08/02/09 (B485) Union européenne : COOPERATION ENTRE L’UNION EUROPEENNE ET DJIBOUTI

Lien avec l’article : http://www.education.dj/fr/cooper/index.htm

Les débuts de la coopération entre l’Union Européenne et Djibouti remontent aux toutes premières étapes de la construction européenne. En effet, en 1957, le Traité de Rome donnait un statut d’associé aux pays et territoires contrôlés par certains Etats membres de la Communauté, dont la Côte Française des Somalis

Le premier Fonds Européen de Développement (FED), créé en 1958, et ceux qui se sont succédées depuis, ont permis à l’Europe de consacrer des sommes de plus en plus importantes au développement de Djibouti, avant même que le pays n’accède à l’indépendance en 1977.

Du 2ème FED (1963) au 10ème FED (2008), les contributions du FED en faveur de Djibouti sont ainsi passées de 1,5 à 40;5 MEUR, auxquelles il faut ajouter les aides à l’ajustement structurel, les aides d’urgence, et les fonds apportés par les programmes régionaux, entre autres.

Contribution du Fonds Européen de Développement (FED)
pour la République de Djibouti en millions d’euros

Sur les 25 dernières années donc, les ressources financières attribuées à Djibouti ont été de l’ordre de 150 millions d’euros.Ces ressources ont permis :

 l’amélioration des conditions de vie des populations urbaines et rurales, à travers les importants programmes d’assainissement de la ville de Djibouti et la création/restauration de points d’eau dans nombreuses contrées rurales.

 de valoriser Djibouti en tant que plateforme régionale pour le commerce et les services, à travers l’amélioration de son réseau routier et ferroviaire.

de soutenir les dépenses de l’Etat dans les secteurs sociaux, surtout ceux de la santé et de l’éducation.

La stratégie de coopération de l’Union européenne pour Djibouti, définie conjointement pour la période 2008-2013 (10ème FED), visera à appuyer la politique de réduction de la pauvreté mise en place par le Gouvernement dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Developpement Social lancée en janvier 2007.

Pour être plus efficace, elle sera concentrée sur trois secteurs : l’eau, l’assainissement, et les énergies renouvelables.

______________ Note de l’ARDHD : de l’argent jeté par les fenêtres ?


Humour par Roger Picon
En dépit de l’augmentation exponentielle des aides et soutiens que l’UE a consentis à la dictature, on peut s’interroger sur le pourcentage des montants qui ont véritablement servi à améliorer la vie des Djiboutiens et l’économie de leur pays….

On croit savoir que la patrimoine de Guelleh a augmenté lui aussi de façon vertigineuse : y a-t-il un pipe line direct qui conduit les aides européennes au coffre-fort d’Haramous ?

Ce que l’on sait avec certitude, c’est
que depuis 25 ans, les populations subissent chaque jour la dégradation lamentable de l’économie, des services publics, dont la santé et l’éducation et du pouvoir d’achat, pour ne citer que ces domaines prioritaires, dans lesquels l’Europe a investis.

09/12/08 (B477) Présidence française du Conseil de l’Union européenne (juillet-décembre 2008)

Décembre 2008

Somalie : l’UE salue les avancées du Processus de Djibouti (8 décembre 2008)

Déclaration de la présidence du Conseil de l’Union européenne sur la Somalie

La présidence du Conseil de l’Union européenne salue les dernières avancées du processus de Djibouti entre le gouvernement fédéral de Transition et l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie, sous l’égide du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies. L’ouverture du Parlement à l’opposition sur une base quasi paritaire avec les parlementaires actuels permettra de renforcer les institutions de transition.

Ces avancées politiques doivent s’accompagner en parallèle de progrès concrets dans la mise en œuvre du cessez-le-feu. La constitution d’unités conjointes, dans le contexte du retrait annoncé des forces éthiopiennes de Somalie, est à cet égard crucial.

La présidence du Conseil de l’Union européenne appelle les parties à l’accord de Djibouti à pleinement respecter leurs engagements et à les mettre en œuvre sans attendre.

La présidence rappelle que la communauté internationale a mis en place un régime de sanctions contre les personnes faisant obstacle au processus politique, dans le cadre de la résolution 1844.

Elle appelle toutes les parties restées en dehors du processus à le rejoindre et à cesser les combats.

07/04/08 (B442) Réponse du Commissaire Louis Michel à la question posée le 21 février 2008 par le député européen Mario Mauro « Arrestation du père Sandro De Pretis et discriminations à l’encontre de l’Église catholique à Djibouti »

E-0830/08FR
Réponse donnée par M. Michel
au nom de la Commission
(28.3.2008)

La Commission était informée du début de l’arrestation du père Sandro De Pretis, en détention préventive depuis le mois d’octobre 2007. En effet, le prêtre catholique de nationalité italienne accusé de corruption de mineurs a quitté la prison de Gabode le 21 février 2008, après acceptation de la demande de mise en liberté provisoire par la Chambre d’accusation.

La Commission n’a pas entrepris directement de démarche dans la mesure où il s’agit avant tout d’une affaire de protection consulaire qui relève en premier lieu de la responsabilité de l’Etat membre dont est ressortissant le père De Pretis, en l’occurrence l’Italie. Ceci dit, la Commission est en contact régulier avec le Consul honoraire d’Italie à Djibouti, et l’Ambassade d’Italie en Ethiopie au sujet de cette affaire. D’après les informations reçues, les représentants italiens suivaient la situation de près et ont également rendu visite au père Sandro De Pretis. La Commission est bien sûr prête à soutenir les demandes d’appui de l’Italie si et quand elle en fera part.

En ce qui concerne les liens qui pourraient exister entre l’arrestation du prêtre catholique et l’affaire Borrel, la Commission est tout à fait au courant de la situation politique complexe qui résulte de l’évolution de l’enquête sur la mort du juge français et ses conséquences sur les relations franco-djiboutiennes. Aucune affirmation officielle des autorités Djiboutiennes n’a jamais lié l’arrestation du prêtre catholique à l’affaire Borrel. La Commission peut seulement noter la similarité d’accusations à l’encontre du père De Pretis avec celles avancées par certaines parties dans le cadre de la mort du juge Borrel, soit disant liée à une affaire de réseau pédophile, accusations qui jusqu’ici n’ont été étayées par aucun fait et semblent dès lors n’avoir pas de substance.

La Commission rappelle qu’un dialogue politique basé sur l’article 8 de l’Accord de partenariat de Cotonou a été lancé à Djibouti en 2004, permettant à la Commission et aux Etats membres d’aborder des sujets comme la bonne gouvernance ainsi que les droits de l’homme. La Commission et les Etats membres restent très attentifs à l’évolution de la situation.

11/06/07 (B399) Somalie : la Commission Européenne accorde une aide humanitaire d’urgence de 4 millions euros

Emetteur:
Commission Européenne

La Commission européenne a octroyé une aide d’urgence
pour un montant de 4 millions euros à la Somalie, afin de venir en
aide aux 350 000 personnes déplacées à l’intérieur
du pays et aux communautés d’accueil.

L’aide humanitaire de la Commission consiste à fournir des abris, une
aide alimentaire, de l’eau et des soins de santé, ceux-ci étant
particulièrement destinés à faire face à une importante
épidémie de choléra dans le sud de la Somalie portant
sur un nombre de cas estimé à 17 000 jusqu’ici.

L’aide de la Commission couvre également l’appui logistique aux organisations
humanitaires pour la livraison et le transport de l’aide en Somalie. Tous
les fonds sont acheminés par l’intermédiaire de l’Office d’aide
humanitaire de la Commission européenne (ECHO). Depuis 2004, la Commission
a accordé une aide humanitaire d’un montant de 32,5 millions euros,
y compris l’allocation de ce jour, aux populations vulnérables de la
Somalie. Une aide humanitaire supplémentaire s’élevant à
2 millions euros est fournie aux réfugiés somaliens au Kenya
(voir IP/06/1887).

La Commission prépare également un plan global d’aide humanitaire
en faveur de la Somalie et prévoit des fonds supplémentaires
au titre de l’aide alimentaire, qui devraient être adoptés dans
le courant de l’année.

Outre les troubles et les combats civils ayant entraîné des déplacements
massifs de population, des souffrances humaines et la perte de moyens de subsistance,
la Somalie a en même temps été confrontée à
sa pire sécheresse, ses plus fortes inondations et sa plus grave épidémie
de fièvre de la vallée du Rift au cours de cette dernière
décennie. La capacité de résistance de la population
a ainsi atteint un point de rupture.

Olli Rehn, commissaire chargé du développement et de l’aide
humanitaire faisant fonction, a souligné ce qui suit: «Le peuple
somalien a fait preuve d’une extraordinaire capacité d’adaptation aux
difficultés. Mais il ne peut tout simplement plus y faire face. Il
a le droit de bénéficier d’une aide internationale.

La Commission européenne, en tant que premier fournisseur d’aide humanitaire,
continuera de lui apporter une aide vitale.» Le commissaire Rehn a rappelé
à toutes les parties en Somalie qu’elles devaient «respecter
sans aucune ambiguïté leurs obligations en vertu du droit humanitaire
international et accorder l’accès au personnel humanitaire pour alléger
les souffrances des civils».

Il a mis l’accent sur le fait qu’«il n’existe aucune solution militaire
au conflit actuel et que seul un règlement politique global peut mettre
fin au cycle de violence qui dévaste le pays depuis seize ans.

Toutes les parties doivent faire preuve d’un maximum de retenue et s’engager
sur la voie d’un cessez-le-feu, qui demeure une condition préalable
au bon déroulement du congrès de réconciliation nationale,
qui devrait s’ouvrir à la mi-juin».

L’Union européenne contribue également au renforcement des capacités
de l’AMISOM, la force de maintien de la paix de l’Union africaine. La Commission
a débloqué 15 millions euros de l’instrument financier pour
la paix en Afrique pour aider au déploiement de cette force de paix.
Par ailleurs, la Commission est le premier fournisseur d’aide au développement
et d’aide humanitaire en Somalie: au total, 25 millions euros ont été
consacrés en 2007 aux besoins humanitaires vitaux de la population.

Les projets d’aide humanitaire financés par la Commission sont mis
en oeuvre par des organismes d’aide non gouvernementaux, les agences spécialisées
des Nations unies et le mouvement de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. Le
bureau régional d’ECHO à Nairobi suit attentivement l’évolution
de la situation humanitaire en Somalie et joue un rôle actif dans la
coordination locale des efforts d’assistance. Il contrôle également
l’utilisation des fonds humanitaires de la Commission.

En mai 2006, la Commission européenne a décidé d’octroyer
70 millions euros au programme de reprise économique de la Somalie
pour mettre les services sociaux de base à la portée des plus
pauvres et des plus vulnérables et réduire l’insécurité
alimentaire (voir l’IP/06/659). Les fonds proviennent du 9e Fonds européen
de développement.

La Commission européenne fait également partie du groupe de
contact international sur la Somalie qui a pour vocation de contribuer à
la paix et à la stabilité dans le pays.