbal du congrés qui s’est tenu « sans médiatisation excessive » à Djibouti les 17 et 18 janvier 2010, avec la participation des sections syndicales affiliées et avec le soutien de la CISL.

Djibouti, le 21/01/2010

PROCES VERBAL DU IV EME CONGRES
ORDINAIRE DE L’ UDT
17-18 JANVIER 2010 A DJIBOUTI
AU SIEGE CENTRAL DE L’ UDT

I). Introduction
Une centaine ( 117 délégués) des représentants de19 syndicats sectoriels de base
affiliés à l’ UDT a pris part au 4° congres ordinaire de l‘UDT qui s’est tenu du 17 au 18
janvier 2010 au siège social de l’ UDT sis à 3, rue Pierre Pascal à Djibouti

Il s’agit des syndicats suivants :
1. Syndicat des travailleurs d’électricité de Djibouti (STED)
2. Syndicat de l’ l’imprimerie nationale (SIN)
3. Syndicat des enseignants du second degré (SYNESED)
4. Syndicat des enseignants du premier degré (SEP)
5. Syndicat des postiers (SP)
6. Syndicat du personnel du bâtiment et des travaux publics (SPBTP)
7. Syndicat de l’union des travailleurs du port (UTP)
8. Syndicat du personnel de l’équipement (SPE)
9. Syndicat du personnel de l’aéroport international de Djibouti (SPAID)
10. Syndicat des chauffeurs (S.C)
11. Syndicat des travailleurs de l’hotelerie (STM)
12. Syndicat du personnel de la CGMR (SPCGMR)
13. Syndicat Des dockers (S.D)
14. Syndicat du personnel de la SDTM (SPSDTM)
15. Syndicat du personnel d’Air France KLM (SPAF)
16. Syndicat des travailleurs de la santé (STS)
17. Syndicat du personnel d’ Ethiopian Airlines (SPEA)
18. Syndicat des travailleurs de l’Ets Marill (STM)
19. Syndicat des retraités

II). Rapport d’Activité
Apres la cérémonie d’ouverture qui a suivit l’enregistrement des délégués au congrès, le
secrétaire général sortant a présenté le rapport d’activité qui a été longuement discuté par les
congressistes.

Le rapport a notamment mis en exergue la situation difficile et préoccupante
que traverse ces dernières années l’UDT et ses affiliés du fait des interférences répétées et
intolérables dans leurs affaires intérieures syndicales de la part des pouvoirs publics.

Le secrétaire général a en outre reconnue que de ce fait les activités de la centrale
syndicale n’avaient été que très partiellement assurées notamment du fait des entraves et des
répressions syndicales toujours en cours et qui persistent mais s’est félicité de la
détermination et la résistance des syndicats et des syndicalistes djiboutiens à braver tous les
dangers qu’ils affrontaient en demeurant fidèle à leur centrale et au principe de la libre
exercice du syndicalisme.

Dans cet optique il a suggérée de procéder à la révision du statut général de l’ UDT et
en conséquence son règlement intérieur en vue d’assurer à l’ organisation une plus grande
stabilité, une meilleure cohésion dans son fonctionnement ainsi qu’une cohérence dans ses
activités pour éviter dorénavant toute velléité d’ interférence extérieure propices aux
tentatives de déstabilisations à l’instar des ces dernières années.

Déstabilisations orchestrées
par les pouvoirs publics qui ne cherchent qu’à en découdre avec notre centrale syndicale
pour l’affaiblir et donc mieux l’assujettir.
Il a également rassuré les congressistes qu’ils n étaient pas seul dans cette épreuve et
que les organisations syndicales régionales et internationales étaient à leur coté : notamment
la CSI et la CSI Afrique qui ne ménagent nullement leurs efforts pour soutenir l’U D T et ses
affiliés tant au niveau national, régional qu’international notamment auprès du BIT ou en
faisant pression sur le gouvernement djiboutien.

C’est fort de l’appui financier de la CSI a t-il poursuivit que nous pouvons organiser
des séminaires à Djibouti malgré les entraves, participer à des formations syndicales au
niveau international et que nous avons pu, malgré toutes les difficultés qui sont les notre ,
organiser le présent congrès, le 4e de l’ histoire de l’ UDT.

Il conclut son rapport en remerciant vivement au nom de l’UDT et des tous les
congressistes présents, la CSI et la CSI- Afrique.
Il n a pas manqué enfin de remercier aussi le BIT qui malgré les dizaines de plaintes
enregistrées auprès de lui n’a pas durant ces quinze années que durent les calvaires du
mouvement syndical djiboutien, condamné comme il se doit encore le gouvernement de
Djibouti mais qui malgré tout reste vigilant à ses tentatives de manipulations en demeurant
attentif à nos protestations que nos réitérons chaque année notamment auprès de sa
commission des vérifications des pouvoirs qui accomplit sa mission objectivement de
manière ferme et exemplaire .

Après des discussions fort animées qui enrichirent ce rapport d’activité les congressistes ont
dans le cadre de ce débat, avec insistance exigé l’exclusion définitive de l’UDT de Mohamed
Yousouf et de ses deux principaux complices avant d’approuver le rapport d’activité à
l’unanimité.

III). Rapport Financier

Pour sa part le trésorier général sortant présenta par la suite le bilan financier qui était
de l’avis même de ce dernier déficitaire et par conséquent négatif compte tenu des difficultés
de la centrale comme de ses affiliés à assurer les collectes de cotisations dans des conditions
normales. Il a de ce fait recommandé que notre mouvement syndical devait se ressaisir et
trouver des solutions fiables pour pouvoir s’assurer le financement de l’organisation en vue
d’assumer ses obligations et poursuivre normalement ses activités dont la majeure partie
demeure en souffrance.

Même les cotisations dû par l’ UDT à la CSI et à la CSI -Afrique
ces deux dernières années n’ont pas été honorés à cause de cette pénurie financière et nous
avons été obligé de solliciter de ces dernières l’ annulation de nos dettes des cotisations en
attendant ce congrès de tous les espoirs a-t-il poursuivit.
Il nous faut désormais honorer toutes nos obligations statutaires à leur égards afin de ne
pas provoquer la désaffiliation de notre centrale qui risque de porter un très grave préjudice a
notre mouvement qui serait alors isolée et complètement privée de tout soutien
international grâce auquel nous maintenons en grande partie le cap en supportant toutes les
difficultés intérieures a-t-il insisté.

Malgré un bilan globalement négatif les congressistes ont approuvé le rapport financier
en proposant nombre des recommandations pour redresser la barre financière de
l’organisation ; notamment en redoublant beaucoup d’efforts en ce sens tant au niveau de la
centrale qu’au niveau des affiliés dont la majorité endure les mêmes difficultés.

IV). Amendement de statut et du règlement intérieur.

Les modifications du statut général de l’UDT approuvé et adopté parle congrès après
l’avoir amendé concernent les articles 12, 14,15, 23,34 et 48
Le statut fut amendé comme suit :

Art 12 : Il faut dire : « il (le congrès) se réunit ordinairement tous les quatre ans » au lieu de
« tous les trois ans ».

ART 14 : Cet article est modifié en son troisième aliéna. Il faut donc lire : « le congrès élit le
secrétaire général et le conseil général de l’UDT » au lieu de « élit le C.G (Conseil Général) »

Art 15 : Est modifié par un rajout à la fin du paragraphe soit : « il (le C.G) est présidé par le
Secrétaire Général »

Art 23 : Il faut lire « le bureau exécutif comprend 25 membres élu par le conseil général et se
compose comme suit :

1- Secrétaire Général

3- Secrétaires généraux adjoints

14- Secrétaires

7- Secrétaires adjoints

Le mandat du bureau exécutif est de quatre ans »
Au lieu de : « le bureau exécutif comprend 27 membres etc.. »

Art 34 : Annulation du 2e paragraphe de l’article qui parle du président et des vices
présidents
Art 48 : Ajouter en 2e et 3e tiret après la première : « par des fonds d’assistances et d’aides
Organisationnelles provenant des organisations syndicales internationales et régionales a
laquelle l’UDT est affiliée ou membre (CSI et CSI-Afrique) ainsi que des organismes comme
l’OIT et l’OAT.

V- Amendement Du Règlement Intérieur

Les modifications concernant le règlement intérieur qui a été approuvé par le congrès
consiste en une résolution qui stipule que le règlement intérieur qui complète le statut général
doit être révisé et modifié conformément aux nouvelles dispositions du statut qui vient d’être
amendé par ce congrès.
Le congrès donne en conséquence mandat au conseil général nouvellement élu de
l’UDT pour s’atteler à cette tache.

Cet amendement portera principalement sur les rôles et
les taches qui sont dévolues aux 25 membres du comité exécutif qui viennent d’être élu.

VI- Adoption des Résolutions

Sur proposition de la commission des résolutions du congrès résolutions correspondant
aux points ci-dessous mentionnés ont été adoptées par le congrès. Il s’agit des résolutions
portant sur :

1- L’exclusion de MOHAMED YOUSSOUF et deux de ses complices qui ont tenté de
déstabiliser l’UDT et continuent jusqu’ a présent à s’y atteler pour le compte des pouvoirs
publics qui tentent de les substituer aux dirigeants légaux et légitimes de l’UDT tant au
niveau national qu’au niveau régional et international

2- Sur la promotion de l’égalité des genres au sein de l’UDT comme au sein des affiliés
ainsi que le renouvellement et le renforcement du comité des femmes de l’UDT qui avait
cessé d’exister.

3- Sur la création d’un comité syndical de la jeunesse en vue de renforcer le mouvement
syndical et garantir le renouvellement des adhérents à la base.

4- Sur la condamnation et la dénonciation des ingérences du gouvernement dans les
affaires intérieures syndicales y compris les dernières atteintes aux activités et aux
patrimoines de l’UDT en particulier et à la liberté syndicale en général dans le pays.

5- Sur la réintégration des dirigeants et militants syndicaux licenciés pour fait de grèves
et activités syndicales depuis 1995 (soit depuis bientôt 15 ans) ainsi que le non respect des
engagements du gouvernement de Djibouti auprès du BIT, particulièrement le dernier accord
conclu sous l’égide de la mission de contact direct du BIT en janvier 2008

6-Sur la révision du code du travail toujours en suspens et les révisions des conventions
collectives qui peinent à se concrétiser et desquelles l’UDT demeure exclu.

7- Sur la promotion et le renforcement de l’éducation ouvrière et la formation syndicale
en vue de renforcer les capacités des cadres et militants de l’UDT et de ses affilés.

8- Sur la promotion et le renforcement des collectes des cotisations entravées par les
pouvoirs publics et les recherches des nouvelles solutions pour y remédier en vue de
renforcer la capacité financière de l’UDT

9- Sur la promotion et exigence du dialogue social, des consultations bipartites et
tripartites entre partenaires sociaux notamment avec le gouvernement à l’origine de la
rupture du dialogue et la disponibilité de l’UDT à cet égard tout en invitant le
gouvernement à cet effet.

VII- ELECTIONS

1- Election du secrétaire général
Conformément aux nouvelles dispositions du statut qui vient d’être adopté le secrétaire
général fut élu par le congrès.
Le seul candidat en lice étant le camarade ADAN MOHAMED ABDOU secrétaire
général sortant, il fut réélu à l’unanimité des congressistes présents pour un mandat de
quatre ans à la tête de l’UDT

2- Election du conseil général
Conformément aux dispositions du statut et du règlement intérieur, le conseil général fut
élu également à l’unanimité à raison de 3 représentants par syndicat de base affilié présent
au congrès ainsi que les commissaires aux comptes.

3- Election du bureau exécutif
Sur proposition du secrétaire général et des syndicats affilés consultés a cet égard ,24
membres du bureau exécutif qui y siégerons avec le secrétaire général ont été élu par le
conseil général en marge du congrès qui par la suite entérina la liste et l’approuva en sa
séance plénière.

4- Election de la présidente du comité des femmes et du président du comité des
jeunes :
Sur proposition du bureau exécutif Mme FATOUMA OMAR secrétaire à la promotion
féminine et à l’égalité des genres a été élu présidente du comité des femmes et
MOHAMED MOUMIN président du comité syndical des jeunes.

VIII). Cérémonie de clôture
Sur ce le congrès fut clôturé le 18 janvier à 13h00.
Pour le congrès

Le Secrétaire Général de l’UDT
ADAN MOHAMED ABDOU

_________________ Liste des élus au comité exécutif de l’UDT

1- Secrétaire Géneral ADAN MOHAMED ABDOU
2- 1er Secrétaire Géneral adjoint FARAH ABDILLAHI MIGUIL
3- 2em Secrétaire Géneral adjoint ANOUAR MOHAMED ALI
4- 3em Secrétaire Géneral adjoint SOULEIMAN AHMED MOHAMED
5- Secrétaire aux finances (trésorier géneral) AWAD IBRAHIM ARNAOULD
6- Secrétaire à la communication ALI MOHAMED KAMIL
7- Secrétaire aux relations internationales HASSAN CHER HARED
8- Secrétaire à l’organisation et à la coordination ALI IBRAHIM DARAR
9- Secrétaire aux négociations et aux conflits sociaux MOHAMED AHMED MOHAMED
10- Secrétaire à l’éducation ouvrière et la formation syndicale ABDOULRACHID MOHAMED ARREH
11- Secrétaire à la promotion feminine et à l’égalité des genres FATOUMA OMAR MOUSSA
12- Secrétaire aux affaires adminitratives et à la jeunesse MOHAMED MOUMIN
13- Secrétaire à l’etude, recherche et documentation ABDILLAHI AHMED ASSOWEH
14- Secrétaire aux affaires sanitaire à l’hygiène et sécurité ABDOULKADER HOUMED ABDOULKARIM
15- Secrétaire aux affaires juridiques et aux droits syndicaux HOUSSEIN AHMED ELMI
16- Secrétaire aux affaires sociales et à l’action humanitaire OMAR ALI EWADO
17- Secrétaire en charge du secteur informel ABDOULFATTAH HASSAN IBRAHIM
18- Secrétaire aux unions régionales DATO ALI KAMIL
19- Secrétaire adjointe à la promotion et à l’égalité des genres YASMIN HOUSSEIN WALIEH
20- Secrétaire adjoint aux finances (trésorier géneral adjoint) ALI MAHOMODA
21- Secrétaire adjoint à l’éducation ouvrière et la formation syndicale MOHAMED HOUMED IWAD
22- Secrétaire adjoint aux négociations et aux conflits sociaux ELMI WAÏSS
23- Secrétaire adjoint à la communication IBRAHIM HAROUN ALI
24- Secrétaire adjoint aux affaires adminitratives et à la jeunesse AWALEH MAHMOUD MOHAMED
25- Secrétaire adjoint à l’organisation et à la coordination MOHAMED ELLEHATE HOUMED

3 Commissaires aux comptes :
– ABDOULKALEK WABERI OUFFANEH
– HAMADOU YOUSSOUF LOITA
– SAAD MOHAMED MOUSSA

08/11/09 (B524) Plainte déposée par l’UDT (Djibouti) auprès du BIT pour obstruction aux droits d’organisations et interdiction de l’activité syndicale.

à Monsieur le Directeur général

Bureau International du Travail

Genève – Route des Morillons, 4

CH- 1211 Genève – SUISSE

Objet : Plainte pour obstruction aux droits d’organisations et interdiction de l’activité syndicale.

Monsieur le directeur général,

Le 13 octobre 2009, tôt dans la matinée, les forces de l’ordre ont, sur ordre de la primature,
investis le palais du peuple où se tenait le séminaire de formation syndicale pré-congrès,
organisé par l’UDT et interrompu la poursuite du séminaire en dispersant de force les
participants dont l’accès aux salles furent interdits.

Dans la foulée deux des camarades participants refoulés furent arrêtés et conduis dans les
locaux de la brigade criminelle avant d’être relâchés en fin de matinée après avoir été astreint
à un interrogatoire par la police.

Il s’agit du secrétaire général du syndicat des travailleurs
d’électricité de Djibouti (STED) le camarade Anouar Mohamed Ali et Abdourachid
Mohamed Arreh, membre du syndicat des enseignants du primaire(SEP).

Dans la même journée, la direction de Djibouti Sheraton Hôtel nous informa que la
réservation de la salle de conférence que nous avions conclu avec elle en vue d’y tenir l’assise
du 4eme congrès national ordinaire de l’UDT, a été annulée et résiliée d’office sur ordre de la
primature également. La direction de l’Hôtel nous annonça de plus qu’elle ne pourrait
accueillir au Sheraton notre congrès que si nous pouvions fournir une autorisation écrite du
ministère de l’intérieur à cet effet.

Nous nous rendîmes au ministère de l’intérieur pour savoir ce qui s’est passé, mais un des
responsable du ministère qui nous a reçu nous annonça d’emblée que ces mesures ne
concernaient pas uniquement l’UDT mais concernaient sans distinction toutes le deux
centrales nationales dont toutes activités relatives au congrès ou aux séminaires sont
désormais interdites jusqu‘à nouvel ordre : « ce sont les directives et ordres que nous venons
de recevoir et je vous conseille de ne pas vous fatiguer à chercher une éventuelle autorisation
à cet effet ni à essayer de contourner ces dispositions car aucune structure Hôtelière ou établissement publique ou privée ne sont autorisés à accueillir ces genres de rassemblement
jusqu‘a nouvel ordre. »

Le 14 octobre 2009 dans l’après midi, encore une fois sur ordre de la primature, le secrétaire
de l’UDT, le camarade Adan Mohamed Abdou fut interdit d’accès au siège de l’UDT qu’il
dirige et deux policiers furent d’ailleurs affectés à l’entrée dudit siège pour en contrôler
l’accès.

Ceci n’est rien d’autre que la mise en application des dispositions antisyndicales du nouveau
code de travail qui est aussi en contradiction flagrante avec les conventions internationales du
travail de l’OIT numéros 98 et 87 et plus spécialement du premier alinéa de l’article 215 qui
stipule clairement que l’existence légale des syndicats est subordonnée à des formalités de
dépôt et de contrôle de la légalité du syndicat.

D’ailleurs un groupe d’entrepreneur qui voulait
créer, au début de l’année 2009, une centrale syndicale d’employeur indépendante à Djibouti
a essuyé le même revers et sont sommés de ne plus à y penser.
L’arbitraire à l’encontre des syndicats libre vient d’atteindre, notamment à l’endroit de
l’UDT, son paroxysme et la liberté syndicale est ouvertement violée et n’a plus par
conséquent droit de cité dans le pays : le simple fait de la revendiquer est désormais un délit
pour les pouvoirs publics Djiboutiens au premier rang desquels le premier ministre en
personne.

Nous portons plainte contre le gouvernement djiboutien auprès de BIT et lui demandons de
prendre ses responsabilités vis-à-vis de Djibouti et de son gouvernement qui depuis presque
une décennie et demi viole et bafoue sans retenue aucune, les conventions et
recommandations du BIT comme les dispositions constitutionnelles de l’OIT.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, monsieur le directeur général, l’expression de notre
haute considération.