24/09/10 (B570) Hyères : Des fournitures pour Djibouti (Var-Matin)

Les élèves du collège Marcel-Rivière ont collecté crayons, cahiers et autres fournitures scolaires pour les envoyer à Djibouti.

Cette opération, lancée par la Marine nationale et son bâtiment, la frégate « Aconit », a trouvé sa concrétisation hier matin. Le matériel a été embarqué à bord en présence des élèves de la cinquième Lindbergh. « Au total, dix cartons ont été hissés à bord, tous à destination d’une école primaire de Djibouti », expliquent Sandrine Langlois, Cécile Mathey-Fille et Cynthia Pardini, professeurs au collège et accompagnatricesdu projet. Durant le voyage de l’ « Aconit », du 7 au 16 octobre, les élèves échangeront des mails avec deux maîtres en second de la frégate. Histoire d’apprendre la vie à bord, l’océan Indien et les grands espaces.

28/04/08 (B445) VAR MATIN : Petites indiscrétions sur la crise des otages du Ponant

Discrets pendant toute la durée de la crise des otages du Ponant (du 4 au 12 avril dernier), les navires de guerre français ayant participé de près ou de loin à leur libération commencent doucement à livrer quelques informations sur l’opération Thalatine.

C’est tout d’abord le Jean Bart qui explique sur son blog les raisons de son silence radio. « La connexion internet ayant été coupée pour des raisons de maîtrise de l’information durant notre mission avec les pirates somaliens, il nous a été impossible de faire paraître de nouveaux articles depuis quelque temps déjà » pouvait-on lire le 20 avril.

Depuis, les marins de la frégate antiaérienne sont revenus un peu plus en détail sur leur implication dans la libération des marins du trois-mâts français. « L’équipage du Jean Bart a été très vite mis au courant de la situation sur zone, mais, se trouvant à près de 700 nautiques (1 300 km) du lieu de piratage à ce moment-là, ne fut pas concerné par un ralliement dans un premier temps.

Deux jours plus tard, sur les directives d’ALINDIEN (commandant de la zone maritime de l’océan indien), le Jean Bart reçut l’ordre de se rendre sur place comme d’autres bâtiments de la marine française (Le Bouan, déjà sur place, la Jeanne d’Arc…).

Il a donc abandonné les exercices pour une mission opérationnelle. Baptisée Thalatine, cette mission nécessitait du matériel et du personnel supplémentaires qu’il fallait récupérer dans un délai des plus courts possibles afin d’arriver au plus vite sur zone. C’est donc vers Djibouti que le bateau s’est dirigé.

Après près de deux jours de navigation, le Jean Bart a accosté vers 16 h 00 à Djibouti.

À partir de ce moment, tout l’équipage a été mobilisé pour les corvées de vivres et autres denrées et matériels qu’il fallait embarquer.

Lors de cette escale, le vice-amiral Gérard Valin (ALINDIEN) a embarqué à bord du Jean Bart afin de diriger la mission au plus proche de l’action.

À 22 h 00, le Jean Bart reprenait la mer ».

Retour à la vie ordinaire

L’équipage de la Jeanne d’Arc va encore plus loin dans le compte-rendu. En date du 24 avril, la mise à jour du blog du navire-école français révèle les informations suivantes : « Tout l’équipage de la Jeanne d’Arc s’est investi pour mener à bien l’opération Thalatine (…) Le samedi 12 avril, les 30 otages du Ponant ont été libérés et les 4 hélicoptères de la Jeanne ont participé à la capture de six pirates.

Puis l’équipage du Ponant (22 Français, 6 Philippins, une Ukrainienne et un Camerounais, parmi lesquels 7 femmes) a été accueilli à bord de la Jeanne d’Arc, qui disposait des logements nécessaires, ainsi que d’un centre de soins complet permettant de réaliser un bilan de santé.

L’équipe médicale a été aidée par l’arrivée d’un médecin psychiatre, dépêchée de Djibouti, afin d’accueillir, écouter les membres de l’équipage du Ponant et organiser leur vie à bord.

Mais une grande partie de l’équipage a été impliquée d’une manière ou d’une autre dans cette opération. Les coopérateurs ont fourni des tee-shirts propres, articles d’hygiène et parfois des chaussures aux membres de l’équipage. Les cuisiniers et les pâtissiers leur ont concocté de bons petits plats. Les buandiers ont lavé leur linge en un temps record, certains marins ont prêté leurs effets personnels ou même leur « poste » (chambre). Une télévision a été installée pour eux, afin qu’ils soient au courant de ce que leur famille percevait à travers la presse, et une ligne téléphonique leur a été dédiée, afin qu’ils puissent appeler leurs proches, parfois jusqu’aux Philippines !

Des amitiés sont nées entre les marins des deux équipages issus du même village, ou exerçant le même métier (mécanicien, maître d’hôtel, pâtissier…)

Des tournois de volley ont été improvisés dans le hangar, et les hôtes de la Jeanne ont apprécié de pouvoir se « défouler ».

Le dimanche soir, une séance de cinéma en plein air a été improvisée, avec la projection d’un film sur le Pont d’envol. Mais surtout, tous avaient besoin de beaucoup de repos !

L’aventure s’est ponctuée par le départ en hélicoptère de nos « invités » le lundi 14 avril à midi, avant l’arrivée de la Jeanne à Djibouti ».

En revanche, ni le pétrolier ravitailleur Var, ni l’aviso Commandant Bouan, n’ont encore livré leurs lots « d’indiscrétions ».