25/06/10 (B557) UNICEF : Plus d’un enfant sur deux sans toit (Info lecteur)

A Djibouti, la majorité des enfants vivent dans une pauvreté « abjecte » qui les expose à des menaces de mort. C’est ce que révèle un rapport rendu public par l’Unicef et le Ministère djiboutien de la promotion des femmes et des affaires sociales.

Le rapport sur la pauvreté infantile à Djibouti est accablant : deux enfants sur trois sont privés d’au moins un droit fondamental, celui d’avoir un abri, accès à l’eau, à l’alimentation, à l’éducation ou à la santé. L’absence d’abri est le problème le plus répandu : plus de la moitié des enfants de Djibouti n’ont pas de vrai domicile. Les chiffres sont encore plus alarmants dans les milieux ruraux : 9 enfants sur 10 n’ont pas de toit ! Dans les zones urbaines, ils sont exposés aux risques d’exploitation et d’abus ; dans les campagnes, ils sont deux fois plus nombreux que dans les villes à ne pas avoir accès aux services de base.

Une situation compliquée par la malnutrition

De réels progrès ont été réalisés ces dernières années pour offrir des services sociaux aux enfants : en matière de lutte contre les maladies infantiles, de scolarisation, d’assistance aux orphelins… Mais aujourd’hui, ces avancées risquent d’être anéanties par cette très grande pauvreté. Seule manière de l’éviter, pour l’Unicef : mettre l’aide les enfants au sommet des priorités politiques publiques. D’autant que la situation déjà délicate est compliquée par le problème de forte malnutrition qui sévit à Djibouti : près d’un tiers des moins de cinq ans font face à une malnutrition aigüe, et 5% d’entre eux sont sévèrement mal nourris et risquent de mourir.

« Il est temps d’agir »

Face à cette situation, l’Unicef va intensifier ses actions et continuer son programme « survie et développement de l’enfant » qui inclut notamment des campagnes de vaccination, des distributions de compléments alimentaires à base de vitamine A, et de sensibilisation à la santé au sein des collectivités locales. Pour Josefa Marraton, représentante de l’Unicef à Djibouti, «il est temps d’agir pour remplir nos engagements pour les enfants de Djibouti. La clé de leur futur repose sur notre capacité à changer la réalité faite de privation dans laquelle ils vivent».

19/06/10 (B557) Maintenant, il est temps d’agir (UNICEF) ! A Djibouti, deux enfants sur trois sont victimes de situations très graves, en raison de la pauvreté de la population. L’UNICEF lance un appel d’urgence pour des actions qui éviteraient le pays de s’enfoncer dans une situation encore plus dramatique (En Anglais – Info lecteur)

As many as two out of three children in Djibouti are exposed to life-threatening situations because of poverty, the United Nations Children »s Fund (UNICEF) announced today, warning that urgent action must be taken to prevent the country from reversing the progress in basic care it has made in recent years.

« The intensity of the poverty situation in Djibouti tells us of the dangerous environment in which children live, one that exposes them to exploitation and abuse, » said Josefa Marrato, UNICEF Representative in Djibouti.

According to the report commissioned in 2009 by UNICEF and the Djiboutian Ministry for the Promotion of Women and Social Affairs, nearly 70 per cent of children are deprived of at least one basic right  » including the right to water and sanitation, information, nutrition, education and health.

The right to shelter is especially acute, with as many as nine out of 10 children in rural areas without a home.

In a statement released today, UNICEF said it was concerned that the high poverty rates could undermine the gains so far unless children were put at the centre of policy and decision-making, and resource allocation.

The UN agency has provided basic services in Djibouti in the areas of child survival and development, basic education and child protection, as well as basic life services such as vaccines and vitamin supplements.

« Now is the time to act to deliver our various commitments for the children of Djibouti. The key for their future lies with us confronting the current glaring realities of deprivation in which they live in, » Ms. Marrato added.

04/11/08 (B472) UNICEF : Somalie : L’UNICEF déplore la lapidation d’une jeune fille violée

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déploré mardi la lapidation la semaine dernière d’une jeune Somalienne de 13 ans accusée d’adultère alors qu’elle avait été victime d’un viol.

Aisha Duhulow a été lapidée le 27 octobre dans un stade rempli de spectateurs à Kismayo après avoir été jugée coupable d’adultère. Des informations indiquent toutefois qu’elle avait été violée par trois hommes alors qu’elle se rendait à pied chez sa grand-mère dans la capitale Mogadiscio. Après l’attaque, elle avait cherché protection auprès des autorités qui l’avaient alors accusée d’adultère et condamnée à mort.

« C’est un événement tragique et déplorable », a déclaré le représentant de l’UNICEF pour la Somalie, Christian Balslev-Olesen. « Un enfant a été persécuté deux fois. La première par les auteurs du viol, et ensuite par ceux qui sont responsables d’administrer la justice ».

Cette lapidation souligne l’extrême vulnérabilité des filles et des femmes en Somalie, pour qui la violence et la discrimination sont plus intenses en raison d’un conflit chronique et de déplacements de populations. La violence à l’encontre des femmes est commune en Somalie et la vulnérabilité des filles et des femmes est souvent exacerbée par les inégalités entre hommes et femmes dans l’accès aux services sociaux.

« Les autorités et les institutions de la société civile ont un rôle à jouer pour soutenir et protéger les droits de chaque enfant », a dit M. Balslev-Olesen. « Toutefois, cet incident montre combien il reste à faire pour protéger les droits des filles et des femmes en Somalie ».

21/10/08 (B470-B) UNICEF / Un personnel Unicef tué en Somalie

L’Unicef condamne fermement le meurtre d’un de ses personnels somaliens tué par balle, dimanche 19 octobre, à Huddur, dans le sud du pays.

Ingénieur en eau et assainissement, Mukhtar Mohammed Hassan a été visé à faible distance alors qu’il marchait en ville avec des amis en rentrant de la mosquée. Les trois hommes armés auraient tiré en l’air pour disperser la foule avant de viser directement Mukhtar.

Mukhtar fournissait une supervision technique aux activités d’eau, d’hygiène et d’assainissement soutenues par l’Unicef dans le sud et le centre de la Somalie.

Une enquête est en cours pour comprendre les circonstances et les mobiles du meurtre.

« L’Unicef condamne ce meurtre insensé d’un membre qui s’était dévoué à sa mission : améliorer la vie des femmes et des enfants de ce pays, indique la représentante adjointe de l’Unicef en Somalie, Hannan Sulieman. Mukhtar a joué un rôle important en permettant à des communautés vulnérables d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement, dans des zones où la menace de maladies liées à l’eau est élevée ».

« Les Nations unies, ajoute-t-elle, réitèrent leur appel à mettre fin aux actes de violence contre les travailleurs humanitaires et réclament encore une fois un accès sécurisé de nos personnels afin de soutenir une population somalienne qui, déjà, vit dans des conditions extrêmement difficiles ».

« Nous adressons nos condoléances à la famille de Mukhtar. Notre collègue nous manquera profondément, son travail ne sera pas oublié ».

22/04/08 (B444) UNICEF : Somalie : des conditions de plus en plus dures. Enfant dans un camp pour personnes déplacées, à Mogadiscio. La violence redouble, la sécheresse gagne, les déplacés sont plus d’un million. Trois questions à Bastien Vigneau, coordinateur des urgences de notre bureau de Somalie.

La situation s’est-elle dégradée ces derniers mois ?

Oui.

Dans le pays, la violence redouble dans les zones où elle était déjà importante, comme à Mogadiscio, ou bien ressurgit là où la tendance était plutôt à l’apaisement, comme à Galkayo, au centre du pays, une ville où deux clans ont recommencé à s’affronter, ou à Jowhar, située a 90 km de Mogadiscio (où nous avons notre base opérationnelle principale).

L’impunité qui règne a cause de l’incapacité de faire respecter la loi est un problème majeur. Les exactions commises à l’encontre les populations par l’ensemble des acteurs nourrissent le sentiment des Somalis qu’ils sont une fois de plus abandonnés à leur sort. Pour Mogadiscio, depuis octobre 2007, on estime que 600 000 personnes ont quitté la ville, près de 20 000 par mois. Les combats dans la capitale atteignent des quartiers qui étaient jusque là épargnés, comme le marché de Bakara et les abords du palais présidentiel.

À Mogadiscio, ce sont toujours les plus pauvres qui restent : ceux qui n’ont aucun moyen de s’enfuir.

Et pourtant ceux qui sont partis vivent dans des conditions misérables.

Le corridor qui va de Mogadiscio à Afgoye compte près de 250 000 déplacés, principalement des femmes et des enfants. C’est le plus grand rassemblement de déplacés au monde. Beaucoup vivent dans des cabanes qu’ils se construisent avec du bois et de vieux vêtements.

90 000 enfants malnutris.
Quelle est la situation en terme de malnutrition ?

Une enquête menée l’année dernière dans toute la Somalie par une cellule de sécurité alimentaire a révélé que 90 000 enfants de moins de 5 ans souffraient de malnutrition aiguë, dont 13 000 nécessitaient une prise en charge d’urgence en centre de récupération nutritionnelle.

L’Unicef et ses partenaires gèrent 110 centres, avec également des équipes mobiles pour accéder aux zones les plus reculées.

Les enfants reçoivent des soins médicaux et une prise en charge nutritionnelle, de la farine enrichie (unimix), peut-être bientôt des produits nutritionnels très spécifiques à usage rapide (comme le plumpy doz ©) qui nous permettront de tenter d’être plus efficaces (en utilisant de nouvelles stratégies pour lutter contre la malnutrition grandissante).

Cependant de tels produits coûtent très chers et nous serons obligés de commencer par des projets pilotes. Pour l’ensemble des urgences en Somalie sur 2008, nous avons lancé un appel de 47 millions de dollars : 5,6 millions seulement étaient pourvus fin mars. Il faudra cesser l’activité de la moitié de ces centres si nous ne recevons pas un minimum de 10 millions de dollars supplémentaires rapidement.

De plus, le départ des personnels internationaux de certaines ONG partenaires, pour cause d’insécurité, handicape le fonctionnement des centres. Or la crise nutritionnelle est renforcée par une sécheresse très préoccupante, surtout dans la région centre et au le nord dans les provinces de Sool et Sanaag.

Dans quelles conditions, les humanitaires travaillent-il en Somalie ?

Entre janvier et mars, 6 travailleurs humanitaires ont été tués, 14 ont été attaqués et quelquefois blessés, souvent pour des vols de véhicules.

Le 25 mars, une quarantaine d’ONG ont fait une déclaration commune pour alerter sur l’extrême difficulté qu’il y avait à travailler en Somalie. Les barrages se multiplient, tenus par des administrations qui ne se coordonnent pas et qui réclament des taxes à chaque fois.

Un seul exemple : il y a sept barrages sur les 13 km qui séparent Mogadiscio d’Afgoye.

Nos propres régulations, internes aux Nations unies, sont parfois un frein aux activités humanitaires. Le département de sécurité des Nations unies manque de ressources humaines et les agences manquent de ressources logistiques (financement des compounds aux normes, véhicules blindés etc…)

Mais l’Unicef ne se décourage pas. 450 000 enfants ont été vaccinés l’an dernier contre la rougeole, aucun cas de polio n’a ressurgi après avril 2007. De plus, 7 500 enfants ont été scolarisés dans les 30 écoles d’urgences des camps de déplacés, 80 000 enfants ont bénéficié de l’accès aux centres nutritionnels que nous appuyons, 500 000 litres d’eau par jour sont fournis par camions citernes au niveau d’Afgoye grâce à l’Unicef, et nous augmentons nos programmes d’urgence dans la région centre et au nord.

Ce ne sont que quelques unes des réalisations qui incitent à continuer les efforts malgré les difficultés rencontrées.

07/09/05 (B314) Appel pour les enfants de Beslan.

Appel publié le 03/09/05

Nous n’oublierons pas les enfants de Beslan

Il y a un an, à Beslan, Batras, un petit garçon de 6 ans, a survécu au carnage de son école. Pas son grand frère, ni sa maman. Les tympans crevés par les explosions, Batras a aussi le bras droit et la main brûlés. Mais surtout, il ne peut pas retourner en classe, là où il a été sequestré, affamé, où il a du boire son urine, où le sang de sa maman s’est répandu sur lui.

Polytraumatisés, mutilés par les balles ou les éclats d’obus, brûlés souvent au 3e degré, les 670 ENFANTS SURVIVANTS de la prise d’otages de l’école de Beslan, en Ossètie du Nord, sont tous des Batras. Leurs nuits sont hantées de cauchemars, leurs jours criblés de terreurs, leurs cœurs orphelins d’un père, d’une sœur, …

Ils ont besoin d’être opérés de l’ouïe ou appareillés. Ils ont besoin de greffes. Iles ont surtout besoin d’un soutien psychologique, que des psychologues les aident, eux et leurs familles, à sortir de leurs cauchemars,  revenir dans la vie, retourner à l’école.

Il y a un an, bouleversés, nous imaginions tous que Batras, s’enfuyant les yeux hagards, nu et famélique, aurait pu être notre enfant. Aujourd’hui, ne le laissons pas otage de notre indifférence.

Vous pouvez par exemple aider le centre crée à Beslan par Unicef-France : www.unicef.fr

Signataires : Pierre Arditi, comédien ; Emmanuelle Béart comédienne ; Tahar Ben Jelloun, écrivain ; Claire Brisset, Défenseur des enfants ; Mireille Dumas, productrice ; David Douillet, champion olympique; Isabelle Giordano, journaliste ; Bernard Kouchner, ancien ministre ; Michel Leeb, comédien ; Yannick Noah ; Patrick Poivre d’Arvor, journaliste;Muriel Robin, comédienne ; Marcel Rufo, pédopsychiatre ; Florence Schaal, journaliste

Contacts
Florence Schaal : 06 61 00 44 44
Unicef, Jacques Hintzy: 06 07 56 97 31