17/06/07 (B400) Après des mois d’exil, les habitants de Mogadiscio tentent de reconstruire leurs vies (Nations Unies) (Info lectrice)

United
Nations (New York)
ACTUALITÉS
15 Juin 2007

Une mission du Coordonnateur humanitaire des Nations unies était à
Mogadiscio hier pour rencontrer le gouvernement fédéral de transition
et d’autres entités afin d’améliorer l’assistance humanitaire,
alors que les habitants de la capitale somalienne rentrent progressivement
chez eux.

« Sur les 490.000 personnes qui ont fui Mogadiscio entre février
et mai 2007, environ 112.000 sont désormais rentrées, tentant
de reconstruire leur vie ; nombre d’entre elles ont perdu des biens dans les
combats », souligne un communiqué du Bureau de la coordination
des affaires humanitaires (OCHA) publié à New York.

D’autres personnes qui souhaiteraient revenir sont suspendues à la
décision du gouvernement quant à l’utilisation de certains bâtiments
publics.

« Dans le processus de réappropriation de bâtiments
publics, le gouvernement fédéral de transition doit respecter
les normes internationales et trouver des solutions alternatives aux habitants
», rappelle OCHA.

De plus, tout solution à long terme pour les déplacés
doit être basée sur les résultats de la Conférence
de réconciliation nationale, insiste l’agence onusienne, qui indique
que les faiblesses des infrastructures de transport ont fortement ralenti
les retours.

Dans la capitale somalienne, la mission a rencontré le Ministre de
la planification, le maire de la ville et des représentants d’organisations
non gouvernementales (ONG).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
souligne de son côté que Mogadiscio n’est pas la seule zone de
Somalie où les tensions restent fortes : c’est aussi le cas dans le
sud et le centre du pays.

Ainsi, plus de 10.000 personnes se seraient réfugiées à
Kismayo après des combats entre clans, et près de 800 personnes
à Merka en raison de tensions entre les anciennes et les nouvelles
administrations régionales.

La mission a souligné hier que la priorité des humanitaires
continuait d’être la fourniture des services de base aux déplacés.

Une autre mission conduite récemment à Idaale, dans la région
de Bay, a mis en évidence les besoins importants de la population en
eau, assainissement et services d’hygiène. Un soutien en terme d’abris,
d’équipements ménagers, d’éducation et de santé
est également nécessaire.

En outre, la présence de mines et d’autres engins explosifs
non explosés, obus, grenades et missiles antiaériens, est un
important sujet de préoccupation dans cette région où
les combats entre le gouvernement fédéral de transition et ses
alliés éthiopiens d’une part, et les Tribunaux islamiques d’autre
part, ont été particulièrement intenses.

La situation alimentaire est elle-aussi inquiétante.


La saison des pluies a jusqu’ici été assez faible, ce qui pourrait
avoir un impact significatif sur les cultures, selon l’unité d’analyse
de la sécurité alimentaire de l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Au mois de mai, les pluies ont été rares et elles devraient
être inférieures à la normale, voire inexistantes, en
juin.

09/05/07 (B394) Le Conseil de sécurité profondément préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie et la tension grandissante entre les deux pays (Info lectrice)

Les
membres du Conseil de sécurité ont fait part aujourd’hui de
leur profonde préoccupation concernant « l’impasse dans laquelle
se trouve le processus de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie
et la tension grandissante entre les deux pays ».

Ils «
renouvellent l’appel qu’ils ont lancé aux deux parties pour qu’elles
fassent preuve de la plus grande retenue et s’abstiennent de recourir à
la menace ou à l’emploi de la force l’une contre l’autre », indique
une déclaration transmise après une réunion à
huis clos sur le sujet.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment une fois
encore l’intégrité de la Zone de sécurité temporaire
et engagent instamment les deux parties à retirer immédiatement
leurs forces et leur matériel des positions situées à
l’intérieur de la Zone ou à proximité.

Ils sont encouragés par la déclaration que le Premier Ministre
éthiopien a faite au Parlement le 29 mars 2007, selon laquelle le Gouvernement
éthiopien avait accepté la décision définitive
et contraignante de la Commission du tracé de la frontière entre
l’Éthiopie et l’Érythrée, et exigent que l’Éthiopie
applique intégralement et sans plus tarder la décision de la
Commission.

Le Conseil réaffirme son appui à
la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée
(MINUEE) et exige à nouveau de l’Érythrée qu’elle lève
sans plus tarder et sans préalable toutes les restrictions qu’elle
impose aux déplacements et aux opérations de la Mission.

Ses membres « demandent aux deux parties de coopérer pleinement
avec la MINUEE en vue de reprendre les réunions de la Commission militaire
de coordination ».

Les 15 membres du Conseil évoquent la possibilité pour le Secrétaire
général de nommer un nouveau Représentant spécial,
pour aider les deux pays à normaliser leurs relations, promouvoir la
stabilité et poser les bases d’une paix durable dans la région.

Enfin, les membres du Conseil de sécurité demandent
une fois de plus « l’abornement intégral et rapide de la frontière
».

Dans son dernier rapport sur la question, le Secrétaire général
avait lui aussi estimé que l’impasse entre les deux pays demeurait
« une source préoccupante d’instabilité pour les deux
pays, ainsi que pour l’ensemble de la région »

03/05/07 (B393-B) Réveil des tensions entre Erythrée et Ethiopie ? / U.N. distribué par All Africa / L’impasse est « dangereuse » pour la stabilité de l’ensemble de la région ; « Je demeure profondément préoccupé par la phase dans laquelle se trouve le processus de paix entre l’Éthiopie et l’Érythrée et par la tension croissante entre les deux pays »

United Nations (New York)

« Je demeure profondément préoccupé par la phase
dans laquelle se trouve le processus de paix entre l’Éthiopie et l’Érythrée
et par la tension croissante entre les deux pays », déclare le
Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans
son dernier rapport sur la question.

La situation est exacerbée par des déclarations publiques hostiles,
l’instabilité et l’insécurité dans la zone temporaire
de sécurité et alentours, ainsi que l’implication des parties
dans d’autres crises régionales complexes, indique ce rapport qui porte
sur la période entre le 22 janvier et le 22 avril 2007.

« Cette impasse demeure une source préoccupante d’instabilité
pour les deux pays, ainsi que pour l’ensemble de la région ».

La situation entre les parties demeure volatile compte tenu notamment de l’expiration
prochaine du délai de 12 mois prévu par la Commission dans sa
déclaration du 27 novembre 2006 concernant la démarcation de
la frontière.

« J’exhorte les deux parties à s’abstenir de déclarations
publiques hostiles et à retirer leurs troupes des positions qu’elles
occupent aussi bien à l’intérieur de la zone temporaire de sécurité
qu’alentours », écrit Ban K-moon, les invitant également
« à coopérer avec la Mission des Nations Unies en Éthiopie
et en Érythrée (MINUEE) en vue de reprendre les réunions
de la Commission de coordination militaire qui pourrait aider à gérer
et à atténuer les tensions sur le terrain ».

Le Secrétaire général fait état de son intention
de continuer à engager les deux parties et à consulter des partenaires
régionaux et internationaux clefs à l’appui de tous les efforts
qui sont faits pour surmonter l’impasse dangereuse dans laquelle nous nous
trouvons actuellement et créer un environnement favorable à
la conclusion d’un accord durable et global.

Dans ce contexte, il envisage de désigner un nouveau représentant
spécial pour diriger la MINUEE et prendre en charge tous les aspects
relatifs à son engagement auprès des parties.

En même temps, « tout effort pour améliorer les relations
entre les parties ne peut aboutir que si les parties font preuve de la volonté
politique nécessaire pour surmonter la présente impasse, assurer
à la MINUEE et à la Commission leur pleine coopération
et exercer la plus grande prudence sur le terrain », souligne le rapport.

Dans ce contexte, il s’est dit « encouragé » par la déclaration
faite par le Premier Ministre éthiopien le 29 mars dernier selon laquelle
son gouvernement accepte la décision de la Commission du 13 avril 2002
concernant le tracé de la frontière.

Toutefois, la position de l’Éthiopie en ce qui concerne la coopération
avec la Commission en vue de la mise en oeuvre de cette décision demeure
l’un des principaux facteurs de la présente impasse, avec la tension
croissante qui existe entre les deux pays.

« La communauté internationale attend donc du gouvernement éthiopien
qu’il manifeste clairement sa volonté de coopérer pleinement
avec la Commission de façon que celle-ci puisse procéder à
la démarcation de la frontière sans retard ni condition préalable
supplémentaire ».

Parallèlement, les restrictions persistantes et croissantes imposées
par l’Érythrée aux déplacements et aux opérations
de la MINUEE constituent « une grave violation de l’Accord du 18 juin
2000 sur la cessation des hostilités ainsi que du Protocole conclu
entre l’Érythrée et la MINUEE le 17 juin 2001 et des résolutions
pertinentes du Conseil de sécurité ».

« Ces restrictions réduisent encore la capacité de suivi
de la Mission à l’intérieur de la zone temporaire de sécurité
et constituent un grave obstacle à l’exécution de son mandat
», déplore une nouvelle fois le Secrétaire général.

« Il est utile de rappeler, dans ce contexte, que la MINUEE a été
déployée initialement à l’invitation des deux parties
», souligne Ban Ki-moon.

« Malgré les nouvelles réductions de sa composante militaire,
leurs incidences sur ses capacités opérationnelles et les restrictions
auxquelles elle se trouve confrontée depuis 2005, la MINUEE continue
à jouer un rôle important en encourageant les parties à
faire preuve de retenue et en appuyant l’engagement international en faveur
des Accords d’Alger et de la décision de la Commission du tracé
de la frontière concernant la délimitation de la frontière
entre l’Érythrée et l’Éthiopie », indique le rapport.

27/03/07 (B388-A) UN / Reuters : UN : Up to 100 Somalis, Ethiopians feared drowned. Au moins 29 personnes (Ethiopiens et Somaliens) ont péri après avoir été jeté à l’eau par des passeurs sans scrupule dans le Gold d’ADEN. L’UN parle de 100 à 450 victimes des actes de barabarie de ces pirates agissant sur des boutres et profitant de la faiblesse des candidats à l’émigration vers le Yémen. (Français et Anglais)

450 candidats à l’exil jetés par-dessus
bord par leurs passeurs dans le golfe d’Aden

____________________________________________
Français

United Nations (New York)
ACTUALITéS
26 Mars 2007

Le
Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
rapporte qu’au moins 29 personnes sur 450 sont mortes noyées, asphyxiées
ou battues après avoir été jetées par-dessus bord
par leurs passeurs qui devaient les amener au Yémen depuis la Somalie.


71 personnes manquent en outre à l’appel, alors que de nombreux autres
« souffrent de problèmes dermatologiques en raison d’un contact
prolongé avec l’eau de mer, des déchets humains, de l’essence
ou d’autres produits chimiques. Il ne leur était pas permis de bouger
au cours du voyage », a précisé le porte-parole du HCR,
Ron Redmond, lors d’un point presse la semaine dernière.

« Au cours des six derniers jours, le Yémen a encore accueilli
plus de 1.100 Somaliens et Ethiopiens arrivés à bord de bateaux
de passeurs depuis Bossasso en Somalie, de l’autre côté du Golfe
d’Aden », a-t-il souligné.

Ron Redmond a évoqué les derniers épisodes tragiques
de ces tentatives pour fuir la corne de l’Afrique vers le Yémen.

« Lundi matin 22 mars, selon les premières informations de nos
équipes au Yémen, quatre bateaux transportant plus de 500 personnes
sont arrivés sur les côtes yéménites », a-t-il
rapporté.

« Au moins 25 personnes seraient mortes au cours de ce voyage. Lorsque
nos employés sont arrivés sur la côte hier, quelques-unes
avaient déjà été enterrées. Nous attendons
davantage de précisions de la part des survivants, la plupart d’entre
eux ont été transférés dans le centre d’accueil
de l’UNHCR ».

« Le 17 mars, quatre bateaux sont arrivés depuis Bossasso en
Somalie transportant à leur bord quelque 624 personnes », a-t-il
poursuivi.

« Ils ont été repérés par les forces armées
yéménites. Pour tenter de détourner l’attention des forces
armées, les trafiquants d’un des bateaux ont jeté à l’eau
35 Somaliens et ont gardé les 215 passagers restants (beaucoup avaient
les mains attachées par des cordes) près des côtes où
ils les ont contraints à quitter le bateau ».

« Les forces de sécurité yéménites ont réussi
à sauver les 35 restants deux heures après à l’aide d’un
hélicoptère de l’armée. Puis, tous les trafiquants ont
pris la fuite et au moins trois personnes sont mortes ».

« Ces derniers événements dramatiques dans le Golfe d’Aden
se sont produits au cours et juste après la récente mission
de cinq jours au Yémen de la Haut Commissaire assistante pour la protection,
Erika Feller et du Directeur du bureau Moyen Orient et Afrique du Nord, Radhouane
Nouicer », a indiqué Ron Redmond.

« Au cours de cette visite, ils ont souligné les importants défis
auxquels le Yémen fait face et ont exprimé l’engagement de l’UNHCR
pour décrire la situation, faire appel à des fonds supplémentaires
et à une action internationale au Yémen et développer
des projets qui amélioreront les conditions de vie et l’autosuffisance
des réfugiés au Yémen ».

« Ils se sont également entendus pour travailler plus étroitement
avec les autorités yéménites pour gérer les flux
migratoires arrivant au Yémen et assurer une protection et des solutions
durables aux personnes qui en ont besoin ainsi qu’un retour dans la sécurité
pour les autres ».

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30.000 personnes
de Somalie, d’Ethiopie et d’autres endroits, alors que plus de 500 personnes
sont mortes et au moins 300 sont portées disparues. L’UNHCR aide le
Yémen en fournissant l’assistance, des soins et un logement à
plus de 100.000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

Le Yémen est signataire de la Convention de Genève de 1951 et
à son protocole de 1967. Il a laissé ses portes ouvertes aux
réfugiés et migrants qui arrivent depuis plusieurs années
après avoir fui la Somalie et d’autres endroits dévastés
par la guerre.

« Le Yémen est également très patient dans son
attente de davantage de soutien en reconnaissance de sa générosité
et d’une intention de partage du fardeau », a souligné le porte-parole.

_______________________________
Anglais

At least 29 people
were killed and 71 reported missing after knife-wielding smugglers forced
about 450 Somali and Ethiopian migrants into the sea off Yemen, the United
Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) said on Monday.

The incident, the latest in a series involving smugglers’ boats carrying people
across the Gulf of Aden from Somalia, occurred last Thursday along a remote
stretch of coastline.

« We are horrified by this latest tragedy, » said UNHCR’s Assistant
High Commissioner, Erika Feller.

« These brutal smugglers care nothing about the fate of the people
they prey on. »

Some of the 293 survivors and other witnesses said four smugglers’
boats were approaching the coastal town of Ras-Alkalb when the crews forced
the passengers overboard in rough seas and strong currents.

Those who resisted were stabbed and beaten with
wooden and steel clubs, then thrown overboard where some were attacked by
sharks, they said.

Thursday’s attack brings to 262 the number of people killed
or unaccounted for so far this year after attempting the crossing by boat
to Yemen to escape violence and anarchy in Somalia, the agency said.

Smugglers, usually Somali, often drop migrants in deep waters because Yemeni
authorities have increased sea patrols closer to shore.

16/03/07 (B386-B) UN Integrated Regional Information Networks : L’attaque du palais présidentiel, à Mogadiscio, fait plusieurs victimes dans un camp de déplacés

Une attaque au mortier perpétrée
mardi contre le palais présidentiel de Mogadiscio a touché un
camp de déplacés internes dans le quartier de Ali Kamin, faisant
plusieurs victimes parmi les résidents, ont rapporté des habitants
de la capitale somalienne.

Au moins 14 personnes ont été tuées et 32 autres blessées
au cours de cette attaque menée par des hommes armés non identifiés
alors que le Président Abdullahi Yusuf et son gouvernement quittaient
la ville de Baidoa pour s’installer à Mogadiscio. Mercredi, le calme
était revenu dans la capitale.

« Ces chiffres ne correspondent qu’au nombre de victimes que
nous avons vues », a déploré un médecin d’un des
hôpitaux de la ville. « Beaucoup de gens, en particulier ceux
vivant dans les camps [de déplacés internes], n’ont pas les
moyens de se rendre dans les hôpitaux et généralement,
ils enterrent leurs morts et soignent leurs blessés à la maison.
Le bilan pourrait donc être plus lourd ».

Des hommes armés ont attaqué au mortier le palais présidentiel
et ont échangé des tirs d’artillerie lourde avec les forces
gouvernementales appuyées par les troupes éthiopiennes. Les
gardes du palais, appelé la Villa Somalia, ont immédiatement
riposté aux tirs des assaillants.

Selon Abdullahi Muhammad, un habitant de la capitale, les quartiers d’Ali
Kamin et de Sheikh Sufi (proches de la Villa Somalia) ont été
les plus touchés au cours de ces échanges de tirs.

« Les obus de mortiers tombés sur le camp de déplacés
internes du quartier d’Ali Kamin ont fait plusieurs morts et blessés
», a affirmé M. Muhammad.

Dans un incident similaire, des hommes armés ont tendu une embuscade
à un convoi de militaires éthiopiens dans le quartier de Sey
Biano, au sud de Mogadiscio. Les forces éthiopiennes ont riposté
et « au moins trois personnes ont été tuées »,
selon une source locale.

Le député maire de Mogadiscio, Ibrahim Shaaweye, a également
été blessé lorsque son véhicule a sauté
sur un engin explosif télécommandé.

La responsabilité de ces attaques a été attribuée
aux quelques miliciens de l’Union des tribunaux islamiques restés à
Mogadiscio après que leur mouvement eut été chassé
de la capitale, au mois de décembre 2006. Cependant, selon certaines
rumeurs, plusieurs seigneurs de guerre pourraient également être
impliqués dans les attaques.

L’attaque de mardi a eu lieu deux jours après que les autorités
somaliennes eurent annoncé qu’elles rétabliraient la sécurité
à Mogadiscio en 30 jours et installeraient le siège du gouvernement
dans la capitale. Le président est sorti indemne de cette attaque.

Beaucoup d’habitants ont quitté la ville pour échapper
aux échanges de tirs de mortier et d’artillerie auxquels se livrent
les forces gouvernementales et les insurgés.

« Des gens ont quitté [mercredi] le quartier de Sheikh
Sufi pour une destination plus sûre », a fait remarquer M. Muhammad.

29/04/06 (B348-A) East Africa: UN Relief Official Sees First-Hand Human Cost of Drought (UN News Service (New York). Comme on pouvait le supposer, Guelleh a versé des larmes de crocodile sur la population djiboutienne victime de la soif, afin d’obtenir de l’argent pour lui …(Info lecteur – En anglais)

_____________________________________ Note de l’ARDHD
Comme d’habitude Guelleh se sert de la population pour demander des aides. N’oublions pas que si la population est tombé dans cet état de détresse, c’est parce qu’il a détourné toutes les aides internationales et qu’il a anéanti l’économie.

Quand il essaye de faire croire que les Populations djiboutiennes sont moins aidées que les autres, parce que pas assez nombreuses, il nous fait hautement rire :

Djibouti est le pays d’Afrique qui reçoit le plus fort montant d’aides et de subventions par habitants, non seulement de la France, mais aussi des USA, de la communauté européenne, du Japon et de la Chine en particulier.

__________________________________
April 27, 2006
Posted to the web April 27, 2006

Lien avec la source http://allafrica.com/stories/200604270592.html

The top United Nations relief official for the Horn of Africa, on a week-long mission to the drought-stricken region, today saw first-hand the human cost of the scourge during a visit to a hospital treating malnourished children in Djibouti.

« Because Djibouti is a small State there is always the danger that it can be forgotten by the international community and so it is one of my tasks to ensure Djibouti is not forgotten, » Special Humanitarian Envoy for the Horn of Africa Kjell Magne Bondevik said of the small nation, where 150,000 people, about a third of the total population, are at risk.

« Treating them [malnourished children] and reducing the number in the future must be a priority for the Government and humanitarian community through development programmes, » he added during his visit to the Government-run Balbala Hospital on the outskirts of Djibouti City, where some 70 severely malnourished children are treated each day.

During his one-day visit, the second stage of his five-nation mission, Mr. Bondevik met with President Ismail Omar Guellen, as well as key Government ministers, representatives of donor countries, the UN country team, and the executive secretary of the Inter-Governmental Authority on Development (IGAD), a regional organization.

Considered a neglected emergency, Djibouti is suffering its fourth straight year of drought, with 70,000 people directly affected and receiving food aid. Loss of livestock ranges from 20 to 80 per cent and malnutrition has reached critical levels.
Coping mechanisms in Djibouti are seriously eroded due to the cumulative effect of recurrent drought, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) said.

Given the rampant poverty in the region, problems associated with the drought will not be redressed through rainfall alone. « The vulnerability is intricately linked to the general level of poverty and exacerbated by capacity constraints of government institutions to provide basic services at local levels, » Mr. Bondevik said. « Today, I saw firsthand the desperate living conditions that face 42 per cent of the population who live below the poverty threshold. »

Djibouti is part of the $426-million regional appeal for the Horn of Africa to support the needs of more than 8 million people. Djibouti is seeking $9 million of which less than $2 million has been secured to date. The funds that have been received come from emergency grants from the UN Central Emergency Response Fund (CERF).

On the first leg of his mission yesterday, Mr. Mr. Bondevik met with Eritrean President Isaias Afwerki and underlined that the UN would concentrate on securing the necessary resources for immediate humanitarian needs and long-term food security interventions in support of government initiatives.

Mr. Bondevik, a former Norwegian Prime Minister appointed by Secretary-General Kofi Annan as Special Humanitarian Envoy

13/02/06 (B337-A) Interview (En anglais) de Guelleh diffusé par le réseau U.N. Network et reprise sur le site Allafrica.com (Signalé par un lecteur).

UN Integrated regional information Networks

INTERVIEW
February 13, 2006
Posted to the web February 13, 2006

Djiboutiville

Djibouti is facing a humanitarian crisis as a result of consecutive years of drought. In an interview with IRIN on 9 February, President Ismail Omar Guelleh talked about his government’s plans to contain the situation. Below are excerpts.

Is the current drought in the region more serious than previous ones?

It is not, but our problem is we get a lot less rain than the rest of the countries, so this makes it more problematic. Many people have already lost their livestock and moved to towns. It is the rest who are now under threat and who we are trying to save.

These are recurring droughts. We need to take that into account and plan accordingly and do what we can for ourselves instead of blaming God every time. For example, when it rains, we may get 5 million to 10 million cubic meters of water. Most of that will end up in the sea. A few days later we experience a shortage of water. We could save a lot by harvesting water.

We therefore decided to take a number of steps. In this country, peoples’ lives depend largely on livestock. When they start dying, people are in trouble. We have put in place a plan to irrigate some of the land around water wells in order to produce animal feed. It could be one hectare, two, three, four or even 10. Whatever is produced will be stored and given out during the dry season.

We also need to harvest water and build water catchments. This, in my opinion, will alleviate some of the problems we face.

We are also planning to plant one million palm trees to produce dates for human consumption. Our soil is conducive to this type of tree. The Saudi government has agreed to provide 20,000 seedlings. We have also set up a research facility to experiment in producing seedlings that will mature in two years and produce fruit.

How many people are affected by the current drought, and which areas are most affected?

Our estimates are that 150,000 people [out of a population of 700,000] are seriously affected by the drought. Almost all regions are affected, but the hardest hit areas are the coastal regions, the north and the northwest.

What has been the international community’s response to the drought in the region?

In terms of response from the international community, I have been informed that Japan has pledged the equivalent of US $700,000, and that is it. We are used to this sort of thing. When you make an appeal it takes between 6 months and 8 months before any response.

We also suffer, I believe, from a certain amount of neglect. Recently, the European Union announced that it was donating -5 [US $6 million] to the countries affected by the drought. They named Kenya, Somalia and Ethiopia. We were not even mentioned. It is like we are the forgotten country. Maybe it has something to do with our small size.

So instead of waiting until people start dying, we decided to mobilise our own people, from school children to businessmen. Every family should give what it can, even if it is one kilo, or half a kilo, to try and help their compatriots. This campaign has also taught our people that they also can help each other. It created solidarity. This has been very, very successful. Now we are trying to dispatch what has been collected to the affected areas with the help of our armed forces.

Does the increased migration to Djibouti from other countries in the region give you more concern about security?

Since our independence we [have] had a flood of people coming, not only to Djibouti but to transit through here. Some came to work, others [when there was no phone system in Somalia] to make an international call to family and relatives in the diaspora or for medical reasons.

Now, the newest phenomenon is the migration by boat to Yemen and Saudi Arabia. Last week our police detained more that 150 people in the north of the country. This latest group was from Ethiopia.

Does this new phenomenon worry you in terms of security, not just in your country but in the sub-region as a whole?

No, not really. We are used to this by now. These people are economic migrants and do not pose any serious security problem. Sometimes they may engage in minor criminal activity, but nothing serious that would affect the overall security of this country or the region.

Do you think then that the threat of terrorism from the Horn of Africa is exaggerated?

At the beginning, it was not – due to the history of our region from 1993. Look at what happened in 1998 in Kenya and Tanzania [United States embassy bombings]. Look at what happened in 2000 and 2002 in Yemen. All these are part of the big threat of terrorism in our region. The motivation of the American presence here, at that time, was to fight that threat. They have succeeded in their mission. Except for minor incidents of piracy in the Indian Ocean, we have had no serious terrorist incident in this area.

Has the American presence been helpful to the Djibouti economy?

Yes, it has been very helpful. First, a very important part of our people has found work there. Then, we have companies from countries like Bahrain, Kuwait, Qatar, which are working with the Americans, who have also hired local people and are spending money in our country. These companies have also established [themselves] in our free zone. All this has had a positive impact on our economy.

Coming back to the sub-region, how are Djibouti’s relations with its neighbours, specifically with the new Transitional Federal Government (TFG) of Somalia?

We are here to help any government chosen by the Somali people. We support the TFG as we supported the TNG [Transitional National Government] before it. Our aim is to see Somalia re-establish itself for the sake of the Somali people, who have been suffering for the last 15 years.

With regard to our other neighbours, we have very good relations. As the headquarters of IGAD [Inter-Governmental Authority on Development] we have, as we must, access to all of them.

Since the TFG relocated to Somalia, it seems to be having the same problems the TNG had with faction leaders and establishing its authority throughout the country. What do you think is the problem, and do you foresee a solution?

The main problem is the lack of support from the international community. We cannot ask a drowning person to swim and save himself without giving a lifeline. That is what we are telling the Somalis, and it is not fair. We have seen what the United Nations and the international community is doing in Liberia and Democratic Republic of Congo. In Congo, the UN is spending over $200 million per year. In Ethiopia-Eritrea similar amounts are being spent. Why is it so difficult for the international community to assist the Somali government to disarm and demobilise the various militias and put pressure on the warlords?

No one is doing anything. That is the main reason why any government – call it TFG, TNG, or whatever – will not succeed. It is a question of a lack of commitment from the international community.

[ This report does not necessarily reflect the views of the United Nations ]


Copyright © 2006 UN Integrated Regional Information Networks. All rights reserved. Distributed by AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Click here to contact the copyright holder directly for corrections — or for permission to republish or make other authorized use of this material.

23/02/03 (B186) Au fait, où en est le processus d’Arta, la Gloire de Guelleh ? Échec général ? Faillite complète ? Le génie de la Corne s’était encore trompé, mais il aurait du être plus réservé à l’époque …

En dépit de toutes
les mises en garde et de toutes les critiques, Guelleh avait fait pression
sur les participants (pas assez représentatifs de toutes les composantes
somaliennes) pour accoucher du GNT.

Nous avions toujours critiqué
cette manière de passer à tout prix, en force.

Mais la grande erreur
de Guelleh, c’était de s’être vanté ensuite, de la glorieuse
réussite de son processus, de s’être présenté non pas comme le grand génie de la Corne mais comme
ce qu’il est (pour reprendre le titre qui lui a été décerné par Reporters Sans frontières) le cancre de la Corne de l’Afrique.

Maintenant, il faut bien
constater que le désastre est consommé et qu’il ne reste rien
du GNT, sauf l’argent que Guelleh a encaissé de la communauté
internationale pour soutenir le processus et celui des nombreuses magouilles
montées avec son copain qu’il avait placé à la tête
du GNT.

Bravo IOG, encore un
beau désastre, que l’histoire portera à votre crédit
! Ça finit par en faire beaucoup, vous ne trouvez pas (social, justice, économie, ouverture au multipartisme : échecs sur échecs) ? Surtout que nous ne voyons pas beaucoup
de réussite à mettre sur l’autre plateau de la balance dont
le fléau (et vous en êtes un autre !) penche désespérément
du côté des échecs.

_____________________
Extrait de l’interview en anglais de l’US Major General John Sattler paru
dans UN Integrated Regional Information Networks

Q: If you had intelligence
that Osama bin Laden was in Somalia would you have any intention of going
into a sovereign country?

A: Right now Somalia
is labelled as a failed state. Right now there is no government per se. The
TNG [Transitional National Government] is down south.
[There is] Somaliland
and Puntland. Who do you deal with, who do you negotiate with?

If in fact we had actionable
intelligence to indicate any of the high level terrorists who have already
committed acts and been charged were in any of the countries, for all the
other countries we would go to get permission to the highest levels of the
government. [We would] get the permission to either provide the information
and have a country such as Ethiopia go ahead and prosecute, arrest the individual
in their own country. If they asked us we would assist. But the main assistance
they would like us to share is the information and they would much rather
go ahead and police up any activity within their own country.

When it comes to Somalia
we would press that back up to Washington DC, and the decision would come
directly from the president to go ahead and go in unilaterally to Somalia
to go and prosecute that target. If I was to speculate myself I would say
yes we would do it…but that decision will be made at the presidential level.

Q: Who are your partners
in Somalia?

A: We have no partners
in Somalia because of all the countries we visited there have been established
governments. It is very easy to find out and determine through the US embassy
who we need to sit down to talk to. So I can tell everyone we have not been
into Somalia to talk to anyone, the TNG, anybody in Somaliland or Puntland.
We have not been there. The other countries we have.

(…)