14/11/08 (B473-B) Le Président de l’UIDH confirme son soutien à Jean-Paul Noël Abdi à la veille de l’étude de son pourvoi devant la Cour suprême de Djibouti.

Monsieur le Président,

L’UIDH suit de près l’évolution de votre affaire et condamne avec la dernière rigueur les tentatives d’instrumentalisation de la justice et de musèlement des avocats de la part de l’Etat djiboutien.

Nous manifestons notre solidarité agissante envers l’Observatoire Pour la Protection des Défenseurs des droits de l’Homme.A vous -même nous réitérons notre soutien total et constant.

Salutations militantes.
Le Président de l’UIDH
Maître Brahima Koné

 

06/02/08 (B433-B) UIDH – Communiqué du Centre d’Information et de Documentation de l’UIDH pour condamner le harcèlement actuel contre les défenseurs des droits de l’homme à Djibouti.

DECLARATION

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) suit avec beaucoup d’inquiétudes les évènements en cours à Djibouti.

En effet depuis un certain moment, un mouvement d’exaspération générale se fait ressentir au sein de la population, situation exacerbée par la tenue prochaine des élections législatives dans le pays à la date du 08 février 2008.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a relevé de nombreux abus perpétrés par le pouvoir sur la population civile (rafles, arrestations et emprisonnement, interdiction de manifester, etc.).

Ainsi, dans la matinée du 1er février 2008, M. Jean Noël Abdi, Président de la LDDH a été empêché de quitter son domicile. Deux individus en civil se présentant comme issus des rangs des forces armées ont été chargés d’exécuter cette assignation à domicile qui selon eux concernait tous les dirigeants de l’opposition et de leurs proches.

L’après midi, les deux membres des forces de l’ordre ont été rejoints par six policiers des forces anti-émeute qui ont encerclé le domicile de M. Noël Abdi afin de l’empêcher de sortir.

M. Jean Noël Abdi a régulièrement dénoncé les graves violations des droits humains commises par les autorités djiboutiennes, ce qui d’ailleurs, lui a prévalu de nombreuses tracasseries policières : arrestation et inculpation à six (6) mois de prison ferme assortis de 100.000 FDJ d’amende en mars 2007 ; arrestation le 2 décembre 2007 et transfert au centre de rétention de Nagad, etc.

Cet amalgame sciemment créé par le pouvoir entre défenseurs des droits humains et opposants politiques est un moyen insidieux pour museler à jamais les défenseurs des droits humains. Cette décision constitue une entrave à la liberté d’opinion et d’expression, à la liberté de réunion et d’association pacifique.

L’UIDH demande aux autorités djiboutiennes :

  –         la Garantie en toutes circonstances de l’intégrité physique et
psychologique de M. Jean-Paul Noël Abdi ;

  –         l’arrêt de toute forme de harcèlement, y compris judiciaire à son encontre ;

  –         l’arrêt de toutes les tracasseries à l’encontre des défenseurs
des droits de l’homme à Djibouti afin qu’ils puissent exercer leur
profession et mener leur activité de défense des droits de l’homme librement
et sans entrave ;

  –         de se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle
des droits de l’homme et des instruments régionaux et internationaux que le
pays a ratifiés.

Ouagadougou
le 04 février 2008

Le Président

Me Brahima KONE

24/03/07 (B388-A) COPIE du courrier que l’UIDH avait adressé le 13 mars au Ministre djiboutien de la Justice et des affaires musulmanes, en charge des Droits de l’Homme

Ouagadougou,
le 13 mars 2007
Le Président

N021/UIDH/2007

A
Monsieur Ibrahim Idriss Djibril,

Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes,
Chargé des droits de l’homme
Fax : 00253 35 54 20
Djibouti

 

Objet
: Situation de Monsieur Jean-Paul Noël Abdi,

Président de la Ligue Djiboutienne des droits de l’homme

Monsieur
le Ministre,

J’ai l’honneur de vous informer que l’Union interafricaine
des droits de l’homme (UIDH) dont est membre la Ligue Djiboutienne des
droits de l’homme que préside Monsieur Jean-Paul Noël Abdi,
tient son 4ème congrès ordinaire à Ouagadougou au Burkina
Faso, du 15 au 17 mars 2007.

Tout en se réjouissant de la décision de sa mise en liberté
provisoire par le président de la Chambre des flagrants délits
du tribunal de première instance de Djibouti, l’UIDH reste vivement
préoccupée par :

– la restriction
de la liberté de mouvement de Monsieur Jean-Paul Noël Abdi ;

– l’interdiction
de fait, faite à Monsieur Jean-Paul Noël Abdi de quitter le territoire
djiboutien et donc de pouvoir se rendre au congrès de l’UIDH.

L’UIDH
voudrait par les présentes adresse et requête expresses :

– vous informer que Monsieur Jean-Paul Noël Abdi est officiellement invité
et attendu pour le 4ème congrès de l’UIDH qui se tient
du 15 au 17 mars 2007 à Ouagadougou ;

– vous prier instamment de bien vouloir user de votre autorité afin
que lui soit restitué sans délai son passeport confisqué
par les forces de l’ordre, afin de lui permettre d’effectuer le
déplacement de Ouagadougou ;

– vous prier instamment de bien vouloir veiller à la protection et
à la pleine sécurité de la personne de Jean-Paul Noël
Abdi et de sa famille conformément aux dispositions des instruments
juridiques internationaux et régionaux de protection des droits humains
et des défenseurs des droits de l’homme ratifiés par Djibouti.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de
notre haute considération.

Dr
Patrick NGOUAN
Vice Président chargé de l’Intérim

 

24/03/07 (B388-A) DECLARATION DU 22 MARS DE L’UIDH SUR L’EMPRISONNEMENT DE M. NOËL ABDI JEAN-PAUL

C’est
avec une grande stupéfaction que l’Union Interafricaine des Droits
de l’Homme (UIDH) a appris la condamnation de M. Noël ABDI Jean-Paul,
Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et Vice
Président de l’UIDH pour la Corne de l’Afrique.

En effet, le 18 mars 2007, au terme d’un procès entaché
de graves irrégularités, M. Noël ABDI Jean-Paul a écopé
de six (6) mois de prison ferme assortis de 100.000FDJ d’amende.

M. Abdi Noël Jean Paul menait des investigations
sur la découverte d’un charnier le 9 février 2007 à
moins d’un kilomètre de la propriété Présidentielle,
le « charnier du Day ». Les ossements exhumés par les eaux
seraient ceux des civils innocents, victimes d’exécutions sommaires
et extrajudiciaires par les Forces armées djiboutiennes le 1er janvier
1994.

Il enquêtait également sur un cas
de viol perpétré le 24 février 2007 sur une jeune fille
sourde-muette se trouvant seule dans sa maison, acte commis par deux individus,
dont un sergent de la Garde Présidentielle affecté à
la surveillance de la propriété Présidentielle privée.

M. Abdi Noël Jean Paul a été interpellé le 9 mars
2007 par la police judiciaire et placé en garde à vue. Les autorités
judiciaires lui reprochent, entre autres, d’avoir sciemment diffusé
de fausses nouvelles et ce faisant, diffamé et porté le discrédit
sur les institutions de la République ainsi que leurs dirigeants.

A l’issue, de sa garde à vue, il a été déféré
au parquet de Djibouti pour répondre des chefs d’accusation retenus
à son encontre. Par la suite, il a bénéficié d’une
liberté provisoire.

Une demie heure après sa sortie de prison, le directeur de la sécurité
publique, le Lieutenant Colonel Omar H. Hassan, a ordonné la saisie
de son passeport. Cette mesure inique visait à empêcher M. Noël
Abdi Jean Paul à se rendre au Burkina Faso pour assister au Congrès
de l’UIDH prévu les 15, 16 et 17 mars.

En effet, l’UIDH dans une lettre adressée à M. Ibrahim
Idriss Djibril, Ministre de la Justice , chargé des droits de l’homme
a protesté contre cette mesure qui constitue une violation au droit
de circuler librement et a demandé la restitution dudit passeport,
requête restée sans suite. Pire, M. Abdi Noël Jean Paul
a été condamné à six mois de prison ferme.

L’UIDH s’inquiète de la tournure prise par les évènements
et craint pour la vie de M. Abdi Noël Jean Paul dont l’état
de santé exige un suivi régulier. Elle exhorte les autorités
djiboutiennes à :

– garantir l’intégrité physique et psychologique
de M. Abdi Noël Jean Paul et de tous ses associés ;

– ordonner sa libération immédiate et sans condition ;

– mener une enquête indépendante sur le « charnier du day
» et l’affaire du viol afin d’identifier toutes les personnes
impliquées, de les traduire devant un tribunal indépendant et
d’appliquer les sanctions prévues par la loi ;

– garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales
selon les lois nationales et les instruments internationaux ratifiés
par la République de Djibouti.

Ouagadougou
le 22 mars 2007

Le Président de l’UIDH
Me Brahima KONE

22/03/07 (B387-B) UIDH – Communiqué de presse sur les travaux du 4ème congrés qui s’est tenu à Ouagadougou et auquel Jean-Paul Noël ABDI n’a pu présenter en personne la situation alarmante des Droits de l’Homme à Djibouti (Privé de passeport par le régime d’IOG …)

LE
4ème CONGRÈS de l’UNION INTERAFRICAINE des DROITS de l’HOMME

a placé les problèmes des conflits en Afrique au centre
de ses grandes préoccupations face aux drames que connaissent les populations
africaines endeuillées par les conflits générés
doublement par la mal gouvernance et le mal développement qui plongent
le continent dans la misère, la précarité, les maladies
endémiques, la faillite des systèmes éducatifs, entraînant
l’évasion de la jeunesse hors des différents pays vers
des destinations périlleuses, l’exode des travailleurs et des
élites fuyant les guerres civiles et les interventions étrangères
destructrices.

____________________________________

Face à ces
drames qui se déroulent dans toutes les régions d’Afrique,
les foyers les plus ardents étant, actuellement, le Darfour, la Somalie,
l’Ethiopie – Erythrée, le Tchad, le Centrafrique, le Congo,
le Rwanda, le Burundi, la Guinée, le Polisario, la Casamance, les Comores,
l’Angola et le Kabinda, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le
Cameroun, le Niger, le Mali, la responsabilité du Conseil de Sécurité
des Nations Unies, notamment des cinq membres disposant du DROIT de VETO (USA,
France, Grande Bretagne, Russie, Chine) soutenant les régimes néocoloniaux
corrompus au pouvoir, est fortement engagée devant l’histoire
et devant les peuples.

Aussi, le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,
dont la mission et la lutte pour le Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes
et les Droits de l’Homme à la liberté, à la dignité,
à l’éducation, à la culture, à la paix et
à la solidarité pour le développement, la justice contre
la corruption et l’impunité par la bonne gouvernance transparente
et alternante, interpelle la conscience universelle et avec elle, les organisations,
les mouvements, tous les acteurs confondus de la défense des libertés
fondamentales en Afrique et dans le monde.

1)
Au plan africain, l’Union Africaine et la Commission des Droits de
l’Homme et des Peuples doivent réagir et agir d’urgence
avec obligation de résultats au niveau des populations endeuillées
par les pouvoirs corrompus, et ce, par l’application effective de
la Charte de la bonne gouvernance.

2) Au
plan international et mondial, le Conseil de Sécurité des
Nations Unies doit immédiatement contraindre ses Etats membres, notamment,
la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis à cesser de prêter
main forte aux régimes corrompus en Afrique et voire même par
leurs interventions armées directes dans le bombardement génocidaire
pratiqué sur les populations du Tchad, du Soudan, du Centrafrique,
de Somalie, de l’Erythrée, du Congo, du Burundi et du Rwanda,
jouant ainsi, tout à la fois, les pompiers pyromanes et les médecins
après la mort.

Le 4ème
Congrès de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,
dans son département chargé de la gestion des conflits, intensifiera
ses efforts pour contribuer à la recherche de solutions en vue de l’avènement
de l’Etat de Droit pour que règne la liberté, la paix
et l’amitié entre les êtres, les nations et les peuples.

Le
22 mars 2007.
Professeur Kapet de BANA,
Membre du Comité de Coordination de l’Union Interafricaine

des Droits de l’Homme, chargé de la gestion des conflits.

_____________________________

Siège social
: 01 BP 1346 Ouagadougou 01
tel 🙁 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)
Contact du Responsable chargé de la gestion des conflits :
Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org

18/12/05 (B329) UIDH Union Interafricaine des Droits de l’Homme : communiqué du 15/12 pour dénoncer l’arrestation arbitraire par les sbires de Guelleh, de Jean-Paul Noël Abdi, Vice-Président de l’UIDH et Président de la LDDH.

Communiqué de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme

Subject: Arrestation de M. Jean Noel Abdi
Date: Thu, 15 Dec 2005 11:34:00 -0000
ARRESTATION ET DETENTION DE JEAN-NOEL ABDI

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) est inquiète de la dégradation de la situation des droits de l’homme en Djibouti. En effet, selon les informations que nous venons de recevoir, M. Jean-Paul Abdi Noel, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) et Vice Président de la Corne de l’Afrique aurait été convoqué le 14 décembre par la police nationale. Il aurait été ensuite transféré à la prison de NAGAD. Nous ignorons les motifs réels de cette interpellation et emprisonnement.

Nous nous rappelons des nombreuses dénonciations des violations graves des droits humains perpétrées par les autorités djiboutiennes et régulièrement dénoncées par la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme. Les dossiers qui continuent de défrayer la chronique : l’arrestation en septembre 2005 des responsables syndicaux suite à une grève des travailleurs du port ; la répression meurtrière en décembre à l’encontre des habitants décasés d’Arhiba II, intervention qui s’est soldée par 7 morts, 8 blessés graves, 5 disparus ; ce dossier jusqu’à ce jour n’a pas connu de suite judiciaire.

Ces atteintes récurrentes aux droits humains ont été portées à la connaissance de l’opinion publique par Jean Noel Abdi ; son arrestation semble être liée à ses prises de position régulières sur la situation des droits de l’homme dans le pays.

Face à ces nombreuses dérives et à ces graves manquements à la liberté d’opinion, d’association, l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme demande aux autorités djiboutiennes :

– la libération sans condition de M. Jean-Paul Abdi Noel ; M. Jean-Paul Abdi Noel a des problèmes de santé et doit régulièrement des médicaments ;
– la garantie de son intégrité physique et psychologique ;
– l’arrêt des tracasseries contre les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme dans le pays ;
– à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme et plus particulièrement à son article 1 “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”, son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”.

Fait à Ouagadougou le 15 décembre 2005
Le Président de l’UIDH
Me Halidou OUEDRAOGO

19/11/05 (B325) LDDH : appel de l’UIDH pour faire cesser les assassinats dans la région du Kasaï Oriental.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 19 NOVEMBRE 2005
SUR L’ASSASSINAT DE POLYCARPE MPOYI NGONGA
COORDINATEUR DU RESEAU NATIONAL D’OBSERVATION DES
ELECTIONS (RENOSEC) POUR LA REGION DU KASAI ORIENTAL
ET RESPONSABLE DU CENTRE DE FORMATION ET D’EDUCATION POPULAIRE

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) a été profondément choqué par l’assassinat de M. Polycarpe Mpoyi Ngongo, coordinateur du Réseau national d’observation des élections (RENOSEC) pour la région du Kasaï-oriental, et responsable du Centre de formation et d’éducation populaire (CEFOP). Selon les informations reçues par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le 9 novembre 2005, M. Polycarpe Mpoyi Ngongo en se rendant à son bureau à mobylette a reçu un appel inconnu de son téléphone portable. S’étant garé sur le trottoir pour répondre, un véhicule de la Police d’intervention rapide (PIR) a brusquement dévié de sa trajectoire et est venu le percuter. M. Mpoyi Ngongo est décédé sur le coup du fait de la violence du choc.

M. Polycarpe Mpoyi Ngongo avait mené des investigations sur l’assassinat le 31 octobre de Me Léonard Mukendi Kabongo. Ces enquêtes impliquaient les autorités congolaises. Il avait fait l’objet de menaces et d’intimidations de la part d’agents de la PIR, notamment, le jour de son assassinat et durant les trois jours qui l’ont précédé, des agents de la PIR s’étaient régulièrement postés en faction aux abords de son domicile, à Mbuji-Mayi, et y avaient effectué de nombreuses rondes. En outre, le 7 novembre 2005, M. Mpoyi Ngongo avait été suivi par des agents de la PIR. Il avait alors informé ses collaborateurs qu’il se sentait en danger.

Une fois de plus, un défenseur des droits de l’homme en RDC a payé de sa vie pour avoir réclamé plus de justice, moins de violations des droits humains. L’UIDH est préoccupée par cette montée de la violence avec ses lots d’assassinats ciblés dont les auteurs ne sont jamais identifiés ni inquiétés.

En effet, nous gardons en mémoire l’assassinat le 3 novembre 2005 à Kinshasa du journaliste de la Référence Plus, Frank Kangundu et de son épouse ; M. Paul Nsapu, président de la Ligue des électeurs (LE), coordinateur principal du RENOSEC et animateur du Réseau d’observation des manifestations et des libertés publique, qui a dû fuir la RDC depuis plusieurs mois (cf. appel urgent de l’Observatoire RDC 006/0905/OBS 078) ; de M. Dismas Kitenge Senga, président du Groupe Lotus, ONG de défense des droits de l’Homme basée à Kisangani, et animateur du Collectif des associations de défense des droits de l’Homme, dont le domicile a été incendié par des inconnus dans la nuit du 22 au 23 septembre 2005 (cf. appel urgent de l’Observatoire RDC 004/0705/OBS 051.1) ; de la Fondation Chirezi, attaquée le 5 octobre 2005 à Uvira, dont le président M. Floribert Kazingufu a dû fuir par peur de représailles (cf. appel urgent de l’Observatoire RDC 007/1005/OBS 101), ou encore des membres de l’Association africaine des droits de l’Homme (ASADHO) au Katanga, notamment M. Golden Misabiko, président et M. Amigo Ngonde, président d’honneur, qui ont été attaqués le 16 mai 2005 (cf. appel urgent de l’Observatoire RDC 002/0505/OBS 034).

Ces exemples ne son pas exhaustifs, est ce une nouvelle stratégie employée par les autorités congolaises pour museler et faire taire à jamais les journalistes et les défenseurs des droits humains ? Manifestement, elles sont entrain de faire le lit de l’impunité.

Face à ces abus récurrents, l’UIDH interpelle le Président Kabila et son gouvernement à :

  • garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des défenseurs des droits humains en RDC ;
  • diligenter des enquêtes impartiales et indépendantes sur les assassinats de M. Polycarpe Mpoyi Ngongo et de Me Léonard Mukendi Kabongo car ces deux meurtres semblent étroitement liés afin que les auteurs et les commanditaires soient identifiés, arrêtés et sanctionnés ;
  • mener effectivement des enquêtes sur tous les cas de menaces, de harcèlements de crimes dont les raisons semblent politiques et qui sont demeurés impunis à ce jour ; ces délits jettent le discrédit sur le pouvoir congolais ;
  • se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi qu’aux autres instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par la RDC

Ouagadougou le 18 novembre 2005

Le Président de l’UIDH
Me Halidou OUEDRAOGO

14/08/05 (B311) UIDH : pour une pédagogie des Droits de l’Homme et de la Démocratie en Afrique au 21ème siècle.

POUR une PEDAGOGIE des DROITS DE L’HOMME
et
de la DEMOCRATIE en AFRIQUE
au seuil du 21 ème siècle à la LUMIERE du

STATUT de ROME de la COUR PENALE INTERNATIONALE des NATIONS UNIES concernant le CRIME CONTRE L’HUMANITE et la COUR AFRICAINE DES DROITS de L’HOMME et des PEUPLES.

TEXTES à l’APPUI

Les instruments internationaux de promotion, de protection et de défense des libertés fondamentales.

La formation des formateurs des défenseurs des Droits de l’Homme.

Compilation et orientation pédagogique

Par le Professeur Kapet de BANA :

  • Membre fondateur de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (U.I.D.H.),
  • Président de la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme (L.C.D.H.),
  • Coordinateur International du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine (C.M.D.P.).
  • Titulaire des Prix des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Siège social : 01 BP 1346 Ouagadougou 01-
Tel : (226) 31.61.45. Fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)